samedi, 26 septembre 2026
Détective Conan - L'Ange déchu de l'asphalte
Chaque année voit la sortie, en France, d'un long métrage dérivé de ce célèbre manga (en version papier comme en série télé). Le précédent volet, datant de 2025, s'intitule La Mémoire retrouvée. Rappelons que le héros, Conan, est un jeune homme dont l'esprit est emprisonné dans le corps d'un garçon prépubère. Son prénom est évidemment une référence à Sherlock Holmes : Conan est un jeune détective prodige, mais qui doit sauver les apparences et mener ses enquêtes tout en paraissant crédible en gamin. (Les principaux personnages sont représentés après la séquence introductive.)
L'intrigue a été construite autour de trois thématiques : le rôle des motard(e)s de la sécurité routière, la recherche sur les véhicules autonomes et les conséquences de la mort d'un délinquant, quelques années auparavant.
L'action se déroule dans la conurbation de Tokyo-Yokohama, jusqu'à Kanagawa (au sud-ouest), où est sur le point de débuter un salon de la moto, au cours duquel doivent être présentés des prototypes de haute technologie.
La petite troupe dans laquelle évolue Conan se rend sur place mais, un soir, alors que les enfants cornaqués par le prof ventripotent, chauve et moustachu sont sortis observer les étoiles, ils croisent un mystérieux motard, vêtu de noir (comme sa machine)... mais sans tête. Les cinéphiles penseront au cavalier de Sleepy Hollow. Les gamins eux croient à une apparition surnaturelle...
A peu de temps de là, sur une autoroute urbaine, en plein jour, surgit le mystérieux motard noir (qu'on va bientôt surnommer Lucifer), qui provoque un carambolage et la mort de deux petites racailles adeptes des rodéos urbains. L'incident suscite la perplexité des enquêteurs, notamment de l'as de la police motorisée, une ravissante jeune femme qui doit bientôt prendre en mains une machine révolutionnaire. Elle tape dans l’œil de Conan... et de quelques adultes (hommes comme femmes) de son entourage.
Qui peut bien piloter cette étrange moto, capable de toutes les cascades ? Un fantôme, comme le pensent les enfants ? Une intelligence artificielle ? Une femme experte dans le domaine ? Plusieurs candidates auraient le profil...
Les fils de l'intrigue s'entremêlent avant de se démêler. La visite du salon moto est l'occasion de mettre en valeur le savoir-faire japonais (connu en Occident notamment à travers les marques Honda, Yamaha, Kawazaki et Suzuki). Dans le même temps, l'enquête progresse à propos du délinquant décédé quelques années auparavant, alors que, sur les lieux de l'accident, une main mystérieuse a déposé des fleurs. Les policiers sont aussi amenés à approfondir leur connaissance du milieu des courses urbaines, plusieurs bandes organisant des compétitions entre motards, un peu à l'image des beaufs de Fast & Furious. Notons toutefois que, si les machines sont mises en valeur, le film insiste sur les dangers de la vitesse et du non-respect du code de la route, et ce dès le début, avec une belle scène de sauvetage.
La suite est tout aussi rythmée, comme un feuilleton, avec des péripéties, des rebondissements, de l'humour bon enfant et une indéniable qualité d'animation, qui se veut fidèle à celle d'un long-métrage cinématographique.
... et, quand on pense que c'est fini, on nous en remet une couche ! Les habitués savent qu'il ne faut pas quitter la salle avant que le bout du bout ne soit déroulé (avec, en bonus, une ultime scène qui pourrait annoncer la suite). Je signale que, comme d'habitude, le générique de fin est accompagné de prises de vue réelles, qui mettent en valeur la région de tournage et le rôle des "CHiPs" japonais. (Un œil exercé repèrera sans peine la présence de femmes en uniforme, sur certaines motos.)
17:02 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films
Heart of the Beast
A première vue, ce "cœur de bête" est celui d'Odin, un superbe berger allemand, très expressif... et très dangereux, surtout quand on menace son maître, James Belmont. Celui-ci a la superbe de Brad Pitt, musclé, tatoué, suturé. Avec sa barbe et sa chemise à carreaux, il a une allure folle... et il est lui aussi bigrement redoutable, quand on le cherche. Ce "cœur de bête" est donc peut-être aussi le sien.
Les deux forment un couple de retraités des forces spéciales. Dans des circonstances qu'on finit par nous montrer (à l'aide de l'un des retours en arrière), ils ont perdu tous leurs amis. On comprend très vite qu'ils souffrent de stress post-traumatique. La thérapie constitue en un séjour en Nouvelle-Zélande Alaska, entre camping, balade, partie de pêche et un peu de chasse. Tout cela est fort bucolique, dans un environnement magnifié par la réalisation. Forêts, montagnes enneigées et rivières aux eaux pures constituent un cadre apaisant... mais pas sans danger. (Derrière la caméra, David Ayer, à qui l'on doit aussi The Beekeeper, retrouve l'acteur qu'il avait dirigé dans Fury.)
Il va donc arriver quelques bricoles à nos vétérans campeurs. J'ai trouvé la séquence liée à l'avion et au lac très réussie. C'est l'occasion pour Brad de prouver que, bien que sexagénaire, il assure grave. La suite promet d'être aussi voire plus dangereuse. La nature est certes belle, mais elle est aussi impitoyable. Les chemins glissants et escarpés réservent quelques rencontres à notre sympathique duo : un gros ours (lors d'une scène qui se termine de manière inattendue) et surtout des loups, vraiment pas gentils du tout.
Mélangeant survivalisme et thriller, l'intrigue est bien menée. Le début fait un peu penser au récent Dog Stars (en mieux), la suite m'a rappelé Black Dog, pour la relation tissée entre l'homme et le chien. La dernière demi-heure véhicule plus d'émotion... et je dois reconnaître qu'à un ou deux moments, une poussière s'est glissée dans l’œil.
10:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

