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mercredi, 09 août 2017

Le héros du jour

   Je veux bien évidemment parler de l'inénarrable Pierre-Ambroise Bosse, l'athlète français qui est devenu hier champion du monde du 800 mètres, à Londres. Il est connu pour son caractère fantasque. C'est un "bon client" pour les médias, qui redoutent toutefois (à raison) que ses propos ne dérapent un peu :

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   Pour en juger, rendez-vous sur le site de France télévisions et visionnez la retransmission de la soirée d'hier. Vous pourrez y revoir la (superbe) course du Français mais (surtout) écouter (et voir) l'entretien qu'il a accordé à la chaîne publique, vraiment décalé. Cela commence au bout de 2h23 de retransmission.

   "PAB" comme on le surnomme commence par "chambrer" un peu Nelson Montfort. Dans la suite, je recommande tout particulièrement l'anecdote de la bouteille d'eau, "un truc incroyable qui n'a rien à voir avec la course"...

vendredi, 23 juin 2017

Le griffon automobile

   On connaît le griffon, animal mythologique, généralement représenté sous la forme mi-aigle mi-lion. Il est devenu le symbole d'une marque automobile britannique, Vauxhall. Les spectateurs attentifs de France 2 ont pu noter sa présence lundi dernier, quand a été diffusé l'épisode 6 de la sixième saison de la série Meurtres au paradis (la deuxième partie de "Un homme à la mer") :

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   Exceptionnellement, cet épisode double a été tourné en partie au Royaume-Uni, où s'est poursuivie l'enquête débutée dans les Caraïbes (tournée en Guadeloupe). Il faut y voir comme un symbole de l'alchimie franco-britannique qui fait le succès de cette série.

   En effet, le nom de la marque (Vauxhall) a une origine française. Foulques de Bréauté était un chevalier normand des XIIe-XIIIe siècles, installé à la cour d'Angleterre. Le domaine qu'il occupait, à proximité de Londres, prit son nom : Falkes' (Fawkes') Hall. Les armoiries normandes devaient être présentes en ces lieux. Il n'est donc pas étonnant qu'elles aient inspiré l'emblème de l'entreprise automobile qui se développa des siècles plus tard, dans ce qui était devenu un quartier londonien.

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   L'histoire industrielle de l'Europe nous a récemment fait un petit clin d'oeil. En raison de l'achat d'Opel par le groupe PSA, la marque Vauxhall se retrouve désormais sous pavillon français !

mercredi, 14 juin 2017

L'Aveyron en deuil

   Une atmosphère trouble règne sur le plus beau département du monde. En ce début d'après-midi, les églises rouergates ont sonné le glas. A Rodez, sur la place d'Armes, on a vu des femmes s'arracher les cheveux, au milieu d'automobilistes qui avaient cessé de klaxonner. Sur l'Aubrac, les vaches se sont toutes mises à meugler en même temps, pendant que, sur le Larzac, on a entendu des loups (et des chiens errants) hurler à la mort.

   Mais pourquoi diable ? Quelle est la cause de ces phénomènes extraordinaires ? Est-ce l'annonce de la relégation du ROC handball en Nationale 2 ? Est-ce la perspective de la fin de la rente parlementaire d'Yves Censi ? N'y a-t-il pas plutôt un lien avec le début des épreuves écrites du baccalauréat général ? Ou bien des extraterrestres ont-ils atterri sur le toit du musée Soulages ?

   Il ne s'agit de rien de tout cela. Aujourd'hui, sur TF1, dans l'émission Les 12 coups de midi, le jeune champion aveyronnais a été... battu ! Pour Timothée Cros, la 83e participation a été la dernière (en attendant les masters). Il a chuté sur deux questions auxquelles il connaissait la réponse, mais, cette fois-ci, sa bonne étoile l'avait quitté, permettant à son adversaire de l'emporter d'extrême justesse :

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   Depuis quelques jours, il paraissait un peu fatigué : il a commis des erreurs inhabituelles, au point d'avoir failli passer à la trappe à plusieurs reprises. Il faut dire que, du côté de la production, on sentait comme une petite envie de changement. Le ressortissant de Cantoin a dû affronter davantage de concurrents coriaces (dont un professeur des écoles corse) et, de temps à autre, au moment du "coup fatal", il m'a semblé que les questions attribuées à ses adversaires étaient un poil plus faciles. Mais ce n'est sans doute qu'une impression (impression, que, soit dit en passant, je crois que notre champion a partagée à une ou deux reprises).

   Mais, soyons beaux joueurs. Son vainqueur du jour (un jeune homme très émotif) a, dans la foulée, réalisé un "coup de maître", ce qui lui permet de démarrer son parcours avec une cagnotte de 15 000 euros, loin (pour l'instant) de celle accumulée par Timothée :

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mercredi, 07 juin 2017

Le héros de la télé

   L'Aveyronnais Timothée Cros continue de faire les beaux jours de l'émission Les 12 coups de midi. Il a dépassé les 70 participations et tente de découvrir sa troisième étoile (la première remontant à avril dernier). Cela lui vaut les honneurs cette semaine du magasine Télé Loisirs, qui l'a placé en Une :

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   Page 4, il fait l'objet d'une grande partie de l'éditorial :

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   Plus loin, les pages 12-13 lui sont consacrées. Le jeune homme y parle de ses points forts et de certains de ses points faibles, du super-champion Christian auquel on commence à le comparer. Cette supposée rivalité est montée en épingle (tout comme les rapprochements avec les ravissantes jeunes candidates) pour pimenter le jeu et augmenter l'audience... mais on peut dire à nouveau que c'est déjà terminé depuis un moment pour Timothée. Son élimination (officielle) devrait se produire dans les jours qui viennent. Selon mes informations, il va quand même finir deuxième meilleur candidat de tous les temps (pour ce jeu). Une belle performance, pour un étudiant de 24 ans.

lundi, 17 avril 2017

Jackpot pour le futur agriculteur aveyronnais

   Il y a deux semaines, au jeu "Les 12 coups de midi", on avait quitté le jeune Timothée Cros avec un capital d'un peu plus de 65 000 euros et un record de "coups de maître" consécutifs. Il a bien progressé depuis, puisque, aujourd'hui, grâce à la découverte de "l'étoile mystérieuse" (dont l'image n'était plus masquée par aucune case), il a atteint les 145 000 euros de gains, ce qui le place dans les vingt meilleurs joueurs de l'histoire de l'émission. Au passage, remarquons que la personnalité à découvrir était bien celle dont le nom circulait sur les réseaux sociaux, à savoir Annie Girardot :

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   Que dire de cette émission du lundi de Pâques, sinon que tout a concouru au succès de l'Aveyronnais ? Lors du face-à-face (le "coup fatal"), il a affronté la moins redoutable des trois concurrents du jour. La première (une étudiante en biologie) avait été rapidement éliminée et le deuxième (un gérant d'hôtel) a tenté un duel qui a tourné au bénéfice de la troisième candidate, tombée sur une question facile. Ce n'est peut-être que le fait du hasard, mais, là encore, il a bien fait les choses. Après tout, il aurait été injuste qu'un-e autre candidat-e bénéficie des efforts fournis par le jeune Timothée lors des précédentes émissions.

