Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 07 juin 2026

Cocotte

   Intitulée κότα (« poule », en grec) en version originale, cette fiction comico-dramatique, cofinancée par Arte, a été tournée en Grèce et réalisée par un Hongrois, György Pálfi.

   La première partie nous présente les prémices de la vie d'une poule, de l'origine à son arrivée dans la basse-cour d'un restaurant de poissons. Le tout-début est un peu gonflé, avec un plan qui ose montrer quelque chose que l'on voit très rarement sur un écran (encore plus rarement si l'écran est grand !).

   Le ton de la comédie domine, avec les premiers pas d'un "vilain petit canard" (ou d'un "mouton noir"), un poussin (puis une poule) pas conforme aux standards du poulailler industriel et qui semble vouée à une mort rapide.

   Mais la cocotte a de la ressource. Elle va donc successivement réussir à échapper à l'élimination dans le poulailler, la casserole de l'épouse d'un routier, un renard très audacieux, des voitures roulant à toute vitesse sur une autoroute, un rapace affamé (milan ou gypaète barbu)... Il n'y a pas besoin de dialogues et cela passe sans problème, bien aidé par une musique qui souligne la cocasserie de certaine scènes.

   La deuxième partie voit la poule se faire adopter par un vieux bonhomme, qui ambitionne de transformer son restaurant, situé à proximité de la côte... et de la frontière turque. Ce détail a son importance, puisque le gendre du restaurateur (un pauvre type dont s'est entichée sa crétine de fille) participe à des activités louches (trafic de cigarettes, de produits de contrefaçon... et de migrants). A travers les yeux de la poule, nous voyons l'animalité de certains humains. Certaines scènes sont dures...

   Je n'en dirai guère plus, sinon pour souligner que j'ai pris une claque. J'étais parti pour une séance placée sous le signe d'un humour sortant des sentiers battus... mais c'est plus profond que cela, avec une belle relation homme-poule et l'idée qu'à la fin des fins, c'est la vie qui l'emporte.

   C'est un film et un réalisateur à découvrir. Il serait bon d'ailleurs que l'on puisse accéder à ses précédentes œuvres, notamment à Hic, un polar rural qui fait intervenir... des cochons.

Commentaires

EXCEPTIONNEL !

Écrit par : Pascale | mercredi, 10 juin 2026

Répondre à ce commentaire

Bonsoir Henri Golant, c'est grâce à toi que je suis allée voir ce film. J'ai aimé mais c'est violent : la mort du renard, quand Cocotte se fait violer, quand elle est happé par Titan, quand elle est brûlée et la mort du restaurateur. Heureusement qu'il y a les poussins à la fin. Bonne soirée.

Écrit par : dasola | samedi, 20 juin 2026

Répondre à ce commentaire

Ce n'est effectivement pas tout public. J'envisageais d'emmener des jeunes de ma connaissance voir ce film... et j'ai renoncé.

La fin avec les poussins est (je pense) une manière d'atténuer la dernière partie du film, la plus violente.

Écrit par : Henri G. | dimanche, 21 juin 2026

Écrire un commentaire