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mercredi, 11 mai 2022

The Duke

   Ce duc est celui de Wellington, l'un des plus redoutables adversaires de Napoléon Bonaparte, connu notamment pour son rôle dans la bataille de Waterloo. Son portrait a été réalisé par Francisco Goya. L'objet constitue un bien patrimonial de grande importance outre-Manche, si bien qu'en 1961, les élites britanniques se sont mobilisées pour empêcher son départ aux États-Unis. Cependant, quelques semaines plus tard, le tableau fut volé à la National Gallery.

   C'est à ce moment-là qu'entre en jeu un drôle de lascar, Kempton Bunton, un chauffeur de bus retraité, progressiste et gouailleur, qui a repris du service dans une compagnie de taxi pour arrondir ses fins de mois, son épouse Dorothy continuant, malgré son âge avancé, à faire la bonniche dans une famille bourgeoise.

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   Ces personnages sont incarnés par deux acteurs formidables, Jim Broadbent et Helen Mirren. Le premier, habitué des seconds rôles, est sans doute moins connu du public français. On a toutefois pu le voir dans Cloud Atlas, la saga Harry Potter et plus récemment dans Paddington 1 et 2. La seconde confirme qu'elle peut décidément tout jouer, de la reine d'Angleterre (dans The Queen) à la femme de ménage, en passant par la mère d'un truand dans Hobbes & Shaw.

   Ce vieux couple a l'air bancal, de prime abord : il y a beaucoup de mensonges et de non-dits entre eux. Mais c'est aussi une histoire d'amour qui dure, depuis des décennies. Entre eux, les répliques fusent. Ils m'ont faire rire... et ils m'ont touché, à travers la douleur qu'ils éprouvent en repensant au décès de leur fille.

   Bien que désespéré au fond, Kempton essaie de prendre la vie du bon côté et de faire bouger les choses. Au début de l'histoire, on le voit lancer une croisade contre le paiement de la redevance par les retraités et les vétérans de l'armée. Il va jusqu'à rendre son poste de télévision inapte à recevoir la BBC pour justifier son refus de payer la taxe ! C'est vraiment savoureux.

   Le procès est aussi l'occasion d'assister à quelques moments de bravoure. Les dialogues (à savourer de préférence en V.O. sous-titrée) sont vraiment bien écrits ... et servis par des comédiens hors pair. Je ne dirai pas comment tout cela se termine. Sachez toutefois que le film a pris quelques libertés avec l'histoire réelle qui l'a inspiré.

   P.S.

   A la fin, nous avons droit à un clin d’œil cinéphilique, puisque, moins d'un an après avoir été volé, le tableau est apparu dans un célèbre film de fiction... que les héros sont allés voir au cinéma !

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23:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Bonjour Henri Golant
Je l'ai vu deux fois en deux jours!
Maintenant, je serais curieux de connaître la vraie histoire, si le scénario a pris des libertés avec elle...

Écrit par : tadloiducine | jeudi, 26 mai 2022

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