   Pour lui, l'aventure continue !

dimanche, 02 avril 2017

Un (futur) agriculteur à l'honneur

   ... et c'est un Aveyronnais ! Depuis un peu plus d'une semaine désormais, Timothée Cros, un étudiant originaire de la commune de Cantoin, en plein Nord-Aveyron, casse la baraque aux 12 coups de midi, un jeu animé par Jean-Luc Reichmann et diffusé quotidiennement sur TF1.

   Ce n'est pas le premier candidat aveyronnais à s'y distinguer. Il y a quelques années de cela, Pierre-Marie Roques, originaire de Flagnac (une commune proche de Decazeville), avait tenu plus d'un mois, empochant au total près de 200 000 euros !

   Le fils d'agriculteur de l'Aubrac n'en est pas encore là, mais, au moment où j'écris je tape ces lignes, il a déjà gagné plus de 65 000 euros, battant au passage le record de "coups de maître" (sans-faute à l'avant-dernière épreuve du jeu) d'affilée : 7 en autant de participations. Bravo, jeune homme ! Sa réussite a même fait un peu perdre les pédales à Centre Presse, qui a titré un peu vite après sa huitième victoire :

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   Or, si Timothée Cros a bien remporté sa huitième victoire d'affilée vendredi 31 mars, il n'a pas réalisé de "coup de maître" cette fois-ci.

   Cela n'enlève rien au mérite du jeune homme, dont la soudaine popularité n'est pas liée qu'à ses brillants résultats. Il est sympathique et simple... et c'est un fils d'agriculteurs, une profession dont les difficultés font régulièrement l'actualité. Attention toutefois : au vu de ce qu'il a dit au cours des émissions précédentes, je ne pense pas que l'exploitation de ses parents soit une de celles qui rencontrent les plus grandes difficultés. Lui-même n'est sans doute pas tout à fait l'incarnation moyenne du futur jeune agriculteur : il termine une école d'ingénieur, après avoir naguère décroché un bac S avec mention. Si son parcours est révélateur des changements qui traversent la société agricole (les exploitants sont de plus en plus diplômés), il se situe quand même plutôt au niveau de l'élite. Nombre de ses futurs collègues en sont restés à un bac pro, éventuellement complété par un BTS ou une formation proposée par une Chambre d'agriculture.

   Quoi qu'il en soit, ce candidat de Cantoin dispose d'une solide culture générale, aussi bien en littérature, cinéma, sports qu'en sciences, histoire et géographie. Il me semble doué aussi de bonnes capacités de déduction, une qualité indispensable à la réussite dans ce genre de jeux.

   Et puis, parfois, la chance, voire la Providence, s'en mêle. Ainsi, ce brillant candidat a failli passer à la trappe dès le 27 mars. A deux reprises, dans la première partie de l'émission, il est tombé sur des questions qui ne l'ont pas inspiré. (Soyons honnêtes : je n'aurais peut-être pas fait mieux... et, surtout, je ne serais pas arrivé jusque-là !) Le voilà donc lancé dans un duel (pour conserver sa place dans la partie). Il a défié une autre candidate, qui est tombée sur une question de... football :

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   La question était d'une difficulté telle que je peux affirmer sans crainte de me tromper que la très grande majorité des téléspectateurs ne connaissait pas la bonne réponse. D'après la FIFA (tout comme d'après L'Equipe), à l'origine se trouverait un sport... chinois, même si l'on attribue l'invention du football moderne aux Anglais. La candidate s'est logiquement trompée, permettant à notre petit Aveyronnais de continuer à jouer.

   Quand on regarde un paquet d'émissions, on se rend compte que ces questions de duel ont beau être de difficultés assez inégales, en général, elles ne sont pas les plus ardues du jeu. Du coup, ce sont les personnes défiées (celles qui ont répondu juste au premières questions de l'émission) qui s'en sortent le plus souvent, comme cela est d'ailleurs arrivé à Timothée à plusieurs reprises. Ici, on se dit que 99 % des candidats auraient répondu faux. La question était donc conçue pour faire perdre la personne sur laquelle elle tomberait. Mais ce n'est peut-être que le fait du hasard...

   Il n'en fait pas moins curieusement bien les choses. Ainsi, aujourd'hui samedi, le fils d'agriculteurs aveyronnais (qui a fait montre de la même formidable culture générale que les jours précédents) a dû répondre à quelques questions diablement piégeuses pour lui :

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   Même si la première question est assez difficile, on ne peut pas nier qu'il y a quand même de fortes chances qu'un habitant de l'Aveyron, qui plus est cultivé, en connaisse la réponse. La deuxième et la troisième sont de véritables cadeaux, ce qui est surprenant à ce niveau du jeu. De surcroît, les deux premières questions ont été posées pendant le face-à-face, où parfois, la partie étant serrée, le moindre élément compte.

   On va dire que je vois le mal partout. Peut-être n'est-ce que le résultat d'un tirage au sort. Mouais... En tout cas, cette suite de hasards heureux bénéficie au candidat aveyronnais, et c'est tant mieux pour lui. Il est en train de se constituer un joli pactole pour démarrer dans la vie. Cerise sur le gâteau, il donne une excellente image de l'Aveyron et des jeunes agriculteurs. N'est-ce pas l'essentiel ?

   P.S.

   Sur la Toile, dans les tréfonds des réseaux sociaux, il se murmure qu'il a poursuivi son parcours et qu'il aurait déjà gagné une vingtaine de fois. (Rappelons que les émissions sont enregistrées à l'avance.) Concernant l'image de l'étoile mystérieuse, il se dit qu'elle cacherait une actrice française aujourd'hui décédée et qui aurait eu quelques problèmes avec l'alcool...

dimanche, 26 mars 2017

Un couteau "élémentaire"

   Le vendredi soir est actuellement consacré, sur la chaîne de télévision M6, à la (re)diffusion d'épisodes de la série Elementary. Les intrigues sont contemporaines et s'éloignent, en général, de l'ambiance des romans et nouvelles d'Arthur Conan Doyle. Cela n'empêche pas les scénaristes-dialoguistes d'introduire, de temps à autre, de petits clins d'oeil, comme celui qui figure dans l'épisode 17 de la saison 4.

   En général, je me contente de regarder les épisodes inédits. Mais il m'arrive de replonger dans les anciens, en replay. Elementary, comme NCIS ou auparavant Les Experts, fait partie des séries dont la richesse des intrigues, la qualité du jeu des acteurs et l'ambiance visuelle justifient amplement un deuxième voire un troisième visionnage. C'est l'occasion de relever certains détails qui m'avaient échappé la première fois, tant j'étais pris par l'action.

   Ainsi, ces dernières années, j'ai remarqué que le couteau Laguiole est parfois mis à contribution par les scénaristes, comme instrument de crime (le plus souvent) ou tout simplement comme objet décoratif. En France, à ma connaissance, l'apparition du célèbre couteau est assez rare. Je l'ai repéré dans Profilage et dans Cherif... ainsi que chez Groland, dans une fausse pub et dans une historiette graveleuse.

   Mais c'est dans les séries américaines que le couteau aveyronnais a acquis ses lettres de noblesse télévisuelle. A trois reprises au moins, dans Les Experts (ceux de Las Vegas, les vrais), cet ustensile des arts de la table s'est retrouvé au coeur d'une enquête, la dernière fois en 2015, dans un épisode de la saison 14.

