dimanche, 18 janvier 2026
La bite de Mars
Cet après-midi, en voiture, j'écoutais la radio quand je suis tombé sur l'émission Allons-y voir !, animée par l'historien Patrick Boucheron, sur France Culture. Je ne suis pas particulièrement fan de ce programme (dont je trouve le présentateur un peu pontifiant), mais, sur la radio publique, il est encadré par Une Histoire particulière et Les Grandes Traversées, dont je recommande l'écoute (le second débutant une série sur Al Capone).
Aujourd'hui, Patrick Boucheron a consacré une partie de son émission à l'analyse d'un tableau de Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus (conservé au Musée des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, ville où le peintre est mort, en exil).
Cette œuvre fait partie de celles (de divers auteurs) qui évoquent la relation tumultueuse entre le dieu de la guerre et la déesse de l'amour physique et de la beauté. Le problème était de représenter cette "intensité physique" en respectant les codes moraux de l'époque...
Ainsi, alors que Mars est en train de se faire déshabiller (et désarmer), par Vénus, des nymphes et ce petit coquin de Cupidon, la déesse l'entreprend et l'on remarque qu'elle a posé sa main gauche sur le haut de la cuisse droite du dieu guerrier. Tout individu de sexe masculin est conscient que cette proximité entre la main (présumée) douce et le pénis divin, ajoutée à la nudité sublime de la déesse, provoque sans doute une "vive émotion" chez Mars, émotion masquée par la présence de l'une deux colombes, placée pile au bon endroit.
Pour dire les choses plus clairement, ce cher Mars a sans doute le gourdin, une situation évoquée métaphoriquement par deux objets inclus sur le tableau : la grande lance, que le dieu tient levée, bien droite... et le gros tube qui pend le long du corps de Cupidon, masquant l'entrecuisse de celui-ci.
Ah, qu'il est bon de se cultiver !
20:48 Publié dans Histoire, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités, arts, peinture, tableau, art
La bite de Mars
Cet après-midi, en voiture, j'écoutais la radio quand je suis tombé sur l'émission Allons-y voir !, animée par l'historien Patrick Boucheron, sur France Culture. Je ne suis pas particulièrement fan de ce programme (dont je trouve le présentateur un peu pontifiant), mais, sur la radio publique, il est encadré par Une Histoire particulière et Les Grandes Traversées, dont je recommande l'écoute (le second débutant une série sur Al Capone).
Aujourd'hui, Patrick Boucheron a consacré une partie de son émission à l'analyse d'un tableau de Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus (conservé au Musée des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, ville où le peintre est mort, en exil).
Cette œuvre fait partie de celles (de divers auteurs) qui évoquent la relation tumultueuse entre le dieu de la guerre et la déesse de l'amour physique et de la beauté. Le problème était de représenter cette "intensité physique" en respectant les codes moraux de l'époque...
Ainsi, alors que Mars est en train de se faire déshabiller (et désarmer), par Vénus, des nymphes et ce petit coquin de Cupidon, la déesse l'entreprend et l'on remarque qu'elle a posé sa main gauche sur le haut de la cuisse droite du dieu guerrier. Tout individu de sexe masculin est conscient que cette proximité entre la main (présumée) douce et le pénis divin, ajoutée à la nudité sublime de la déesse, provoque sans doute une "vive émotion" chez Mars, émotion masquée par la présence de l'une deux colombes, placée pile au bon endroit.
Pour dire les choses plus clairement, ce cher Mars a sans doute le gourdin, une situation évoquée métaphoriquement par deux objets inclus sur le tableau : la grande lance, que le dieu tient levée, bien droite... et le gros tube qui pend le long du corps de Cupidon, masquant l'entrecuisse de celui-ci.
Ah, qu'il est bon de se cultiver !
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dimanche, 11 janvier 2026
Meurtre à l'ambassade
Fort heureusement, ce titre n'annonce pas un énième épisode de la médiocre collection diffusée le samedi soir sur France 3, mais un nouveau volet d'une série américano-britannique, « La Reine du crime présente ».
Il y a un an et demi, nous avions découvert Miranda Green, fleuriste hypermnésique (et passionnée d'intrigues policières) dans Invitation à un meurtre. Cette fois-ci, la jeune femme est conviée en Égypte, toujours en 1934.
Le tout début de l'histoire nous indique qu'il ne sera pas question d'un, mais de deux meurtres, le lien entre les deux demeurant longtemps obscur. C'est l'un des intérêts de ce téléfilm : son intrigue mystérieuse, qui baigne dans une ambiance géopolitique. En effet, à cette époque, l’Égypte est officiellement indépendante, mais encore sous la coupe du Royaume-Uni. Les auteurs d'OSS 117 diraient que Le Caire semble être un vrai « nid d'espions »... On peut même y croiser des nazis (Hitler étant chancelier d'Allemagne depuis janvier 1933).
Le principal point faible de ce téléfilm est l'interprétation de certains personnages secondaires : de la première victime à l'un des employés de l'ambassade, les maladresses d'interprétation ne manquent pas, même s'il faut reconnaître que Mischa Barton s'en sort très bien dans la peau du personnage principal.
J'ai donc été séduit par cette ambiance à la Agatha Christie, qui fait écho à plusieurs de ses romans (Mort sur le Nil, bien sûr, mais aussi Meurtre en Mésopotamie et Rendez-vous avec la mort). La photographie est très soignée et plusieurs scènes rappellent visuellement l'adaptation en série télévisée des enquêtes d'Hercule Poirot. Je recommande de voir cet épisode plutôt en version originale sous-titrée.
15:02 Publié dans Histoire, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actu, actualite, actualites, actualité, actualités, télévision, télé, médias
Meurtre à l'ambassade
Fort heureusement, ce titre n'annonce pas un énième épisode de la médiocre collection diffusée le samedi soir sur France 3, mais un nouveau volet d'une série américano-britannique, « La Reine du crime présente ».
Il y a un an et demi, nous avions découvert Miranda Green, fleuriste hypermnésique (et passionnée d'intrigues policières) dans Invitation à un meurtre. Cette fois-ci, la jeune femme est conviée en Égypte, toujours en 1934.
Le tout début de l'histoire nous indique qu'il ne sera pas question d'un, mais de deux meurtres, le lien entre les deux demeurant longtemps obscur. C'est l'un des intérêts de ce téléfilm : son intrigue mystérieuse, qui baigne dans une ambiance géopolitique. En effet, à cette époque, l’Égypte est officiellement indépendante, mais encore sous la coupe du Royaume-Uni. Les auteurs d'OSS 117 diraient que Le Caire semble être un vrai « nid d'espions »... On peut même y croiser des nazis (Hitler étant chancelier d'Allemagne depuis janvier 1933).
Le principal point faible de ce téléfilm est l'interprétation de certains personnages secondaires : de la première victime à l'un des employés de l'ambassade, les maladresses d'interprétation ne manquent pas, même s'il faut reconnaître que Mischa Barton s'en sort très bien dans la peau du personnage principal.
J'ai donc été séduit par cette ambiance à la Agatha Christie, qui fait écho à plusieurs de ses romans (Mort sur le Nil, bien sûr, mais aussi Meurtre en Mésopotamie et Rendez-vous avec la mort). La photographie est très soignée et plusieurs scènes rappellent visuellement l'adaptation en série télévisée des enquêtes d'Hercule Poirot. Je recommande de voir cet épisode plutôt en version originale sous-titrée.
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vendredi, 09 janvier 2026
César et Dalida
Ce vendredi soir, France 2 nous propose un épisode inédit de la série César Wagner, avec notamment Gil Alma et Olivia Côte. On retrouve avec plaisir l'ambiance un peu décalée de ces enquêtes en terre alsacienne, ici, autour d'une salle de spectacle où doit aussi se dérouler le gala annuel de la police, organisé cette fois-ci par la pétulante médecin-légiste.
L'assassinat d'une chanteuse préparant un numéro rendant hommage à Dalida (artiste que le capitaine Wagner affectionne, soit dit en passant) conduit les policiers à enquêter au sein de la troupe. Wagner doit surmonter sa crainte des allergies... et prendre soin d'une envahissante mais sympathique chienne, Mirza :
Cela n'a rien d'éblouissant, mais les intrigues sont correctement construites et je trouve les personnages secondaires toujours aussi savoureux. La musique est sympa... et le cabot vraiment adorable.
17:47 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualité, actualités, actualite, actualites
César et Dalida
Ce vendredi soir, France 2 nous propose un épisode inédit de la série César Wagner, avec notamment Gil Alma et Olivia Côte. On retrouve avec plaisir l'ambiance un peu décalée de ces enquêtes en terre alsacienne, ici, autour d'une salle de spectacle où doit aussi se dérouler le gala annuel de la police, organisé cette fois-ci par la pétulante médecin-légiste.
