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vendredi, 22 février 2019

Une intime conviction

   Ce "film de procès" est consacré à l'affaire de la disparition de Suzanne Viguier (toujours non élucidée à ce jour), plus particulièrement à la préparation et au déroulement du second procès d'assises, qui s'est tenu à Albi (le premier s'étant déroulé à Toulouse).

   Attention toutefois : le scénario, qui prend quelques libertés avec la réalité, ne propose pas une vue strictement objective de l'affaire. Le réalisateur s'est placé dans le camp de l'accusé (reconnu innocent) Jacques Viguier, incarné par un Laurent Lucas étonnamment mutique.

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   Les deux personnages principaux sont le nouvel avocat de la défense, incarné par un Olivier Gourmet au sommet de sa forme, et sa petite main discrète et obstinée, interprétée par Marina Foïs, qu'on croirait investie d'une mission. Du côté des seconds rôles, je signale les performances de Philippe Uchan (vu notamment dans Au-revoir là-haut, il joue ici l'amant de la disparue), d'India Hair (la baby-sitter, remarquée dans Crash Test Aglaé) et d'Armande Boulanger, très juste dans le rôle de la fille de l'accusé.

   C'est très bien joué, rythmé, prenant, voire haletant. J'ai particulièrement aimé la mise en scène du travail de fourmi réalisé par Nora/Marina, qui est sur le point de foutre sa vie en l'air pour voir triompher ce qu'elle pense être la justice. Par contre, dans une scène, on en fait un peu trop : extraits d'écoutes à diffuser au procès + câble d'alimentation du portable oublié dans la voiture + coup de fil urgent du fils + véhicule qui déboule dans la rue = surcharge inutile.

    A l'audience, pour moi, le meilleur moment est celui de l'interrogatoire de la baby-sitter, qui change grandement la manière de voir les jours qui ont suivi la disparition de Suzanne Viguier. Le film nous laisse toutefois sur notre faim... et pour cause : on ne sait toujours pas si l'épouse du juriste est encore en vie ni où elle se trouve. Ceci dit, vu ce qui ressort de l'affaire, il y a peu de chances qu'elle ne soit pas morte. La question reste en suspens : qui l'a tuée ?

Commentaires

Je pense que c'est cette vache de Colonel Moutarde dans le bureau avec le chandelier.

La scène de trop avec passage à l'hôpital... je suis d'accord est too much.
Mais sinon c'est très prenant. Et Olivier Gourmet : superlatif.
Et je découvre que je suis née dans la même ville (on ne rit pas) qu'Eric Dupont Moretti et que nous avons fréquenté les mêmes écoles. Étonnant non ?

Écrit par : Pascale | dimanche, 24 février 2019

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Un de ces quatre, il faudra quand même que les augustes membres de l'Académie des César se décident à filer une compression à l'un des meilleurs acteurs francophones de notre époque.

Écrit par : Henri Golant | dimanche, 24 février 2019

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Rebonjour, Gourmet impérial vaut à lui seul d'aller voir le film. Eh oui, à quand un César, que dis-je, un Oscar. Bonne journée.

Écrit par : dasola | mercredi, 27 février 2019

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A lire sur le sujet : l'entretien accordé au quotidien "Centre Presse" par l'ancienne compagne de Jacques Viguier, qui travaille désormais à... Rodez !

https://www.centrepresseaveyron.fr/2019/02/27/affaire-viguier-ca-a-brise-jacques-temoigne-son-ex-compagne,8040337.php

Écrit par : Henri Golant | mercredi, 27 février 2019

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