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dimanche, 14 juin 2026

Ghost in the Shell

   Je me rappelle encore la première fois que j'ai vu l'adaptation du manga, il y a presque trente ans. C'était à Toulouse, dans le cinéma qui à l'époque ne s'appelait pas American Cosmograph mais Utopia, dans la salle rouge, celle située à l'étage, qui compte un petit retranchement au fond, où il est possible d'étendre ses jambes. Dès le début, j'avais été hypnotisé par la musique du générique... et la suite m'avait passionné.

   Ressorti en version restaurée, le film n'a rien perdu de sa force. Son intrigue, complexe, a de quoi déconcerter les amateurs de scénario balisé. Dans un futur hyper-technologisé, il est question de rivalités entre pays supposés démocratiques, mais aussi de tensions internes, entre services. Il y a donc complot, complot dans le complot... et même manipulation dans le complot interne au complot. (C'est peut-être le moment de prendre un cachet d'aspirine.) 

    Se greffe là-dessus un questionnement sur la nature humaine. Dans ce futur qui nous pend peut-être au nez, les "humains augmentés" côtoient des cyborgs/androïdes plus au moins perfectionnés, certains semblant développer une forme d'humanité. Le "ghost" est leur programme central, mais l'on finit par se demander si ce n'est pas plutôt leur "âme" ou une forme de conscience de soi.

   Les policiers anti-terroristes traquent un mystérieux pirate informatique, surnommé puppet master, le "maître des marionnettes", capable de prendre le contrôle à distance de n'importe quel système informatique... et même d'implanter de faux souvenirs dans la tête d'un humain. Quelles sont ses réelles intentions ? Jusqu'où vont ses compétences ? A-t-il inventé une nouvelle forme de vie, une sorte de conscience créée de manière uniquement numérique ? Ces questions croisent les propres interrogations de la principale enquêtrice, le Major Motoko Kusanagi, la plus badass des androïdes.

   Les décors sont chiadés, l'animation de grande qualité, même si elle a un poil vieilli. L’œuvre du réalisateur, Mamoru Oshii, est en général méconnue. Cette ressortie pourrait être l'occasion de la faire mieux connaître aux cinéphiles.

17:57 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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