L'assassinat d'une chanteuse préparant un numéro rendant hommage à Dalida (artiste que le capitaine Wagner affectionne, soit dit en passant) conduit les policiers à enquêter au sein de la troupe. Wagner doit surmonter sa crainte des allergies... et prendre soin d'une envahissante mais sympathique chienne, Mirza :
Cela n'a rien d'éblouissant, mais les intrigues sont correctement construites et je trouve les personnages secondaires toujours aussi savoureux. La musique est sympa... et le cabot vraiment adorable.
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jeudi, 08 janvier 2026
Boglands
C'est le titre d'une mini-série dont Arte vient de commencer la diffusion (les six épisodes étant tous déjà accessibles sur le site de la chaîne de télévision franco-allemande). L'intrigue se déroule dans une Irlande rurale, proche du littoral, où l'on parle plus le gaélique que l'anglais. (La version française, plutôt bien faite, conviendra néanmoins parfaitement à celles et ceux que l'écoute d'une langue aux sonorités inhabituelles déconcerte.)
De manière désormais assez classique, la découverte d'un cadavre dans une tourbière fait ressurgir les secrets du passé et chamboule les relations entre les habitants de la région. La première originalité est que le premier épisode met du temps pour nous amener à cet événement. Certains spectateurs ont déploré ce délai, moi j'ai plutôt apprécié, parce que les auteurs plantent bien le décor et nous font découvrir une multitude de personnages, au moins le tiers d'entre eux finissant tour à tour par devenir suspect.
Une autre originalité tient à la personnalité du lieutenant de police local, Conall, que l'on croise sans d'abord connaître sa fonction... et l'on est bien surpris ensuite. Ce jeune homme plutôt taiseux fait un peu office de shérif et de juge de paix dans ce canton rural, où il emploie parfois des méthodes peu conventionnelles... On comprend assez vite qu'il est devenu policier en raison de ce qui est arrivé à sa mère, quinze ans plus tôt.
Une fois le cadavre découvert commence une enquête particulièrement prenante. Conall ne peut y participer officiellement, mais il va effectuer des recherches de son côté. Il n'est pas le seul dans ce cas, puisque débarque une journaliste-podcasteuse en apparence superficielle, mais qui va elle aussi remuer ciel et terre pour faire éclater la vérité... et ainsi faire exploser le nombre de visites sur son site !
Au drame qui s'est déroulé quinze ans plus tôt s'ajoute, pour Conall, la rapide détérioration de la santé de son père, tandis qu'il sent qu'il doit se méfier de certaines des personnes auxquelles, jusqu'à présent, il accordait une pleine confiance. Chacun a ses petits secrets, que l'enquête va peu à peu mettre au jour.
L'aspect policier est bien traité. On nous propose une belle galerie de suspects, l'incertitude planant jusqu'au dernier épisode, durant lequel surviennent les ultimes révélations.
Même si je trouve que, six épisodes, c'est un peu long, la série est bien menée, sans cliquant et elle aborde divers sujets de société. J'ai vraiment eu du mal à trouver de manière certaine qui était responsable du meurtre !
22:45 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : télévision, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Boglands
C'est le titre d'une mini-série dont Arte vient de commencer la diffusion (les six épisodes étant tous déjà accessibles sur le site de la chaîne de télévision franco-allemande). L'intrigue se déroule dans une Irlande rurale, proche du littoral, où l'on parle plus le gaélique que l'anglais. (La version française, plutôt bien faite, conviendra néanmoins parfaitement à celles et ceux que l'écoute d'une langue aux sonorités inhabituelles déconcerte.)
De manière désormais assez classique, la découverte d'un cadavre dans une tourbière fait ressurgir les secrets du passé et chamboule les relations entre les habitants de la région. La première originalité est que le premier épisode met du temps pour nous amener à cet événement. Certains spectateurs ont déploré ce délai, moi j'ai plutôt apprécié, parce que les auteurs plantent bien le décor et nous font découvrir une multitude de personnages, au moins le tiers d'entre eux finissant tour à tour par devenir suspect.
Une autre originalité tient à la personnalité du lieutenant de police local, Conall, que l'on croise sans d'abord connaître sa fonction... et l'on est bien surpris ensuite. Ce jeune homme plutôt taiseux fait un peu office de shérif et de juge de paix dans ce canton rural, où il emploie parfois des méthodes peu conventionnelles... On comprend assez vite qu'il est devenu policier en raison de ce qui est arrivé à sa mère, quinze ans plus tôt.
Une fois le cadavre découvert commence une enquête particulièrement prenante. Conall ne peut y participer officiellement, mais il va effectuer des recherches de son côté. Il n'est pas le seul dans ce cas, puisque débarque une journaliste-podcasteuse en apparence superficielle, mais qui va elle aussi remuer ciel et terre pour faire éclater la vérité... et ainsi faire exploser le nombre de visites sur son site !
Au drame qui s'est déroulé quinze ans plus tôt s'ajoute, pour Conall, la rapide détérioration de la santé de son père, tandis qu'il sent qu'il doit se méfier de certaines des personnes auxquelles, jusqu'à présent, il accordait une pleine confiance. Chacun a ses petits secrets, que l'enquête va peu à peu mettre au jour.
L'aspect policier est bien traité. On nous propose une belle galerie de suspects, l'incertitude planant jusqu'au dernier épisode, durant lequel surviennent les ultimes révélations.
Même si je trouve que, six épisodes, c'est un peu long, la série est bien menée, sans cliquant et elle aborde divers sujets de société. J'ai vraiment eu du mal à trouver de manière certaine qui était responsable du meurtre !
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samedi, 03 janvier 2026
2026 commence bien
Ne boudons pas notre plaisir. Voir cette nouvelle année débuter par l'arrestation d'un dictateur met de bonne humeur, quand bien même la méthode serait contestable.
Commençons par quelques rappels. En 2013, Nicolas Maduro a succédé à Hugo Chavez (décédé) à la tête du Venezuela, d'abord comme président par intérim, position à laquelle il ne pouvait alors prétendre, puisqu'il était vice-président et que la Constitution (chaviste) du Venezuela précisait que l'intérim devait être exercé par le président de l'Assemblée nationale (un peu comme le président du Sénat en France).
A cette première incartade ont succédé une série de fraudes électorales, notamment aux trois élections présidentielles "remportées" par Nicolas Maduro (en 2013, 2018 et 2024). A la suite de la dernière mascarade électorale (et des violences qui l'ont accompagnée), c'est le chef de l'OEA (Organisation des États Américains) qui a demandé à la CPI (Cour Pénale Internationale) de lancer un mandat d'arrêt contre Maduro. On attend toujours la réponse de l'institution (qui a été plus rapide à s'en prendre à Benyamin Netanyahou...).
On en arrive à ce samedi, qui a vu les forces spéciales états-uniennes opérer très facilement au Venezuela, peut-être grâce à des complicités internes. La majorité des habitants de ce pays en a sans doute marre du dictateur et de la clique de profiteurs qui l'entoure. On sait déjà que, du côté de la diaspora vénézuélienne (un tiers de la population a fui ce pays qui part à vau-l'eau), c'est la joie qui domine.
Voici une source supplémentaire de réjouissance : la vision du dictateur déchu, trouvée sur le compte de Donald Trump, sur TruthSocial :
Bonne année... et bonne santé !
23:05 Publié dans Politique étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : actu, actualite, actualites, actualité, actualités, politique internationale, amérique du sud, amérique latine, états-unis, donald trump, venezuela
2026 commence bien
Ne boudons pas notre plaisir. Voir cette nouvelle année débuter par l'arrestation d'un dictateur met de bonne humeur, quand bien même la méthode serait contestable.
Commençons par quelques rappels. En 2013, Nicolas Maduro a succédé à Hugo Chavez (décédé) à la tête du Venezuela, d'abord comme président par intérim, position à laquelle il ne pouvait alors prétendre, puisqu'il était vice-président et que la Constitution (chaviste) du Venezuela précisait que l'intérim devait être exercé par le président de l'Assemblée nationale (un peu comme le président du Sénat en France).
A cette première incartade ont succédé une série de fraudes électorales, notamment aux trois élections présidentielles "remportées" par Nicolas Maduro (en 2013, 2018 et 2024). A la suite de la dernière mascarade électorale (et des violences qui l'ont accompagnée), c'est le chef de l'OEA (Organisation des États Américains) qui a demandé à la CPI (Cour Pénale Internationale) de lancer un mandat d'arrêt contre Maduro. On attend toujours la réponse de l'institution (qui a été plus rapide à s'en prendre à Benyamin Netanyahou...).
On en arrive à ce samedi, qui a vu les forces spéciales états-uniennes opérer très facilement au Venezuela, peut-être grâce à des complicités internes. La majorité des habitants de ce pays en a sans doute marre du dictateur et de la clique de profiteurs qui l'entoure. On sait déjà que, du côté de la diaspora vénézuélienne (un tiers de la population a fui ce pays qui part à vau-l'eau), c'est la joie qui domine.
