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dimanche, 26 avril 2026

Barnaby, saison 25

   Ce dimanche soir, France 3 commence la diffusion d'une nouvelle saison des enquêtes du plus débonnaire des policiers britanniques, à savoir John Barnaby. (ITV a déjà fait savoir qu'une saison 26 suivrait.)

   En attendant, on peut déjà savourer les quatre épisodes inédits sur le site de France Télévisions.

   Ce soir nous est proposé le premier, intitulé « La rivière des disparus ». De manière assez traditionnelle, un meurtre actuel fait ressurgir une histoire plus ancienne, qui s'est déroulée presque au même endroit. Les fils de l'intrigue sont complexes à démêler... et certains éléments sont à la limite du vraisemblable. Mais les acteurs sont bons et tout ce qui entoure cette histoire est savoureux. Il est notamment question d'écumeurs de rivières, groupes d'explorateurs locaux qui sont soit des archéologues amateurs, soit des chasseurs de trésor (et podcasteurs). J'ajoute qu'un phénomène naturel, celui des trous d'eau, joue un rôle non négligeable dans l'enquête. C'est toutefois, pour moi, le moins bon des quatre épisodes.

   Le deuxième sera diffusé dimanche prochain. Ironiquement titré "Gazon maudit" dans la version française, il a pour cadre un club local de bowling sur herbe, un jeu pris très au sérieux par certains habitants du cru. Sans surprise, fierté mal placée, amour et argent sont au cœur de l'intrigue. C'est filmé avec élégance et malice, les dialogues étant nourris de jeux de mots et de sous-entendus.

   Il faudra attendre le 10 mai pour voir "La mort sonne trois fois", qui se déroule aux abords d'un manoir, à l'occasion d'une fête de village. Les personnages de cet épisode sont souvent hauts en couleurs. Un "coucou" (l'horloge, pas l'animal) va jouer un rôle déterminant. Ici encore, une mort ancienne va percuter des crimes contemporains. Même s'il y a un petit air de "déjà-vu", j'ai beaucoup aimé.

   La saison se conclura avec "Meurtre en direct", qui a pour cadre une "grammar school", un établissement d'enseignement secondaire élitiste. Une réunion en visio-conférence, où l'ont perçoit pas mal de tensions, dérape de manière tragique. Pour coincer la personne coupable, les policiers devront débusquer les secrets de chacun... et (notamment) s'intéresser au tricot. Cerise sur le gâteau : durant cet épisode, on apprend pour quelle raison le jeune John Barnaby fut jadis temporairement exclu de son collège...

   J'aime cette série parce qu'elle associe des intrigues bien conçues, une ambiance empathique qui ne sombre pas dans la niaiserie et un humour bon enfant, parfois caustique. Le héros est un très bon enquêteur, un policier qui a du flair comme on dit, mais c'est aussi un époux et un père de famille attentionnés, pas toujours à l'aise pour gérer les petits problèmes du quotidien (sans toutefois sombrer dans l'alcool, la drogue ou la fréquentation assidue des prostituées). Neil Dudgeon incarne avec conviction (et un poil d'autodérision) cet ancien jeune qui s'est un peu encroûté.