   Quelques mois plus tard était diffusé en France l'épisode 8 de la saison 3 d'Elementary (reprogrammé vendredi dernier). Vers la fin apparaissent brièvement à l'écran des photographies prises par la police lors de la découverte de la planque d'une bande de trafiquants d'armes et de drogues :

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   Dans l'arsenal saisi figurent plusieurs couteaux aux formes caractéristiques !

vendredi, 24 mars 2017

Clin d'oeil holmsien

   M6 poursuit la diffusion de la saison 4 de la série Elementary. Elle se révèle toujours aussi intéressante, en particulier grâce à l'interprétation de Jonny Lee Miller. Celui-ci excelle à incarner un Sherlock devenu new-yorkais, assez différent de celui que joue (le non moins excellent) Benedict Cumberbatch dans la version britannique des aventures contemporaines du célèbre détective.

   Ce vendredi, l'épisode 17 a été l'occasion de croiser l'ancien et le moderne. L'intrigue tourne autour de citoyens ordinaires tentés de jouer aux super-héros. L'un d'entre eux, qui se prend pour le "Midnight Ranger", a été assassiné. Sherlock se demande s'il ne faut pas chercher la clé de l'énigme dans les bandes dessinées publiées au cours de plusieurs dizaines d'années. Voici la conclusion à laquelle il arrive :


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   La cinquième manière dont le super-héros est décédé (celle qui a la faveur du détective) fait écho à un épisode des aventures de Sherlock Holmes rédigé par Arthur Conan Doyle. En effet, dans Le Dernier Problème, le détective affronte le redoutable Moriarty, les deux finissant par tomber dans les chutes du Reichenbach, en Suisse.

   P.S.

   Le coeur de l'intrigue (le meurtre d'un citoyen ordinaire vêtu d'un costume de super-héros) n'est pas sans rappeler un épisode de la saison 2 des Experts Manhattan.

lundi, 06 mars 2017

Colony

   C'est le nom d'une nouvelle série américaine d'anticipation, qui débarque ce mardi sur TF1, avec trois épisodes. Pour lancer le tout, la chaîne a eu l'excellente idée de proposer en "préplay" le premier épisode, Derrière le mur, visible en ligne depuis quelques jours. Signalons que cette technique de promotion n'est pas nouvelle, puisque M6 y a naguère recouru pour lancer la série Elementary.

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   Le début nous fait découvrir une charmante petite famille, composée d'un papa mécanicien, d'une mère en apparence au foyer, de deux enfants (un garçon et une fille)... et d'un chien ! Dans le rôle du père, les téléphages reconnaîtront Josh Holloway, le Sawyer de (la très surfaite) Lost : les disparus. Plus récemment, dans Intelligence, il a incarné un agent spécial dont le cerveau a été numériquement renforcé.

   On se rend vite compte que le tableau idyllique cache une situation difficile. A cette famille il manque un enfant, disparu depuis la prise du pouvoir par de mystérieux extraterrestres. Los Angeles s'est retrouvée coupée en deux par un gigantesque mur. Le centre-ville, où circulent beaucoup plus de vélos que de voitures, porte encore les stigmates d'un affrontement armé... à moins que ce ne soient les traces d'attentats terroristes :

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   C'est l'occasion de signaler la grande qualité des images, avec un soin particulier apporté à la photographie et des effets spéciaux vraiment pas dégueus pour une série. Ce n'est pas aussi beau que dans Fringe, mais, incontestablement, ça a plus de gueule que beaucoup de productions destinées au grand public.

   Nos héros vont croiser d'autres humains, certains trafiquants, certains résistants, d'autres collabos. En effet, les extraterrestres évitent d'entrer directement au contact des Terriens. On en voit juste patrouiller dans les airs, à l'écart. Et puis il y a ce mystérieux décollage nocturne, réalisé à intervalle régulier, dans une direction inconnue.

   J'ai été appâté par cet épisode. J'attends avec impatience les suivants. Notons que les saisons sont relativement brèves, pour une série américaine : elles sont composées de 10-12 épisodes, loin des 20-25 auxquels on nous a habitués. On a peut-être voulu privilégier la qualité.

Les Anglais aiment notre fromage

   Ce dimanche, en première partie de soirée, France 3 a commencé la diffusion de la quatrième saison de la série policière britannique Les Enquêtes de Morse. (En deuxième partie de soirée, les épisodes anciens sont rediffusés depuis déjà quelques semaines.)

   Dans "Echec et mat", il a été question d'un célèbre fromage aveyronnais. Cela se passe vers le début de l'histoire. Le jeune enquêteur de la police oxfordienne se rend sur une scène de crime, où se trouve déjà le médecin légiste :

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   Celui-ci lui conseille de ne pas trop s'approcher. Il poursuit par une remarque assez caustique, un genre dont il est coutumier, mais qui, cette fois-ci, fait référence à un fromage de brebis, qui donc était déjà très connu outre-Manche dans les années 1960 (période à laquelle se déroulent les événements) :

podcast


   A part cela, les deux épisodes diffusés ce dimanche sont très bons, avec des intrigues fouillées, qui réservent des surprises jusqu'au bout.

   P.S.

   L'an dernier, c'est dans un épisode des Enquêtes de Murdoch qu'il avait été question du "roi des fromages".

samedi, 04 mars 2017

Le retour de la dame aux chats

   La semaine dernière, l'un des épisodes de la série Elementary a été l'occasion de découvrir un bar à chats new-yorkais. Le détective Sherlock Holmes y avait retrouvé une brillante programmatrice informatique (autiste) prénommée Fiona, qui l'a aidé à boucler une enquête... mais l'on sentait qu'entre ces deux individus atypiques, le courant était passé.

   On est donc à moitié étonné de revoir la jeune femme dans l'épisode 12 de la saison 4, diffusé hier vendredi. Cette fois-ci, c'est elle qui recourt aux services des enquêteurs. Elle a rendez-vous avec Joan Watson dans un bar new-yorkais, identifiable à son enseigne :

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   Apparemment, il s'agit d'un établissement qui propose de la cuisine vietnamienne. Cependant à l'intérieur, on a plutôt l'impression de se retrouver dans un de ces "nouveaux bars", implantés dans des lieux auparavant dédiés à une activité très différente (industrielle ou artisanale) :

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   Cependant, j'ai eu comme une impression de "déjà vu". C'est peut-être lié aux parois de briques, qui ressemblent beaucoup à celles du bar à chats de la semaine dernière. D'ailleurs, sur l'une d'entre elles, n'est-ce pas un portrait de félidé que l'on distingue ? De surcroît, si la vitrine et les meubles sont différents, le comptoir placé à l'entrée me semble identique. Il est donc possible que tout cela ne soit qu'un décor de cinéma. La vue extérieure est peut-être authentique mais, à l'intérieur, on se trouve toujours au même endroit, sur les lieux de tournage (la série est principalement tournée à New York).

   En tout cas, lors de sa rencontre avec Watson, la jeune Fiona ne venait pas du bar à chats, si l'on en juge par l'état de son pull :

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   Disons tout de suite que les amateurs de la série sont amenés à la revoir, puisqu'une relation semble être sur le point de se nouer entre elle et Sherlock. Je trouve que c'est une bonne idée des scénaristes, qui relance l'intérêt pour la série : les dialogues entre Fiona et Sherlock sont savoureux et sortent vraiment de l'ordinaire !

