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jeudi, 25 juillet 2024

Deadpool & Wolverine

   Il a fallu attendre six ans (depuis Deadpool 2) pour revoir sur grand écran les aventures du super-héros malpoli, à la bisexualité égrillarde... et ça valait le coup.

   Dès le début, on est cueilli par une séquence de combat ébouriffante, sanglante, grossière, comique au possible, avec un Deadpool à la fois pathétique et mal élevé, s'adressant à la caméra... ou faisant des commentaires sarcastiques (en voix-off). Ryan Reynolds (qui coproduit et a participé à l'écriture du scénario) profite de l'occasion pour (par l'intermédiaire de son personnage) casser du sucre sur le dos de Disney-Marvel, la multinationale ayant, depuis le précédent film, racheté la 20th Century Fox (qui produisait Deadpool).

   Dès le départ, c'est bourré de clins d’œil aux "anciens" films de l'univers Marvel, les auteurs ayant visiblement une prédilection pour ceux qui ont été produits avant la prise de contrôle par Disney. Sans surprise, Logan est l'un des mieux traités... et ça tombe bien, puisque les scénaristes ont dû se creuser la tête pour en contredire la fin : il fallait ressusciter Wolverine... Merci le Multiverse !

   Après un retour en arrière des plus réjouissants (qui voit Deadpool "essayer" différentes versions de Serval), la rencontre tant attendue finit par se produire, tout comme la baston. Les deux énergumènes vont finir par s'allier... ce qui ne les empêche pas, un peu plus tard, de "remettre ça" dans une voiture, une véritable boucherie tournée comme une scène d'amour un peu ardente...

   C'est l'occasion de préciser que les effets spéciaux sont saisissants. On connaît déjà ceux mis en œuvre pour illustrer les pouvoirs des deux super-héros. Il faut y ajouter ceux déployés quand la méchante (Cassandra Nova) se trouve à l'écran. C'est imaginatif et brillant, tout comme la chorégraphie des bagarres. (Derrière la caméra se trouve Shawn Levy, auquel on doit, entre autres, Free Guy.)

   Cette redoutable méchante apparaît dans l'un des univers parallèles, celui qui sert un peu de déchetterie de super-héros, dans une ambiance à la Mad Max.

   On ne s'ennuie pas une seconde... et il faut bien tendre l'oreille, pour capter toutes les allusions et tous les jeux de mots (très souvent à connotation sexuelle). Ainsi, quand Deadpool évoque les 206 os du corps humain, c'est pour ajouter qu'il lui en pousse un 207e quand il regarde Gossip Girl, la série où a joué Blake Lively... compagne de Ryan Reynolds... et dont la plastique avantageuse n'a échappé à aucun des spectateurs d'Instinct de survie.

   (Je recommande d'ailleurs de voir le film en version française, Ryan Reynolds étant doublé par l'excellent Pierre Tessier.)

   Du coup, ce film d'action survitaminé, politiquement incorrect, dit deux-trois choses pas idiotes à l'occasion. Hugh Jackman s'est laissé convaincre de rempiler une dernière fois dans le rôle de Wolverine, même si l'on sent, dans quelques scènes, qu'il ne raffole pas du côté ambigu donné à la relation entre son personnage et Deadpool. Je pense que la générosité de son cachet (20 millions de dollars, Ryan Reynolds recevant lui 30 millions) a contribué à faire passer la pilule... et à l'inciter à retourner passer des heures sur le banc de muscu.

   Je me suis ré-ga-lé.

   P.S.

   Bien entendu, il ne faut quitter la salle trop vite.

00:22 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

J'ai vu la bande annonce... ça ne m'a guère donné envie d'y consacrer une séance en salle. Je n'ai vu aucun film avec ce "Deadpool".
Pour moi, j'ai un trop bon souvenir de Logan (que ça m'a plutôt donné envie de revoir).
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola

Écrit par : tadloiducine | dimanche, 28 juillet 2024

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Au niveau du style, c'est très différent de "Logan", un film de super-héros quasi philosophique. Deadpool est goguenard, ordurier... et multiplie les clins d’œil (plus ou moins respectueux) aux autres films de la galaxie Marvel (entre autres).

Écrit par : Henri G. | dimanche, 28 juillet 2024

Un petit coup de mou m'a fait dire : va voir un film bourrin qui va te démonter la tête.
J'ai été servie mais dans le meilleur sens du terme.
Dès la scène d'ouverture comme tu dis complètement con, vulgaire et sanglante j'ai pensé que ce rythme ne tiendrait pas longtemps. Et ça tient.
L'histoire... je n'ai RIEN compris mais qu'est-ce que je me suis amusée. Et je crois avoir saisi la plupart des sous-entendus.
Le "la Fox t'a viré, Disney t'a racheté et va t'exploiter jusqu'à tes 90 ans", trop drôle. Ya même (il me semble) une allusion à The greatest show man.
Quand Deadpool se penche pour voir le torse (admirable) de Wolverine, c'est trop drôle.
Les effets spéciaux sont les meilleurs que j'ai vus je crois. Notamment quand la vilaine utilise ses doigts et le masque de Deadpool parvient à être expressif parfois...
Et les répliques de Channing Tatum m'ont bien faire rire : "Parle ou je balance les cartes"... "Je ne connais pas mon père mais dès que je suis sortie de sa verge j'étais prêt".
L'apparition de Captain America devenu très impoli, celle de Blade, la mauvaise humeur permanente de Wolverine... tout concourt à passer un super moment.
Franchement je n'en reviens pas.
Et pour une fois la scène post générique est super chouette (elles sont souvent très décevantes).

Écrit par : Pascale | dimanche, 28 juillet 2024

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