Voici une source supplémentaire de réjouissance : la vision du dictateur déchu, trouvée sur le compte de Donald Trump, sur TruthSocial :
Bonne année... et bonne santé !
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jeudi, 25 décembre 2025
La carte de Poutine
Le dictateur russe a récemment mis en scène une conférence de presse, durant laquelle il a dressé son bilan de l'année 2025. Sans surprise, les demi-vérités et les mensonges éhontés ont pullulé. Mais le plus intéressant se trouvait à l'arrière-plan, en grand : la carte "officielle" du territoire russe, selon les autorités du pays :
Le diable se nichant dans les détails, c'est en observant l'extrême-ouest du territoire qu'on s'apercevait que cette carte est un outil de propagande :
Outre la Crimée (dont l'annexion sauvage n'est pas reconnue par la communauté internationale), sont représentés comme faisant partie intégrante de la Russie les territoires ukrainiens actuellement occupés par l'armée russe, ainsi (semble-t-il) que ceux (non conquis) revendiqués par Poutine dans les négociations actuelles.
Curieusement, sur Google Maps, le respect des frontières reconnues est à géométrie variable :
Ainsi, la Crimée est séparée du reste de l'Ukraine, mais pas le Donbass. Du côté de la Géorgie, l'annexion déguisée de l'Abkhazie par la Russie en 2008 n'est pas reconnue (pas plus que la pseudo-indépendance de l'Ossétie du Sud, située un peu plus à l'est).
Pour terminer, allons faire un tour sur le continent américain. Comme, en tant qu'internaute, je suis localisé en Europe, la filiale d'Alphabet ménage la chèvre et le chou, attribuant deux désignations au golfe que Donald Trump a décidé de renommer :
11:46 Publié dans Politique étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actu, actualite, actualites, actualité, actualités, russie, ukraine
La carte de Poutine
Le dictateur russe a récemment mis en scène une conférence de presse, durant laquelle il a dressé son bilan de l'année 2025. Sans surprise, les demi-vérités et les mensonges éhontés ont pullulé. Mais le plus intéressant se trouvait à l'arrière-plan, en grand : la carte "officielle" du territoire russe, selon les autorités du pays :
Le diable se nichant dans les détails, c'est en observant l'extrême-ouest du territoire qu'on s'apercevait que cette carte est un outil de propagande :
Outre la Crimée (dont l'annexion sauvage n'est pas reconnue par la communauté internationale), sont représentés comme faisant partie intégrante de la Russie les territoires ukrainiens actuellement occupés par l'armée russe, ainsi (semble-t-il) que ceux (non conquis) revendiqués par Poutine dans les négociations actuelles.
Curieusement, sur Google Maps, le respect des frontières reconnues est à géométrie variable :
Ainsi, la Crimée est séparée du reste de l'Ukraine, mais pas le Donbass. Du côté de la Géorgie, l'annexion déguisée de l'Abkhazie par la Russie en 2008 n'est pas reconnue (pas plus que la pseudo-indépendance de l'Ossétie du Sud, située un peu plus à l'est).
Pour terminer, allons faire un tour sur le continent américain. Comme, en tant qu'internaute, je suis localisé en Europe, la filiale d'Alphabet ménage la chèvre et le chou, attribuant deux désignations au golfe que Donald Trump a décidé de renommer :
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samedi, 22 novembre 2025
Bron, saison 4
Cela faisait plus d'un an que je patientais, depuis la diffusion par Arte de la troisième saison de cette passionnante série scandinave. L'automne est venu, avec une double bonne nouvelle : la mise en ligne de l'intégralité des épisodes (incluant la quatrième et dernière saison), à la fois par Arte (sans publicité) et M6+ (avec publicité). Le tout est disponible, au choix, en version française ou originale sous-titrée.
On retrouve avec plaisir le duo binational d'enquêteurs. A ma gauche se trouve le Danois Henrik, qu'on avait laissé aux prises avec sa consommation de drogues et sa difficile gestion de la disparition de sa femme et de ses filles. A ma droite se trouve Saga, la Suédoise, la bosseuse acharnée, un peu autiste, qui a été accusée du meurtre de sa mère.
La saison commence donc par un épisode carcéral, la policière (inculpée) côtoyant des individus qui n'éprouvent pas pour elle des sentiments très amicaux. Dans le même temps, Henrik commence à travailler sur une nouvelle affaire délicate, en duo avec un nouveau partenaire, un flic certes expérimenté, mais bourré de préjugés (sexistes, homophobes, racistes...).
Quand Saga finit par rejoindre l'équipe, l'affaire s'est complexifiée, avec d'autres cadavres. Le scénario est toujours aussi bien écrit, plusieurs fils narratifs en apparence sans lien finissant par se rejoindre. C'est de nouveau un événement du passé qui explique ce qui ressemble à une vengeance. Cela nous vaut, au cours de l'un des épisodes, un retour en arrière, à une époque où Henrik ne travaillait pas encore avec Saga. En parallèle avec l'enquête, celle-ci commence à suivre une psychothérapie assez originale ma fois, tandis qu'Henrik s'est inscrit à un groupe de parole sur la dépendance aux drogues.
Contrairement aux autres saisons (composées de dix épisodes), celle-ci n'en compte que huit, mais les auteurs réussissent le tour de force de boucler tous les arcs narratifs, y compris ceux commencés les années précédentes. Ainsi, on va enfin savoir ce qu'il est advenu de l'épouse et des filles d'Henrik et Saga va clore son chapitre familial, concernant sa défunte mère et le suicide de sa sœur. Quant à l'enquête criminelle, elle réserve de grosses surprises (même quand on croit que tout est terminé). Comme à leur habitude, les scénaristes ont mêlé des aspects sociétaux à l'élucidation des meurtres : immigration, homophobie, trafic de drogues, handicap, violences conjugales, emprise, vie carcérale... C'est vraiment très riche, assez subtil... et parfois savoureux, le comique pouvant rapidement succéder au sordide, notamment quand Saga, la policière... sagace (mais sans filtre) fait une remarque au père d'un bébé à propos de la couleur de ses yeux.
Incontestablement, l'écriture du personnage de cette policière atypique et son interprétation tout en nuances par Sofia Helin sont des atouts majeurs de la série. (Je recommande d'ailleurs de la visionner en version originale sous-titrée, pour profiter du ton des dialogues, Saga Noren alternant les monosyllabes et les réponses hyper-argumentées, débités rapidement. Cela déconcerte presque toujours ses interlocuteurs.) Quant aux (déjà) fans, ils découvriront, au cours de la saison, comment la policière est devenue propriétaire de son emblématique voiture (qu'elle seule a le droit de conduire). Indice : elle ne l'a ni achetée, ni volée.
Dernier point : l'habillage des épisodes est de grande qualité. Les vues du pont (entre Suède et Danemark) et des villes sont superbes. Les scènes nocturnes sont filmées avec un grand soin et la musique est parfaitement intégrée à l'intrigue. (Pour écouter Hollow Talk, le titre mis à contribution pour les génériques de début et de fin, rendez-vous ici.)
Je suis tellement emballé par cette série, tellement déçu qu'elle soit achevée (en 2018, pour les téléspectateurs scandinaves), que j'en viens à espérer sa réapparition, avec des personnages qui auront entre temps évolué.
11:54 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualité, actualités, actualite, actualites
Bron, saison 4
Cela faisait plus d'un an que je patientais, depuis la diffusion par Arte de la troisième saison de cette passionnante série scandinave. L'automne est venu, avec une double bonne nouvelle : la mise en ligne de l'intégralité des épisodes (incluant la quatrième et dernière saison), à la fois par Arte (sans publicité) et M6+ (avec publicité). Le tout est disponible, au choix, en version française ou originale sous-titrée.
On retrouve avec plaisir le duo binational d'enquêteurs. A ma gauche se trouve le Danois Henrik, qu'on avait laissé aux prises avec sa consommation de drogues et sa difficile gestion de la disparition de sa femme et de ses filles. A ma droite se trouve Saga, la Suédoise, la bosseuse acharnée, un peu autiste, qui a été accusée du meurtre de sa mère.
La saison commence donc par un épisode carcéral, la policière (inculpée) côtoyant des individus qui n'éprouvent pas pour elle des sentiments très amicaux. Dans le même temps, Henrik commence à travailler sur une nouvelle affaire délicate, en duo avec un nouveau partenaire, un flic certes expérimenté, mais bourré de préjugés (sexistes, homophobes, racistes...).
Quand Saga finit par rejoindre l'équipe, l'affaire s'est complexifiée, avec d'autres cadavres. Le scénario est toujours aussi bien écrit, plusieurs fils narratifs en apparence sans lien finissant par se rejoindre. C'est de nouveau un événement du passé qui explique ce qui ressemble à une vengeance. Cela nous vaut, au cours de l'un des épisodes, un retour en arrière, à une époque où Henrik ne travaillait pas encore avec Saga. En parallèle avec l'enquête, celle-ci commence à suivre une psychothérapie assez originale ma fois, tandis qu'Henrik s'est inscrit à un groupe de parole sur la dépendance aux drogues.
