dimanche, 31 décembre 2006
Une jeunesse comme aucune autre
Et voici un film israélien sur un aspect méconnu de la société de ce pays : le service militaire, imposé de surcroît aux jeunes femmes ! Yeah ! Y a encore des pays qui ont préservé leur esprit civique ! Ceci dit, vu la situation au Proche-Orient (et les allusions qui y sont faites dans le film), on comprend que les modestes actions menées par ces appelées soient jugées importantes. Mais ce n'est pas forcément ce que pensent lesdites demoiselles (autour de 17-20 ans). Le film met bien en valeur la très forte contradiction entre le narcissisme adulescent (et le désir de jouir d'une liberté sans entrave) et les exigences d'un Etat fragile.
Je suis moins enthousiaste concernant l'opposition des caractères (chacune cherchant, sans réellement se l'avouer, à ressembler un peu à l'autre). Les deux héroïnes sont deux archétypes : l'une est déjà indépendante (mais coupée de sa famille), délurée, "rebelle", tandis que l'autre est relativement conformiste en apparence, obéissante, voire terne. L'habileté du casting fait que cette dernière est interprétée par un petit canon de chez canon (ç'aurait été trop dur de la faire jouer par un laideron). Je trouve un peu facile de représenter la "légaliste" comme l'ennuyeuse et la rétive comme la sensuelle (enfin là j'exagère un peu), supposée égoïste mais finalement au grand coeur. C'est la principale limite du film, par ailleurs fort bien interprété, et qui a le mérite de nous faire découvrir sous un angle inhabituel la situation là-bas, si loin, si proche.
19:00 Publié dans Cinéma, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
Azur et Asmar
J'étais réticent à l'idée d'aller voir ce dessin animé... trop "politiquement correct" à mon goût. J'ai finalement sauté le pas. Je me suis retrouvé dans une salle comble (étonnant pour un film sorti il y a si longtemps, même si les vacances scolaires permettent -partiellement- d'expliquer l'affluence. La salle était multigénérationnelle : cela allait des minots (attention toutefois : les plus jeunes ont du mal à suivre, en dépit des qualités pédagogiques du film) au troisième âge... en passant par les parents quadras (avec leur progéniture) et des individus louches dans mon genre.
J'ai été agréablement surpris. Je ne suis pas un inconditionnel d'Ocelot, loin s'en faut. Pourtant, j'ai apprécié le graphisme, très soigné, tout comme l'animation (voir la scène de l'allaitement du début, simple et si belle). L'histoire s'apparente au conte : la transposition est réussie (la séquence avec le lion est de toute beauté). On peut aussi s'amuser à rechercher les références au roi et l'oiseau. L'action se passe dans un Moyen Age (occidental) fictif, mais avec des allusions transparentes aux rives de la mer Méditerranée, propice aux échanges à cette époque comme aux autres. Cela donne de la force à l'argument du film : le mélange des cultures (ici chrétienne, musulmane, juive... et gréco-romaine "païenne", sans doute hellénistique), la tolérance. C'est clairement dit mais sans affectation.
Mon coup de cœur : le personnage de la petite princesse, gaie, primesautière, intelligente, un peu chieuse. (Cela me donnerait presque envie d'avoir des gosses... euh j'ai dit "presque", hein, parce que faut pas exagérer non plus !)
18:29 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
samedi, 30 décembre 2006
Daratt (saison sèche)
Qu'est-ce que la vengeance ? Ce film s'interroge là-dessus, à travers le cas d'un pays qui sort d'une guerre civile (le Tchad) et l'histoire d'Atim, qui veut tuer l'assassin de son père. Quand il le rencontre, les choses s'avèrent plus compliquées que dans sa tête au départ. Tout l'intérêt du film est dans les rapports entre ce quasi-vieillard (supposé être un prédateur, un tueur, et qui va régulièrement -et sincèrement- à la mosquée, traite son employé avec respect et donne du pain aux enfants pauvres) et ce jeune homme revanchard qui retrouve sa dignité dans l'apprentissage de ce métier de boulanger, qu'il reçoit de celui qu'il s'est obligé à haïr. Les choses se compliquent encore plus compte tenu du fait que l'ennemi (qui n'est pas aussi détestable que l'aurait espéré Atim...) a une jeune épouse que notre héros trouverait bien à son goût.
Le film avance lentement, mais, pourtant, il se passe presque tout le temps quelque chose. La lumière est magnifique et met admirablement en valeur ces maisons faites de briques improbables et de torchis.
20:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
Paprika
Certains d'entre vous se souviennent peut-être de Perfect Blue, une sympathique animation japonaise sortie il y a quelques années (en 2003, je crois). Le même réalisateur récidive avec ce film... encore plus réussi !
