dimanche, 10 juillet 2011
Ein Saucisse, ein Bier !
On a coutume de dire qu'à Onet-le-Château, si l'on excepte le parc de Vabre, l'absence de jardin public est flagrante. Pourtant, ce n'est pas la place qui manque : la commune a une superficie de 40 km² (presque quatre fois celle de Rodez, qui, elle, n'est pas dépourvue d'espaces verts à vocation distractive, comme on dit dans le milieu).
Eh bien on se trompe ! Depuis un an environ, peu après le pont des Quatre-Saisons (c'est-à-dire à l'entrée sud d'Onet), un jardin public a été aménagé :
Je l'ai entouré en vert. En rouge, j'ai souligné le tracé de la route d'Espalion, tandis qu'avec un T noir j'ai marqué l'emplacement du futur théâtre, qui enthousiasme tant une partie de la bourgeoisie locale. Comme la capture d'écran a été réalisée à partir d'une vue satellite de Google Earth datant de janvier 2008, le jardin n'a pas encore été créé. Les arbres qui longeaient la rue sont même encore présents. Ils ont depuis disparu, mais le parc est devenu l'un des endroits les plus agréables de l'agglomération : les bancs sont relativement confortables et ils bénéficient à tour de rôle de l'ombre projetée par les arbres. Voici comment il est présenté sur le site de la commune d'Onet-le-Château :
La semaine passée, j'ai remarqué la présence d'un nouveau panneau à l'entrée, où il est question de bière. Mais quel est ce mystère ? La réponse se trouve au fond du parc, où se trouve une cabane que, jusqu'à tout récemment, j'avais toujours vue fermée.
Cet été, elle sert de Q.G. à un employé de l'usine Bosch (dont la récente journée portes ouvertes a été un grand succès), elle-même située à proximité : on peut la rejoindre en passant par l'avenue de Bamberg, repassée en vert sur la première image.
Cet employé a obtenu de la mairie l'autorisation de tenir une sorte de mini-snack germanique : on peut y consommer (contre une somme modique) deux sortes de bière (servie fraîche !) et une délicieuse saucisse grillée, que l'on peut agrémenter de moutarde (on a le choix entre une moutarde classique, forte, et une sucrée... délicieuse !).
La cabane au fond du jardin... public vient de faire l'objet d'un article de Midi Libre. Mais, curieusement, c'est la mairie de Rodez qui y est à l'honneur, en raison du jumelage avec Bamberg. Il m'aurait semblé logique qu'Onet-le-Château y soit associée.
Sur la photographie publiée par le quotidien de Montpellier, vous noterez la présence d'une charmante jeune femme (à droite) : c'est sans doute une étudiante qui bénéficie d'un stage d'été rémunéré, prévu dans la convention de jumelage (voir le lien précédent).
12:54 Publié dans Aveyron, mon amour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, actualité, nature, environnement, été
vendredi, 08 juillet 2011
Gianni et les femmes
Gianni a dépassé la cinquantaine, il a été mis à la retraite un peu de force... mais il vit entouré de femmes peu ordinaires.
Il y a d'abord sa mère, qui jette son argent par les fenêtres pour son bon plaisir... et ne se laisse pas entourlouper par son fils obséquieux, toujours à tirer le diable par la queue.
Il y a sa femme, que l'on voit peu. On sent que le couple est distendu. L'amour n'est plus là, mais, comme on est plutôt à l'aise financièrement et que l'appartement est grand, on reste ensemble, pour conserver un peu de cette ambiance familiale qui réchauffe le coeur dans les moments difficiles. L'épouse a encore de beaux restes... et c'est visiblement une femme de tête.
Il y a sa fille, qu'il adore. Elle est étudiante. On la sent un peu paumée dans ce monde sans repères. Du coup, par habitude, elle ne repousse pas le copain lourdaud qui s'incruste. Lui incarne une sorte de Tanguy italien, un beauf feignasse et fan de foot. Cela nous vaut quelques moments croquignolesques, notamment lors du repas de famille (vers la fin du film).
Et puis il y a toutes les autres femmes, celles que le héros convoite à un moment ou à un autre. Aucune n'est moche. Toutes ont une jolie poitrine... rarement contrainte par un soutien-gorge ! (Moi j'vous dis qu'il y a eu un sacré casting !) Parmi elles, il y a la fille de l'amie de sa mère, une chanteuse très matrone. La concurrence l'ancienne petite amie du héros, qui a fait sa vie sans lui. Il y a aussi l'accompagnatrice de sa mère, un peu trop jeune peut-être... mais tellement mignonne ! On trouve aussi deux petites malines, jumelles, qui savent bien profiter de la concupiscence des "vieux beaux". Mais il y a surtout cette habitante de l'immeuble, une fêtarde qui s'est entichée de Gianni... un canon sub-atomique qui ferait bander un mort !
Le ton est entre Woody Allen et Nanni Moretti. C'est à la fois frais et grave, bien joué (sauf parfois par l'interprète principal, qui n'est autre que le réalisateur, Gianni di Gregorio). Une petite comédie d'été, à l'italienne, sans prétention, mais savoureuse.