   Pour l'instant, on a évité que le compagnonnage de désintox puis d'enquête entre Sherlock et Watson ne débouche sur une histoire d'amour, contrairement à ce qui est souvent arrivé ailleurs (du Mentalist à Castle, en passant par d'autres séries, pas forcément aussi connues). Vu le ton d'Elementary, on s'attendait à ce qu'ils finissent par au moins coucher ensemble (les deux personnages principaux mènent une vie sexuelle très libre, au départ chacun de leur côté). Même si l'on sent que ça a été une tentation, pour l'instant, les producteurs ont choisi de mettre en scène une amitié homme-femme, empreinte d'un profond respect... malgré l'agacement réciproque qu'une fréquentation quotidienne peut parfois provoquer !

samedi, 25 février 2017

Des chats pour Sherlock

   M6 a enfin repris la diffusion de la saison 4 d'Elementary, la série états-unienne narrant les aventures d'un Sherlock Holmes contemporain, à New York. Le rythme est de deux épisodes par vendredi. Hier, le premier d'entre eux était intitulé "Cocktail Zolotov". L'enquête, à rebondissements, mène le détective dans un "bar à chats", où il retrouve l'une des protagonistes, une autiste particulièrement douée pour la programmation informatique.

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   Comme on peut le voir ci-dessus, la fréquentation des chats aide certaines personnes à déstresser... les petites boules de poils se révélant extrêmement dociles, dans cet épisode ! Cependant, les minets, bien qu'habitués à être "manipulés", ont été un peu surpris par le travail de l'équipe de tournage. On peut s'en rendre compte en s'intéressant aux animaux périphériques, intrigués par la présence d'autres personnes que les clients/acteurs :

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   Pour savoir ce qui a poussé Sherlock Holmes à se diriger vers cet étrange établissement, il faut se reporter plus avant dans l'épisode, lors de sa première rencontre avec la programmatrice. Regardez attentivement son pull :

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   Il est constellé de poils de chats, un détail qui n'a pas échappé au sagace détective...

   A ceux qui croiraient que cette scène est née dans l'esprit d'un scénariste à l'imagination particulièrement fertile, je signale que les "bars à chats" existent bel et bien. Cette création taïwanaise, popularisée au Japon, a récemment atteint la France, le premier salon de ce type ayant ouvert à Paris en 2013. (Il a hélas fermé quelques temps plus tard.) D'autres ont ouvert leurs portes, en province, par exemple à Lyon, à Nantes, à Besançon, plus récemment à Reims. Le Sud de la France est particulièrement bien représenté, avec des établissements à Nice, à Avignon, à Narbonne... jusqu'à Bordeaux. Les deux métropoles de la région Midi-Languedoc ne sont pas en reste. Ainsi, les Toulousains peuvent se livrer aux délices de la caresse à Chapristea, tandis que les Montpelliérains se rendront à Kafelin.

    Miaou !

dimanche, 15 janvier 2017

Un détail révélateur

   J'aime bien les séries policières, surtout quand elles comportent une touche d'humour. Dans le genre, depuis une dizaine d'années, je trouve que c'est NCIS (la série d'origine, pas les pâles copies qui sont sorties ensuite) qui réussit le mieux. Mais, depuis quelques années, je prends plaisir à regarder Meurtres au paradis, une coproduction franco-britannique tournée en Guadeloupe (et en anglais). Signe que j'aime cette série : j'apprécie d'en revoir des épisodes, de temps à autre.

   Ce fut le cas récemment, la chaîne France Ô rediffusant la saison 1, à l'époque où officiait le plus attachant des duos d'enquêteurs, composé du britishissime Ben Stiller et de la piquante Sara Martins (qu'on a pu voir récemment dans un épisode de Cherif).

   La vision successive des épisodes 5 et 6 (L'Ange gardien et Dernière plongée) a été l'occasion d'une découverte, grâce à un détail que je n'avais jamais remarqué auparavant :

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   Cette capture d'écran a été effectuée au début de l'épisode 5. On y voit l'inspecteur nettoyer le tableau blanc dont il se sert pour synthétiser les éléments d'une enquête en cours. Pour lancer la nouvelle, il enlève les éléments de la précédente.

   Or, ce qui est écrit sur le tableau blanc correspond aux éléments de l'épisode suivant, au cours duquel un plongeur, nommé Benjamin Lightfoot, est retrouvé mort noyé. A un moment de l'enquête, les policiers vont s'intéresser à un plaisancier, qui se fait appeler Danny Barba (Fernandez de son vrai nom).

   Voilà qui tend à prouver une chose : soit les épisodes ne sont pas tournés dans l'ordre, soit l'ordre de diffusion des épisodes a été modifié après leur tournage.

lundi, 05 décembre 2016

Mauvaise traduction

   Actuellement, France Ô rediffuse la saison 5 de Meurtres au paradis, une série policière (comique) produite par la BBC et tournée en Guadeloupe. L'été dernier, c'est sur France 2 que les épisodes avaient été programmés, notamment "Le Rocher de la discorde", qui met en scène une rivalité entre l'île de Sainte-Marie (anglaise, mais autrefois française) et un département d'outremer nommé Saint-Robert, tout aussi fictif.

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   Au cours de cette scène, l'inspecteur Humphrey Goodman (débarqué d'Angleterre) se fait expliquer les subtilités de l'histoire et de la géographie locales. Sur la carte murale, j'ai entouré l'île de Saint-Marie, située juste au nord de sa rivale Saint-Robert, les deux étant encadrées par d'autres bien réelles, la Guadeloupe (en forme de papillon) au nord et la Dominique au sud. Dans la réalité, comme on peut le constater dans l'image extraite de GoogleEarth ci-dessous, rien ne se trouve entre la Guadeloupe (et ses dépendances) et la Dominique :

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   La "francitude" n'en constitue pas moins l'un des aspects de l'intrigue. Le scénario égratigne la présence française à travers le personnage antipathique du président du Conseil général François Tromeur (qui a de petits airs de Laurent Wauquiez) :

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   C'est une caricature de "Parisien", homme arrogant et mari volage, ce qui me fait dire que les scénaristes se sont trompés de cible. Ce n'est pas un élu local que le personnage aurait dû représenter, mais un haut fonctionnaire, comme un préfet ou un haut commissaire.

   La langue française est elle aussi présente dans l'épisode, à travers certains dialogues (dans la version originale anglaise)... et à travers la Une d'un journal local (côté français), qui comporte une coquille :

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   Voilà une erreur ("history" devenue "historie" ou lieu d'"histoire") qui n'aurait pas échappé à un oeil français !

dimanche, 30 octobre 2016

Mais que lui a-t-elle dit ?

   C'est ce que se demandent tous les fans de la série Profilage (qui en est à sa septième saison). Jeudi dernier a été diffusé la seconde partie de l'épisode intitulé "Les adieux", qui a vu la dernière apparition de l'actrice Odile Vuillemin dans le rôle de Chloé Saint-Laurent.

   A la fin de l'épisode, à l'aéroport, la psycho-criminologue se jette dans les bras du commandant Rocher et, pendant quelques instants, lui chuchote quelque chose à l'oreille, sans que les téléspectateurs puissent rien entendre. (Techniquement, soit on a coupé l'un des micros ou effacé le son, si cela a été tourné en prise directe, soit, en studio, cette partie du dialogue n'a pas été postsynchronisée.)

