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mardi, 07 juillet 2026

Supergirl

   On avait entraperçu ce personnage dans le dernier Superman. Voici donc le long-métrage consacré à la cousine rebelle de l'Homme au Grand Slip rouge, ce super-héros bien comme il faut qu'elle surnomme « the nerd » dans la version originale.

   Milly Alcock (sorte de Sydney Sweeney de secours) prête sa plastique avantageuse au personnage principal, celui d'une adulescente alcoolique et fêtarde, dont on découvre la chambre d'étudiante l'intérieur de la capsule spatiale au début de l'histoire. Cela sent visiblement l'alcool, la pisse de chien (Merci, Krypto !), la transpiration, la nourriture avariée et, aussi, sans doute, un peu, la foufoune pas propre. La caractérisation classieuse de l'héroïne culmine dans les scènes où on la voit vomir ou uriner. (Je rassure les âmes délicates : cela s'arrange par la suite.)

   Qu'est-ce qui fait changer Kara (prénom officiel de la supermeuf) ? Le fait qu'on s'en prenne à son chien... et l'obstination d'une orpheline vengeresse, plus accrochée à elle que ses morpions pubiens. Du coup, l'intrigue de ce qui ressemble tout de même à un roman de formation ne conduit pas l'héroïne à trouver le prince charmant (ni la princesse charmante). Elle est plutôt amenée à corriger, en toute sororité, une bande de gros vilains, d'horribles masculinistes percés et tatoués, dirigés par un cinglé de première, fort bien incarné par un Matthias Schoenaerts halluciné.

   Du coup, cela manque de mâle positif. Il y aurait bien la génération d'avant, mais le paternel dévoué à sa patrie a échoué... et il est mort. Superman fait trop boy-scout et tous les autres mecs sont soit des lâches, soit des salopards... à l'exception, peut-être, de Lobo, un chasseur de primes un peu lourdingue (il se prend pour un dieu vivant), mais sympatoche au fond, d'autant qu'il est interprété par Jason Momoa.

   L'histoire est très prévisible, mais servie par une mise en scène dynamique, de bons effets spéciaux et un zeste d'humour. (Le réal Gillespie s'est fait connaître avec The Finest Hours, Moi, Tonya et Cruella.) Ce n'est pas un grand DC, juste un honnête divertissement, dans l'air du temps.

19:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

No way. Même mon petit fils qui adore les super héros a trouvé ça pas bien du tout.

Écrit par : Pascale | vendredi, 10 juillet 2026

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C'est techniquement bien fait... et j'apprécie toujours autant de voir une ravissante jeune femme mettre une raclée à une bande de v(i)oleurs et d'assassins.

Le gros point faible est, à mon avis, la caractérisation du personnage principal (ce qui n'est pas rien). On a essayé d'en faire un décalque féminin moderne du héros masculin pochtron et immature, qu'on a déjà tellement vu au cinéma et à la télévision.

Il serait intéressant de savoir ce qu'en pensent de jeunes spectatrices, puisque l'intrigue prend la forme d'une vengeance féminine contre une bande de mascus.

Écrit par : Henri G. | samedi, 11 juillet 2026

Ah, je n'ai pas ce point de vue féminin en stock.

Écrit par : Pascale | dimanche, 12 juillet 2026

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