samedi, 06 juin 2009
Le Voyage de Primo Levi
Primo Levi était un Italien juif, déporté à Auschwitz, où sa compétence scientifique (il était chimiste) lui a sans doute sauvé la vie : il a travaillé dans le troisième camp, celui dit de Buna-Monowitz (comportant une usine de caoutchouc). Il raconte cela dans son plus célèbre livre : Si c'est un homme.
Mais le film que j'ai vu traite d'un autre aspect de sa déportation : le périple accompli en Europe entre sa libération, en janvier 1945, et son retour en Italie, plus de huit mois plus tard. Ce voyage est le sujet d'un autre livre de Primo Levi : La Trève, qui a été adapté au cinéma en 1997 par Francesco Rosi (avec John Turturo).
L'originalité de ce Voyage est d'être un parcours contemporain sur les traces de Primo Levi. Au début, une carte dynamique décrit le parcours chaotique de l'ancien déporté, qui va être celui du film. Des images d'archives (montrant le plus souvent Primo Levi) sont insérées entre les séquences tournées au XXIème siècle.
Tout commence donc par Auschwitz, pour se poursuivre en Europe de l'Est, revenir en Europe centrale et finalement aboutir en Italie du Nord. Je dois dire que le résultat est très inégal. Si le début est assez fort, le suite, qui se déroule en Pologne et en Ukraine, est assez décevante... et mal filmée. Je ne sais pas si c'est dû à la copie du film ou au fait qu'il ait en partie été tourné en vidéo numérique, mais c'est assez laid à regarder. De surcroît, je ne vois pas trop ce que le 11 septembre 2001 vient faire là-dedans. Montrer Ground zero n'apporte rien ; c'est plutôt même, à mon avis, un facteur de confusion pour le spectateur moyen.
L'intérêt remonte au moment du retour en Europe centrale, notamment à l'occasion du passage par l'Autriche et l'Allemagne. Les auteurs nous mènent dans une réunion électorale... celle d'un parti néo-nazi !
L'image est beaucoup plus soignée dans la dernière partie du film, qui se déroule en Italie. Le parcours de Primo Levi est mis en parallèle avec celui d'un autre Italien emporté dans la tourmente de la Seconde guerre mondiale : Mario Rigoni Stern. Pour bien apprécier ce passage, peut-être faut-il un peu connaître le sujet. C'est d'ailleurs une remarque que l'on pourrait étendre au film : si cette période de l'histoire vous intéresse, vous y trouverez de l'intérêt, sinon, vous risquez d'être fortement déçu-e-s, au vu de la faible qualité cinématographique.
12:04 Publié dans Cinéma, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema, cinéma, histoire
vendredi, 05 juin 2009
La fête à Berlu
Quand on en a vu quelques unes, on comprend pourquoi l'actuel président du Conseil italien fait tout pour que les photographies de la petite sauterie organisée chez lui avec des mineures ne soient pas publiées.
On peut en voir 5 (pas une de plus, hein !) sur le site du quotidien espagnol El Pais. Je ne suis pas un grand spécialiste des séjours de détente dans les propriétés de milliardaire, mais il me semble tout de même que ce qui est montré est assez explicite. Les vieux porcs pétés de thunes semblent être toujours à la recherche de l'éternelle jeunesse...
12:14 Publié dans Politique étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
mercredi, 03 juin 2009
Arnaque au téléphone
Depuis quelques jours, je reçois une série d'appels d'un numéro masqué. Je n'ai jamais répondu à ces appels, pour la bonne et simple raison qu'ils surviennent quand je suis hors de mon domicile. Je précise : je ne possède que la téléphonie sur internet. Je sais donc que j'ai reçu ces appels parce que mon compte client m'informe des appels que j'ai manqués. Dans un premier temps, j'ai juste su qu'on m'avait téléphoné à telle heure (le numéro étant masqué).
La deuxième phase est (actuellement) la suivante : ces appels se font insistants, puisqu'ils laissent une trace dans ma boîte vocale (cela sonne donc au moins 5 fois). Voici un exemple de message :
Pour ceux qui ne sont pas parvenus à le lire, en voici la transcription :
"I do not understand. Bonjour. Ceci est un appel important de E.D.F. concernant la facture d'électricité de M. Monteillet Bernard. Veuillez appuyer sur la touche "étoile" de votre téléphone pour continuer...".
Je précise que je ne m'appelle pas plus Bernard que Monteillet, même si je suis un monsieur. Cela ne peut pas non plus être réellement un appel de mon fournisseur d'électricité, qui recourt à ce genre de procédé avec ses clients mauvais payeurs. Or, je suis mensualisé et mon compte est à flot. J'ajoute que, comme je suis sur liste rouge, aucune personne inconnue ne devrait avoir accès à mon numéro.
Evidemment ça pue l'arnaque au numéro surtaxé. Enfin, c'est ce que je me suis dit. En cherchant sur la Toile, j'ai trouvé d'autres réponses possibles :
- une tentative de détournement de ligne (j'y crois peu)
- une tentative de débauchage de la part d'un concurrent d'E.D.F. (non mais, on vit dans un monde...)
En attendant de pouvoir un jour répondre en direct à l'un de ces appels enthousiasmants, je me suis rendu sur mon compte Orange (plus précisément sur "mon téléphone sur internet") et j'ai activé un service que je juge assez commode : le filtrage des appels sortants. Ainsi, je me suis interdit d'appeler, depuis ma livebox, un numéro surtaxé. (C'est juste pour le cas où je ne serais pas assez vigilant.) Pas mal, non ?
18:35 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : de tout et de rien, société