   En tout cas, les suppositions vont bon train, puisqu'on n'entend que la réponse de Rocher : "Je sais". Alors ? Lui a-t-elle avoué son amour ou bien s'agit-il juste d'un petit jeu entre les deux acteurs ? Commençons par l'une des propositions les plus évidentes :

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   Ça, c'est si le geste de l'actrice (qui revient sur ses pas alors que Chloé et Rocher s'étaient déjà dit au revoir) est improvisé :

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   Cela pourrait être un propos plus intime :

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   Et pourquoi pas une blague ?

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   Ça, c'est ce que pensent nombre de fans de la série :

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   Terminons par la solution la plus simple, une sorte de pied-de-nez à l'emballement "buzzesque" :

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mardi, 25 octobre 2016

Agent Carter

   La chaîne de télévision TMC vient de commencer la diffusion en France de la série Agent Carter, dont l'action se déroule juste après la Seconde guerre mondiale, dans l'univers Marvel. L'héroïne est Peggy Carter, la petite amie de Captain America, à l'époque décédé (en réalité congelé dans les eaux arctiques).

   L'originalité de cette série est son aspect féministe avant-gardiste. L'héroïne est une femme d'action, rompue aux sports de combat comme à certaines techniques d'espionnage. Elle n'est pas sans charme non plus. Elle est interprétée par Hayley Atwell, déjà vue dans ce rôle dans les films qui tournent autour de Captain America ou des Avengers. Il y a une dizaine d'années, elle s'est fait connaître dans Le Rêve de Cassandre, de Woody Allen.

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   Autour d'elle, la production a réuni une galerie de personnages assez attachants. Il y a d'abord ceux qui font écho à l'univers Marvel : l'industriel Howard Stark (le père -et précurseur- de Tony, futur Iron Man) et son majordome-homme-à-tout-faire Jarvis (excellemment interprété par James D'Arcy) :

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   Ces hommes-là ont une grande estime pour Peggy Carter, au contraire de la plupart de ses collègues de l'agence SSR, qui voudraient la cantonner à du travail administratif. L'intrigue est très bien conçue puisque l'héroïne mène en fait ses enquêtes dans le dos de ses collègues, tout en profitant de leurs préjugés machistes. Cela donne lieu à plusieurs scènes savoureuses. Un de ses collègues sort du lot : le handicapé, revenu de la guerre avec une jambe en moins et qui semble "en pincer" pour Peggy. Le sérieux qu'il met dans son travail pourrait néanmoins gêner l'héroïne, tout comme l'action du principal agent masculin, un beau gosse arrogant qui n'hésite pas à user de ses poings :

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   Dans tout bonne histoire, il faut des méchants réussis. C'est le cas ici, avec les mystérieux tueurs professionnels, amputés du larynx, liés à cet insaisissable ennemi nommé Léviathan.

   L'ambiance est donc à l'espionnage et à l'innovation technologique, ce qui n'est pas sans rappeler une autre série (futuriste celle-là), Fringe. Mais l'essentiel des références évoque plutôt les films noirs des années 1940-1950. Cette atmosphère, bien rendue par la photographie (très soignée), ajoutée aux détails concernant la vie quotidienne des femmes de l'époque, contribue à faire d'Agent Carter une très bonne surprise.

vendredi, 23 septembre 2016

Une ville de délinquants

   Portant (en français) le titre "La ville des exclus" ("Pariahville" dans la version originale), l'épisode 6 de la onzième saison de la série Esprits criminels (diffusé sur TF1 lundi dernier) a pour cadre une zone urbaine particulière. Les maisons y ont été rachetées par une association, à la tête de laquelle se trouve un révérend désireux de réinsérer des délinquants.

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   Ceux-ci sont fichés "délinquants sexuels non violents" : la plupart du temps, ce sont des voyeurs ou des exhibitionnistes. Certains cas sont à la limite de la délinquance : une femme, ex-enseignante, a embrassé l'un de ses élèves ; un jeune homme a commis l'erreur de sortir avec une adolescente jugée un peu trop jeune pour lui etc.

   Mais il apparaît qu'un prédateur est à l'oeuvre dans la petite ville. Est-ce l'un des résidents ? Est-ce un voisin qui profite de cette proximité pour détourner les soupçons ? Ou bien est-ce un proche d'une ancienne victime d'un des condamnés ? Le scénario maintient longtemps le suspense.

   On se dit que les auteurs ont décidément une imagination débordante... à ceci près que cette ville existe bel et bien, en Floride. Il y a un peu plus de deux ans, le quotidien Libération a publié un reportage AFP très intéressant à son sujet.

dimanche, 18 septembre 2016

Confucius a des poils

   Ce Confucius n'est pas le penseur chinois, mais un chat de fiction, qui occupe une place non négligeable dans l'épisode 15 de la deuxième mouture des Petits meurtres d'Agatha Christie, diffusé vendredi. Dans cette "affaire de Styles", on découvre le matou lorsque la journaliste Alice Avril rend visite à la propriétaire d'une institution de soins. Curieusement, alors que le félin se méfie grandement des étrangers, il adopte immédiatement l'héroïne :

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   Un peu plus tard, en raison de circonstances que je ne peux pas révéler, le chat devient le compagnon d'Alice, désormais installée dans l'hôtel pour écrire son article... et mener l'enquête (dans le dos du commissaire Laurence) :

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   Ce n'est toutefois pas la seule personne dont la proximité n'effraie pas Confucius. Lorsque l'une des employées de l'institution rend visite à Alice, non seulement il ne fuit pas, mais voilà qu'il fait le "kéké", signe qu'il est en confiance :

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   Il faut dire que les deux jeunes femmes sont liées (sans le savoir au départ) et que c'est ce lien qui pourrait expliquer l'attitude du chat envers elles. C'est tout de même Alice qu'il préfère. Elle lui laisse faire à peu près ce qu'il veut !

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   Je vous laisse découvrir ce qui lui arrive dans la suite de l'épisode. Il joue un rôle important dans le déroulement des événements.

   Ce n'est toutefois pas le seul intérêt de cette série, vraiment savoureuse. L'histoire qui nous a été proposée vendredi (qui est une réécriture du roman d'Agatha Christie) mélange intrigue policière, marivaudage et satire sociale. Le commissaire Laurence, touché par la cinquantaine, cherche à faire jeune (mais toujours classe). La journaliste va apprendre l'identité de sa mère biologique. Enfin, au commissariat, débarque un nouveau médecin légiste, dont le tempérament va heurter quelques habitudes.

   Pour mieux connaître les personnages principaux, on peut regarder les petites vidéos mises en ligne sur le site de France 2. Je recommande particulièrement celle confrontant Elodie Frenck à Marlène... où comment les costumes, le maquillage et le talent d'actrice peuvent transformer une femme d'apparence ordinaire en vamp télévisuelle. Notons qu'on avait déjà pu voir ce dédoublement à l'oeuvre, dans l'épisode Pension Vanilos, dans lequel l'actrice incarnait à la fois la secrétaire du commissaire et la soeur de celle-ci.

   Quant au chat si docile, il me semble l'avoir vu ailleurs, au cinéma. C'est peut-être le même animal qui officiait comme compagnon d'Isabelle Huppert dans Elle.