Contrairement aux autres saisons (composées de dix épisodes), celle-ci n'en compte que huit, mais les auteurs réussissent le tour de force de boucler tous les arcs narratifs, y compris ceux commencés les années précédentes. Ainsi, on va enfin savoir ce qu'il est advenu de l'épouse et des filles d'Henrik et Saga va clore son chapitre familial, concernant sa défunte mère et le suicide de sa sœur. Quant à l'enquête criminelle, elle réserve de grosses surprises (même quand on croit que tout est terminé). Comme à leur habitude, les scénaristes ont mêlé des aspects sociétaux à l'élucidation des meurtres : immigration, homophobie, trafic de drogues, handicap, violences conjugales, emprise, vie carcérale... C'est vraiment très riche, assez subtil... et parfois savoureux, le comique pouvant rapidement succéder au sordide, notamment quand Saga, la policière... sagace (mais sans filtre) fait une remarque au père d'un bébé à propos de la couleur de ses yeux.
Incontestablement, l'écriture du personnage de cette policière atypique et son interprétation tout en nuances par Sofia Helin sont des atouts majeurs de la série. (Je recommande d'ailleurs de la visionner en version originale sous-titrée, pour profiter du ton des dialogues, Saga Noren alternant les monosyllabes et les réponses hyper-argumentées, débités rapidement. Cela déconcerte presque toujours ses interlocuteurs.) Quant aux (déjà) fans, ils découvriront, au cours de la saison, comment la policière est devenue propriétaire de son emblématique voiture (qu'elle seule a le droit de conduire). Indice : elle ne l'a ni achetée, ni volée.
Dernier point : l'habillage des épisodes est de grande qualité. Les vues du pont (entre Suède et Danemark) et des villes sont superbes. Les scènes nocturnes sont filmées avec un grand soin et la musique est parfaitement intégrée à l'intrigue. (Pour écouter Hollow Talk, le titre mis à contribution pour les génériques de début et de fin, rendez-vous ici.)
Je suis tellement emballé par cette série, tellement déçu qu'elle soit achevée (en 2018, pour les téléspectateurs scandinaves), que j'en viens à espérer sa réapparition, avec des personnages qui auront entre temps évolué.
11:54 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualité, actualités, actualite, actualites
dimanche, 16 novembre 2025
Vera, nouvelle salve
L'année dernière, France 3 nous avait laissés sur notre faim, en interrompant la diffusion de la treizième saison des Enquêtes de Vera après le premier épisode. Ce dimanche, nous avons droit au suivant et, dimanche prochain, sera diffusé le troisième... en espérant que les deux épisodes finaux (ceux constituant la saison 14) lui succèderont dans un avenir proche.
Intitulée La Seconde Fille, cette enquête inédite nous emmène principalement dans l'agglomération de Newcastle, où le corps d'une jeune femme atteinte d'un cancer est découvert à proximité d'un chemin de randonnée. Absente des réseaux sociaux, la victime logeait chez une bienfaitrice, gérante d'un réseau de cafés. Au fur et à mesure que les policiers progressent dans leur enquête, ils vont de surprise en surprise, la liste des suspects ne cessant de s'allonger. Toutefois, pour qui observe bien le jeu des comédiens (et écoute attentivement les détails concernant la scène de crime), l'identité de la personne responsable de la mort n'est pas trop difficile à trouver. C'est une rareté dans cette série, qui, en général, sait ménager le suspens. L'intrigue n'en est pas moins prenante, tant les secrets sont nombreux.
Comme à l'accoutumée, l'épisode est émaillé d'humour. Vera est toujours un peu soupe-au-lait, ne ménageant pas son équipe. A l'occasion, elle fait aussi preuve d'une grande empathie... quand elle ne pense pas à ses propres problèmes. Dans ces aventures-ci, elle souffre d'une sévère rage de dents que, dans un premier temps, elle s'évertue à soulager à l'aide d'antidouleurs (« painkillers », dans la version originale). Elle a principalement recours à du paracétamol, présenté dans un emballage différent de ce que nous connaissons en France.
Vous noterez qu'à ses côtés, la nouvelle DC (enquêtrice) n'a pas de main gauche. Ce n'est pas un trucage numérique. La comédienne Rhiannon Clements est née avec un bras gauche incomplet, ce qui ne l'empêche pas de faire carrière. Vous verrez que, dans l'épisode, elle se débrouille très bien avec le matériel dont elle a la charge... En somme, cette policière n'est pas manchot !
17:42 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Vera, nouvelle salve
L'année dernière, France 3 nous avait laissés sur notre faim, en interrompant la diffusion de la treizième saison des Enquêtes de Vera après le premier épisode. Ce dimanche, nous avons droit au suivant et, dimanche prochain, sera diffusé le troisième... en espérant que les deux épisodes finaux (ceux constituant la saison 14) lui succèderont dans un avenir proche.
Intitulée La Seconde Fille, cette enquête inédite nous emmène principalement dans l'agglomération de Newcastle, où le corps d'une jeune femme atteinte d'un cancer est découvert à proximité d'un chemin de randonnée. Absente des réseaux sociaux, la victime logeait chez une bienfaitrice, gérante d'un réseau de cafés. Au fur et à mesure que les policiers progressent dans leur enquête, ils vont de surprise en surprise, la liste des suspects ne cessant de s'allonger. Toutefois, pour qui observe bien le jeu des comédiens (et écoute attentivement les détails concernant la scène de crime), l'identité de la personne responsable de la mort n'est pas trop difficile à trouver. C'est une rareté dans cette série, qui, en général, sait ménager le suspens. L'intrigue n'en est pas moins prenante, tant les secrets sont nombreux.
Comme à l'accoutumée, l'épisode est émaillé d'humour. Vera est toujours un peu soupe-au-lait, ne ménageant pas son équipe. A l'occasion, elle fait aussi preuve d'une grande empathie... quand elle ne pense pas à ses propres problèmes. Dans ces aventures-ci, elle souffre d'une sévère rage de dents que, dans un premier temps, elle s'évertue à soulager à l'aide d'antidouleurs (« painkillers », dans la version originale). Elle a principalement recours à du paracétamol, présenté dans un emballage différent de ce que nous connaissons en France.
Vous noterez qu'à ses côtés, la nouvelle DC (enquêtrice) n'a pas de main gauche. Ce n'est pas un trucage numérique. La comédienne Rhiannon Clements est née avec un bras gauche incomplet, ce qui ne l'empêche pas de faire carrière. Vous verrez que, dans l'épisode, elle se débrouille très bien avec le matériel dont elle a la charge... En somme, cette policière n'est pas manchot !
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jeudi, 23 octobre 2025
Le retour d'Astrid et Raphaëlle
Ce vendredi, environ un an après la diffusion de la cinquième saison, France 2 nous propose le début de la sixième, à travers la première partie d'un épisode double, intitulée « La mort de Raphaëlle ». Comme l'intrigue est la suite immédiate du dernier épisode de la saison 5 (« Un mariage et quatre enterrements »), je conseille de d'abord revoir celui-ci, qui est lui aussi disponible en ligne.
Cette sixième saison démarre de manière originale, les policiers déplaçant leur bureau d'enquête... dans une chambre d'hôpital. J'ajoute que la fin de l'épisode contient un retournement scénaristique assez savoureux.
Ce n'est que la semaine prochaine que sera diffusé le dénouement, avec la seconde partie, intitulée « Le pensionnat ». Je note que cette entame de saison est placée sous le signe du paranormal, les scénaristes s'évertuant à ménager toutes les opinions...
L'épisode 3 (« Le bol maudit ») est pour moi un ton au-dessous. Je dirais que son intrigue est marquée par ce qu'on appelle parfois la "repentance coloniale". Le scénario est un peu pataud, les bonnes intentions étant comme surlignées au marqueur.
J'ai trouvé le quatrième épisode (« La Théorie du tout ») mieux écrit, même s'il y a quelques faiblesses. L'insertion des mathématiques dans l'intrigue nous sort de l'ordinaire... et fait intervenir le fiancé japonais d'Astrid, autour duquel est bâti un fil narratif secondaire. (La présence récurrente de ce personnage est peut-être liée au grand succès que rencontre la série au pays du soleil levant.)
Je me suis pour l'instant arrêté au cinquième épisode (sur huit), intitulé « Coup(s) de théâtre ». Il s'inspire clairement de l'affaire Jubillar, pour ensuite prendre un autre chemin. Il nous replonge aussi dans la période du covid-19. Je l'ai trouvé particulièrement réussi notamment en raison de l'insertion de scènes de procès, Astrid (désormais lieutenante) étant amenée à témoigner.
