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dimanche, 17 janvier 2016

Belle et Sébastien : l'aventure continue

   J'ai fini par me décider à aller voir ce film, alors que j'avais apprécié sans plus le premier volet des aventures du gamin et du chien Montagne des Pyrénées. Le cinéphile que je suis en est ressorti partagé. C'est pourquoi je vais proposer deux critiques : l'une favorable, l'autre défavorable (celle-ci dévoilant certains aspects importants de l'intrigue). Faites votre choix !

LA CRITIQUE FAVORABLE

   On retrouve avec plaisir la plupart des héros du premier volet... d'autant plus que Tchéky Karyo, peut-être mieux dirigé par un réalisateur dont il est familier (Christian Duguay), semble plus à son aise. De surcroît, la distribution s'est enrichie de Thierry Neuvic, l'un des très bons seconds rôles du cinéma français, que l'on a pu voir jadis dans Au-delà, plus récemment dans L'Affaire SK1 et Antigang. Ce personnage d'aviateur grande gueule et (en apparence) égoïste donne du tonus à l'intrigue. J'ai aussi apprécié les rares apparitions du mécano (Jeffrey Noel, très bien), qui introduisent des moments de comédie.

   L'histoire ne bénéficie plus, comme dans le précédent film, de la tension créée par l'occupation allemande. L'action se déroule juste après la guerre. Du coup, les scénaristes ont imaginé un accident dont on ne connaît pas totalement les conséquences. Cela va amener les héros à entrer en contact avec des bûcherons italiens, l'enfant de l'un d'entre eux devenant proche de Sébastien.

   Signalons que les paysages sont toujours aussi beaux. De plus, un avion intervenant à plusieurs moments dans l'intrigue, on a droit à quelques vues aériennes de toute beauté. Mais le principal atout de l'histoire est sans conteste les animaux. Il y a bien sûr Belle, incarnée par trois (ou quatre) chiens différents à l'écran. On est stupéfait par ce que les dresseurs ont réussi à leur faire faire... et quelle magnifique trogne en gros plan !

   Ce deuxième volet propose régulièrement des plans mettant en scène d'autres animaux. On a beaucoup parlé de l'ours, impressionnant, mais, incontestablement, c'est la scène de migration des animaux de la forêt (fuyant le feu) qui est la plus réussie. Les spectateurs attentifs remarqueront aussi, ici ou là, la présence d'un insecte sur une pierre, d'un lièvre au coin du bois, d'un renard, d'un loup et même d'un rapace. Ce film est une ode à la nature, une sorte de paradis perdu, dans lequel il était possible de tremper sa gourde dans l'eau d'un ruisseau pour s'alimenter.

   C'est aussi une belle aventure humaine, celle d'un père et d'un fils qui vont se découvrir et, finalement, s'apprécier. Dans le même temps, les spectateurs en apprennent davantage sur le passé de Sébastien et de ses parents biologiques. Cela donne un beau divertissement familial, qui peut toutefois, par instants, effrayer les petits.

 

LA CRITIQUE DEFAVORABLE

  

   Dans ce second volet, on réalise vite que le jeune Félix Bossuet n'a pas fait de progrès dans le métier d'acteur (ou qu'il est toujours aussi mal dirigé) : il dit son texte de manière toujours aussi maladroite. Les adultes s'en sortent en général un peu mieux.

   La grande découverte du début de l'histoire est celle de l'existence de son père, qui, curieusement, vit à seulement quelques kilomètres de là. Notons qu'en dix ans, personne ne semble avoir évoqué la possibilité que le gamin puisse être de lui. Là, on se dit que le papa aviateur ne doit pas être très futé. On en a la confirmation quand on le voit décoller sans s'être aperçu que Belle et Sébastien sont montés à bord, occasionnant tout de même une jolie surcharge !

   A proximité du lieu où l'avion se pose (en catastrophe), le gamin fausse compagnie à son paternel. Non seulement il se débrouille comme un chef, dans la forêt, avec son chien, mais, un peu plus tard, il  va tout aussi facilement s'éclipser du campement où se sont installés les pompiers et les bûcherons... sans réveiller aucun adulte, malgré le raffut qu'il fait ! Cependant, le fiston ne se révèle pas plus malin que son géniteur, puisqu'il est bien le seul à ne pas avoir remarqué dès le début que Gabriele, sous sa casquette, ne pouvait être qu'une fille. De surcroît, il entraîne sa nouvelle amie au coeur de l'incendie, dont super-papa (qui a enfin enfilé son costume de super-héros) va les tirer à coup de dynamite.

   Mais le pire est à venir. La petite troupe va parvenir à retrouver Angelina, la mère de substitution de Sébastien, qui se trouvait dans l'avion écrasé en forêt. Comme par hasard, c'est la seule survivante, alors que tous les autres passagers ont fini carbonisés. S'en est-elle sortie grâce à un parachute ? On n'en sait rien. En tout cas, on n'en voit pas la trace, dans l'anfractuosité rocheuse où elle a atterri. Comble de l'invraisemblance, elle est bloquée au fond d'une crevasse, alors que la bombe de fumée orange qui signale sa présence a été actionnée en haut. Comment est-ce possible ? On ne nous l'explique pas.

   Il convient donc d'être très indulgent pour profiter à son aise de cette histoire cousue de fil blanc.

12:52 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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