vendredi, 17 juillet 2026
The Last Viking
S'il n'en reste qu'un (de Viking), alors ce sera (peut-être) Manfred... sauf que l'ancien gamin amateur de runes et porteur de casque à cornes se prend désormais pour... John Lennon. Une quinzaine d'années auparavant, il fut le dernier recours de son frère, un braqueur de banque qui lui a confié sa part de butin, avec pour mission de la cacher en attendant qu'il sorte de prison. Le duo de frangins va se retrouver embarqué dans d'abracadabrantesques aventures, pour notre plus grand plaisir.
Pourtant, le binôme est des plus classiques. A voir Anker le brutal et Manfred/John le barjot, on a l'impression de retrouver Gérard Depardieu/Lino Ventura/Gérard Lanvin, accompagné de Pierre Richard/Jacques Brel/Benoît Poelvoorde.
Cela fonctionne, parce que les acteurs sont excellents, au premier rang desquels un Mads Mikkelsen aussi fantastique que méconnaissable. La comédien impressionne dans ce rôle décalé, plus subtil qu'il n'en a l'air.
L'intrigue non plus n'est pas hyper-inventive, puisqu'un gros sac de pognon est au cœur de toutes les convoitises, celle des frangins, mais aussi celle de l'ancien partenaire du taulard... et celle de la tenancière d'un gîte rural. On finit par avoir l'impression que les frères Coen ont débarqué au Danemark ou en Suède.
Le polar se double d'un arrière-plan sociétal, principalement familial, les gamins (et leur sœur aînée) ayant été élevés par un père alcoolique et ultra-violent. On pense que cela explique leurs actuels troubles du comportement... mais on ne nous dit pas tout. Il faut vraiment attendre la fin pour bien comprendre la nature des traumatismes et les motivations profondes des uns et des autres.
D'ici là, on aura passé un savoureux moment en compagnie d'une bande de doux dingues, un prétendu psychiatre ayant la folle idée de reconstituer les Beatles... à partir d'une sélection de malades mentaux se prenant pour tel ou tel membre du groupe... l'un d'entre eux (aux personnalités multiples) alternant entre Paul McCartney, George Harrison, Björn (du groupe Abba) et... Heinrich Himmler. Tout cela se conclut en pleine forêt où, quand on creuse un trou, on ne sait pas forcément ce sur quoi on va tomber...
23:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

