dimanche, 06 septembre 2026
Brokenwood, saison 11
Depuis quelques années, France 3 a pris l'habitude de démarrer le mois de septembre, le dimanche soir, par la diffusion de cette savoureuse série policière néo-zélandaise.
La semaine dernière, le premier épisode programmé, "La dame aux rubans", était hyper-classique, mais il permettait de retrouver les personnages emblématiques, à commencer par le chef du poste de police, Mike Shepherd, débonnaire, bedonnant... et très futé. (Cette saison n'est pas de tout repos pour lui... et pour son antique véhicule, qui va subir quelques avanies...)
Il est toujours efficacement secondé par la capitaine Sims (aussi charmante que rigoureuse) et le lieutenant Chalmers, une armoire à glace d'origine maorie... et policier intransigeant, sachant toutefois faire preuve d'empathie. Au quotidien, les forces de l'ordre côtoient Frodon (tenancier d'un coffee-truck, toujours mêlé à des histoires troubles, malgré lui), Ray et Trudy Nelson (tenanciers atypiques du pub local), les commères du coin, sans oublier le pasteur homosexuel et son compagnon psychologue, moins attaché que lui à la monogamie, semble-t-il...
Cela pétille d'humour, parfois de nonsense. (N'oubliez pas que nombre de ces gens-là ont des origines britanniques...)
Ce dimanche soir, on nous propose le deuxième épisode, "Quiz Mortel". Là encore, l'intrigue n'est pas hyper-originale, mais l'épisode est de nouveau l'occasion de croiser une galerie de personnages hauts en couleur.
La semaine prochaine, nous aurons droit à "Esprit, es-tu là ?", un très bon épisode, au début duquel un meurtre est commis en pleine séance de spiritisme. L'ambiance (celle d'un Whodunit) rappelle un peu celle des romans d'Agatha Christie. L'enquête va mettre au jour pas mal de secrets. J'ai beaucoup aimé.
La suite est tout aussi réjouissante, avec l'épisode 4, "La cupidité, c'est mal". L'intrigue est parfois limite invraisemblable, mais les acteurs (premiers comme seconds rôles) sont convaincants.
En revanche, l'histoire du cinquième épisode, "La dernière descente", est particulièrement tortueuse. L'ambiance est moins à la gaudriole, mais c'est prenant.
La saison s'achèvera en apothéose, avec "Noël chez les Oades", un petit bijou d'absurdité délinquante, avec en vedette... un Père Noël... et les membres d'une famille de "cas sociaux", certains découverts dans la saison 8.
P.S. I
A celle et ceux qu'enchantent les accents exotiques, je recommande la version originale sous-titrée, qui permet de profiter pleinement des aspérités de l'anglo-australien.
P.S. II
En V.O. comme en V.F., la musique country qui accompagne ces aventures est un délice pour les oreilles.
15:36 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Tad l'explorateur et la lampe magique
Ce long-métrage d'animation espagnol est le quatrième évoquant les aventures d'un apprenti-archéologue, au départ pas très doué, mais qui, à force de maladresses, de courage, d'acharnement... et de chance, finit par effectuer de fantastiques découvertes.
Autour de lui s'est constituée une étrange famille. Au coeur de celle-ci se trouve la compagne de Tad, Sara Lavrof, authentique (et rigoureuse) archéologue, rencontrée dans le premier volet et dont le héros est tombé éperdument amoureux. Comme c'était réciproque, le couple s'est formé... et, pour ces quatrièmes aventures, il s'est agrandi d'une progéniture, une petite fille au caractère déjà bien affirmé.
Autour de ce trio gravitent un chien stupide, un perroquet ara qui, au départ, ne s'exprime que par pancarte (avec des émoticônes toujours savoureuses...)... et (nouveauté de l'épisode) un petit robot archéologue, aux ressources insoupçonnées.
Pour compléter le tableau familial, il convient d'ajouter les deux "meilleurs amis" du couple. Le plus ancien (mais pas le plus vieux !), rencontré dès le premier épisode, est une momie inca, surnommé Mummy... et parfois appelé Mommy, dans la version originale, par la gamine, qui s'est prise d'affection pour cette survivance d'une civilisation (en partie) disparue. Depuis l'épisode précédent (Tad l'explorateur et la table d'émeraude, qui a récemment été diffusé à la télévision), une Égyptienne très très bien conservée a rejoint la troupe : Ramona Ra Amon Ah, avec des espaces.
Tout ce petit monde est très bien doublé en français. De surcroît, dans la VF du dernier épisode, les héros rencontrent le "génie de la lampe", qui a la voix de... Chantal Ladesou. L'irruption de ce personnage fantasque vaut son pesant d'huile d'olive !
Confrontés au descendant du sultan turc Soliman le Magnifique (puis à Soliman lui-même, une fois transportés dans le passé), les héros tentent d'empêcher le tyran d'acquérir un pouvoir fabuleux... et de remédier aux bêtises de Mummy, la momie inca accro au smartphone accumulant les bévues...
Au départ, c'est une parodie d'Indiana Jones et de Benjamin Gates, destinée aux enfants. Les auteurs y ont mêlé des références à Star Wars, à Titanic... et même à Mad Max Fury Road ! J'ajoute qu'une des meilleures séquences voit la petite troupe s'introduire dans Buckingham Palace. On peut y croiser le roi Charles III mais, surtout, une redoutable (mais sympathique) bande de quadrupèdes. Cerise sur le gâteau : les auteurs ont réussi leur conclusion, qui joue sur le paradoxe temporel. (Je dois dire que je n'ai pas été insensible à la mise en scène de l'attachement père-fille.)
Les enfants rient aux péripéties et les adultes savourent les clins d’œil. Cela dure à peine plus d'1h30 et l'on passe un bon moment... au frais, la canicule étant (temporairement) de retour dans le Sud-Ouest.
P.S.
Certaines coïncidences sont parfois troublantes. La séance de cinéma fut suivie d'un repas au restaurant. Nous en étions au dessert lorsqu'un couple entra dans l'établissement, tenant en laisse... un corgi ! Saperlipopette !
14:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

