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vendredi, 12 novembre 2021

Les Eternels

   Quand, enfant, je lisais des comics américains, j'étais surtout intéressé par les X-Men, un peu aussi par Spiderman et Iron Man. Les Éternels font partie des séries auxquelles je n'ai pas accroché, à l'époque. Voir le film m'a rappelé pourquoi : j'avais été un peu agacé de constater le "recyclage" dont nombre de personnages importants sont révélateurs : Ikaris est un mélange de Cyclope et de Superman (dont il se moque... Tiens, prends ça dans les dents, DC !), Makkari possède les mêmes aptitudes que Vif-Argent, Phaestos, en plus d'être le décalque d'un dieu grec (comme d'autres personnages), exerce ses talents avec une dextérité qui n'est pas sans rappeler celle de Docteur Strange... 

   J'ai tenté le coup parce que j'avais envie de voir ce que donnait la réalisatrice Chloé Zhao (dont j'ai adoré le Nomadland) dans ce genre de production.

   Visiblement, on a mis le paquet sur les effets spéciaux. Sur un très grand écran, c'est impressionnant... mais, quand on y réfléchit un peu, pour les acteurs, c'est le degré zéro de l'acte de jouer. (Mais cela doit rapporter gros...) Trop de fonds verts tuent le fond vert... On aurait d'ailleurs été bien inspiré de mettre un peu plus d'argent sur les aspects techniques des scènes "classiques", parce que, parfois, j'ai eu l'impression que ce n'était pas très bien éclairé. Il aurait aussi fallu revoir un peu le montage : à deux ou trois reprises, on nous balance un retour en arrière en pleine poire, sans raccord. C'est vraiment maladroit.

   Bon, je fais la fine bouche mais, quand un film a bénéficié d'un financement de deux cents millions de dollars, on est en droit d'attendre un produit d'une qualité technique irréprochable.

    Ceci dit, en un peu plus de 2h30, on a de quoi trouver son bonheur. Contrairement à d'autres spectateurs, je n'ai pas été irrité par la volonté de construire une équipe de super-héros aussi internationale, polyglotte que multiculturelle. Si l'on ajoute à cela la féminisation de certains personnages et la valorisation des minorités sexuelles, on obtient peut-être le film commercial le plus woke de l'histoire du cinéma. Mais, comme ces retouches "politiquement correctes" n'ont pas été faites à la truelle, cela passe sans problème... surtout grâce à l'humour. En fait, c'est ça qui sauve le film. À l'image de ce que l'on a pu voir dans les divers Avengers, les héros se chambrent entre eux. Le supplément apporté par ce film est que certains traits d'humour cassent l'aspect grandiloquent de ces quasi-divinités. Cela donne une grande respiration à l'intrigue, qui s'appuie aussi sur des scènes intimes moins bâclées que dans d'autres superproductions.

   P.S.

   La salle où je me trouvais n'était pas remplie que d'habitués des films Marvel : la moitié de l'assistance est sortie dès le début du générique. (Mais peut-être en avaient-ils tout simplement marre...) Ils ont donc raté deux scènes supplémentaires. La première annonce sans doute la suite des aventures. La seconde nous apprend ce qu'un des personnages de l'histoire n'a pas eu le temps de révéler à la femme qu'il aime. On entend aussi une grosse voix, signe qu'une vieille connaissance pourrait bientôt faire son retour dans les salles obscures.

00:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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