vendredi, 25 février 2011
Qui c'est qui a un petit coup dans le nez ?
Les campagnes électorales n'ont pas que des mauvais côtés. Il y a bien ces journalistes qui osent (parfois) poser de bonnes questions. Il y a bien des électeurs récalcitrants. Il y a surtout les professionnels (artisans, commerçants, agriculteurs, enseignants, infirmières...) qui profitent de l'occasion pour tenter de faire avancer leurs revendications. Mais, heureusement, il y a les gueuletons !
Ces derniers jours, plutôt que de s'occuper d'un collège sur le point de fermer ou de la venue dans le département du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, Jean-Claude Luche s'est concentré sur le Salon de l'Agriculture. Aux frais du contribuable local, un imposant dispositif a été mis en place. Résultat : le département est fort bien représenté. (Ceci dit, même si l'on se réjouit de la publicité faite à l'Aveyron, un tel déploiement de moyens fait grincer bien des dents, y compris dans les villages.)
C'est l'occasion de faire connaître la gastronomie locale... et de perfectionner son coup de fourchette... ainsi que le lever de coude ! Voici l'une des photographies que l'on peut voir dans la version papier du Bulletin d'Espalion de cette semaine :
La légende de la photographie dit que "Jean-Claude Luche est attentif aux explications des producteurs." Mouais... J'ai bien regardé la tête du président du Conseil général et, sauf son respect, elle m'a rappelé celle d'un de mes tontons quand il forçait sur les boissons fermentées ! (Derrière lui, Jacques Molières donne aussi l'impression de ne pas avoir bu que de l'eau minérale...)
Il faut dire que la bande de potes semble avoir pris du bon temps à Paris ! Le conseiller général d'Estaing (et maire de Sébrazac) Jean-Claude Anglars (très bien introduit dans le monde agricole, tendance FNSEA) n'a pas lâché J-C Luche d'une semelle. L'ancien président de la chambre d'Agriculture Jean Laurens, n'était pas loin, tout comme son successeur, Jacques Molières, qui, d'après la photographie placée au-dessous de la précédente, semble avoir servi à son auditoire un discours propre à décrocher les mâchoires...
D'autres "pipoles" aveyronnais ont joué des coudes pour figurer sur les photos : le conseiller général Arnaud Viala, renouvelable cette année, et les députés Yves Censi et Alain Marc, à qui on a peut-être oublié de demander comment il était possible de concilier leurs votes à Paris avec le discours de défense de la ruralité tenu en Aveyron.
Tout cela pour dire que Jean-Claude Luche mène, à mon avis, une assez bonne campagne, même si elle prête le flanc à la critique (je laisse ça aux socialos). A Entraygues, il a évité d'être associé à une mauvaise nouvelle, alors que le Conseil général est pourtant aux premières loges concernant les collèges. A Sainte-Radegonde, il a évité de se montrer en compagnie du représentant officiel de l'UMP, citadin pur sucre : c'est un message adressé à l'électorat traditionnel de la droite modérée, qui se reconnaît de moins en moins dans l'orientation prise par ce que l'on continue d'appeler un parti gaulliste. (Signalons que, lors de son passage sur l'antenne de Totem, Jean-François Copé a gratifié les auditeurs d'une belle langue de bois, paraissant un peu gêné par les questions de Dominique Bahl, dont j'ai remarqué depuis plusieurs mois qu'il évite de cirer ostensiblement les pompes des politiques.)
Pour la petite histoire : la notoriété du président du Conseil général de l'Aveyron n'est pas si grande qu'il puisse être épargné par une bourde journalistique. Sur le site internet de France 3 Midi-Pyrénées, lorsqu'il est question de son absence à la réunion de Saine-Radegonde, son nom est victime d'un caviardage :
23:21 Publié dans Politique aveyronnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualté, france, ump, presse, élections, cantonales
lundi, 21 février 2011
Tron
Ce film en 3D est la suite du film à la fois commercial et expérimental sorti en 1982. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, les vingt premières minutes resituent le contexte. On prend le spectateur par la main : c'est un Disney !
Plusieurs clins d'œil au premier volet figurent dans la version "moderne" : on a gardé le combat à motos, le duel de disques, les costumes à circuits imprimés bleus ou rouges. Le fils retourne sur les traces du père, dans sa salle de jeux. Il s'introduit en fraude, comme lui, dans l'immeuble ultrasécurisé de l'entreprise... et fait le même commentaire sur la méga porte blindée. (On a poussé l'hommage jusqu'à faire rejouer plusieurs acteurs.)
Les effets spéciaux du XXIème siècle sont très réussis, encore plus en trois dimensions. C'est le grand intérêt de l'histoire, avec la plongée dans cet univers qui pourrait s'apparenter à celui d'une autre planète. Un passage par un club "dance" nous confirme l'ancrage dans le monde contemporain. (Dans le film de 1982, la musique était plutôt à chier.)
Par contre, l'intrigue du premier volet était plus élaborée, autour d'une histoire de vol de propriété intellectuelle. Dans le film de 2011, on sent les références à Star Wars (plus précisément à L'Attaque des clones ou à The Clone Wars), à Matrix, à 2001, L'Odyssée de l'espace... et à l'histoire du XXe siècle, à travers la description d'un régime totalitaire et quelques scènes tout droit tirées de la scénographie nazie. Ajoutez à cela l'extermination d'une population minoritaire de programmes et le tableau sera (presque) complet.
Les dialogues ne sont pas terribles non plus. Jeff Bridges - Kevin Flynn est devenu une sorte de prophète du monde numérique, face à son double malfaisant, décalque de Palpatine dont le sort semble lié à celui d'un homme de main qui n'est pas sans ressembler à Dark Vador (je vous laisse découvrir qui se cache sous le masque).
Cela se regarde sans déplaisir, mais ce n'est pas un chef-d'œuvre.
21:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cfilm, cinema, cinéma


