dimanche, 06 mars 2011
Des soucis pour le futur musée Soulages ?
La lecture du compte-rendu de la dernière réunion du Conseil d'agglomération du Grand Rodez (celle du 14 décembre 2010) nous en apprend de belles.
Ainsi, dès le début (page 2), dans le paragraphe "décisions du président prises par délégation du Conseil", on découvre qu'à l'occasion de la pose de la première pierre du musée (cérémonie totalement fictive qui a donné lieu à une propagande intense), Môssieur Soulages n'a pas eu à faire chauffer la carte bleue :
L'agglomération est décidément bonne fille ! Mais ce n'est que peccadille par rapport à la suite. Page 14, il est question d'un "ajustement des crédits de paiement du musée Soulages". Voici donc la dernière estimation :
Nous en sommes donc désormais officiellement à plus de 26 millions d'euros... alors qu'on ne voit pas encore les fondations du bâtiment ! Un vote a suivi la présentation. Signalons que sur 45 conseillers, 38 étaient présents, 5 des 7 absents ayant donné une procuration de vote. (Mais tout le monde ne semble pas avoir participé.) Seules deux personnes se sont distinguées de la masse moutonnesque, une seule ayant voté contre !
Un peu plus loin (page 36), il est question des assurances :
On ne semble pas du tout douter de la qualité du travail fourni par certains entrepreneurs, puisqu'on se prémunit contre un possible effondrement des bâtiments (pendant la construction !) et surtout contre le risque de malfaçons non apparentes. La confiance règne !
Il est vrai que la fin de l'année 2010 a été marquée par la défaillance de l'entreprise Felgines, qui ne travaillait pas directement sur le chantier du musée, mais juste à côté. Divers ragots ont circulé à ce sujet. Certains ont affirmé que la boîte n'était pas sérieuse et que des élus locaux le savaient. Il y a comme un petit contraste : ils affirment qu'on avait choisi le candidat le "mieux-disant", alors qu'il apparaît qu'il a décroché le marché parce qu'il était 40 % moins cher que ses concurrents ! Et puis... Yves Felgines s'est expliqué... et il semble qu'il se soit un peu fait rouler... Mais, d'après vous, qui va en être de sa poche, au final ? Le contribuable du Grand Rodez !
22:21 Publié dans On se Soulages ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, culture, art
samedi, 05 mars 2011
Les fables de Starevitch
Il s'agit de la réédition de courts-métrages datant de l'Entre-deux-guerres, avec une bande-son rénovée et un petit documentaire (fort instructif) à la fin, qui explique comment les auteurs (le couple Starevitch) ont conçu et animé les poupées et autres figurines que l'on voit à l'écran.
Cinq fables de Jean de La Fontaine ont été adaptées : Le Lion et le moucheron, Le Rat de ville et le rat des champs, Les Grenouilles qui demandent un roi, La Cigale et la fourmi et enfin Le Lion devenu vieux (que l'on peut voir sur la Toile).
Formé en Russie, avant les révolutions de 1917, Ladislas Starevitch a émigré en Italie puis en France. Il s'est notamment fait remarquer pour son adaptation du Roman de Renart , la série des Fétiche (comme Fétiche prestidigitateur et Fétiche en voyage de noces) et Fleur de Fougère. Il a inspiré nombre de cinéastes d'animation, par exemple le Tim Burton des Noces funèbres ou le Wes Anderson de Fantastic Mr Fox.
Franchement, c'est à voir sur grand écran, tant la qualité et la subtilité de l'animation sont grandes. La virtuosité est particulièrement visible dans les deux adaptations qui mettent en scène le lion (accompagné d'une foule d'autres animaux). En général, le texte de la fable est dit (ou écrit) au fur et à mesure que l'action se déroule. Cela facilite la compréhension des scènes, qui parfois s'écartent un peu de l'historiette écrite par La Fontaine.
Du coup, ce n'est pas toujours facile à suivre pour les tout petits, même si leur intérêt est capté par la vie donnée aux animaux... et même s'ils rient de bon coeur à l'activité grouillante et (faussement) désordonnée des rats comme des grenouilles. C'est paradoxalement le film adapté de la fable la plus connue, La Cigale et la fourmi, qui peut leur poser le plus de problèmes : le texte est dit en entier dès le début, suivi par environ dix minutes de film.
