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samedi, 18 novembre 2006

Borat

   Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!! Cela faisait longtemps qu'un film de fiction (j'exclus les animations) ne m'avait pas autant fait rire ! Sous une apparence de bricolage, c'est très bien foutu, ouvragé même.

    Le film joue sur plusieurs registres. On a d'abord la bonne grosse blague, l'archétype étant la séquence de la poursuite à poils dans l'hôtel, bouffage de cul à la clé. On a aussi le clin d'oeil appuyé à la bonne conscience occidentale : on nous présente un "Oriental", qui apparaît à première vue "semi-civilisé", ce qui permet au spectateur "civilisé" de rire à bon compte de la niaiserie du héros (excellemment interprété). Cependant, il arrive que ce personnage nous donne quelques leçons, et pointe les travers de la Civilisation. Comme cela se passe aux Etats-Unis (et en Roumanie pour les scènes supposées se dérouler au Kazakhstan), les Français de base apprécieront le détournement d'un rodéo par Borat qui, sous couvert d'éloges de l'Amérique, finit par susciter le tumulte : il commence par en appeler aux plus bas instincts de l'assistance (montrant par là que le barbare n'est pas toujours celui qu'on croit) puis se fait huer par un public qui a rencontré plus chauvin que lui. Là, la fiction se fait documentaire : de vrais citoyens des Etats-Unis sont pris "au jeu" de ce supposé Kazakh, qui agit sur eux comme un révélateur.

     Les séquences sur les juifs et les femmes sont plus ambiguës. Il faut attendre de progresser dans le film (et d'atteindre notamment la séquence de l'hébergement nocturne chez un couple accueillant) pour prendre la mesure du second degré : l'auteur cherche d'abord à dénoncer l'antisémitisme maladif (et irrationnel) qui règne chez certaines populations. Il a l'habileté de le placer sur le même plan que d'autres croyances farfelues. Au début du film, un certain malaise règne (le "lâcher du juif" a fait immédiatement cesser les rires dans la salle, je vous le garantis), parce qu'il y a comme une contradiction entre le désir du spectateur de base de s'identifier (ne serait-ce qu'un peu) au héros, pas antipathique, et son discours antijuif, débile et inacceptable. Mais je pense que c'est à propos des femmes que le regard du film est le plus sur le fil du rasoir. Honnêtement, même si les misogynes sont montrés comme étant de gros blaireaux, les personnages féminins ne sortent pas grandis des situations dans lesquelles ils sont placés... sauf la prostituée noire, ce qui est porteur de sens.

     Pour voir les scènes supprimées :

http://www.boratonline.co.uk/

 

16:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

vendredi, 17 novembre 2006

Un nouvel hyper à Rodez

... en fait, pas à Rodez même, dans l'agglomération bien sûr, à la limite d'Onet-le-Château et de Sébazac-Concourès. Il s'agit du transfert et de l'agrandissement de l'hypermarché Leclerc (couplé à un petit nombre de commerces) existant à Sébazac. Le centre commercial s'est globalement étoffé, la parking semble plus important... et il est plus pratique que le précédent.

    Vendredi dernier, le futur ancien hyper soldait le fond. Ce fut, d'après plusieurs témoins, la ruée. J'envisageais de m'y rendre mais, quand j'ai vu les embouteillages jusqu'à deux kilomètres de là, j'ai préféré retourner chez moi. Des gens se seraient battus dans le magasin. Un vigile aurait été mordu. Une personne m'a affirmé avoir entendu des insultes racistes... L'attente aux caisses a pu durer jusqu'à deux ou trois heures. Le soir, des clients auraient laissé des chariots remplis en plan, ne pouvant supporter l'attente ou ne pouvant espérer arriver à temps aux caisses. Le lundi et le mardi suivants, le centre comme la station-service attenante furent fermés. L'ouverture du nouveau site eut lieu mercredi 15 novembre. L'affluence fut énorme. Je ne vous raconte pas la file de bagnoles... A l'entrée du site, des vigiles tentaient d 'y mettre bon ordre. Je ne sais pas si c'est vrai, mais les forces de l'ordre seraient aussi intervenues sur la voie publique, pour réguler la circulation perturbée sur plusieurs kilomètres. (En plus, il y a plein de travaux à Rodez même, ce qui incite les automobilistes à contourner la ville... accroissant ainsi la pression sur les axes périphériques déjà saturés.) Par contre, ce jour-là, dans le centre commercial le plus proche de celui qui ouvrait (un Géant), ce fut très calme.

