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mardi, 14 juillet 2026

Jim Queen

   A priori, les histoires d'homos (plus ou moins) bodybuildés, c'est pas trop mon truc... mais le bouche-à-oreille étant bon, la forme animée m'intéressant, je me suis offert une petite séance climatisée supplémentaire par temps caniculaire.

   Cela démarre sur les chapeaux de roues, avec une scène clinquante, qui joue sur les clichés homosexuels (masculins, les lesbiennes étant quasi absentes de cette histoire). J'ai trouvé cela très bon, avec de l'autodérision... et c'était nécessaire, puisque l'un des deux héros, Jim Parfait, est (du moins au début) un connard égocentrique. On présume que les épreuves qu'il va rencontrer vont le rendre plus empathique... notamment grâce à Lucien, le fils de bonne famille qui, à 23 ans, n'est pas encore "sorti du placard".

   L'habileté des scénaristes est de réemployer des éléments authentiques (l'épidémie de sida, les thérapies de conversion à l'américaine, l'homophobie réelle de certains politiques français...), pour en faire autre chose. Ainsi, la pandémie qui frappe peu à peu les homos est "l'hétérose", dont les symptômes sont particulièrement cocasses : les "malades" perdent leurs abdos plaque de chocolat et ils se mettent à aimer le football ! Les plus fanatiques de la "communauté", regroupés dans l'immeuble "Gaystapo" ont recours à des méthodes extrêmement brutales pour faire revenir les "infectés" dans le droit chemin (rectal)... eh, oui, chez les homos, y a des fachos !

   Cela ne dure qu'1h25, mais c'est bourré de détails, souvent drôles (et crus...), comme ces flashs info de Bollo News (décalque évident de CNews), durant lesquels il faut particulièrement s'intéresser à ce qui s'inscrit au bas de l'écran... J'ai aussi aimé le recours au médecin miracle, le docteur Ragoult, qui, pour guérir les victimes de l'hétérose, propose un mystérieux remède, la chloroqueen...

   Au niveau du dessin, ce n'est pas très élaboré. Cela rappelle beaucoup les productions télévisuelles japonaises des années 1990, mais c'est efficace. On passe un bon moment.

23:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films