Pour la somptuosité des costumes et des décors, je recommande les fables avec le lion. Pour l'humour et la maîtrise des "scènes d'action", je recommande les fables avec les rats et les grenouilles. C'est d'ailleurs dans Le Rat de ville et le rat des champs (visible sur la Toile dans une version sans musique) que l'on peut voir le seul "acteur" vivant : un chat, dont l'arrivée provoque évidemment la panique dans le groupe de rats en train de festoyer !
23:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema, cinéma
vendredi, 04 mars 2011
"Le Ruthénois" a un an !
Bon anniversaire donc pour ce numéro 53. Dans ce qui peut ressembler à un éditorial, Bruno et Eric Aufrère soulignent la fragilité de l'entreprise, d'autant plus qu'une partie de la presse locale (Midi Libre et Centre Presse pour ne pas les nommer) n'a rien fait pour leur faciliter la tâche. Qu'en est-il de la diffusion ? D'après un site spécialisé (dont les informations remontent à plusieurs mois), elle serait d'environ 1 500 exemplaires, ce qui n'est pas brillant.
De la part des patrons du Ruthénois, il aurait aussi été courtois de rendre un petit hommage au travail effectué par Hugues Robert, même s'ils se sont séparés en mauvais termes.
Juste en-dessous, un entrefilet se veut plus rebelle : on signale l'absence (non justifiée) de Bernard Saules de la dernière réunion du Conseil municipal de Rodez :
Signalons que quatre autres membres de l'opposition ont "séché" la séance... Ne restaient que Maïté Laur et Jean-Louis Chauzy. Cela ne fait pas très sérieux... surtout quand on a appris la raison de l'absence de Bernard Saules. S'il n'était pas présent à Rodez le vendredi 25 au soir, c'était pour pouvoir assister (et se montrer) à l'émission Téléfoot, à Paris, le dimanche 27 au matin :
On le reconnaît, assis dans le public et, comme par hasard, juste dans l'axe de l'un des animateurs de l'émission, de manière à se trouver dans le champ de l'une des caméras. Elle est pas belle cette opération de com' ? Non seulement l'ancien arbitre a séché une séance du Conseil municipal alors qu'il n'était même pas invité à l'émission, mais il y a fort à parier qu'une négociation se soit déroulée pour que sa bobine soit clairement visible à l'écran. C'est sûr que c'est plus cool que d'arpenter les rues du canton de Rodez-Est !
Revenons au Ruthénois, qui a interrogé le député de la première circonscription aveyronnaise Yves Censi. Autant le dire tout de suite, là, l'esprit frondeur a été laissé au vestiaire. S'il est légitime que le député UMP formule des critiques à l'égard du maire de Rodez, on se serait néanmoins attendu à ce que Benjamin Laumaillé ne laisse pas proférer trop d'inexactitudes. Ainsi, Yves Censi peut affirmer sans être contredit que l'actuelle majorité ruthénoise n'a monté aucun projet propre. Il aurait été facile de torpiller cet argument, par exemple, en opposant le bilan de papa Censi et celui de Teyssèdre sur les écoles...
Si le député est titillé sur sa faible visibilité dans la circonscription, le journaliste s'est bien gardé de l'interroger sur son projet de séjour en Côte-d'Ivoire, qui lui a valu quelques reproches...
La suite est plus intéressante. Se posant en patron de l'UMP départementale, Yves Censi défend le bilan de Jean-Claude Luche (et égratigne au passage celui de son prédécesseur Jean Puech, dont le fiston a tenté de lui ravir son siège de député en 2007). A lire les propos du député, on sent aussi qu'il redoute le score de Daniel Tarrisse (qu'il n'ose pas nommer) dans le canton de Mur-de-Barrez.
S'il semble un peu gêné aux entournures par l'affaire Alliot-Marie et la politique étrangère menée par le gouvernement français, Yves Censi affiche clairement la couleur en matière de politique intérieure. Lui au moins porte son étiquette. Il n'est cependant pas contredit quand il se présente comme un défenseur de la laïcité... mais uniquement vis-à-vis de la religion musulmane. (Il ne faudrait pas que cela l'empêche de financer, sur sa réserve parlementaire, un collège privé.)
Je conseille aussi aux fonctionnaires en général et aux enseignants en particulier de lire la fin de cet entretien. Ils y verront l'annonce du programme du deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy, si d'aventure celui-ci est réélu en 2012. Permettez-moi de vous dire que vous risquez de déguster grave !
