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mercredi, 18 avril 2018

L'Ile aux chiens

   Il a fallu attendre quatre ans (une éternité, dans le monde du cinéma) pour voir sortir le nouveau long-métrage de Wes Anderson. On l'avait quitté en 2014 avec un chef-d'oeuvre (The Grand Budapest Hotel), on le retrouve avec... un film d'animation, genre dans lequel il s'est déjà illustré, avec Fantastic Mr Fox.

   Accusés de véhiculer une maladie incurable, les chiens sont déportés sur une île poubelle, au large du Japon. Un homme politique populiste en profite pour renforcer son pouvoir et éliminer toute concurrence. Au-delà du divertissement (et de la prouesse technique que constitue l'animation image par image), il s'agit d'une fable politique, qui puise dans notre histoire commune (l'extermination des juifs et des Tsiganes) et traite de sujets ultra-contemporains (la montée des "démocratures").

   Dans sa version originale, le film est bilingue anglais-japonais. Cela renforce la vraisemblance des situations (l'action se déroule au Japon) et donne à certaines scènes une saveur inattendue : les personnages ne se comprennent pas toujours. Pourtant, les chiens parlent (anglais) ! Ils sont d'une incroyable vérité et ce alors que l'animation est conçue de manière légèrement saccadée. Cela donne un aspect quelque peu mécanique aux déplacements des personnages... et c'est souvent cocasse.

   J'ai adoré entendre parler les canidés. On leur a attribué des voix chaudes, onctueuses, qui contrastent évidemment avec l'état physique des chiens, qui peinent à survivre. Certains d'entre eux sont obsédés par l'idée de voter avant de prendre toute décision : c'est l'un des running-gags du film. Il y a aussi un côté cartoon dans certaines scènes, dont le déroulement n'est pas vraisemblable... sauf si l'on admet que l'on se trouve dans une sorte de dessin animé. Anderson est arrivé à marier les deux niveaux de lecture, le sérieux et le futile. Attention toutefois : c'est un peu compliqué (et parfois dur) pour les plus petits. L'intrigue est nourrie de retours en arrière, qui permettent de mieux comprendre la psychologie de tel personnage... ou de démasquer un complot.

   C'est peut-être le film le plus puissant que j'aie vu en 2018 (avec 3 Billboards) et, incontestablement, un chef-d'oeuvre d'animation, servi par une réalisation millimétrée, géométrique,  l'image de ce que sait faire Wes Anderson.

12:33 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Un chef d'oeuvre Grand Budapest ? Mouarf. Les goûts ne se discutent pas.
Je nai pas vu Mister Fox.
Jai beaucouo aimé cette ile aux chiens. Mais effectivement ce nest pas pour les petits.

Écrit par : Pascale | jeudi, 19 avril 2018

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Il m'arrive (rarement) de retourner voir un film au cinéma, l'année de sa sortie. En 2017, c'était pour "Au revoir là-haut". Avant, il y a eu "Les Figures de l'ombre", "Django unchained"... et "The Grand Budapest Hotel"... dont la bande originale me sert parfois de fond sonore, quand je m'adonne au repassage ! ;)

Écrit par : Henri Golant | jeudi, 19 avril 2018

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Je comprends tout ce que tu dis. Quand j'aime je ne compte plus.
Recemment c'est Hostiles que j'ai vu et revu. Sans repassage.
Il ne me reste pas grand chose du Grand Budapest qu'un acteur catastrophique. Il faudrait que je réécoute la Bo.

Écrit par : Pascale | samedi, 21 avril 2018

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