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dimanche, 14 mai 2017

Braquage à l'ancienne

   L'un des nouveaux chouchous de Hollywood, Zach Braff, pilote cette nouvelle version de Going in style, sur un scénario de Theodore Melfi (qui a récemment réalisé Les Figures de l'ombre). Comme il s'appuie principalement sur une distribution d'octogénaires (Morgan Frreman, Michael Cane, Alan Arkin et même Christopher Lloyd), j'ai eu peur, dans un premier temps, qu'il s'agisse d'une nouvelle comédie vulgaire, où viennent cachetonner d'anciennes gloires qui n'arrivent pas à décrocher. Bref, un Last Vegas bis.

   Le début m'a rassuré. C'est emballant et drôle, avec notamment la première attaque de banque, au cours de laquelle on découvre l'un des savoureux seconds rôles de l'histoire, l'employé Chuck Lofton, bien interprété par Josh Pais.

   Notons que le fond de l'intrigue se veut contestataire. Nos trois héros sont d'anciens ouvriers, dont les retraites complémentaires (vitales aux Etats-Unis, où le gouvernement fédéral n'assure que le minimum vieillesse) vont être "sucrées" par leur ancien employeur qui déménage avec armes et bagages au Vietnam. Ajoutez à cela que l'un d'entre eux a souscrit un emprunt à taux variable auprès de la banque qui va récupérer les actifs financiers de l'entreprise... et que ladite banque n'est pas très honnête avec ses clients.

   Là, je sens que le public militant risque de s'enthousiasmer pour cette histoire, dans laquelle nos amis mélenchonistes verront une illustration du capitalisme sans foi ni loi, tandis que nos voisins trumpo-lepénistes applaudiront à la dénonciation du "système" qui oppresse les travailleurs modestes. Un indice pour trancher entre les deux options : soyez attentifs aux relations interethniques.

   Quant aux spectateurs lambda, ils sont priés de fermer les yeux sur quelques grosses ficelles pour savourer des moments de comédie réussis. Le trio infernal va s'attaquer à une supérette, avant de songer à recourir au coaching d'un vrai truand. Evidemment, le jour dit, le braquage ne va pas se dérouler comme prévu. C'est l'occasion de revoir l'un des personnages secondaires du début, le policier du FBI incarné par Matt Dillon, qui va tenter de ne pas se faire rouler dans la farine par les papys braqueurs. Après coup, on découvre comment ceux-ci se sont forgé des alibis en béton.

   Voilà. On passe un agréable moment en compagnie de visages familiers. C'est hyper-balisé mais globalement bien joué.

12:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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