Comme je n'ai pas encore vu les trois derniers épisodes de la saison, je ne sais pas comment les scénaristes ont choisi de la conclure. Mais on sait déjà qu'il va y avoir du changement au niveau du poste du commissaire, ainsi que dans la vie privée d'Astrid. Dans le rôle de celle-ci, Sara Mortensen est toujours aussi impressionnante.
Je ne peux pas achever ce billet sans mentionner une autre personne de talent, qui contribue grandement au succès (mérité) de cette série : Erwann Kermovant. Ses compositions, souvent légères, voire primesautières, renforcent l'habillage de douce étrangeté qui colle si bien à l'intrigue des épisodes.
23:59 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualité, actualités, actualite, actualites
Le retour d'Astrid et Raphaëlle
Ce vendredi, environ un an après la diffusion de la cinquième saison, France 2 nous propose le début de la sixième, à travers la première partie d'un épisode double, intitulée « La mort de Raphaëlle ». Comme l'intrigue est la suite immédiate du dernier épisode de la saison 5 (« Un mariage et quatre enterrements »), je conseille de d'abord revoir celui-ci, qui est lui aussi disponible en ligne.
Cette sixième saison démarre de manière originale, les policiers déplaçant leur bureau d'enquête... dans une chambre d'hôpital. J'ajoute que la fin de l'épisode contient un retournement scénaristique assez savoureux.
Ce n'est que la semaine prochaine que sera diffusé le dénouement, avec la seconde partie, intitulée « Le pensionnat ». Je note que cette entame de saison est placée sous le signe du paranormal, les scénaristes s'évertuant à ménager toutes les opinions...
L'épisode 3 (« Le bol maudit ») est pour moi un ton au-dessous. Je dirais que son intrigue est marquée par ce qu'on appelle parfois la "repentance coloniale". Le scénario est un peu pataud, les bonnes intentions étant comme surlignées au marqueur.
J'ai trouvé le quatrième épisode (« La Théorie du tout ») mieux écrit, même s'il y a quelques faiblesses. L'insertion des mathématiques dans l'intrigue nous sort de l'ordinaire... et fait intervenir le fiancé japonais d'Astrid, autour duquel est bâti un fil narratif secondaire. (La présence récurrente de ce personnage est peut-être liée au grand succès que rencontre la série au pays du soleil levant.)
Je me suis pour l'instant arrêté au cinquième épisode (sur huit), intitulé « Coup(s) de théâtre ». Il s'inspire clairement de l'affaire Jubillar, pour ensuite prendre un autre chemin. Il nous replonge aussi dans la période du covid-19. Je l'ai trouvé particulièrement réussi notamment en raison de l'insertion de scènes de procès, Astrid (désormais lieutenante) étant amenée à témoigner.
Comme je n'ai pas encore vu les trois derniers épisodes de la saison, je ne sais pas comment les scénaristes ont choisi de la conclure. Mais on sait déjà qu'il va y avoir du changement au niveau du poste du commissaire, ainsi que dans la vie privée d'Astrid. Dans le rôle de celle-ci, Sara Mortensen est toujours aussi impressionnante.
Je ne peux pas achever ce billet sans mentionner une autre personne de talent, qui contribue grandement au succès (mérité) de cette série : Erwann Kermovant. Ses compositions, souvent légères, voire primesautières, renforcent l'habillage de douce étrangeté qui colle si bien à l'intrigue des épisodes.
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mercredi, 15 octobre 2025
Le pire portrait ?
L'hebdomadaire états-unien Time Magazine a fait sa dernière Une avec le président des Etats-Unis, pris en contreplongée :
Cela peut être perçu à la fois comme une glorification et une critique... et c'est ainsi que Donald Trump lui-même l'a compris, qualifiant (avec le sens de la mesure qui le caractérise) cette photographie de « pire de tous les temps » (worst of all time). En effet, l'angle de la prise de vue ne permet pas d'ignorer le cou de poulet du président des Etats-Unis, ainsi représenté en vieillard (certes puissant). De plus, ses cheveux (désormais blancs) sont à peine visibles.
En réalité, la critique la plus mordante ne porte sans doute pas sur l'âge du capitaine (79 ans depuis juin dernier), mais sur sa posture martiale, qui, à celles et ceux qui ont déjà vu de vieilles images de propagande, fait immanquablement penser à un ancien dirigeant européen :
Ce célèbre tableau d'Alfredo Ambrosi glorifie Benito Mussolini, en 1930. Dans la même veine (fasciste), on trouve plusieurs affiches, comme celle-ci de 1932 :
... ou celle-ci, datant de 1941 :
Mussolini se faisait très souvent représenter le menton levé, en contreplongée. Aujourd'hui, les postures du dictateur italien nous semblent bravaches, souvent ridicules, mais à l'époque, cela ne faisait pas rire.
Je n'ai rien lu ni entendu concernant cette Une de Time la rattachant à cette iconographie. Pourtant, je suis persuadé que, du côté des journalistes, plus d'une personne a songé à ce rapprochement.
22:35 Publié dans Histoire, Politique, Politique étrangère, Presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, actu, actualite, actualites, actualité, actualités, médias, presse, journalisme, histoire, politique internationale, états-unis
Le pire portrait ?
L'hebdomadaire états-unien Time Magazine a fait sa dernière Une avec le président des Etats-Unis, pris en contreplongée :
Cela peut être perçu à la fois comme une glorification et une critique... et c'est ainsi que Donald Trump lui-même l'a compris, qualifiant (avec le sens de la mesure qui le caractérise) cette photographie de « pire de tous les temps » (worst of all time). En effet, l'angle de la prise de vue ne permet pas d'ignorer le cou de poulet du président des Etats-Unis, ainsi représenté en vieillard (certes puissant). De plus, ses cheveux (désormais blancs) sont à peine visibles.
En réalité, la critique la plus mordante ne porte sans doute pas sur l'âge du capitaine (79 ans depuis juin dernier), mais sur sa posture martiale, qui, à celles et ceux qui ont déjà vu de vieilles images de propagande, fait immanquablement penser à un ancien dirigeant européen :
Ce célèbre tableau d'Alfredo Ambrosi glorifie Benito Mussolini, en 1930. Dans la même veine (fasciste), on trouve plusieurs affiches, comme celle-ci de 1932 :
... ou celle-ci, datant de 1941 :
Mussolini se faisait très souvent représenter le menton levé, en contreplongée. Aujourd'hui, les postures du dictateur italien nous semblent bravaches, souvent ridicules, mais à l'époque, cela ne faisait pas rire.
Je n'ai rien lu ni entendu concernant cette Une de Time la rattachant à cette iconographie. Pourtant, je suis persuadé que, du côté des journalistes, plus d'une personne a songé à ce rapprochement.
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dimanche, 14 septembre 2025
Brokenwood so Frenchy
Un peu moins d'un an après la diffusion de la saison 9, France 3 a lancé la dixième saison, la semaine dernière, avec Brokenwoodosaurus, dans lequel certains habitants de cette petite ville néo-zélandaise se déchirent autour de ce qui semble être les fossiles d'un dinosaure.
Ce dimanche soir (14 septembre), l'épisode inédit s'intitule Le Jour des morts. Un meurtre est commis alors qu'on se prépare à célébrer une fête d'origine mexicaine. Le boulanger de la commune est retrouvé mort... et il s'appelle French. Cela donne un double sens à l'enseigne de son commerce, sur lequel il joue pour donner une bonne réputation à ses produits :
L'aspect "français" est renforcé par la présence de petites tours Eiffel, à gauche et à droite de l'inscription... et par la marque de la voiture conduite par l'épouse du boulanger !
Ce genre de détails ironiques est la marque de fabrique de cette série policière bon enfant, où l'on peut croiser une médecin-légiste (d'origine russe) un peu "frappée", un inspecteur maori peu causant, un maire homosexuel fan de puzzles, un vendeur de boissons ambulant (pas très futé) surnommé Frodon, les tenanciers (plus ou moins honnêtes) d'un bar-restaurant, un avocat grandiloquent, une retraitée un peu trop curieuse, des pépés portés sur la boisson... Ces personnages hauts en couleur donnent une saveur particulière à des intrigues en général bien troussées, le tout sur fond de musique country néo-zélandaise. Bref, j'adore !
En deuxième partie de soirée, la chaîne publique rediffuse des épisodes anciens. Je recommande particulièrement Du Berceau au tombeau, le premier de la saison 8 (vu pour la première fois en octobre 2023). C'est l'un des plus cocasses de la série.
12:38 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Brokenwood so Frenchy
Un peu moins d'un an après la diffusion de la saison 9, France 3 a lancé la dixième saison, la semaine dernière, avec Brokenwoodosaurus, dans lequel certains habitants de cette petite ville néo-zélandaise se déchirent autour de ce qui semble être les fossiles d'un dinosaure.