Cet entretien a inspiré Stéphanie Gras pour son dessin de la semaine. Yves Censi est caricaturé en Blueberry (son héros de fiction préféré d'après sa réponse au "questionnaire de Proust"), prêt à jouer du flingue à côté de la mairie de Rodez :
La politique est toujours à l'honneur dans ce numéro du Ruthénois, à travers diverses contributions. On peut y lire une réponse d'Emily Teyssèdre-Jullian aux attaques qu'elle a subies. Plus bas, Guilhem de Coulonges signe une tribune que je trouve très pertinente, sur la démocratie locale. Page suivante, Jean Milési, élu jadis de gauche passé à la majorité départementale, justifie son parcours dans un texte intéressant... mais très partial.
La suite du journal contient les rubriques habituelles et plein d'autres petites choses qui méritent l'attention.
23:05 Publié dans Politique aveyronnaise | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, presse, actualité, ump
Quelques "anciens" du NPA se font remarquer...
... dans la campagne des élections cantonales. Certains médias (plutôt de droite) ont relevé ces cas atypiques. Je ne pense pas qu'il faille en tirer des conclusions définitives sur le NPA. Contentons-nous d'examiner ces exemples.
On a surtout parlé des transfuges passés au Front national. Il me semble qu'il a d'abord été question de Fabien Engelmann, délégué CGT qui se présente en Moselle (à Algrange, dont le maire est communiste, le Conseil général étant tenu par l'UMP). Aux régionales de 2010, il était numéro 2 sur la liste NPA de Moselle (qui a recueilli 2 % des suffrages exprimés). Son positionnement politique a provoqué un malaise dans le syndicat de gauche, naguère rattaché au Parti communiste. Toutefois, au vu du nombre d'adhérents (plus de 600 000 apparemment), il est inévitable qu'en dépit de l'attachement affiché par les dirigeants syndicaux aux "valeurs de gauche", une partie des adhérents soit tentée par un autre vote protestataire... et ce n'est pas nouveau. Un "vote ouvrier" en faveur de l'extrême-droite a émergé dès les années 1980.
Mais la plus belle "prise" du FN est sans conteste Vénussia Myrtil (elle aussi venue du NPA), étudiante à Nanterre. Elle appartient à ce qu'il est convenu d'appeler une "minorité visible", mais non musulmane : une partie de sa famille est antillaise. Elle se présente dans les Yvelines, à Aubergenville (dont le maire et le conseiller général sont membres de l'UMP, qui gère le département).
Une troisième "ex" du NPA refait parler d'elle : Ilham Moussaïd, qui fut candidate aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (numéro 4 sur la liste NPA du Vaucluse, qui a recueilli 2 % des suffrages exprimés) et dont le foulard islamique a fait couler beaucoup d'encre. Elle a donc quitté le NPA et créé son propre mouvement politique, sous la bannière duquel elle compte se présenter aux cantonales, à Avignon (le canton Sud est tenu par le PS, tout comme le Conseil général du Vaucluse).
13:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, cantonales
jeudi, 03 mars 2011
L'automne des étiquettes
Alors que le printemps n'est pas très loin, la proximité des élections cantonales, loin de favoriser un quelconque bourgeonnement, semble plutôt provoquer la chute des étiquettes. En Aveyron, comme le site Aligorchie l'a pointé, à gauche comme à droite, beaucoup de candidats semblent avoir perdu toute référence à un parti politique auquel pourtant ils étaient il y a peu clairement rattachés. En Aveyron, l'UMP décroche le pompon, seulement 3 des 22 candidats soutenus par la majorité de droite affichant cet encartement.
Mais ce n'est pas un phénomène limité à ce département. L'Alsace comme Le Figaro relèvent (sous un titre identique... cela sent le pompage de dépêche AFP) une véritable épidémie de disparition des étiquettes. A droite, les exemples les plus fréquemment cités sont ceux de la Sarthe (département dont fut l'élu un certain François Fillon) et de la Seine-et-Marne (fief de Jean-François Copé), ainsi que le Tarn et l'Aveyron. A gauche, on évoque principalement les Bouches-du-Rhône, les récents développements judiciaires touchant la famille Guérini n'étant peut-être pas étrangers au phénomène.