"Paprika" est le nom que porte, dans le monde des rêves, le double de l'un des personnages. C'est une sorte de "déesse ex machina" à vocation thérapeutique. Le film est vraiment frappadingue, entremêlant sans cesse rêve et réalité, dans une intrigue policière haletante de bout en bout. Je ne vous parlerai pas de la richesse graphique de l'animation, tant les mots me manquent pour la qualifier : étourdissante ? bouleversifiante ? époustouffiflante ?
Pour vous donner une idée de l'intrigue, cela tourne autour des thèmes développés dans Strange days et Ghost in the shell (sublimissime). A noter d'ailleurs que le principal personnage féminin (dont la voix est faite par une actrice déjà présente dans l'excellent Cowboy bebop) se prénomme Atsuko, comme l'actrice qui prêtait sa voix au "major", je veux parler de la fascinante héroïne de Ghost... Au delà du questionnement scientifique sur la réalité des rêves, ce film est aussi, de la part d'un homme, une réflexion sur ce qu'est la femme idéale.
19:40 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
vendredi, 29 décembre 2006
Les fruits du monde
En début de semaine, je suis allé faire quelques courses d'appoint dans une grande surface de la périphérie ruthénoise. Je me suis rendu au rayon "fruits et légumes". Je cherchais les bananes. (Je reviendrai un de ces quatre sur le cas de ces bananes qui, désormais, même lorsqu'elles sont originaires d'Afrique -par exemple du Cameroun, sont commercialisées par une multinationale états-unienne du type Chiquita ou Del Monte.)
Par le plus grand des hasards, je suis tombé (sans me blesser, rassurez-vous) sur... des abricots ! Oui, fin décembre ! Moi qui me désole chaque année de la disparition précoce de mon fruit préféré des étals du département (dans la deuxième quinzaine d'août), me voilà confronté à de l'abricot sud-africain ! 4,99 € le kilo ... J'en ai acheté. Oui, oui, je sais, par cet achat inconsidéré, j'encourage le réchauffement planétaire par le biais du transport maritime etc etc. Je ne compte pas forcément renouveler l'opération : je voulais GOUTER (sans me servir sur place, pratique que je condamne fermement).
Pou prouver que je ne raconte pas de bobard, j'ai pris une photographie des objets du délit :qu'ils sont beaux dans mon saladier (un fruitier, devrais-je dire... fabriqué en Chine qui plus est) ! A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai mangé environ la moitié du lot : ils sont bons !
18:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : *de tout et de rien*
Les infiltrés
Il paraît qu'il faut hurler au chef-d'oeuvre. Mmmm, regardons cela de plus près. Au départ, on a une copie d'un très très bon film hongkongais, Infernal affairs (que je vous recommande absolument). Cette copie est réalisée par Scorcese qui, avec Gangs of New York, a prouvé qu'il n'était pas fini. Côté acteurs, Di Caprio occupe le devant de la scène, alors qu'à mon humble avis, Matt Damon est bien meilleur. Nicholson fait du Nicholson. Cela se regarde, mais cela sent trop souvent le vieux cabot. Le scénar est très bon : le film est prenant, même si on a déjà vu l'original.
Le problème de ce film, qui n'est qu'un honnête polar, est sa mise en images. Comparé à Infernal affairs, c'est vraiment pâlichon : ce dernier est d'une grande virtuosité, alors que le Scorcese est correct sans plus. J'en veux pour preuve la scène des téléphones portables, puissante dans le film hongkongais, moyenne chez Scorcese.
15:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
Les fils de l'homme
Cela fait plusieurs mois que ce film est sorti, dans une relative discrétion par rapport au commun des grosses productions lénifiantes, et c'est seulement cette semaine qu'on peut le voir à Rodez. Le gros avantage est qu'au lieu de se taper la version doublée, on a droit à la version originale sous-titrée. Par contre, comme il est classé "art et essai", la programmation n'est pas très pratique.
Bon, revenons au sujet. J'aime la politique fiction. Les Britanniques aussi, ça tombe bien. J'avais adoré les romans d'Orwell et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley. L'année dernière, "V pour Vendetta (adapté d'une BD) ressuscitait le genre. Ici, l'action se passe dans 20 ans. L'un des défauts du film est de ne pas permettre de comprendre les causes de l'infertilité des humains (le nœud de l'intrigue), même si des indices sont semés ici et là : la pollution atmosphérique, une possible guerre chimique ou bactériologique. Sur ce sujet, je pense plutôt que, si une catastrophe survient en liaison avec l'évolution de la population, plus qu'à l'infertilité, il faudra l'attribuer à la surpopulation de notre planète (et à la mentalité lapiniste de bien des régimes culs-bénits). L'autre défaut du film (tiré d'un roman de PD James, au fait... va falloir que j'essaie de le lire) est de s'arrêter trop tôt.
