lundi, 22 juin 2026
Toy Story 5
Il y a sept ans déjà, Toy Story 4 (bien meilleur que le troisième volet) était censé conclure la série de films d'animation. Mais, la franchise étant particulièrement lucrative, il était prévisible que Disney-Pixar remette le couvert.
Aux manettes se trouve Andrew Stanton, réalisateur jadis de Wall-E et co-réalisateur du Monde de Nemo ainsi que de 1001 pattes, ce dernier avec John Lasseter... le créateur de Toy Story. On a donc voulu mettre cet opus entre de bonnes mains et, à l'écran, cela se voit. J'étais dans une salle haut-de-gamme et j'ai été épaté par la qualité de l'image et de l'animation, notamment des jouets, dont les différentes textures sont formidablement rendues. C'est du niveau d'un Ratatouille.
Le scénario évite deux écueils : la nostalgie excessive et la technophobie extrême. Cela n'empêche pas le film de comporter de belles scènes du passé ni de pointer la dépendance des jeunes (comme des moins jeunes) aux écrans numériques, à tel point que les humains sont transformés en zombies. L'intrigue a l'habileté de mélanger l'ancien et le moderne.
Au titre des anciens, on retrouve les héros des épisodes précédents. L'un d'entre eux symbolise particulièrement le temps qui passe : le cowboy Woody, sur lequel je laisse à chacun(e) le plaisir de découvrir quels sont les effets du vieillissement...
L'histoire commence toutefois avec un autre protagoniste, que l'on retrouve à plusieurs dizaines d'exemplaires, dans un contexte particulier, savoureux... lié à la mondialisation des échanges. Je n'en dirai pas plus.
Signalons que ce sont plutôt les personnages féminins les moteurs de l'histoire, avec Jessie la cowgirl et Bonnie la gamine qui a honte de ses jouets. La tablette elle-même est un personnage féminin. Une autre enfant, Blaze, va jouer un rôle important.
L'intrigue fait s'entremêler trois trames narratives, une se déroulant au domicile de Bonnie, une autre chez Blaze, la troisième suivant les pérégrinations des dizaines de Buzz l'éclair, qui jouent dans cette histoire un peu le rôle des Minions dans Moi, moche et méchant. J'ai adoré tout ce qui a trait à leurs aventures.
Les auteurs ont été assez habiles pour utiliser fréquemment un double niveau de langage. Les enfants seront sensibles aux émois des jouets et aux problèmes d'intégration de Bonnie, tandis que les adultes savoureront les sous-entendus et les références cinématographiques (notamment à Pirates des Caraïbes et L'Empire contre-attaque).
Je me suis régalé et je recommande vivement.
18:58 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

