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dimanche, 11 octobre 2026

Digger

   Cela faisait plus de dix ans (depuis The Revenant) que je n'avais pas vu un film d'Alejandro Gonzalez Iñarritu en salles. Après Leonardo DiCaprio, c'est au tour d'un Tom Cruise méconnaissable de se livrer à la caméra du réalisateur mexicain.

   Dans la première partie, on découvre ce Digger, entrepreneur pétrolier richissime, ami des puissants, impitoyable avec ses employés, fuyant avec sa demi-sœur (Sandra Hüller, très bien). Il a une gouaille formidable, est souvent ordurier... sauf avec sa chatte, son sac à puces adoré, âgé de près de... quarante ans et qu'il tente de maintenir en vie par tous les moyens. Tom Cruise sort de sa zone de confort pour nous livrer un sacré numéro. La farce politique est bien servie par les acteurs secondaires, au premier rang desquels je place John Goodman, qui incarne un président états-unien pathétique, mélange de Ronald Reagan et de Donald Trump.

   Pendant 40-45 minutes, on se régale avec cette intrigue apocalyptique, qui voit l'humanité menacée par les conséquences des forages pétroliers d'une entreprise de Digger, au Groenland. Et puis soudain, au bout de trois quarts d'heure...

 

 

SURPRISE !

 

 

   Celle-là, je ne l'avais pas vue venir. Voilà pourquoi je vais rester très allusif, pour permettre à celles et ceux qui ne savent pas ce qui les attend de profiter du retournement. (Je conseille donc d'aller voir ce film en en sachant le moins possible.)

   Que dire qui ne déflore pas trop l'intrigue ? Eh bien qu'Iñarritu croise ses questionnements personnels avec les inquiétudes de son époque. Par certains aspects, cela n'est pas sans rappeler Birdman.

   Le retournement qui survient à la fin de cette première partie donne une profondeur supplémentaire à l'intrigue, profondeur qui va s'accroître au fur et à mesure que l'histoire se déroule, les deux arcs narratifs se croisant à nouveau. Un personnage, absent de la séquence initiale et ne jouant apparemment qu'un rôle de figurant au début de la deuxième partie, va se révéler plus important que prévu.

   Moi, j'ai adoré. C'est brillant, souvent outrancier, en prise avec notre époque. Cela change de l'eau tiède que l'on nous sert trop souvent. Mon (futur) palmarès 2026 vient de s'enrichir d'une nouvelle pépite.

09:29 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, cinema, film, films