    Aujourd'hui 17 novembre, je suis allé à la découverte du "machin". Si le parking était presque plein, on circulait assez bien dans les rayons, plus larges que ceux de l'ancien hyper. Il y a quand même quelques points sensibles, où les chariots peinent à se croiser (ou à doubler un autre à l'arrêt)... surtout si un(e) crétin(e) campe au milieu ! Du point de vue de l'agencement, c'est intermédiaire entre l'ancien hyper (on retrouve facilement ses marques dans plusieurs domaines) et le concurrent Géant. On dirait que tout cela suit un modèle quasi universel. Petit changement notable : l'expulsion de la presse (qui était à l'entrée auparavant), qui se retrouve ailleurs dans le centre commercial. C'est tout bénef pour Leclerc, à mon avis : c'est un rayon qui devait être victime de pas mal de vols (et moult clients lisaient sans vergogne -et sans soin pour le papier- les journaux et les magazines qu'ils n'avaient pas l'intention d'acheter) et qui prenait de la place. Le secteur "fruits et légumes" a été en partie repensé : désormais, une personne (ou deux) pratique la pesée pour les clients... ce qui évitera les fraudes, qui étaient monnaie courante dans l'ancien hyper (sans compter les gens qui bouffent sur place). Ces rayons semblent particulièrement surveillés : leur agencement est l'objet d'un grand soin .. et en même temps, cela permet de garder un oeil sur d'éventuels clients indélicats.

   Pour terminer, je vais revenir sur un produit qui me tient à coeur : le Nutella. Dans un précédent message ("P'tit déj' de l'Est"), j'ai évoqué un subterfuge employé : vendre le produit de la même marque, mais fabriqué en Pologne avec (en partie) des ingrédients polonais. Le goût n'était pas le même et les proportions des composants légèrement différentes. Peut-être, à l'époque, était-ce pour pallier l'absence temporaire du produit "classique". Cela ne s'était pas renouvelé. Tel n'est pas le cas dans le nouvel hyper : les deux types de pots "familiaux" de Nutella (au fait, connaissez-vous la définition du "pot familial" ? Non ? Eh bien, c'est un pot fait pour que les célibataires prennent des hanches et du bide !) sont présents. Le "classique" de 750 grammes (+ 30 grammes de bonus pour les fesses) est basé sur un prix au kilo d'environ 4,40 euros, alors que le "polonais" (reconnaissable à l'autocollant sur le couvercle et à sa demi-étiquette, sur laquelle a été collée une autre, plus petite, rédigée en français) culmine à 2,59 euros pour 750 grammes (ce qui doit donner 3,45 euros le kilo).

mardi, 14 novembre 2006

Scoop

     A voir évidemment en version originale (sous-titrée ou pas), pour goûter la substantifique moëlle des dialogues alléniens.. et pour se laisser bercer par la voix rauque de la petite Scarlette. Elle est le clou du film : elle prouve qu'elle peut interpréter des personnages vraiment très différents. Pas facile d'incarner de manière crédible une cruche sympathique quand on est en train de devenir une icône sexuelle !

     Woody acteur se traîne un peu. Il ferait mieux de rester derrière la caméra désormais. Les autres acteurs sont bons. Alors j'entends d'ici les grincheux de base... L'histoire est légère ? On sort de là sans avoir rien appris d'exaltant ? Oui, mais on a passé un moment très agréable, plein de drôlerie, le tout servi par une musique entraînante.

18:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

Requiescat in pace, saccus meus !

  Voilà, ça y est, il est mort... mon sac à dos. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder la suite : je propose une photographie du cadavre.

medium_Sac.4.JPG

   Avouez qu'il n'a pas bonne mine ! Et pourtant, je peux vous dire qu'il en a contenus, des crayons ! Blague à part, les plus observateurs auront reconnu un Tann's... ça veut dire que ce n'est pas de la merde, mon ami ! Acheté 370 francs (à Nancy, rue Saint-Jean), il a tenu sa dizaine d'années de bons et loyaux services. Il est bien abîmé aujourd'hui : les languettes qui permettent de fixer le rabat sur le bas du sac sont cassées, la principale fermeture-éclair est fichue (elle avait déjà bénéficié d'une réparation sommaire naguère). A l'arrière, les attaches se désagrègent, alors que le rembourrage du dos tient encore la route. L'intérieur est un peu en vrac, résultat naturel de l'usure du temps.

   Lorsque j'ai voulu m'acheter un sac neuf, je n'ai pas réellement trouvé mon bonheur à Rodez. Apparemment, il n'existe plus de sacs Tann's de ce type et ceux que produisent les marques "djeunses" ne me plaisent guère. Il n'y a qu'en période de pré-rentrée scolaire que l'offre est abondante. Du coup, j'ai écumé les magasins de sport et de maroquinerie de l'agglomération, avant de trouver quelque chose d'acceptable (j'en avais un besoin urgent).