mardi, 16 juin 2026
The Furious
C'est l'histoire d'une gamine issue d'une famille modeste, qui disparaît un jour, en pleine rue, enlevée par des pédophiles... Cela ne vous rappelle rien ? Eh oui, parfois, une sortie en salles peut percuter l'actualité la plus sensible...
L'action se déroule "quelque part en Asie du Sud-Est", nous dit-on. Comme les personnages parlent principalement anglais et chinois (mais ne se trouvent pas dans "le pays du milieu"), on pense à Singapour ou la Malaisie, le film ayant été tourné (en partie) en Thaïlande.
On nous fait suivre un duo de héros (les fameux furieux). Le premier est l'époux d'une journaliste d'investigation, qui disparaît alors qu'elle enquête sur une bande de truands. Le second est un simple plombier, muet, qui élève seul sa gamine, depuis le décès de son épouse. Les deux hommes ne se connaissent pas. Ils vont se rencontrer et (la police se montrant remarquablement inefficace...) unir leurs efforts... et ça tombe fichtrement bien : tous deux maîtrisent le kung fu. Hélas, ils ne sont pas les seuls, puisque c'est aussi le cas de la plupart des truands qu'ils vont devoir affronter.
On nous prépare donc un menu corsé, la première séquence de baston survenant au moment de l'enlèvement de la gamine. Quand vous la verrez, dites-vous bien que c'est la moins violente du film...
C'est donc à réserver à un public averti. Les combattants se servent remarquablement bien de leurs mains et de leurs pieds... ainsi que de divers outils : couteaux, sabres, marteaux, masse... et même des vélos dernier cri d'un parking urbain. Quant au plombier muet, je vous garantis que, lorsqu'il s'arme d'un marteau, il fait de sacrés dégâts !
Les effets spéciaux, sanglants, sont réussis et les affrontements sont chorégraphiés comme des ballets... ce qui n'est pas étonnant, puisque le réalisateur, Kenji Tanigaki, fut le coordonnateur des combats de John Wick IV et chef des cascades sur City of Darkness.
Je dois reconnaître que j'ai éprouvé un certain plaisir à voir ces bandes de racailles se faire démonter la tronche par les héros. Ceux-ci vont toutefois rencontrer une opposition de poids, en la personne d'un gros lard insubmersible (et à moitié givré) et du chef de la bande de pédophiles, un psychopathe de la pire espèce.
Du coup, même quand on croit que c'est terminé, la baston reprend, à tel point que cela devient comique. Jusqu'au bout, on se demande si les gentils vont venir à bout des méchants. Le suspens est insoutenable...
16:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