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   Il ressemble aussi au matou de Josiane Balasko, dans Retour chez ma mère.

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mardi, 13 septembre 2016

Capitaine Jeanne d'Arc

   Depuis quelques mois, France 3 diffuse, de manière irrégulière, les épisodes d'une mini-série policière intitulée "Capitaine Marleau". L'héroïne est un officier de gendarmerie atypique, grande gueule, un peu anar et pas très soucieuse de son apparence physique. Elle est incarnée (avec fougue) par Corinne Maserio :

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   L'actrice est devenue une figure familière du petit écran et des salles obscures, où elle occupe rarement la première place. Ces dernières années, on a pu la voir dans La Marche, L'Hermine et surtout Discount.

   L'épisode diffusé la semaine dernière a pour titre "Les mystères de la foi". Il s'appuie sur une pléiade de seconds rôles connus du grand public, ainsi que sur quelques vedettes, dont Victoria Abril (en mère supérieure tourmentée) et Irène Jacob (en nonne zélée).

   L'histoire a été tournée dans une bourgade alsacienne, Altorf, connue pour son patrimoine religieux. On en voit plusieurs aspects au cours de certaines scènes. L'une d'entre elles montre l'héroïne se rendant au poste de gendarmerie en voiture. Elle passe rapidement devant un drôle de monument :

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   Il s'agit bien d'une statue de Jeanne d'Arc, située sur le monument aux morts de la commune. Elle est l'oeuvre d'un sculpteur strasbourgeois, Guillaume Schroth. La facture est un peu rugueuse. On a donné à la Pucelle un air martial, qui la rapproche de figures teutoniques :

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   Par sa stature massive, elle n'est pas sans ressembler à la sculpture (toutefois plus "sexy") présente à Albi, à proximité de la gare SNCF, mise en place à la fin du XIXe siècle :

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   Même si les moeurs de la capitaine incarnée par Corinne Maserio semblent (a priori) peu compatibles avec le tempérament de la sainte, la manière dont la gendarme houspille parfois ses interlocuteurs (notamment masculins) n'est pas sans rappeler l'audace de la "bonne Lorraine"... et cette femme attachée au triomphe de la justice mène une quête qui la rend un peu solitaire.

lundi, 29 août 2016

Trahi par le Roquefort !

   Un an après avoir commencé à diffuser la huitième saison des aventures de l'inspecteur Murdoch, France 3 est passée à la saison 9, dont le premier épisode s'intitule Coupable.

   Au cours d'une enquête particulièrement délicate (qui doit permettre de disculper l'ancien adjoint de Murdoch, Crabtree), le seul indice laissé derrière lui par l'assassin présumé est un sachet en papier, marqué d'une tache de graisse et au fond duquel les policiers trouvent... des traces de moisissure. Et voilà l'inspecteur et sa compagne (Julia Ogden, médecin de formation) lancés dans leur travail d'experts scientifiques avant l'heure :

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   Le mystère semble particulièrement épais. Néanmoins, les deux héros vont parvenir à des conclusions surprenantes, mais non moins déterminantes pour la conclusion de l'enquête :


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   Les aventures de l'inspecteur Murdoch sont censées de dérouler au début du XXe siècle. A cette époque, le plus célèbre fromage aveyronnais est déjà exporté outre-Atlantique, comme on peut l'apprendre dans un ouvrage érudit, Le Sacre du Roquefort, de Sylvie Vabre :

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   L'auteure y établit des statistiques pour plusieurs périodes du XIXe siècle et pour le début du XXe. Ainsi, en 1913, les exportations représentent un quart du chiffre d'affaires de Société. Un tiers de ces exportations passe par New York, dont on peut penser qu'elle est la porte d'entrée pour toute l'Amérique du Nord.

   C'est évidemment un produit de luxe, dont la trace découverte dans le sac va permettre de retrouver un dangereux personnage, une brute sans doute, mais avec des goûts raffinés !

dimanche, 03 janvier 2016

Des soldats drogués

   Ils sont au coeur de l'intrigue de l'épisode 2 de la saison 4 des Enquêtes de Murdoch, rediffusé ce dimanche sur France 3. Comme souvent dans cette série, les scénaristes ont mêlé des éléments historiques (de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle) à des considérations liées à notre époque, celle du début du XXIe siècle. Ainsi, dans la saison 1, a été abordé le cas des orphelins envoyés de force au Canada. Plus récemment, la question des droits des femmes s'est souvent retrouvée au premier plan, qu'il s'agisse du droit de vote, de l'éligibilité, des études, de la carrière comme de l'homosexualité féminine.

   Dans l'épisode qui nous occupe, les prémices de la seconde guerre des Boers constituent la trame de fond. Ce conflit a vu la participation des forces canadiennes, aux côtés des Britanniques, contre les colons sud-africains d'origine néerlando-franco-germanique. Chez nous, cette guerre, quand elle est connue, a la réputation d'avoir vu naître les camps de concentration, où des dizaines de milliers de civils ont été "parqués" par les Britanniques, dans des conditions exécrables.

   Durant son enquête, l'inspecteur Murdoch va découvrir l'usage qui a été fait de l'éphédrine... et ses effets secondaires. Je ne sais pas si l'armée britannique, dès cette époque, réalisait ce genre d'expérimentations. L'usage d'amphétamines s'est répandu dans l'Entre-deux-guerres, les nazis les ayant même utilisées au début du second conflit mondial.

   Mais, comme l'épisode a été tourné au début du XXIe siècle, on peut se demander s'il ne fait pas plutôt écho à une situation plus récente. Le fait qu'une part non négligeable des soldats se drogue (à l'opium, au cannabis, à l'héroïne...) pour échapper au stress des combats n'est pas nouveau. Mais le fait que l'armée teste de nouveaux produits sur ses soldats était resté relativement secret... jusqu'à la guerre d'Afghanistan. L'objectif avoué était de diminuer les effets de la fatigue sur les militaires en mission.

   Mais une atroce bavure a levé un coin du voile : en 2002, un aviateur américain a tué quatre soldats canadiens. Au bout de la procédure judiciaire, il n'a écopé que d'une interdiction de vol, d'un blâme et d'une amende. En 2004-2005, on avait prêté peu d'attention à l'une des justifications avancées (maladroitement) par le pilote Harry Schmidt : les effets secondaires de la prise de produits dopants. Ils sont évoqués dans un long article du Chicago Magazine, en juin 2007.

   Plus récemment, en 2012, Le Point s'est penché sur une dérive supplémentaire : l'automédication de certains soldats, qui fait d'eux de véritables bombes chimiques.

   Le phénomène touche d'ailleurs aussi bien les Occidentaux que les djihadistes. Au Moyen-Orient, le captagon est l'objet d'un important trafic : il est apparemment très prisé par les membres de Daech... et il est aussi très populaire en Arabie saoudite.

dimanche, 06 décembre 2015

Placement de produits

   C'est devenu une pratique courante dans le cinéma. On pourrait par exemple s'amuser à relever dans 007 Spectre la liste des produits de luxe (vêtements, voitures, montres, boissons, parfums...) qui sont plus ou moins habilement insérés dans l'intrigue. C'est aussi le cas des séries télévisées... y compris celles qui sont animées, comme Archer, la parodie de films d'espionnage dont j'ai déjà parlé l'an dernier.