La fiction politique se déroule au niveau de la vie quotidienne : on voit les individus (en particulier le héros, prénommé "Théo"... et qui incarne une sorte de deus ex machina !) et les foules évoluer, avec une forte présence des forces de sécurité. Le contexte britannique actuel joue : la question centrale est celle des immigrés illégaux (pas uniquement originaires des actuels pays en développement : because la catastrophe antérieure, on y trouve aussi des Allemands, des Russes et même des Français... c'est un film polyglotte !).
Au final : un film nerveux, bien mené, bien joué (par Clive Owen, bien sûr, mais aussi par Michael Caine, dans un rôle surprenant !). Attention toutefois aux âmes sensibles : c'est assez violent, à l'image du monde qu'il décrit.
15:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films
jeudi, 28 décembre 2006
The Holiday
Une "comédie romantique". J'ai été alléché par la bande annonce : ça m'avait l'air drôle, avec de bons acteurs et, comme j'ai un petit côté "fleur bleue", je me suis laissé tenter.
Cela nous donne un film plutôt raté : les effets comiques sont trop rares. C'est téléphoné du début à la fin. Les clichés se ramassent à la pelle et, entre la godiche sympa et la tasspé dynamique du départ, on a du lourd. Ceci dit, la suite du film permet de nuancer, mais que les dialogues sont mauvais ! Je ne sais pas si c'est dû au doublage, mais, vraiment, les acteurs ont beau faire ce qu'ils peuvent, c'est souvent pénible. Je retrouve là un procédé très "collection Harlequin" (j'en ai lu, il y a un paquet d'années) : les personnages disent tout haut ce qu'ils pensent, ce qui donne un caractère très artificiel à certaines scènes.
18:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
mercredi, 27 décembre 2006
Souris City
C'est un film qui commence sur de bonnes bases, puisque l'un des personnages nous gratifie d'éructations tonitruantes ! Malheureusement, c'est un casse-pieds doublé d'un goinfre. Mais c'est grâce à lui que notre héros coincé va découvrir la vraie vie dans les bas-fonds. C'est globalement drôle, à condition d'être attentif : il ne faut pas se laisser aller à la rêverie, sous peine de passer à côté de certains gags. Plusieurs personnages (outre ceux déjà cités) méritent le détour : l'héroïne au caractère trempé, la bande de nervis maladroits et, surtout, "LE Frog" et sa clique, incarnation obligatoire de la perfidie aux yeux des Britanniques, eux-mêmes fins connaisseurs en matière de trahison et autres coups bas.
Le contexte n'est pas nouveau nouveau ; on a déjà vu ce genre de métaphore : les animaux et le monde réduit qu'ils peuplent représentent en réalité le monde des humains avec sa noirceur et ses beautés. J'ai apprécié le sous-entendu à propos de la coupe du monde de football : pendant que le peuple consomme son opium, d'autres manigancent...
Quelques scènes méritent particulièrement le déplacement : celles où surgissent les limaces chantonneuses (aucune n'a été victime de mauvais traitement, précise la toute fin du générique... faut rester jusqu'au bout !), celle qui met en scène la congélation et, surtout, celle qui voit l'affrontement décisif, sur le bateau (moment sublime avec le téléphone portable !). Dans la salle, il m'a semblé que les grands riaient plus souvent que les petits !
15:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
Eragon
Recette : prenez une louche de Coeur de dragon, ajoutez un baril de Seigneur des anneaux, mélangez le tout avec une pincée de Narnia (en moins gnan-gnan... pas dur) et vous obtenez... ça. Les effets numériques sont réussis : le plus appréciable du film est l'ensemble des séquences où apparaît le dragon... pardon, la dragonne, de l'éclosion (toute mimi qu'elle est) à la cracheuse de feu (idéale pour les gros fumeurs). L'animation de l'animal est techniquement et artistiquement très satisfaisante. Le reste ? Et bien, en 1h40, on veut nous faire voyager autant qu'en 3h, du coup, cela va trop vite, il n'y a aucun suspense et les dialogues sont d'une platitude comparée à laquelle Jane Birkin peut passer pour une nouvelle Pamela Anderson.
Il faudra faire beaucoup mieux pour me convaincre d'aller voir la suite... parce que, ah oui, on nous promet une suite, dans laquelle le roi très très méchant, avec son dragon (qu'il croyait être le dernier) qui a lui même l'air abominablement infect, va se lancer à la poursuite de notre héros très très courageux (et un peu con-con) et de sa dragonne vraiment trop délicieuse pour être liée à un minet pareil.
14:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
mardi, 26 décembre 2006
Lady Chatterley
Un film très classique de facture, qui aborde un sujet brûlant (le désir, féminin en particulier). On voit la maîtrise dès le début : le plan de départ, organisé autour d'une fenêtre qui permet de voir ce qu'il se passe à l'intérieur de la demeure, est construit de manière (a)symétrique. La première partie du film est ennuyeuse. Est-ce pour bien faire sentir au spectateur combien la vie de l'héroïne est barbante ? En tout cas, c'est réussi. La suite contraste d'autant plus.
Le film démarre vraiment à partir du moment où les escapades bucoliques commencent. Lady Chatterley ne recouvre la santé qu'en acceptant de laisser son corps vivre au rythme de la nature (plusieurs plans ont une orientation panthéiste). Elle fantasme sur cet homme en apparence si loin de son monde, mais qu'elle désire. Leur relation est montrée simplement, avec minutie (et une touche d'érotisme), sans vulgarité. Les dialogues arrivent au bon moment : le film se passe très bien d'eux quand les images sont suffisamment parlantes.
Le film aurait pu être un peu plus resserré, mais, au final, il reste intéressant.
16:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
lundi, 25 décembre 2006
The Host
J'ai enfin pu voir ce film, en version originale sous-titrée. J'en sors mitigé, mais globalement satisfait par ce que j'ai vu. Plusieurs choses m'ont déplu, à commencer par l'expression exacerbée (outrancière même) de certains sentiments, qui fait des héros coréens les équivalents asiatiques de nos "Slaves" (le personnage principal du père raté et hypersomniaque m'a vraiment tapé sur le système). C'est parfois involontairement risible... voire pitoyable. D'un point de vue formel, le film est magnifique : les espaces sont très bien maîtrisés : les plans dans les égouts et ceux réalisés sur le pont sont d'une grande beauté. Le contraste avec les scènes d'intérieur exigu (dans la bicoque, au fin fond des égouts) est joliment mis en scène. D'une certaine manière, c'est un film sur la claustrophobie et le renfermement, à la fois des individus et d'un pays, ici la Corée du Sud subissant la férule états-unienne.
Quant à la créature, elle apparaît assez vite. Le réalisateur ne recourt pas au subterfuge de base, qui consiste à placer une grande partie de l'intérêt du film dans la découverte progressive de l'anatomie du monstre. Il aurait toutefois pu creuser davantage sur le comportement de celui-ci, qui semble obéir à d'autres logiques que la pulsion vitale pure. On peut noter que face à la créature, ce sont des individus de base (mais à l'écart du courant dominant) qui sont efficaces, pas les représentants de l'ordre établi.
16:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
Déjà vu
C'est un film aux facettes multiples : polar, anticipation, romance, métaphysique, action... C'est aussi un film "politique", d'obédience démocrate : la dénonciation de l'extrémisme blanc y côtoie l'héroïsation de personnages noirs (Denzel Washington, outre son talent, doit une partie de sa carrière à la volonté de certains studios de mettre en valeur des figures positives de la "communauté" afro-américaine) et la sympathie pour la Louisiane, où les conséquences des ouragans sont visibles (de plus, le principal personnage féminin habite le "quartier français"). On peut aussi lire le film sous l'angle "post 11 septembre", mais pas dans la même optique qu'Oliver Stone... A noter qu'ici, contrairement à ce que l'on voit dans Minority report, l'utilisation des découvertes scientifiques par des agences gouvernementales n'est pas vue comme menaçante pour la sécurité du citoyen. Au contraire, les autorités fédérales sont décrites comme timorées face à ce nouvel outil, alors qu'un individu (celui incarné par D. Washington) veut aller plus loin.
Le mélange pouvait s'avérer lourd et ennuyeux... pas du tout en fait ! C'est passionnant, trépidant, même si la mise en place du film est maladroite : le premier quart d'heure est pesant, mais il est vital pour la suite, puisque certains personnages semblent condamnés à le revivre. Le polar d'anticipation pourrait s'achever au bout d'1h30. Le film rebondit et met davantage l'accent sur la romance et sur la réflexion métaphysique (Qu'est-ce que le destin ? Peut-on changer le passé ?) dans la dernière demi-heure, vraiment palpitante, où bien des éléments entr'aperçus au début du film prennent un relief particulier.
Je termine par quelques limites : les scènes d'action ne sont pas forcément les plus convaincantes, à l'exception notable de la poursuite automobile simultanée dans deux domaines temporels différents (d'une grande force visuelle de surcroît). Certains aspects de la romance sont aussi convenus. Mais, bon, cela passe.
16:03 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

