samedi, 16 avril 2011
"Le Nouvel Hebdo" numéro 171
L'éditorial de Gérard Galtier est consacré à la mise en place du nouvel exécutif départemental. Il y pointe les contradictions de la gauche mais aurait pu insister davantage sur la fin de la fiction des "sans étiquette", massivement soudés à la "Majorité départementale". On remarque aussi que Jean-Claude Luche a verrouillé le Conseil : les vice-présidents sont désormais majoritairement des proches ; l'influence de Jean Puech se fait moins prégnante. Le risque est que Jean-Claude Luche ne reproduise le mode de fonctionnement de son prédécesseur.
L'un des principaux articles concerne les turbulences à la tête de la MJC ruthénoise. Apparemment, plusieurs possibilités sont envisagées pour remplacer l'actuel directeur... et l'une d'entre elles n'est pas sans m'étonner : "Avec l'un, le maire pourrait, dit-on, la faire fermer à un blog qui le dérange"... Serait-ce une manière détournée de désigner l'un des responsables d'Aligorchie ?
Une fois n'est pas coutume, le journal s'en prend à l'un des proches de Jean-Claude Luche, l'inévitable Jean-Claude Anglars, peut-être le roi du cumul dans le département. Le Nouvel Hebdo ne s'est pas intéressé à l'affaire Guillaume Anglars, mais plutôt à l'appétit jamais assouvi du vice-président du Conseil général, dont je suis persuadé qu'il pense un jour succéder à J.-C. Luche.
Les derniers soubresauts des élections cantonales sont abordés à travers trois exemples. Il est surtout question de Mur-de-Barrez. La semaine dernière, l'ancien conseiller général Bernard Monzie a publié une longue tribune dans le Bulletin d'Espalion, où perce une forte inquiétude pour le canton, non pas en raison de l'élection d'un conseiller de gauche (Daniel Tarrisse), mais à cause de la future entrée en application de la loi sur les territoires (initiée et votée par la droite).
Le non-dit porte sur l'argent : dans le département, de nombreux cantons jalousent la relative aisance financière du Carladez, qui repose sur les redevances versées par EDF... De là à penser que les élus de Brommat ne voudraient pas partager avec les cantons voisins...
On perçoit aussi l'écho des dernières cantonales dans le petit article consacré à la commune de Saint-Léons, située dans le canton de Vezins-de-Lévézou. Certains conseillers municipaux seraient entrés "en résistance" contre le maire Olivier Monteillet... qui s'était présenté contre le conseiller général sortant Arnaud Viala. S'agit-il de règlements de compte ?
Enfin, dans un entrefilet consacré à la commune de Naucelle il m'a semblé reconnaître la "patte" de Bernard Mazars, sèchement battu en mars dernier par le sortant Jean-Paul (Mazars lui aussi). Il me paraît n'avoir pas encore digéré sa défaite.
On trouve encore d'autres choses dans ce numéro du Nouvel Hebdo, à commencer par la traditionnelle volée de bois vert administrée à la tête de turc du journal, Fabrice Geniez, le maire d'Onet-le-Château. On lira aussi avec profit la réponse (pas trop énervée) du maire de Rodez au courrier d'un lecteur concernant l'îlot Bonald.
Le journal s'achève par deux conseils de lecture. Le premier livre, en souscription (il sortira le mois prochain) est consacré à la grève des gantiers de Millau en 1911. Le second (déjà en vente), La Bataille de Carmaux, traite de la résistance dans le Tarn et l'Aveyron.
01:21 Publié dans Politique aveyronnaise, Presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, presse
vendredi, 15 avril 2011
Bernard Saules hyperactif
Le nouveau conseiller général de Rodez-Est et conseiller municipal (d'opposition) de Rodez ne cesse de faire parler de lui. Cette semaine, il a les honneurs du Ruthénois (numéro 59) qui, en page 2, relève un hommage très particulier :
C'est en lien avec la dernière séance du Conseil municipal de Rodez (du 8 avril dernier), qui a vu le maire de la commune du Piton, Christian Teyssèdre, rendre un hommage croc-en-jambes à celui qui est censé se trouver à la tête de l'opposition (page 2 du compte-rendu) :
Il est des félicitations qui valent bien des coups de poignard...
Mais il est difficile d'accuser le maire de Rodez d'être tombé dans l'attaque personnelle. Son intervention, sans doute ironique, ne faisait que rappeler un fait établi : Bernard Saules n'est guère assidu aux séances du Conseil municipal de la commune qu'il ambitionne de gérer.
Le 8 avril, il était donc "excusé" : il a argué d'un rendez-vous professionnel.
Cependant, lors de la séance précédente, celle du 25 février, il n'était pas là non plus, sans que la moindre excuse ait été avancée... et pour cause : il avait séché la séance pour s'envoler vers Paris. On avait ainsi pu le voir dans le public de l'émission Téléfoot du dimanche suivant...
... Et il était aussi absent de la séance précédente, celle du 17 décembre 2010 (apparemment avec une excuse : un mot des parents, peut-être ?).