Ce dimanche soir (14 septembre), l'épisode inédit s'intitule Le Jour des morts. Un meurtre est commis alors qu'on se prépare à célébrer une fête d'origine mexicaine. Le boulanger de la commune est retrouvé mort... et il s'appelle French. Cela donne un double sens à l'enseigne de son commerce, sur lequel il joue pour donner une bonne réputation à ses produits :
L'aspect "français" est renforcé par la présence de petites tours Eiffel, à gauche et à droite de l'inscription... et par la marque de la voiture conduite par l'épouse du boulanger !
Ce genre de détails ironiques est la marque de fabrique de cette série policière bon enfant, où l'on peut croiser une médecin-légiste (d'origine russe) un peu "frappée", un inspecteur maori peu causant, un maire homosexuel fan de puzzles, un vendeur de boissons ambulant (pas très futé) surnommé Frodon, les tenanciers (plus ou moins honnêtes) d'un bar-restaurant, un avocat grandiloquent, une retraitée un peu trop curieuse, des pépés portés sur la boisson... Ces personnages hauts en couleur donnent une saveur particulière à des intrigues en général bien troussées, le tout sur fond de musique country néo-zélandaise. Bref, j'adore !
En deuxième partie de soirée, la chaîne publique rediffuse des épisodes anciens. Je recommande particulièrement Du Berceau au tombeau, le premier de la saison 8 (vu pour la première fois en octobre 2023). C'est l'un des plus cocasses de la série.
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dimanche, 24 août 2025
Le retour de Miss Fisher
... la vraie, celle d'origine, incarnée par Essie Davis. En effet, après avoir achevé la diffusion des aventures de la nièce (qui se déroulent dans les années 1960), Chérie 25 a eu la bonne idée de reprogrammer la série initiale, dont l'intrigue a pour cadre l'Entre-deux-guerres.
Ce samedi, nous avons eu droit aux deux premiers épisodes de la saison 1, qui voient se former la petite troupe que l'on va suivre pendant trois saisons.
Le duo central est composé de Phryne Fisher (de retour en Australie après avoir mené une vie dissolue en Europe) et du commissaire Jack Robinson. Leurs interactions sont toujours savoureuses et l'on se rend compte qu'Essie Davis fait passer beaucoup plus de choses que Geraldine Hakewill, qui incarne sa nièce dans le spin-off récemment diffusé.
Un deuxième duo complète, en négatif, le premier. L'employée de maison Dot et l'agent de police Collins sont moins flamboyants que la détective et le commissaire, mais ils apportent des éléments touchants, parfois comiques, aux intrigues.
Dans ses enquêtes, Miss Fisher peut compter sur divers "assistants", à commencer par Cec et Bert, deux chauffeurs de taxi communistes, au départ travailleurs indépendants, mais qui vont lui rendre de plus en plus de services.
Moins présents dans les épisodes, mais dotés de personnalités marquées, le majordome et la meilleure amie de Miss Fisher apportent toujours quelque chose aux scènes auxquelles ils participent.
Le premier, britannique jusqu'au bouts des ongles, se nomme Butler (mot qui, dans la langue de Shakespeare, signifie maître d'hôtel, majordome). La seconde, à l'allure garçonne, appelée Mac, est médecin. Elle semble tout aussi féministe que Phryne... mais moins intéressée par les messieurs.
Je termine par deux personnages féminins, qui tranchent sur le reste de la troupe.
A ma gauche se trouve Prudence, la tante de l'héroïne, incarnation de la "vieille Australie" (blanche), guindée au possible, aux mœurs quasi victoriennes... mais la dame patronnesse réserve quelques surprises. Elle est très bien doublée en français. A ses côtés figure Jane, une orpheline que Phryne recueille dans le deuxième épisode. Celle qui n'a jamais voulu avoir d'enfant (et qui l'assume pleinement dans la série) se prend d'affection pour une pré-adolescente qui lui rappelle sa défunte sœur.
Cocaine Blues est le premier épisode diffusé. L'enquête tourne autour de la mort d'un notable, mais l'intrigue aborde aussi le harcèlement sexuel, l'avortement et le trafic de drogue(s).
Le Crime du Ballarat Express est un clin d’œil au célèbre roman d'Agatha Christie, dont il se garde toutefois de décalquer l'intrigue. La voie ferrée dont il est question, reliant Melbourne à Ballarat (vers l'ouest), existe toujours, la gare de départ, appelée Spencer Street Station dans l'épisode, ayant depuis été rebaptisée Southern Cross.
Celles et ceux qui ne souhaitent pas passer par le site de la chaîne de télévision peuvent voir les épisodes, en replay, par l'intermédiaire de leur box (une Livebox en ce qui me concerne). La suite à partir de samedi prochain, en espérant que l'intégralité de la série sera programmée.
13:27 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Le retour de Miss Fisher
... la vraie, celle d'origine, incarnée par Essie Davis. En effet, après avoir achevé la diffusion des aventures de la nièce (qui se déroulent dans les années 1960), Chérie 25 a eu la bonne idée de reprogrammer la série initiale, dont l'intrigue a pour cadre l'Entre-deux-guerres.
Ce samedi, nous avons eu droit aux deux premiers épisodes de la saison 1, qui voient se former la petite troupe que l'on va suivre pendant trois saisons.
Le duo central est composé de Phryne Fisher (de retour en Australie après avoir mené une vie dissolue en Europe) et du commissaire Jack Robinson. Leurs interactions sont toujours savoureuses et l'on se rend compte qu'Essie Davis fait passer beaucoup plus de choses que Geraldine Hakewill, qui incarne sa nièce dans le spin-off récemment diffusé.
Un deuxième duo complète, en négatif, le premier. L'employée de maison Dot et l'agent de police Collins sont moins flamboyants que la détective et le commissaire, mais ils apportent des éléments touchants, parfois comiques, aux intrigues.
Dans ses enquêtes, Miss Fisher peut compter sur divers "assistants", à commencer par Cec et Bert, deux chauffeurs de taxi communistes, au départ travailleurs indépendants, mais qui vont lui rendre de plus en plus de services.
Moins présents dans les épisodes, mais dotés de personnalités marquées, le majordome et la meilleure amie de Miss Fisher apportent toujours quelque chose aux scènes auxquelles ils participent.
Le premier, britannique jusqu'au bouts des ongles, se nomme Butler (mot qui, dans la langue de Shakespeare, signifie maître d'hôtel, majordome). La seconde, à l'allure garçonne, appelée Mac, est médecin. Elle semble tout aussi féministe que Phryne... mais moins intéressée par les messieurs.
Je termine par deux personnages féminins, qui tranchent sur le reste de la troupe.
A ma gauche se trouve Prudence, la tante de l'héroïne, incarnation de la "vieille Australie" (blanche), guindée au possible, aux mœurs quasi victoriennes... mais la dame patronnesse réserve quelques surprises. Elle est très bien doublée en français. A ses côtés figure Jane, une orpheline que Phryne recueille dans le deuxième épisode. Celle qui n'a jamais voulu avoir d'enfant (et qui l'assume pleinement dans la série) se prend d'affection pour une pré-adolescente qui lui rappelle sa défunte sœur.
Cocaine Blues est le premier épisode diffusé. L'enquête tourne autour de la mort d'un notable, mais l'intrigue aborde aussi le harcèlement sexuel, l'avortement et le trafic de drogue(s).
Le Crime du Ballarat Express est un clin d’œil au célèbre roman d'Agatha Christie, dont il se garde toutefois de décalquer l'intrigue. La voie ferrée dont il est question, reliant Melbourne à Ballarat (vers l'ouest), existe toujours, la gare de départ, appelée Spencer Street Station dans l'épisode, ayant depuis été rebaptisée Southern Cross.
Celles et ceux qui ne souhaitent pas passer par le site de la chaîne de télévision peuvent voir les épisodes, en replay, par l'intermédiaire de leur box (une Livebox en ce qui me concerne). La suite à partir de samedi prochain, en espérant que l'intégralité de la série sera programmée.
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vendredi, 22 août 2025
Surface
France Télévisions vient de mettre en ligne les six épisodes de cette mini-série, adaptée d'un roman d'Olivier Norek (que je n'ai pas lu) et dont la diffusion sur le "petit écran", en première partie de soirée, aura lieu en septembre prochain.
La promotion de la série s'appuie sur deux personnages, celui de la capitaine Noémie Chastain et celui du plongeur Hugo Massey. La première est incarnée par Laura Smet, qui manque un peu de nuance dans l'interprétation d'une policière parisienne, envoyée auditer le commissariat d'une petite ville (en théorie aveyronnaise), peu après avoir subi une grave blessure, dont les conséquences sont visibles sur son visage. Durant le premier épisode, la caractérisation du personnage m'est apparue schématique. Cela s'améliore un peu par la suite, même si l'on reste clairement sur un fantasme de fiction, qui me paraît assez éloigné des authentiques enquêtrices de la PJ.
