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mercredi, 04 mai 2022

Doctor Strange in the multiverse of madness

   Il a fallu attendre plus de cinq ans après la sortie du premier Doctor Strange pour voir débouler la suite dans les salles obscures. Aux manettes se trouve désormais Sam Raimi, qui a jadis réalisé ce que j'estime être les meilleures adaptations cinématographiques de Spider-Man (avec Tobey Maguire)... dont le dernier volet des aventures (coïncidence ?...) fait lui aussi intervenir le "multivers".

   C'est (avec l'inventivité graphique des décorateurs et des spécialistes des effets spéciaux) l'un des atouts de ce long-métrage, qui met le héros en contact avec d'autres versions de lui-même. (Conclusion : notre univers a la chance de posséder le "meilleur" Doctor Strange... cool, non ?)

   J'ai eu un peu peur au début : on découvre notre Stephen avec la coupe de cheveux d'un hipster en train de faire de la gymnastique devant un fond vert, en compagnie d'une adolescente dont on sent qu'elle va nous lui casser les pieds pendant deux bonnes heures. Tous deux sont opposés à un méchant très très méchant.

   ... mais ce n'est pas le principal antagoniste qu'il va leur falloir vaincre. Plus forte que la créature démoniaque est... une sorcière, dont les pouvoirs, déjà bien grands, sont démultipliés par l'usage d'un grimoire maléfique... Faut pas faire chier la dame ! Dans le rôle, Elizabeth Olsen a la chance d'incarner deux versions très différentes d'elle-même. L'actrice s'en sort bien, même si la séquence de la "maman grizzli" (quand la sorcière a pris possession du corps d'une mère de famille en apparence inoffensive) frôle le ridicule.

   La première baston (avec la grosse bébête monoculaire) est la plus réussie. Les autres scènes m'ont semblé répétitives, un peu stéréotypées. Et puis ce personnage prêt à foutre en l'air des centaines d'univers parallèles pour avoir le plaisir de vivre avec les enfants qu'elle n'a pas pu avoir dans notre monde.... comment dire... c'est quand même très limite au niveau du scénario... et je ne parlerai pas de l'intervention d'un groupe d'Illuminati... un des plus mauvais moments du film.

   En revanche, les effets spéciaux sont bluffants. J'ai vu cela dans la plus grande salle du cinéma ruthénois et, franchement, ça dépote. J'ai particulièrement aimé la scène qui montre deux personnages traverser plusieurs univers parallèles, ainsi que la bagarre (musicale...) entre deux versions de Strange. Sur le plan visuel, certains plans déjantés rappellent des scènes d'Inception. Vers la fin, une dernière bonne surprise nous est proposée avec la résurrection d'une version de Strange (grâce à un dreamwalking, un état second permettant de prendre possession d'un corps à distance). Sam Raimi s'est rappelé qu'il avait commencé sa carrière en réalisant des films de zombies (Evil Dead) !

   Comme vous pouvez le constater, il y a à boire et à manger. Notons que les producteurs semblent vouloir profiter des longs-métrages sortis en salle pour "booster" les séries-maison, comme WandaVision et Loki, auxquelles certains événements font allusion. On sent aussi, de manière appuyée, la volonté de Disney de se plier aux règles du "politiquement correct". Désormais, les films de super-héros sont peuplés de "minorités visibles" et de femmes d'action (ce dont je ne me plains pas)... mais c'est à se demander si le mâle blanc hétérosexuel n'est pas en voie de disparition outre-Atlantique !

22:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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