   Actuellement, la chaîne France 4 rediffuse la saison 2, dont je n'avais pas vu l'intégralité. Dans l'épisode 8, où il est question du cancer de Malory puis de Sterling Archer, on voit distinctement une bouteille d'armagnac, dont l'étiquette est montrée en gros plan :

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   La commune d'Eauze, située dans le Gers, existe bel et bien... et, pour ceux qui l'ignoreraient, précisons que c'est le berceau historique de la célèbre eau-de-vie.

   Une question demeure : l'image (et la rédaction de l'étiquette) est-elle identique dans la version d'origine (américaine) de la série ? La réponse est oui. Voici ce que l'on peut voir au même moment de l'épisode :

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   Cela confirme qu'à l'étranger, il est signifiant de conserver le caractère français de certaines marques.

samedi, 28 novembre 2015

Montage hasardeux

   C'est un détail qui m'a sauté aux yeux en regardant l'épisode 8 de la saison 6 de la série Profilage (plus réussie que la saison 5, qui s'était achevée de manière grand-guignolesque). L'une des scènes de transition du début, à tonalité humoristique, fait intervenir l'informaticien Hyppolite et Jessica, ancienne coiffeuse délurée avec laquelle il a eu un enfant.

   Alors que celle-ci, sitôt arrivée, lui plaque une vigoureuse bise sur la joue droite (et rien que sur celle-ci), immédiatement après, c'est sur la joue gauche du jeune homme que l'on remarque une trace de rouge à lèvres (absente avant l'entrée de son ex dans la pièce) :

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   Fort heureusement, dans les plans suivants (issus d'un champ-contrechamp), on note la présence d'une autre trace de rouge à lèvres, sur la joue droite d'Hippolyte :

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   Tout semblait donc rentrer dans l'ordre. On avait visiblement coupé un peu trop tôt l'entrée de Jessica, qui avait dû gratifier l'informaticien de deux grosses bises, une sur chaque joue... eh bien non ! Juste après, lorsqu'on distingue à nouveau la joue gauche d'Hippolyte, on y constate l'absence de trace :

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   Une dizaine de secondes plus tard, catastrophe ! C'est de nouveau bisouté sur la joue gauche que le jeune homme apparaît à l'écran :

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   Le jeu continue quelques instants après, avec une joue sans tache :

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   La scène se conclut, juste avant l'arrivée d'une tierce personne, par un dernier plan de la joue gauche de l'informaticien, cette fois-ci marquée de rouge à lèvres :

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   On remarque d'ailleurs que la forme et la localisation de la trace varient en fonction des plans. La conclusion est que la scène a été jouée plusieurs fois. Certaines prises comportent deux bises, d'autres une seule. Au montage, on n'a pas pris la précaution de séparer les deux types de prises et l'on a mélangé les images des unes avec celles des autres.

   C'est courant quand on tourne un peu dans l'urgence. Il y a environ deux ans, j'avais fait le même genre de constatation à propos d'un épisode des Experts.

mardi, 10 novembre 2015

Avec le Laguiole, c'est "plus belle la vie" !

   Décidément, il semble que la petite équipe de l'émission Si tu écoutes, j'annule tout affectionne le couteau aveyronnais... en tout cas d'après ce que l'on entend de la bouche d'Alex Vizorek. En un mois, c'est la deuxième fois qu'au sein d'une mini-fiction, le plus beau couteau du monde est cité à l'antenne de la radio publique. Souvenez-vous, en octobre, c'était à l'occasion du déplacement de Manuel Valls en Arabie saoudite.

   Aujourd'hui mardi, les satiristes de l'info avaient imaginé ce que pourrait devenir le feuilleton Plus belle la vie si TF1 (qui vient de prendre le contrôle de la société qui produit ce programme) donnait une nouvelle orientation à l'intrigue :


podcast

   L'une des répliques cite le couteau Laguiole avec un statut de marque... ce qui n'est hélas pas le cas. Pour que l'analogie avec tous les produits nommés dans la mini-fiction fonctionne, il aurait fallu citer un couteau Laguiole produit par une entreprise, par exemple la Forge. Mais soyons indulgents : l'intention était louable.

   Moins louables étaient par contre les propos tenus par Sergi Lopez quand il a été un peu titillé sur le nationalisme catalan (cette nouvelle incarnation de l'égoïsme bourgeois à prétexte identitaire). Cet acteur qu'au demeurant je respecte s'est embourbé dans des explications confuses et même des contradictions, sur lesquelles Guillaume Meurice a eu la charité de ne pas trop insister.

vendredi, 18 septembre 2015

Une "liste noire" un peu Frenchy

   Mercredi dernier, dans le onzième épisode de la deuxième saison de la série Blacklist, diffusée sur TF1, l'escroc et assassin Raymond Reddington (brillamment interprété par James Spader et très bien doublé en français par Pierre-François Pistorio) aide le FBI à libérer un otage américain détenu en Ouzbékistan.

   Le sulfureux consultant paraît curieusement (et inhabituellement) animé de sentiments humanistes, puisqu'il aide un rebelle à libérer son pays de la pernicieuse influence d'une multinationale états-unienne. On finit par apprendre qu'une autre entreprise va investir en Ouzbékistan. Elle est originaire de France. Lorsque Reddington met fin à un entretien avec son vice-président, les deux hommes ne se serrent pas la main mais... se font la bise :

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   On retrouve ici l'illustration d'une idée reçue entretenue outre-Atlantique au sujet des moeurs de notre pays, à l'image de ce qu'on a pu lire naguère dans un hilarant petit livre de Guillemette Faure.

   Les spectateurs attentifs auront aussi remarqué que, dans cette séquence, la France est présente au travers d'une oeuvre d'art, Le Premier Consul franchissant le Grand-Saint-Bernard, du peintre Jacques-Louis David. Elle apparaît fugitivement quand l'agent Keen rejoint Reddington dans l'un des luxueux salons de l'hôtel où les agents sont descendus :

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   A y regarder de près, ce n'est pas tout à fait le tableau de David (qui se trouve dans le salon Marengo du château de Malmaison), dont la structure est inverse :

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   Malgré tout, je trouve ce détail assez piquant, et bien dans le ton du personnage principal, qui conclut sa discussion avec l'agent Keen par un surprenant "Vive la France !", lâché de surcroît dans la langue de Molière.

mercredi, 09 septembre 2015

Murdoch et Sherlock

   France 3 diffuse actuellement, le dimanche en première partie de soirée, la saison 8 de la série canadienne dont le héros est le catholique, séduisant, atypique et érudit inspecteur William Murdoch, de la maréchaussée de Toronto. (L'an dernier, on avait pu l'entendre donner, en pleine enquête, une leçon de vocabulaire à son supérieur hiérarchique.)

   Dans le deuxième épisode programmé le 6 septembre (intitulé "Une admiration sans limites"), le héros découvre qu'il a des "fans", qui perturbent quelque peu son enquête, qui tourne autour d'un livre méconnu de Mark Twain, Plus fort que Sherlock Holmes.

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   On ne peut pas dire qu'il s'agisse d'un chef-d'oeuvre. Le célèbre écrivain d'outre-Atlantique a voulu livrer une histoire parodique, mais il a eu du mal à se dépêtrer des clichés. Cependant, son intrigue n'est pas sans lien avec celle de l'épisode des aventures de Murdoch. Dans les deux cas, il est question d'une vengeance longuement mûrie.

