dimanche, 21 juin 2026
Scary Movie 6
J'avais beaucoup aimé les deux premiers films de la franchise, que j'ai suivie jusqu'au numéro 4, il y a... vingt ans ! (Comme le temps passe...) Les frères Wayans ont repris la main et comptent peut-être sur le retour de Scream pour relancer leur boutique. J'en rappelle le principe : il s'agit d'une parodie de films (principalement d'épouvante, mais pas que), avec une accumulation de gags sexuels.
Ce retour aux sources s'accompagne d'une distribution composée d'un mélange entre petits nouveaux et "historiques" : divers membres de la famille Wayans, Dave Sheridan (qui incarne le débile morveux), Lochlyn Munro (en flic doté d'un micro-pénis) et les indispensables Anna Faris et Regina Hall.
On ne s'étonnera donc pas de trouver des références aux anciens Scream ainsi qu'aux premiers Scary Movie. S'ajoutent des pastiches plus ou moins inspirés de Destination Finale - Bloodlines, Souviens-toi l'été dernier, Sinners, The Substance, Évanouis, Longlegs (dont le principal protagoniste est devenu Shorthand...). A signaler aussi le personnage de Mardi (Tuesday), une jeune fille aux cheveux noirs, décalque évident de la Mercredi (Wednesday) de La Famille Adams, qui a désormais droit à sa série. J'ai trouvé excellente la comédienne qui l'incarne (Savannah Lee Nassif).
Aux oreilles chastes je précise que, dans la version originale, on entend très souvent prononcer les mots « dick » (bite), « pussy » (chatte) et « ass » (cul)... ainsi que quantité d'autres (comme « bitch » et « nigger »), associés dans des phrases dont la légèreté n'est pas la qualité principale. Ces sailles verbales sont accompagnées de divers objets, notamment godemichés et plugs, toutefois moins présents que les couteaux (qui, entre les mains des tueurs en série, sont très souvent des substituts péniens).
C'est crétin, assumé comme tel... et parfois un peu plus profond. Les frangins Wayans ne respectent pas grand chose. Si, sans surprise, ils dénoncent le racisme anti-noirs et la surreprésentation (désormais révolue) des personnages blancs dans les superproductions hollywoodiennes, ils en profitent au passage pour égratigner toutes les formes de politiquement correct... et même la discrimination positive. S'ils n'avaient pas été tournés par des Noirs, certains passages auraient été sans doute perçus comme offensants par les brothers et les sisters...
Voilà pourquoi je recommande cette comédie régressive, mal élevée... qu'il convient de savourer jusqu'au bout, le générique de fin étant coupé par une énième parodie (celle de Nosferatu, devenu Brosferatu/Noirferatu) et le retour de Longlegs/ Shorthand.
17:07 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films


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