Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 12 novembre 2017

Un simple oubli ?

   Ce ne sont que quelques lignes, perdues dans l'un des nombreux articles du Canard enchaîné paru mercredi dernier (en page 2). Que disent-elles ? Que certain-e-s député-e-s récemment élu-e-s ont eu besoin de retoucher leur déclaration d'intérêts et d'activités, accessible sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (l'une des bonnes réformes de la présidence Hollande).

   Pourquoi donc ? Eh bien, ces élu-e-s de la République ont négligé d'indiquer la profession qu'ils-elles exerçaient avant de devenir député-e-s, ce qui est pourtant une obligation, à laquelle est consacré le premier paragraphe de cette déclaration :

politique,société,actualité,presse,médias,journalisme

   J'ai pris l'exemple d'une députée aveyronnaise, Anne Blanc, infirmière de son état, dont la fiche n'a pas été mise à jour à l'heure où j'écris ces lignes. (Nul doute que la rectification ne saurait tarder.) Le plus cocasse est que sur la page Facebook de LREM figure une publication remontant à mai dernier, présentant la candidate aux législatives comme une infirmière :

politique,société,actualité,presse,médias,journalisme

   On va me dire que ce ne sont là que des peccadilles en comparaison du comportement de certains rentiers de la République. Certes, mais, à la fin du printemps dernier, un grand mouvement de "dégagisme" a bénéficié à de nombreux candidats LREM. Il ne faudrait pas qu'ils oublient que, désormais, les électeurs ne supportent plus les petits (et grands) accommodements de leurs élus.

   L'autre intérêt de la lecture des déclarations est de pouvoir estimer le revenu total que leur procurent leurs différents mandats. (Là encore, merci Hollande pour la loi sur le non-cumul.) Ainsi en 2016, lorsque Mme Blanc était maire de Naucelle, présidente de la communauté de communes et conseillère départementale, elle touchait environ 5 500 euros bruts par mois (presque 1 900 en tant que maire, un peu moins de 1 600 de la communauté et 2 100 du Conseil départemental). La question qui se pose est : s'y ajoutait-il un revenu au titre d'infirmière ? Si oui, comment trouvait-elle le temps de tout faire ?

Écrire un commentaire