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dimanche, 16 septembre 2018

De chaque instant

   La sortie de ce documentaire est l'occasion de (re)découvrir les oeuvres précédentes de Nicolas Philibert, comme le célèbre Etre et avoir, mais aussi Nénette et Retour en Normandie (moins La Maison de la radio). Il y a une vingtaine d'années, le réalisateur s'était intéressé à la vie d'une clinique psychiatrique (dans La moindre des choses). Ici, il s'est plongé dans la formation des infirmières.

   Le film est découpé en trois parties. La première montre le début de la formation des apprenti-e-s (car il y a quelques hommes dans le groupe). Si l'on excepte la surreprésentation des femmes, la plus jeune promotion présente un portrait saisissant de la population française dans toute sa diversité : les Blancs métropolitains côtoient quelques ultramarins (moins nombreux qu'il y a vingt ou trente ans) et des enfants de l'immigration africaine et asiatique. Ces derniers sont sans doute un peu surreprésentés (mais le film a été tourné dans un établissement de Montreuil). C'est souvent drôle, parfois en raison de la maladresse des apprenti-e-s, parfois en raison de la cocasserie des situations (un futur infirmier joue une parturiente... en étant doté d'un vagin artificiel). La première demi-heure passe comme un charme. Je note que les jeunes femmes sont très souvent jolies, un aspect qui ne va pas contribuer à faire disparaître les fantasmes masculins portant sur les infirmières...

   La deuxième partie montre les jeunes sur le terrain, dans différentes situations. Il me semble que c'est à partir de ce moment que l'auteur a choisi de mélanger les promotions : on voit des étudiant-e-s en première, deuxième ou troisième année. Les patients sont majoritairement des personnes âgées ou des enfants. On voit très peu d'adultes de 20 à 60 ans. Comme les soignants, ils sont issus de différentes catégories de population. C'est filmé avec tact et précision. A quelques reprises, j'ai compati avec un-e patient-e. On apprécie quand la prise de sang est pratiquée par une professionnelle expérimentée ! On nous a toutefois évité les cas les plus sordides.

   La troisième partie est centrée sur les retours d'expériences et sur la future affectation des étudiant-e-s en troisième année. Ces dialogues entre formateurs et apprenants sont riches d'anecdotes, dont on comprend souvent qu'elles n'étaient pas montrables à l'écran. La dureté du métier apparaît davantage qu'auparavant, tout comme la motivation des jeunes. Leurs formateurs sont aussi bien mis en valeur, à travers l'expérience et le recul qu'ils apportent aux futures infirmières.

   Même s'il y a quelques longueurs, j'ai beaucoup aimé ce film, qu'il faudrait faire voir à tous les décideurs politiques qui trouvent que l'hôpital coûte trop cher.

Commentaires

J'avais envie... et puis non... pour l'avoir beaucoup fréquenté pendant 4 ans, l'hôpital me terrifie.

Écrit par : Pascale | lundi, 17 septembre 2018

La partie qui a été tournée dans les hôpitaux est la plus brève du film. Il y est question de prise de sang, de jambe cassée... et un peu de cancer. L'essentiel du propos tourne autour des infirmières et de leur apprentissage.

Écrit par : Henri Golant | lundi, 17 septembre 2018

Je généralise en employant le terme hôpital... c'est plutôt le personnel qui me terrifie. Je freine toujours à voir Première année. Sans doute demain.

J'attendais ton avis sur Thunder road...

Écrit par : Pascale | lundi, 17 septembre 2018

Pour "Thunder Road", il va falloir attendre, d'abord parce que le film (disponible à moins de 70 copies en France) n'est pas en vue à Rodez... et puis parce que la bande annonce ne me donne absolument pas envie d'y aller. L'histoire d'un flic dépressif qui perd sa mère en pleine procédure de divorce ne me tente pas des masses...

Écrit par : Henri Golant | mardi, 18 septembre 2018

Oula... le synopsis ne rend pas compte de la folie et de l'émotion du machin.

Écrit par : Pascale | vendredi, 21 septembre 2018

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