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mercredi, 10 juin 2026

Colony

   Il y a dix ans, Sang-Ho Yeon s'était révélé au public cinéphile avec Dernier Train pour Busan. Même s'il a un peu déçu ensuite avec Peninsula, son nouveau film était attendu. Le sujet suscite la curiosité : une nouvelle pandémie se déclare et se répand comme une traînée de poudre dans un lieu clos : un immeuble ultra-moderne, où quantité de citoyens ordinaires se retrouvent piégés, au milieu d'une troupe grandissante d'infectés.

   De manière traditionnelle, le début nous présente les personnages que nous allons ensuite retrouver dans l'immeuble clos. C'est relativement banal, à ceci près qu'un des protagonistes réserve des surprises, plutôt bonnes ma foi : cette scientifique, qui a l'habitude d'utiliser son cerveau avant d'agir, contraste bigrement avec la pelletée d'abrutis qui l'entoure.

   Les pires pour moi sont les deux qui forment un couple de jeunes adultes, lui le blaireau sans gêne et elle... une connasse de chez connasse ! Dès qu'il y a un truc à ne pas faire, elle le fait ! C'est vraiment caricatural. Il est possible qu'à travers ce personnage féminin, le réalisateur ait voulu dénoncer certains des travers contemporains... mais il aurait pu diluer un peu. (Ceci dit, on est très content quand la "punition" finit par survenir.) 

   Du côté masculin, on a des lâches, des têtes brûlées et du mâle alpha, avide soit de dominer le monde (par son entreprise de biotechnologies), soit de le détruire (cas de l'ex-employé). Là encore, ce n'est guère original.

   Ce qui l'est plus, c'est la forme que prend la pandémie, puisque les infectés apprennent à communiquer entre eux (comme certains insectes). C'est le côté le plus intéressant du film, avec, en réponse, la nécessité pour les rescapés de jouer eux aussi collectif, en tentant de profiter des points faibles de ceux qui veulent les croquer.

   Le problème est que la suite est trop prévisible. On comprend trop facilement quand tel ou tel personnage risque de "morfler". On sent venir à des kilomètres les rebondissements. Du coup, même si les effets spéciaux sont de qualité, même si la "zombifiation" est bien mise en scène, je me suis mis plusieurs fois à regarder ma montre, ce qui n'est vraiment pas bon signe.

16:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films