dimanche, 06 septembre 2009
Un Français au service des Etats-Unis
C'était un diplomate du Quai d'Orsay, qui, alors que Charles de Gaulle était président de la République, a décidé de renseigner la C.I.A., en particulier sur le projet de de Gaulle de quitter le commandement militaire intégré de l'O.T.A.N..
J'ai appris l'existence de cet homme par l'émission Rendez-vous avec X du samedi 5 septembre 2009. On peut la réécouter sur le site de France Inter. Cependant, dans cette émission, le fameux "Monsieur X" ne donne pas le nom du traître, tout en laissant des indices susceptibles de permettre à qui le veut d'en retrouver l'identité. Il dit notamment qu'il portait un nom à particule. Je me suis donc livré à de menues recherches, qui m'ont mené au site du Point, qui propose un long article sur les archives secrètes de la C.I.A.. Un journaliste-enquêteur français, Vincent Nouzille, les a exploitées et en a tiré un livre, Des secrets si bien gardés, les dossiers secrets de la Maison Blanche et de la C.I.A. sur la France et ses présidents, 1958-1981.
Au fait, le diplomate s'appelait Jean de La Grandville.
21:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, histoire
Groland mag'zine
C'est le retour de la fine équipe de Canal +. Pendant juillet-août, les adeptes de drogue dure ont pu revisionner en accéléré les émissions de l'année écoulée.
La première de l'année 2009-2010 est dans le ton des précédentes, avec humour "héneaurme", recours à des acteurs non professionnels... et parfois pro (un célébrissime acteur français joue les guest). Cette fois-ci, on nous a épargné les éructations de Siné. Il est malade ou ils se sont fâchés ?
Au programme : grippe A et antisarkozysme secondaire, puisque cela passe par l'intermédiaire de cet Etat fictif, le Groland (dont certains véhicules circulent sur nos belles routes de France, cela ne vous aura pas échappé), dont le président a un comportement qui n'est pas sans évoquer celui de l'ancien maire d'une commune peu désargentée de la banlieue parisienne.
J'ai aussi particulièrement apprécié la séquence sur la fiscalité, qui doit parodier une émission de TF 1, mais où, surtout, Francis Kuntz fait preuve de sa goujaterie habituelle !
Un bémol toutefois : la scène avec la souris, non simulée m'a-t-il semblé.
14:51 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : société, rentrée, culture
vendredi, 04 septembre 2009
Numéro 9
C'est produit par Tim Burton, dont on retrouve la "patte" dans le côté noir de l'intrigue et, formellement, au niveau de l'animation des personnages.
C'est d'abord une bonne histoire, qui puise dans les classiques de la science-fiction (La Guerre des mondes, E.T., Star wars, L'Armée des douze singes...). La réalisation elle-même se veut un décalque de ce qui se pratique dans le cinéma : panoramiques, travellings, zooms, champs/contrechamps sont peut-être familiers aux spectateurs, mais leur utilisation avec une telle maîtrise dans un film d'animation est à signaler.
On n'a pas cherché à compliquer inutilement l'intrigue. Cela tourne autour de manipulations robotiques, de dictature, avec l'action d'un héros, plutôt ordinaire à la base (si l'on excepte sa "constitution"). C'est assez linéaire, basique dirais-je, sans être simpliste. Cela se suit donc facilement.
C'est aussi très joli à regarder. On a visiblement été très attentif aux effets de transparence et de miroir (merci le numérique !). Mais le reste du "dessin" est tout aussi somptueux, avec ces petits personnages fabriqués à partir de morceaux de sacs de toile, de fils et de circuits basiques. (La parenté avec Coraline m'est apparue évidente.) C'est tellement réussi que j'ai eu l'impression de pouvoir palper ces bonhommes comme je pouvais le faire jadis avec les sacs à patates de mes grands-parents !
P.S.
De retour du cinéma, en voiture, j'ai failli percuter un ravissant petit chat crème et blanc, un peu à l'image de celui-ci :
J'arrivais à proximité d'une agglomération. J'étais donc en train de décélérer et sur le point de passer en feux de croisement (j'étais en feux de route). Fort heureusement, je n'ai pas procédé à la manipulation. Cela a permis au chat qui commençait à traverser, sur ma gauche, de me voir arriver. Il s'est cabré en plein milieu de la route et a esquissé un demi-tour. De mon côté, j'ai collé à droite (ça va, pas de fossé à signaler). Je l'ai évité ! Heureusement, sinon cela aurait gâché ma fin de soirée.
23:24 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema


