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jeudi, 26 avril 2018

Comme des garçons

   1969. Paul Coutard est un jeune con. Journaliste sportif au Champenois, quotidien de Reims, il se prend pour un rebelle... et pense plus à allonger la liste de ses conquêtes féminines qu'à faire son boulot. Un jour, en guise de sanction, son patron lui ordonne de préparer la kermesse annuelle organisée par le journal, en compagnie de la discrète et dévouée secrétaire Emmanuelle. C'est peu de dire qu'au départ, les relations entre le play-boy de la Marne et la bigleuse revêche ne sont pas des plus amicales. Mais, ensemble, ils vont monter une équipe de football féminin, une hérésie à l'époque.

   Le film joue sur les deux tableaux : c'est à la fois une comédie roborative, qui aligne un certain nombre de clichés, et une dénonciation du machisme qui régnait en France il y a une cinquantaine d'années. Celui-ci touchait aussi bien les ventripotents dirigeants du football français que les jeunes joueurs. Une des plus belles séquences voit la confrontation entre l'équipe féminine à peine constituée (et mal équipée) et les cadets du Stade de Reims, particulièrement arrogants... et auxquels cette "bande de gonzesses" va faire mordre la poussière (au propre comme au figuré, d'ailleurs).

   Je trouve les interprètes féminines très convaincantes, bien que dans des rôles caricaturaux. Dans le lot, il y a la vraie footeuse, la castagneuse, l'introvertie, la bimbo, deux mères au foyer (l'une ardemment soutenue par son mari, l'autre soumise à un conjoint très "vieille France")... et surtout la prodige (fille d'un ancien joueur du Reims de la belle époque)... qui n'est autre qu'Emmanuelle, la secrétaire (à gauche ci-dessous) :

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   Vanessa Guide prête ses traits (et son corps) à ce personnage attachant, dévalorisé par ses collègues masculins du journal et qui va s'épanouir grâce à sa passion pour le football. La seule limite du personnage est que, dès le début, on ne croit pas une seconde à son statut de laideron. Bien que mal habillée et dotée de lunettes disgracieuses, elle paraît déjà charmante, surtout quand on se souvient d'elle en tant que Marion, la ravissante infirmière avec laquelle Laurent Lafitte fricote dans Papa ou maman (à droite).

   La principale faiblesse du film est pour moi l'interprétation de Max Boublil (vu auparavant dans Les Gamins). Il aurait fallu lui faire rejouer certaines scènes, notamment avec les jeunes femmes. Mais, bon, comme les actrices "assurent", cela passe. On notera que les scènes de jeu ne sont pas mal filmées du tout, avec un montage très haché qui, je pense, a permis d'intercaler des gestes techniques réalisés par de vraies footballeuses.

   La première heure raconte la formation et l'ascension de l'équipe, sur le ton de la comédie. Le dernier tiers du film démarre sur un retournement, qui remet en question les efforts accomplis jusque-là. Cela introduit un peu d'émotion, et nous mène jusqu'à la conclusion, avec un générique qui rend hommage aux véritables pionnières du football féminin. (Eh oui, c'est inspiré d'une histoire vraie !) Ne sortez donc pas trop vite de la salle !

   P.S.

   Si la première équipe féminine du Stade de Reims a connu de grands succès, par la suite, elle a périclité ; elle est aujourd'hui en reconstruction.

   P.S. II

   Le football féminin (français) est encore plus ancien que ce que le film raconte, puisque, selon un article du Monde, il a connu un premier essor au début du XXe siècle.

Commentaires

Pas envie DU TOUT.
Je dois manquer de curiosité mais football (féminin ou pas...ou peut-être justement) = repoussoir.

Euh Max Boublil playboy ??? Really ?

Écrit par : Pascale | jeudi, 03 mai 2018

Play-boy oui... mais de la Marne ! ;)

Écrit par : Henri Golant | samedi, 05 mai 2018

Ça limite les dégâts :-)

Écrit par : Pascale | lundi, 07 mai 2018

Je suis allée voir la tête du play boy pour être sûre.
En effet... oulala... tous les goûts sont dans la nature ski paraît

Écrit par : Pascale | lundi, 07 mai 2018

Les commentaires sont fermés.