Quant à l'Aveyron, toujours cité dans les articles, il a même fait l'objet d'une synthèse publiée dans le quotidien La Croix. Ce n'est pas extrêmement fouillé, mais c'est révélateur de l'intérêt suscité par la campagne indécise dans ce département... qui pourrait voir un quasi-inconnu arriver à sa tête, en cas d'égalité entre les deux camps !
01:06 Publié dans Politique, Politique aveyronnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, cantonales, ump
mercredi, 02 mars 2011
Du pastis aveyronnais !
Eh oui, ça existe ! Il est produit par l'entreprise Marius Bonal, qui a son siège juste à côté de Rodez, à Onet-le-Château. Il vient d'obtenir une médaille d'or (page 3) au récent Salon de l'Agriculture, ainsi que l'a révélé Midi Libre dans son édition du 25 février :
Pour tout dire, je suis en train d'en déguster un ! Voici à quoi ressemble la bouteille :
Vous allez me dire : mais qu'a-t-il de différent ? Après tout, n'est-ce pas une boisson anisée de plus, qui se couvre d'un vernis identitaire pour toucher un public ciblé ?
Ce n'est pas faux. Commençons par comparer les ingrédients du pastis aveyronnais avec ceux du concurrent d'une grande marque (ce que j'appelle "le pastis de circuit automobile"). Voici l'étiquette du produit local :
Les deux boissons (45 % de volume) ont une base d'alcool, de sucre, d'extraits aromatiques de plantes et comportent 2 % d'anis.
Chose curieuse, seule l'étiquette du Ricard mentionne la présence d'eau. Elle certifie aussi l'apport d'extraits naturels de réglisse. Le pastis aveyronnais ajoute "arôme naturel" à ceux déjà mentionnés. L'étiquette sous-entend que la flore d'Aubrac est à l'origine de cet ajout. Par contre, la réglisse n'est pas mentionnée.
Enfin, les deux boissons ne contiennent pas exactement le même colorant caramel : E150b pour le pastis aveyronnais, E150c pour l'autre. Le premier est fabriqué avec du sulfite de soude, le second avec de l'ammoniaque... Il me semble préférable de consommer le premier.
Bref, les deux produits se ressemblent. Le pastis aveyronnais est cependant un produit local, avec un goût légèrement différent du concurrent standardisé (un peu plus d'arômes, semble-t-il)... et un colorant moins "suspect".
22:57 Publié dans Aveyron, mon amour, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, salon de l'agriculture, cuisine
mardi, 01 mars 2011
Les Mystères de Lisbonne
C'est le fameux film de Raoul Ruiz, d'une durée de 4h30. Je l'ai vu dans un cinéma toulousain (l'ABC), avec un entracte ménagé après 2 heures environ.
L'action se déroule au Portugal, mais aussi en France (dans la seconde partie), au XIXe siècle (et un peu à la fin du XVIIIe, dans les retours en arrière).
Au coeur de l'intrigue se trouve un orphelin, placé dans une institution religieuse, sous la protection d'un mystérieux curé. Chacun a ses secrets, que l'on va découvrir au fur et à mesure que l'histoire se déroule. Cela commence par les origines de l'orphelin, "bâtard" d'une comtesse et d'un cadet désargenté. On va donc nous raconter l'histoire de cet amour contrarié par l'intervention du père de la comtesse (un rôle qu'aurait pu tenir Jean-Pierre Cassel) et du mari qu'il lui impose.
Le noeud de l'affaire est le sauvetage de l'enfant à naître, qui n'aurait pas dû survivre. Un mystérieux gitan entre en contact avec l'homme de main du père de la comtesse... On va bien entendu retrouver ces deux protagonistes dans la suite de l'histoire, l'un s'étant considérablement enrichi, l'autre ayant changé d'état...
Cette première partie est un peu indolente, trop posée parfois... ce qui permet au spectateur pas trop attentif de suivre l'histoire ! La réalisation est soignée, léchée, Ruiz affectionnant les mouvements courbes de la caméra.
