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mardi, 20 juillet 2021

Ainbo, princesse d'Amazonie

   Cette coproduction néerlando-péruvienne, animée pour une version anglaise (mais sortie chez nous doublée en français), est destinée aux enfants pas trop petits... jusqu'aux très grands ! L'histoire est assez complexe et, parfois, un peu macabre. Cependant, l'animation est de qualité, avec (parfois, pas tout le temps) de superbes décors.

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   Commençons par une inexactitude : Ainbo (prononcer "haine-beau") n'est pas la véritable princesse de l'histoire ; celle-ci est sa meilleure amie, Zumi. Ainbo est plutôt une fille de chamane (ou demi-sorcière). Notons que les deux adolescentes se ressemblent beaucoup physiquement et sont habillées quasiment de la même manière : elles portent un "crop-top" et une improbable mini-jupe (les femmes adultes portant la jupe longue). Est-il besoin de préciser que les héroïnes sont très minces et ont un joli minois ?

   Officiellement, Ainbo n'a plus sa mère ni son père. Elle a été élevée par la sage du village... et entre en communication avec des "esprits-guides" quelque peu facétieux :

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   Vaca le tapir et Dillo le pangolin tatou vont aider l'héroïne à déjouer la malédiction qui pèse sur le village et a rendu son chef gravement malade. Mais, surtout, ces deux personnages sont les principales sources de gag de l'histoire.

   À leur présence s'ajoute celle de quantité d'animaux qui peuplent la forêt amazonienne, des singes aux oiseaux colorés, en passant par les libellules, les tortues... et un gigantesque paresseux ! Comme vous pouvez le constater, c'est un film éducatif... et militant. Le mal, doublement incarné par un esprit reptilien et un homme blanc, est responsable de la déforestation. Je regrette toutefois qu'on se soit contenté d'évoquer l'exploitation aurifère. L'agrobusiness joue un rôle (néfaste) bien plus important.

   Quoi qu'il en soit, ses aventures vont permettre à Ainbo d'acquérir de la maturité et d'en savoir plus sur ses parents.

   Ce n'est (sur le fond comme sur la forme) pas du niveau d'un Pixar, mais cela se regarde avec plaisir.

   P.S.

   L'un des intérêts du film est de mettre en scène une civilisation amazonienne (avec ses coutumes et ses productions matérielles). Pendant très longtemps, on a cru que seuls les "grands" peuples présents à proximité des côtes avaient fondé de véritables civilisations "précolombiennes". Les recherches les plus récentes prouvent le contraire, à l'image de ce qu'on peut voir dans un documentaire récemment diffusé sur Arte (et disponible en replay).

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   Il s'agit d'un volet de la série "Enquêtes archéologiques", dont j'ai déjà parlé l'an dernier. Dans cet épisode, on découvre d'abord les traces laissées par une ancienne occupation humaine en Guyane, dans la région marécageuse située entre la zone côtière et la forêt. Ensuite, le documentariste rejoint les archéologues qui explorent la jungle, celle-ci réservant quelques surprises.

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