vendredi, 12 juin 2026
Le Virtuose
C'est un terme que l'on réserve, en général, aux personnes qui jouent d'un instrument de musique avec brio. Tel n'est pas tout à fait le cas du héros, le jeune Niki White, qui possède toutefois l'oreille absolue. Fils d'un pianiste doué, décédé des années auparavant, il a été pris sous son aile par un accordeur de piano lui aussi doté d'une ouïe exceptionnelle... hélas en déclin, tout comme les facultés cognitives du vieil homme. Il est très bien interprété par Dustin Hoffman, le jeune homme étant incarné par Leo Woodall, vu récemment dans Nuremberg et le dernier Bridget Jones.
Complète la distribution principale Havana Rose Liu, très convaincante en pianiste de conservatoire, qui peut légitimement aspirer à une brillante carrière. Je pense que vous avez compris que le jeune accordeur (gueule d'ange, musclé, tatoué) et la ravissante musicienne (mince, rayonnante... et pugnace, quand il le faut) sont destinés à se rencontrer, se rapprocher... et plus si affinités ? (Poil au nez ?)
En dépit de cette trame hyper-prévisible, j'ai été conquis par cette première partie, par le charme gouailleur d'Hoffman comme par le couple en formation : ils sont si mignons ! Le montage saccadé du début suscite parfois le rire, mais il est un peu trop rapide à mon goût. Je me demande si ce n'est pas dû à la volonté du producteur de raccourcir le film...
On se doute bien que cette love story des temps modernes risque de rencontrer des obstacles. Ils sont paradoxalement dus au talent exceptionnel de Niki, repéré par des cambrioleurs, qui ont besoin d'une méthode discrète pour forcer les coffres-forts.
On attend avec impatience de voir comment tout cela va déraper... et c'est là que le film déçoit, tant il est prévisible. Le héros commet une erreur qui, de prime abord, paraît minime, mais qui va prendre des proportions insoupçonnées. On sent que ce détail va jouer un rôle important. Le jeu est de deviner quand. On comprend aussi au premier gros plan sur un système d'ouverture comment le héros pourra, plus tard, en tirer profit...
C'est le moment que choisit Jean Reno pour surgir à l'écran... enfin, quand je dis surgir, c'est un peu exagéré. Le comédien, peut-être mal rétabli du tournage de Mon Ami le petit manchot, semble tout droit sorti de l'hôpital. C'est dommage, parce que son personnage joue un rôle capital à ce moment du film... mais, pour moi, cela tombe à plat. (Tant pis pour les références historiques introduites dans l'intrigue, qui relient aussi bien les truands que certaines de leurs victimes.)
L'ensemble reste toutefois assez agréable à voir, avec un bon travail sur le son... et l'on nous a épargné le gros pathos pour conclure.
21:17 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