Elle est destinée à former un couple acrobatique avec un plongeur de la brigade fluviale, auquel Tomer Sisley prête son physique de beau gosse, sa gentillesse et sa malice. Il ne va pas se mêler de l'enquête (les auteurs ayant veillé à ne pas décalquer le dispositif de Balthazar), mais son exploration du fond du lac de retenue (formé lors de la construction d'un barrage hydroélectrique, des années auparavant) va se révéler déterminante pour résoudre l'affaire.
Celle-ci est bigrement mystérieuse. Elle débute lorsqu'un bidon, jusqu'alors bloqué en profondeur du lac, remonte à la surface... avec un squelette d'enfant à l'intérieur. Cela rappelle à tous les habitants du coin la disparition de trois enfants, jadis, juste avant la submersion de l'ancien village, à l'occasion de la mise en service du barrage. S'ajoute à cela une autre disparition, celle de la mère d'un des enfants... ainsi qu'un mystère planant sur la jeunesse de la capitaine.
On a donc bien chargé la barque mais, une fois que l'intrigue est lancée (à la fin du premier épisode), cela devient prenant. Les épisodes 2 à 5 sont vraiment intéressants, avec des secrets qui peu à peu remontent à la surface (métaphore bien sûr..). Les scénaristes n'ont pas trop misé sur le pathos (sauf dans le dernier épisode).
Plusieurs hypothèses sont successivement étudiées par les enquêteurs, la résolution de tous les aspects de l'affaire ne s'effectuant pas en même temps.
Même si certains seconds rôles sont un peu caricaturaux, j'ai trouvé l'ensemble tout à fait regardable, avec notamment de belles scènes sub-aquatiques (tournées en studio, en Belgique). C'est un peu meilleur que les polars du samedi soir de France 3.
20:24 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités, occitanie
Surface
France Télévisions vient de mettre en ligne les six épisodes de cette mini-série, adaptée d'un roman d'Olivier Norek (que je n'ai pas lu) et dont la diffusion sur le "petit écran", en première partie de soirée, aura lieu en septembre prochain.
La promotion de la série s'appuie sur deux personnages, celui de la capitaine Noémie Chastain et celui du plongeur Hugo Massey. La première est incarnée par Laura Smet, qui manque un peu de nuance dans l'interprétation d'une policière parisienne, envoyée auditer le commissariat d'une petite ville (en théorie aveyronnaise), peu après avoir subi une grave blessure, dont les conséquences sont visibles sur son visage. Durant le premier épisode, la caractérisation du personnage m'est apparue schématique. Cela s'améliore un peu par la suite, même si l'on reste clairement sur un fantasme de fiction, qui me paraît assez éloigné des authentiques enquêtrices de la PJ.
Elle est destinée à former un couple acrobatique avec un plongeur de la brigade fluviale, auquel Tomer Sisley prête son physique de beau gosse, sa gentillesse et sa malice. Il ne va pas se mêler de l'enquête (les auteurs ayant veillé à ne pas décalquer le dispositif de Balthazar), mais son exploration du fond du lac de retenue (formé lors de la construction d'un barrage hydroélectrique, des années auparavant) va se révéler déterminante pour résoudre l'affaire.
Celle-ci est bigrement mystérieuse. Elle débute lorsqu'un bidon, jusqu'alors bloqué en profondeur du lac, remonte à la surface... avec un squelette d'enfant à l'intérieur. Cela rappelle à tous les habitants du coin la disparition de trois enfants, jadis, juste avant la submersion de l'ancien village, à l'occasion de la mise en service du barrage. S'ajoute à cela une autre disparition, celle de la mère d'un des enfants... ainsi qu'un mystère planant sur la jeunesse de la capitaine.
On a donc bien chargé la barque mais, une fois que l'intrigue est lancée (à la fin du premier épisode), cela devient prenant. Les épisodes 2 à 5 sont vraiment intéressants, avec des secrets qui peu à peu remontent à la surface (métaphore bien sûr..). Les scénaristes n'ont pas trop misé sur le pathos (sauf dans le dernier épisode).
Plusieurs hypothèses sont successivement étudiées par les enquêteurs, la résolution de tous les aspects de l'affaire ne s'effectuant pas en même temps.
Même si certains seconds rôles sont un peu caricaturaux, j'ai trouvé l'ensemble tout à fait regardable, avec notamment de belles scènes sub-aquatiques (tournées en studio, en Belgique). C'est un peu meilleur que les polars du samedi soir de France 3.
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mercredi, 30 juillet 2025
Ms Fisher (suite)
Chérie 25 poursuit la diffusion de cette série australienne. Après nous avoir proposé (ces dernières semaines) les quatre épisodes de la saison 1, samedi 26, on est passé à la seconde saison, avec deux inédits.
Mort à dessein met en scène une "communauté" de personnes aisées, se voulant avant-gardistes... et adeptes de l'amour libre. Le problème est qu'un matin, l'époux de l'hôtesse d'une soirée échangiste est retrouvé mort, dans le sauna privé, en compagnie d'une des invitées. L'enquête s'avère difficile pour Steed et Fisher, les souvenirs de la soirée précédente étant quelques peu embrumés, dans l'esprit des témoins/suspects. Dans le même temps, on découvre que la relation entre l'inspecteur et la détective s'est approfondie... mais Peregrine, bien qu'amoureuse du policier, aimerait garder son entière liberté. (Elle semble même émoustillée par le mode de vie des participants à la soirée...)
Meurtres et fiançailles nous plonge dans l'univers impitoyable de Dallas des hôtesses de l'air. L'une d'entre elles, destinée à devenir l'égérie d'une compagnie aérienne, est retrouvée morte. Les indices sont nombreux, mais difficiles à interpréter par James et Peregrine, d'autant que celui-là a fait sa demande à celle-ci. La jeune femme est très tentée de s'engager avec un homme qu'elle perçoit comme charmant, fiable et respectueux, mais elle voudrait en même temps tout garder de sa vie de célibataire...
Pendant quelques jours, il est encore possible de visionner les deux derniers épisodes de la saison 1, Meurtre du troisième type et Mort aux petits oignons. Il est à noter que ces épisodes sont plus longs que ceux de la seconde saison : 1h20-1h25 contre 40-45 minutes (hors publicités), ce qui fait que les huit épisodes de la saison 2 sont au final de la même longueur que les quatre de la saison 1.
Samedi 2 août sont programmés deux autres inédits : Mariage de sang (qui va renvoyer le charmant inspecteur dans sa région d'origine, au contact de son ex-petite amie) et Meurtre au club canin, à l'intrigue sans doute plus cocasse (Peregrine envisageant d'adopter un chien, plus facile à gérer qu'un potentiel époux).
22:42 Publié dans Société, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Ms Fisher (suite)
Chérie 25 poursuit la diffusion de cette série australienne. Après nous avoir proposé (ces dernières semaines) les quatre épisodes de la saison 1, samedi 26, on est passé à la seconde saison, avec deux inédits.
Mort à dessein met en scène une "communauté" de personnes aisées, se voulant avant-gardistes... et adeptes de l'amour libre. Le problème est qu'un matin, l'époux de l'hôtesse d'une soirée échangiste est retrouvé mort, dans le sauna privé, en compagnie d'une des invitées. L'enquête s'avère difficile pour Steed et Fisher, les souvenirs de la soirée précédente étant quelques peu embrumés, dans l'esprit des témoins/suspects. Dans le même temps, on découvre que la relation entre l'inspecteur et la détective s'est approfondie... mais Peregrine, bien qu'amoureuse du policier, aimerait garder son entière liberté. (Elle semble même émoustillée par le mode de vie des participants à la soirée...)
Meurtres et fiançailles nous plonge dans l'univers impitoyable de Dallas des hôtesses de l'air. L'une d'entre elles, destinée à devenir l'égérie d'une compagnie aérienne, est retrouvée morte. Les indices sont nombreux, mais difficiles à interpréter par James et Peregrine, d'autant que celui-là a fait sa demande à celle-ci. La jeune femme est très tentée de s'engager avec un homme qu'elle perçoit comme charmant, fiable et respectueux, mais elle voudrait en même temps tout garder de sa vie de célibataire...
Pendant quelques jours, il est encore possible de visionner les deux derniers épisodes de la saison 1, Meurtre du troisième type et Mort aux petits oignons. Il est à noter que ces épisodes sont plus longs que ceux de la seconde saison : 1h20-1h25 contre 40-45 minutes (hors publicités), ce qui fait que les huit épisodes de la saison 2 sont au final de la même longueur que les quatre de la saison 1.
Samedi 2 août sont programmés deux autres inédits : Mariage de sang (qui va renvoyer le charmant inspecteur dans sa région d'origine, au contact de son ex-petite amie) et Meurtre au club canin, à l'intrigue sans doute plus cocasse (Peregrine envisageant d'adopter un chien, plus facile à gérer qu'un potentiel époux).
