samedi, 25 avril 2026
L'Enfant du désert
Au départ plutôt documentariste (par exemple, avec Le Premier Cri), Gilles de Maistre s'est ensuite spécialisé dans les fictions naturalistes, notamment celles faisant intervenir animaux et enfants. Celle qu'il nous propose aujourd'hui est inspirée d'une histoire vraie, au départ présentée comme un conte, narré par un grand-père à sa petite-fille.
Le début n'est pas très engageant. Il faut supporter une médiocre version doublée, le film ayant été tourné en anglais et en français. De plus, la séquence durant laquelle l'enfant est séparé de sa mère touareg est surlignée au possible, avec trop de pathos (et une maman nomade du désert que j'ai trouvée très maquillée).
Cela s'arrange quand apparaissent les animaux à l'écran. On va voir des scorpions, un vautour, un guépard, signe que le désert regorge de dangers, qui ne sont pas que climatiques. (Bon point pour le film.) Mais ceux qui crèvent l'écran sont le fennec et les autruches. Si le premier devient un peu trop facilement l'animal de compagnie de l'enfant perdu, les secondes vont l'intégrer progressivement à leur "tribu", le protéger, l'aider à se nourrir... C'est vachement bien fait. La mise en scène comme le montage sont efficaces... et ces autruches mériteraient un Oscar. (Félicitations aux comportementalistes animaliers.)
La deuxième partie commence par un coup de théâtre : l'histoire présentée jusqu'alors comme un conte s'est en fait bel et bien produite... et elle est quelque peu différente de ce qu'on a raconté à la jeune Occidentale, devenue écrivaine en herbe. (Elle est incarnée par la fille du réalisateur et de la scénariste... Quel plaisir de travailler en famille !)
On retrouve donc le gamin Hadara à un âge plus avancé. Il vit toujours avec les autruches, mais a appris à se débrouiller. Quand l'occasion se présente, il peut à son tour rendre service aux membres de son clan. Dans cette partie, le garçon entre en contact avec des humains (adultes) : des nomades mais aussi des Occidentaux, français (l'histoire d'origine se déroule durant la période coloniale) et états-uniens, ceux-ci interprétés de manière caricaturale (et mal doublés... ou alors c'est que les dialogues sont à chier). Kev Adams est chargé d'incarner un Français au départ auto-centré et plein d'illusions, qui va prendre la température du désert et apprendre à en respecter les habitants, humains comme animaux.
Je laisse à chacun(e) le plaisir (ou l'ennui) de découvrir comment tout cela se termine. C'est plein de bonnes intentions et plutôt destiné aux enfants. Mais le fennec est craquant et les autruches impressionnent.
18:48 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