La seconde partie, plus "française", nous permet d'en apprendre plus sur ce curé démiurge, véritable personnage à la Vautrin (de Balzac). On découvre sa jeunesse... et lui-même va enfin rencontrer son père, qu'il n'a pas connu ! Cela devient feuilletonnesque à l'extrême, avec moult rebondissements. Il est difficile de dire dans quelle mesure le réalisateur présente cela avec recul. En tout cas, il nous ménage quelques moments comiques, comme celui qui voit deux amants s'étonner que le mari trompé ait pu avoir connaissance de leur liaison... alors que la scène est observée par une servante à peine cachée derrière une fenêtre, qui apparaît, en fond d'image, entre les deux amoureux ! (Il y deux-trois autres scènes de ce type, assez croquignolesques, comme celle qui se déroule dans un monastère : autour d'un repas frugal, un abbé raconte sa jeunesse au curé, sous le regard vigilant d'une floppée de moines qui n'en perd pas une miette !)
Cette seconde partie, toujours impeccable au niveau de la réalisation, est plus rythmée, au point que là il faut être attentif pour ne pas perdre le fil des retours en arrière qui finissent par s'entrecroiser, certains personnages s'étant rencontrés dans le passé... sans que tous s'en souviennent forcément !
Si vous aimez le romanesque des XVIIIe-XIXe siècles, ce film est fait pour vous ! C'est quelque part entre La Vie de Marianne (de Marivaux) et Le Comte de Monte Cristo (de Dumas). On passe un (long) moment à l'écart du monde contemporain, dans un univers d'amours contrariées, d'élans fougueux et de manipulations cyniques.
13:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, cinema
lundi, 28 février 2011
Et l'orthographe, France Inter ?
J'ai déjà écrit combien je prise ce petit moment de bonheur, celui de la chronique de Daniel Morin au Fou du roi, sur France Inter, en particulier quand il fait intervenir le père Albert.
Comme elle est diffusée peu après 11h, le matin, je n'ai en général pas la possibilité de l'écouter en direct. Dès que je peux, je me précipite donc sur le site internet de la radio, qui offre en plus l'image de l'humoriste interprétant sa chronique. Voici ce sur quoi je suis tombé en voulant revoir celle de lundi 28 février (là encore avec le père Albert) :
Alors que, sur l'image de départ de la vidéo, l'adjectif "artificiels" est correctement accordé (ben oui, "paradis" est de genre masculin), le surtitre comporte une belle faute. On va voir combien de temps l'équipe du site internet va mettre pour corriger l'erreur.
P.S. (16h35)
Une heure après, c'est fait !
15:23 Publié dans Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, médias, internet
L'Oscar du court-métrage d'animation 2011
D'habitude, je m'intéresse plutôt aux longs films d'animation, mais mon attention a été attirée par KaG sur une création française, qui était en piste pour décrocher l'Oscar : Madagascar, carnet de voyage, de Bastien Dubois. Le film dresse un portrait haut en couleurs de l'île (avec une séquence forte autour d'un rituel funéraire), sur une musique entraînante. Il n'a finalement pas été primé, et pourtant, il est d'une grande virtuosité formelle. Le site du réalisateur annonce la sortie du livre-DVD comportant le making-of.
Pour les Oscar, il était en concurrence avec Let's pollute, de Geefwee Boedoe, un film militant, assez rétro dans la forme. Il n'est pas sûr que les membres du jury aient apprécié cette dénonciation du capitalisme outrancier, du consumérisme et de la pollution.
Face à eux se trouvait The Gruffalo, de Jakob Schuh et Max Lang, film animalier fonctionnant sur le mode du conte, de la légende... et dont le héros est une souris ! L'animation est un peu moins élaborée que chez les concurrents et l'histoire moins complexe. C'est incontestablement un bon film, mais destiné à un jeune public.
A mon avis, aucun de ces deux-là ne pouvait prétendre battre le film français. Les deux suivants, si. Il y a tout d'abord l'inévitable production Pixar : Day and Night, de Teddy Newton, drôle et inventif. Il aurait mérité de l'emporter... mais cela aurait fait deux prix pour la même maison de production ! (Rappelons que le très moyen Toy Story 3 a décroché l'Oscar du meilleur long métrage d'animation, alors qu'à mon avis L'Illusionniste lui est supérieur.)
And the winner is... The Lost Thing, de Shaun Tan et Andrew Ruhemann. C'est l'adaptation du propre livre de Shaun Tan. On a récompensé un film très réussi sur le plan visuel, mais surtout très original par le scénario, où l'on retrouve des références (pour l'ambiance) à Numéro 9, Wall-E, aux productions japonaises mais aussi à des films comme Brazil ou même Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (pour le héros).
14:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, cinema