21:08 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, cinema
jeudi, 07 juillet 2011
Le directeur de l'usine Bosch d'Onet-le-Château décoré de la légion d'honneur
La cérémonie s'est somme toute déroulée tardivement, puisqu'Albert Wetten a été nommé chevalier de la légion d'honneur (sur le contingent du ministère de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique) il y a plus de six mois (voir page 16) :
D'après Centre Presse d'hier mercredi, la cérémonie s'est déroulée devant un public volontairement restreint :
Au passage, l'esprit mesquin qui est le mien relève deux fautes (et même trois en fait) d'expression française dans l'article : A. Weitten n'a pas été promu, puisqu'il débute dans l'ordre de la légion d'honneur... et la préfète l'a décoré et non promu ; enfin, la dernière phrase contient une belle coquille, avec le "s" à "payants".
Mais l'intérêt de l'article est de révéler que le directeur de l'usine Bosch a mal encaissé l'absence générale des élus locaux lors de la journée portes ouvertes du mois dernier. A l'époque, la presse locale (à l'exception du Nouvel Hebdo) n'avait pas mis le doigt dessus. Du coup, Albert Weitten n'a invité personne... ah ben si au fait, il a quand même accepté la présence de Jean-Claude Luche (qui -fait exceptionnel- ne figure pas sur la photographie publiée par le journal). Il faut dire que ce dernier est au mieux avec Danièle Polvé-Montmasson, la préfète de l'Aveyron, qui avait été choisie par le directeur de la Bosch pour la remise de la décoration. Ajoutons que le président du Conseil général fait partie de la même promotion qu'Albert Weitten... mais qu'il a choisi d'être décoré par l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, que l'on croise de temps à autre dans le département.
Notons que, dans leurs comptes-rendus, ni La Dépêche du Midi, ni Midi Libre n'évoquent la petite revanche d'Albert Weitten. Au-delà des erreurs de détail, on peut donc féliciter le journaliste de Centre Presse (José Torres), qui a fait preuve d'un peu d'esprit critique.
12:35 Publié dans Politique aveyronnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualité, presse
"Fringe", saison 3
Si vous ne connaissez pas encore la série la plus originale du moment, c'est le moment de la découvrir ! Vous pouvez louer ou acheter les DVD des deux premières saisons (ou encore essayer de les visionner d'une autre manière...), tellement c'est puissant ; mais vous pouvez aussi commencer par l'épisode 1 de la nouvelle saison, que l'on a eu la bonne idée de faire débuter par un résumé du cœur de l'intrigue.
Bon, tout cela est bien joli, mais Fringe, c'est quoi ? Ben l'histoire d'une équipe d'enquêteurs du F.B.I. qui s'intéresse à des phénomènes que l'ont pourrait qualifier de paranormaux. Durant la saison 1, les épisodes autonomes s'intercalent entre ceux qui déroulent la trame de fond : la coexistence de deux univers parallèles, qui entrent périodiquement en contact. Ajoutez à cela un zeste de complot et vous aurez l'ambiance générale, bien servie par une photographie soignée, dans les tons sombres, avec des incrustations pertinentes.
Avis aux âmes sensibles : c'est parfois un peu glauque et saignant... mais c'est trop le kiff !
L'équipe d'enquêteurs finit par former une sorte de famille (c'est le secret de la réussite de séries comme NCIS par exemple). Il y a Walter le savant fou qui cache plein de choses, son fils Peter, un jeune homme plein de ressources (et d'une farouche indépendance d'esprit : un geek en joli et moins con, rien que pour vous, mesdames), son assistante super sympa et compétente (une Black... c'est pour les quotas, man) et surtout Olivia Dunham, un agent qui semble doté d'étranges pouvoirs. Celle-ci est interprétée par la délicieuse Anna Torv, au physique appétissant, mais au mental très déroutant (il lui faut bien une faille hein... ceci dit, on n'a pas fait l'inverse : elle n'est pas un cageot à la beauté intérieure sublime... allez savoir pourquoi).
Cerise sur le gâteau, pour nous les Frenchies : c'est très bien doublé.
01:13 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, cinéma
mardi, 05 juillet 2011
Humour corrézien, aveyronnais...
C'est un petit encadré, publié dans Le Canard enchaîné du 22 juin dernier, qui m'avait échappé :
C'est évidemment une référence aux propos tenus par Jacques Chirac, à Sarran, une dizaine de jours auparavant.
J'aime beaucoup le dessin d'Escaro. Ce trait d'humour "aveyronnais" s'appuie sur un produit local (enfin presque local...), le couteau Laguiole. Qu'est-ce qui peut expliquer que le caricaturiste ait songé à ce type de couteau ? Est-ce le Massif Central, territoire commun à la Corrèze et à l'Aveyron ? (Vu de Paris, c'est la porte à côté.) Est-ce la venue du président l'an dernier dans notre département ? Est-ce parce qu'il s'en était fait offrir un en 2008, lors du Salon de l'Agriculture ?