Que l'on se rassure, il était bien présent le 15 novembre... mais pas le 20 septembre 2010, là encore avec une excuse.
Sur les cinq premières séances de l'année 2010, deux se sont déroulées sans Bernard Saules : celles du 9 avril et du 5 juillet. En 2009, il avait été plus assidu, même s'il n'avait pas assisté à toutes les séances. En 2010, son taux de présence est tombé à 50 %. En 2011, pour l'instant, à 0 %.
On va me dire : mais c'est parce qu'il est très pris. En effet, à son travail au Crédit agricole il ajoute ses fonctions au sein de l'U.N.A.F. (l'Union Nationale des Arbitres de Football), son mandat (non rémunéré) de conseiller municipal de Rodez et celui (rémunéré) de conseiller général de Rodez-Est. Il va falloir choisir, monsieur Saules ! Ou alors les électeurs ruthénois pourraient commencer à penser que celui qui s'est présenté comme un homme neuf, faisant de la politique autrement, n'est qu'un bonimenteur de plus.
On a commencé à avoir quelques doutes dès l'élection des vice-présidents du Conseil général de l'Aveyron : Bernard Saules ne s'est pas vu octroyer le prestigieux poste (ce qui est après tout fort logique : qu'il fasse d'abord ses preuves comme simple conseiller général de la majorité... et il y a du boulot), alors que Jean-Claude Luche en avait fait un argument de campagne. Oui, rappelez-vous, c'était dans Centre Presse (aussi dans Midi Libre, mais leur archivage numérique ne vaut pas tripette), le 10 mars dernier :
Mais Bernard Saules n'est pas reparti les mains vides. Dans Midi Libre du 8 avril, on apprenait qu'on lui avait attribué un beau hochet : le poste de conseiller général délégué au contrat territorial de l'agglomération ruthénoise... la planque idéale pour préparer les municipales de 2014 !
J'attends aussi de savoir quelle décision le nouveau conseiller général va prendre concernant ses activités professionnelles. Il me semble bien avoir entendu pendant la campagne que, s'il était élu, il se mettrait en disponibilité du Crédit agricole. Sinon, il est à craindre que d'autres séances du Conseil municipal de Rodez ne se déroulent sans lui... du moins jusqu'à la campagne de 2014 !
20:15 Publié dans Politique aveyronnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
jeudi, 14 avril 2011
Interro surprise pour Cécile Duflot
Je retarde un peu sur le sujet, mais je dois avouer que la carrière de la secrétaire nationale des Verts ne fait pas partie de mes sujets de préoccupation. Je suis tombé sur le buzz en effectuant des recherches sur la catastrophe qui frappe le Japon.
J'ai donc appris que, interrogée sur BFM TV, la miss écolo avait situé le Japon... dans l'hémisphère Sud ! (Je ne reviens même pas sur la faute de français "cet accident ayant survenu"...) Observons un planisphère pour nous en convaincre :
J'ai encerclé de noir le territoire japonais et fait figurer l'emplacement de l'équateur par un trait rouge épais. Comme on peut le voir, le risque de confusion est faible.
On pourrait se dire, après tout, que c'est lié au stress, que c'est un lapsus, qu'elle ne peut pas être omnisciente et que nombre de politiques font régulièrement la preuve de leur inculture. (De Nicolas Sarkozy sur Al Qaïda à Frédéric Lefebvre sur "Zadig et Voltaire" en passant par Philippe Douste-Blazy et les juifs britanniques, la presse qui ne se veut pas de complaisance a eu du grain à moudre.)
Mais là, tout de même, c'est un peu gros, sur un sujet hyper médiatisé, abondamment illustré par des cartes précises. De surcroît, j'ai appris que Cécile Duflot est titulaire d'un DEA de géogaphie (consacré au "lieux de vacances", d'après Le Monde) !
Certains mauvais esprits sont allés jusqu'à se demander si Cécile Duflot pourrait situer sur un planisphère les îles Maldives (entourées de jaune sur la carte), où elle fut récemment amenée à se rendre en vacances (c'est tout de même une spécialiste de ce genre de lieux !), provoquant une mini-polémique dont en gros presque tout le monde se fout.
Le plus consternant dans cette affaire est qu'en face la journaliste Ruth Elkrief (elle-même titulaire d'un DEA en Sciences politiques) n'a pas rectifié. Etait-ce indulgence ? Etait-ce dû à la méconnaissance ? Un grand merci en tout cas à l'envoyé spécial qui a remis les choses à leur place (voir la fin de la vidéo).
Cette jeune femme ambitieuse (elle pense à l'élection présidentielle en s'épilant) devrait tout de même améliorer ses connaissances géographiques. Au sein d'Europe-Ecologie-Les Verts, on pourrait lui conseiller les services d'une prof de collège aveyronnaise (récemment candidate sur le canton de Rodez-Est), Emily Teyssèdre-Jullian...
P.S. (4 juin 2011)
J'ai découvert tardivement la chronique de Tanguy Pastureau. J'adore !
18:05 Publié dans Japon, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, humour, écologie