22:42 Publié dans Société, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
vendredi, 25 juillet 2025
Les Nouvelles Enquêtes de Miss Fisher
Il y a une dizaine d'années, France Télévisions avait diffusé une intéressante série australienne, Miss Fisher enquête, dont l'action se déroulait dans les années 1920, au pays du kangourou. Après trois saisons, la série s'était conclue par un long-métrage, Miss Fisher et le tombeau des larmes.
Cet été débarque sur nos écrans (sur Chérie 25) une série dérivée, intitulée (en français) Les Nouvelles Enquêtes de Miss Fisher (Ms Fisher Modern Murder Mysteries dans la version originale). L'action se déroule environ 35 ans après celle de la "série mère". Dès le début du premier épisode (La Victime est la mariée, déjà diffusé deux fois par la chaîne française), on apprend que Phryne Fisher (l'héroïne d'origine) a disparu, sans doute morte. A cette occasion, on découvre qu'elle avait une sœur... et même une nièce, celle-ci héritant des biens de Phryne.
Les concepteurs de cette lointaine suite ont essayé de garder le maximum d'ingrédients de la série d'origine : la nouvelle enquêtrice (Peregrene) est tout aussi féministe que sa tante et, grâce à l'héritage de celle-ci, elle va vivre dans une certaine aisance financière, qui lui laisse la possibilité de mener sa vie à sa guise... et de traquer des criminels.
Sans surprise, la jeune femme va collaborer avec un séduisant inspecteur (qui s'appelle Steed, mais ne porte pas de chapeau-melon), lui-même tombant sous son charme. Dans les deux rôles clés, Geraldine Hakewill et Joel Jackson sont mignons, mais je dois dire qu'ils ne font pas oublier le tandem formé par Essie Davis et Nathan Page, qui était plus piquant.
Cette qualité de la série d'origine est plus perceptible dans le fonctionnement de la petite troupe qui entoure l'héroïne, le Club des aventurières, composé de femmes d'action et de brillantes intellectuelles, toutes féministes bien entendu. Un homme se joint à la troupe. C'est une sorte de "Q" (un bricoleur de génie). Il est aussi le frère de la présidente du club... et secrètement amoureux de l'une des membres. Du côté des antagonistes, il faut signaler la présence d'un inspecteur-chef misogyne (et grossier). Ce dénommé Sparrow est le supérieur hiérarchique du charmant James Steed.
A l'heure où j'écris ces lignes, les épisodes 2, 3 et 4 de la première saison (qui n'en comporte que 4) sont disponibles en replay.
Intitulé Meurtre en rythme, l'épisode 2 débute par la mort (par électrocution) de deux jeunes vedettes. Le principal suspect n'est autre que l'ex-petit ami de Peregrine... et l'inspecteur Steed, un tantinet jaloux, mène l'enquête officielle. Peregrine s'incruste dans l'équipe de télévision, la chaîne appartenant à une femme très riche, Edwina Maddox. A travers la famille de celle-ci, je pense que les auteurs de l'épisode ont voulu faire allusion aux Murdoch (dont l'empire médiatique dépasse largement les frontières de l'Australie). En arrière-plan se trouve aussi la pénétration de la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.
On change complètement d'ambiance avec le troisième épisode, Meurtre du troisième type. Le titre français est particulièrement bien choisi, puisqu'il va être question d'une possible présence extra-terrestre (avec allusion aux Envahisseurs), mais aussi d'expériences scientifiques et d'espionnage, en pleine période de Guerre froide. L'intrigue est vraiment passionnante, même si je trouve que l'héroïne arrive un peu trop facilement à s'infiltrer partout où elle veut.
Le quatrième épisode, Mort aux petits oignons, baigne dans le milieu culinaire. Les téléspectateurs du XXIe siècle penseront inévitablement à la flopée d'émissions mettant en scène d'apprentis cuistots (ou pâtissiers). Soixante ans plus tôt, il est plutôt question de cours de cuisine, d'immigration... et de commerce illicite.
Samedi 26 juillet commencera la diffusion de la deuxième et dernière saison, composée de huit épisodes. La série s'est arrêtée en 2021. C'est un agréable divertissement, avec un habillage (costumes, décors, musique) vintage, et des valeurs portées en étendard. Pour moi, il n'atteint pas le niveau de la série d'origine. A titre de comparaison, je trouve que les Français avaient fait un meilleur boulot avec Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, ceux de la deuxième époque (située fin des années 1950-début des années 1960) comme ceux de la troisième (la plus percutante, dont l'action se déroule au début des années 1970).
11:25 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, télé, médias, actu, actualite, actualites, actualité, actualités
Les Nouvelles Enquêtes de Miss Fisher
Il y a une dizaine d'années, France Télévisions avait diffusé une intéressante série australienne, Miss Fisher enquête, dont l'action se déroulait dans les années 1920, au pays du kangourou. Après trois saisons, la série s'était conclue par un long-métrage, Miss Fisher et le tombeau des larmes.
Cet été débarque sur nos écrans (sur Chérie 25) une série dérivée, intitulée (en français) Les Nouvelles Enquêtes de Miss Fisher (Ms Fisher Modern Murder Mysteries dans la version originale). L'action se déroule environ 35 ans après celle de la "série mère". Dès le début du premier épisode (La Victime est la mariée, déjà diffusé deux fois par la chaîne française), on apprend que Phryne Fisher (l'héroïne d'origine) a disparu, sans doute morte. A cette occasion, on découvre qu'elle avait une sœur... et même une nièce, celle-ci héritant des biens de Phryne.
Les concepteurs de cette lointaine suite ont essayé de garder le maximum d'ingrédients de la série d'origine : la nouvelle enquêtrice (Peregrene) est tout aussi féministe que sa tante et, grâce à l'héritage de celle-ci, elle va vivre dans une certaine aisance financière, qui lui laisse la possibilité de mener sa vie à sa guise... et de traquer des criminels.
Sans surprise, la jeune femme va collaborer avec un séduisant inspecteur (qui s'appelle Steed, mais ne porte pas de chapeau-melon), lui-même tombant sous son charme. Dans les deux rôles clés, Geraldine Hakewill et Joel Jackson sont mignons, mais je dois dire qu'ils ne font pas oublier le tandem formé par Essie Davis et Nathan Page, qui était plus piquant.
Cette qualité de la série d'origine est plus perceptible dans le fonctionnement de la petite troupe qui entoure l'héroïne, le Club des aventurières, composé de femmes d'action et de brillantes intellectuelles, toutes féministes bien entendu. Un homme se joint à la troupe. C'est une sorte de "Q" (un bricoleur de génie). Il est aussi le frère de la présidente du club... et secrètement amoureux de l'une des membres. Du côté des antagonistes, il faut signaler la présence d'un inspecteur-chef misogyne (et grossier). Ce dénommé Sparrow est le supérieur hiérarchique du charmant James Steed.
A l'heure où j'écris ces lignes, les épisodes 2, 3 et 4 de la première saison (qui n'en comporte que 4) sont disponibles en replay.
Intitulé Meurtre en rythme, l'épisode 2 débute par la mort (par électrocution) de deux jeunes vedettes. Le principal suspect n'est autre que l'ex-petit ami de Peregrine... et l'inspecteur Steed, un tantinet jaloux, mène l'enquête officielle. Peregrine s'incruste dans l'équipe de télévision, la chaîne appartenant à une femme très riche, Edwina Maddox. A travers la famille de celle-ci, je pense que les auteurs de l'épisode ont voulu faire allusion aux Murdoch (dont l'empire médiatique dépasse largement les frontières de l'Australie). En arrière-plan se trouve aussi la pénétration de la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.
On change complètement d'ambiance avec le troisième épisode, Meurtre du troisième type. Le titre français est particulièrement bien choisi, puisqu'il va être question d'une possible présence extra-terrestre (avec allusion aux Envahisseurs), mais aussi d'expériences scientifiques et d'espionnage, en pleine période de Guerre froide. L'intrigue est vraiment passionnante, même si je trouve que l'héroïne arrive un peu trop facilement à s'infiltrer partout où elle veut.
Le quatrième épisode, Mort aux petits oignons, baigne dans le milieu culinaire. Les téléspectateurs du XXIe siècle penseront inévitablement à la flopée d'émissions mettant en scène d'apprentis cuistots (ou pâtissiers). Soixante ans plus tôt, il est plutôt question de cours de cuisine, d'immigration... et de commerce illicite.
Samedi 26 juillet commencera la diffusion de la deuxième et dernière saison, composée de huit épisodes. La série s'est arrêtée en 2021. C'est un agréable divertissement, avec un habillage (costumes, décors, musique) vintage, et des valeurs portées en étendard. Pour moi, il n'atteint pas le niveau de la série d'origine. A titre de comparaison, je trouve que les Français avaient fait un meilleur boulot avec Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, ceux de la deuxième époque (située fin des années 1950-début des années 1960) comme ceux de la troisième (la plus percutante, dont l'action se déroule au début des années 1970).
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