Je me demande dans quelle mesure c'est une bonne publicité pour le couteau...
00:05 Publié dans Aveyron, mon amour, Politique, Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, presse, médias, humour
lundi, 04 juillet 2011
GiedRé chez Laurent Baffie
L'ancien complice de Thierry Ardisson a animé pendant plusieurs saisons, sur Europe 1, une émission dominicale qui s'est finalement appelée C'est quoi ce bordel ? Il a eu le mérite de révéler (au grand public) la chanteuse franco-lituanienne GiedRé (prononcer "guiédré"), dont j'ai récemment parlé.
Au départ, je pense qu'elle n'était venue que pour une émission. Elle revenue au moins sept fois, signe que l'on avait repéré sa singularité... et son besoin de promotion : ce n'est pas avec le style des chansons qu'elle interprète qu'elle risque de passer à la télévision (enfin, tant qu'elle ne sera pas devenue célèbre).
Grâce à la Toile, on peut (ré)écouter ces émissions, à commencer par la première, diffusée le 30 mai 2010. On peut y entendre GiedRé interpréter Trop de questions (vers la quatorzième minute), L'amour par derrière (vers la dix-huitième minute), Tu baves quand tu dors (vers la trente-quatrième minute) et enfin ma préférée Tu pues du cul (vers la quarante-cinquième minute).
Elle est revenue le 13 juin 2010, pour interpréter un titre évoquant la mollesse érectile de son copain (vers la seizième minute)...
Elle a été de nouveau invitée le 27 juin 2010. On peut l'entendre vers la trente-cinquième minute se lâcher dans une chanson où il est question d'une langue bien chargée (que les mauvais esprits auront prise, au début, pour un pénis)... L'émission dans son entier mérite le détour, avec des blagues potaches réalisées avec des vuvuzelas !
On sent qu'on lui a demandé quelque chose de moins "épicé" pour le 4 juillet 2010 : elle a d'abord chanté un texte plutôt autobiographique, Je m'appelle GiedRé, où il est beaucoup question de la SACEM (vers la huitième minute). Vers la trente-cinquième minute, elle nous a proposé un titre assez élaboré, La vie peut être cruelle, à ne pas écouter quand on est dépressif !
On l'a retrouvée à la rentrée, dans l'émission du 12 septembre 2010 (vers la trentième minute), avec La petite camionnette, fable cruelle sur une prostituée.
C'est un thème qui l'a décidément beaucoup inspirée, puisque, le 19 septembre 2010, Une belle qui dormait au bois (diffusée vers la trente-et-unième minute), bien que différente par le style, évoque le cas d'un travesti (du Bois de Boulogne, pense-t-on) qui vend ses "charmes".
Le 26 septembre 2010, elle a chanté Les beaux côtés de la vie (vers la trente-et-unième minute), un titre qui joue évidemment sur l'antiphrase, où elle justifie en quelque sorte son goût pour ce que les autres appellent le macabre, le scabreux. (Au XIXe siècle, la critique bien-pensante faisait les mêmes reproches à l'écrivain Emile Zola.)
Enfin, le 3 octobre 2010, on l'a entendue pour la dernière fois (à ma connaissance) avec Je ne suis pas méchante (vers la trente-cinquième minute), une chanson qui fonctionne un peu sur le même principe que la précédente.
Depuis, sa carrière a commencé à décoller.
18:35 Publié dans Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, médias, humour
Noir Océan
Après Beau Travail de Claire Denis (consacré aux membres de la Légion), voilà une autre cinéaste, Marion Hänsel, qui s'intéresse aux hommes de guerre. Ici, ce sont des marins, dans le Pacifique, à l'époque des essais nucléaires français (dans les années 1970).
La parenté entre les deux films est patente. Les deux femmes sont fascinées par les corps de ces hommes jeunes et, normalement, en excellente santé. Dans les deux films, l'accent est mis sur l'un des militaires. On finit par s'apercevoir que ces "hommes forts", soumis à une discipline stricte, sont plutôt des gens hors norme... et cachant une faille.
La différence principale réside dans les dialogues, remplacés par de la musique, des chants ou un monologue intérieur chez Claire Denis (qui a un parti pris esthétisant), alors que Marion Hänsel a conservé une forme plus classique.
Les séquences situées en métropole évoquent l'enfance de l'un des personnages, qui a su vaincre sa peur. Dans le Pacifique, le plus dur est la cohabitation avec les autres, à l'étroit sur le navire. Tous ceux qui sont passés par le service militaire reconnaîtront l'ambiance tantôt joyeuse tantôt lourde des chambrées.
Le scénario ne met pas en valeur les "grandes gueules", mais les types réfléchis. Après le passage sur l'enfance, on a droit à une longue attente, ponctuée de divers incidents... et d'une forte consommation de cigarettes ! Finit par venir l'essai nucléaire, qui suscite beaucoup de questionnements chez les jeunes soldats.
L'image est soignée et, si l'on supporte le rythme un peu dolent, on appréciera ce film original.
P.S.
On peut glaner plus d'infos sur le site internet dédié.
12:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, cinema