   C'est surtout un nouveau clin d'oeil, rapprochant les deux brillants enquêteurs... tout en respectant la vraisemblance historique : la nouvelle de Mark Twain a été publiée pour la première fois en 1902, alors que les aventures des policiers canadiens, qui ont débuté en 1895, en sont à leur huitième saison, donc en 1902-1903.

   Ce n'est pas la première fois que les deux figures sont associées dans une aventure. Dans l'épisode 3 de la saison 6 et dans l'épisode 4 de la saison 7, William Murdoch reçoit l'appui inattendu d'un jeune homme qui se prend pour une incarnation du détective britannique. Plus marquante avait été la mise en scène de la rencontre entre le policier canadien et l'écrivain Arthur Conan Doyle, dans l'épisode 4 de la saison 1.

lundi, 17 août 2015

L'origine du drapeau

   Je me suis récemment offert une petite cure de ma série de droite préférée, NCIS (en version originale sous-titrée). Par le plus grand des hasards, je suis tombé sur un épisode double de la saison 8 (que je n'avais jamais vu), qui a d'ailleurs été rediffusé dans la nuit du 14 au 15 août dernier sur M6. A la fin de celui-ci, j'ai eu la réponse à la question que je me posais depuis un petit moment, à savoir d'où venait le drapeau israélien présent depuis le début de la saison 9 sur le bureau de l'agent Ziva David (déplacé, dans la saison 11, dans le laboratoire d'Abby).

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   Au départ, ce n'est pas une initiative de Ziva. Dans cet épisode, intitulé Ennemis intimes, on voit un homme déposer le drapeau dans la boîte à crayons de l'agent du NCIS. Je donne un indice à ceux qui n'auraient pas deviné : cet homme connaît bien la jeune femme.

jeudi, 06 août 2015

Le détail qui tue

   Cela fait partie des inconvénients petits plaisirs inattendus des repas de famille : se taper le programme télévisé préféré de ses hôtes. Ce soir, avant le journal de 20 heures, l'écran fut occupé exclusivement par la première chaîne et un jeu hautement culturel, "Wishlist", présenté par Christophe Dechavanne.

   Le principe est le suivant : chaque soir, un couple tente de gagner les cadeaux de ses rêves. Pour cela, l'un des deux (pas forcément toujours le même) doit poser des questions à l'autre sur des thèmes précis. Au second de répondre. On pourrait penser qu'il s'agit là d'une énième version du quiz (plus ou moins) culturel... à ceci près qu'ici la rapidité et la clarté de la lecture des questions entre en jeu. (Ce n'est pas l'animateur qui lit.) C'est l'occasion de vérifier que, dans les couples de candidats, c'est souvent l'homme qui se montre le plus laborieux dans l'accomplissement de cette tâche.

   L'émission de ce jeudi 6 août en a été la confirmation, mais là n'est pas la raison de ce billet. C'est le public qui a attiré mon attention. En général, pour que le regard des téléspectateurs soit concentré sur les candidats et l'animateur, l'assistance est plongée dans l'obscurité (noire ou bleutée). Cela permet aussi de masquer la présence des candidats des précédentes émissions (et des suivantes), plusieurs étant enregistrées à la suite.

   Mais, parfois, un visage sort du lot et se retrouve en pleine lumière :

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   A priori, on serait tenté de dire que c'est dû au hasard ou au positionnement de la personne (au premier rang, juste derrière la candidate). Le problème est qu'elle est la seule à apparaître ainsi en pleine lumière et que cela s'est reproduit durant l'émission :

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   Au vu du regard de la dame, on pourrait penser qu'elle se cherche dans l'un des écrans de contrôle de la salle. Mais, un peu plus tard, on a la confirmation que son expression est un peu bizarre, même lorsqu'elle n'est pas forcée :

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   De surcroît, je sais que, lors des enregistrements de ce type, les spectateurs ne choisissent pas l'endroit où ils s'assoient. Ce sont les employés de la production qui ont placé cette femme là où elle est. La question est : a-t-on essayé de la cacher le plus possible (en évitant de la placer face aux caméras, visible assise) ou s'est-on amusé au contraire à la rendre très visible dans un coin, pour les spectateurs attentifs ?

lundi, 23 mars 2015

Résistance élémentaire

   Le Sherlock Holmes états-unien (celui de la série Elementary) puise à toutes les sources de connaissances pour résoudre une énigme. On en a eu une nouvelle démonstration dans l'épisode intitulé Meurtres à la carte, diffusé vendredi dernier sur M6.

   Au cours d'une enquête (à rebondissements) au coeur de laquelle se trouve une mystérieuse carte d'une partie de la côte Est des Etats-Unis, le célèbre détective est amené à se renseigner sur l'histoire de la Seconde guerre mondiale. En effet, l'un des suspects a opéré sous le pseudonyme de René Duchez, un authentique résistant français qui réussit à voler les plans du Mur de l'Atlantique.

   On ne sera donc pas étonné de voir Sherlock brandir un ouvrage consacré à cette période historique, ouvert à la page où est visible une photographie du fameux René Duchez :

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   Aux curieux, je signale que le titre du livre (bidon ?) est Tales of the French Resistance, comme on peut le constater quand Joan Watson tient l'ouvrage entre ses mains :

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   Comble de la "francitude", à la suite d'un assez long monologue démonstratif, le détective aboutit à une conclusion logique : la localisation de la boutique qui sert de repère au voleur de cartes. Il s'exclame (en français dans le texte... et un brin théâtral) : "Voilà !"

jeudi, 12 mars 2015

La dernière de Jim Brass

   Mercredi, TF1 a diffusé les derniers épisodes de la saison 14 des Experts Las Vegas. Le vingt-deuxième fut l'occasion de voir l'ultime prestation de l'acteur Paul Guilfoyle, les producteurs ayant soudainement décidé de supprimer le personnage du capitaine Jim Brass, l'un des piliers de la série.

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   Incarnant un flic bougon au grand coeur, pas très subtil mais la chasse aux criminels chevillée au corps, il avait introduit un peu de diversité dans la petite famille surdiplômée des enquêteurs de la police scientifique. Peu à peu, son personnage, au départ secondaire, avait pris de l'épaisseur. On peut penser que la qualité de l'interprétation de Guilfoyle n'était pas pour rien dans le développement (et le succès public) du personnage.

   On oublie toutefois que ce "monsieur-tout-le-monde" a une carrière cinématographique bien remplie derrière lui, dans des seconds rôles certes, mais souvent dans de bons films. On avait ainsi pu le voir dans le Wall Street d'Oliver Stone. Récemment, à l'occasion du décès de Robin Williams, j'ai revu Mrs Doubtfire, dans lequel il incarne un cuistot travaillant dans le restaurant où se déroule l'une des plus mémorables séquences du film.

   Par contre, dans Little Odessa, on le découvre en gros dur. Quel contraste avec Primary Colors, où il interprète un membre de l'équipe soutenant le candidat (libidineux) joué par John Travolta :

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   Sur le petit écran (avant de devenir l'incontournable Jim Brass), il avait aussi multiplié les apparitions. Je me souviens notamment d'un épisode de la première saison d'Ally McBeal, où le futur flic du Nevada avait endossé le costume d'un... avocat :

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