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vendredi, 24 juillet 2026

Cowboy Bebop

   Cette première partie d'été est décidément riche en classiques de l'animation japonaise. Ainsi, après Ghost in the Shell et Le Tombeau des lucioles, c'est au tour de Cowboy Bebop de ressortir en version restaurée. Précisons qu'il s'agit de l'adaptation en long-métrage d'une série télévisée, qui n'a connu qu'une saison, devenue culte.

   Les héros sont les membres d'une équipe de chasseurs de primes, qui représente une famille de substitution en formation... pour peu que chacun y mette du sien. Le plus âgé de la bande est un ancien flic, qui essaie de faire tenir la baraque. Il est associé à deux électrons libres, Faye Valentine et Spike Spiegel. La première est une jeune femme hyper-sexualisée (elle porte des tenues invraisemblables... qui ne permettent pas d'ignorer à quel point elle est bien gaulée), qui souffre de sa passion du jeu, où elle engloutit ses primes. Elle cohabite tant bien que mal avec le second, un expert en arts martiaux, futé, très sûr de lui... tant qu'on n'évoque pas son passé (il a fait partie d'un redoutable gang). Complètent le tableau une gamine douée en informatique (et contorsionniste à ses heures)... ainsi que Ein, un chien d'une intelligence stupéfiante. Je précise qu'il est de race corgi et qu'il est remarquablement animé.

   L'intrigue mêle polar et film d'espionnage. Dans un futur proche, l'humanité s'est réfugiée notamment sur Mars, qui a été "terraformée". Les avancées technologiques ont permis de guérir nombre de maladies, mais les sociétés humaines n'en sont pas moins menacées par la criminalité et les complots. L'un d'entre eux a pour projet de répandre une mystérieuse infection, contre laquelle il n'existerait pas de remède.

   Pour nos héros, dans un premier temps, il n'est pas question de sauver l'humanité. Faye veut toucher une nouvelle prime, mais sa cible lui échappe... et semble liée au complot. De leur côté, les mecs du groupe sont alléchés par l'énorme montant promis par le gouvernement de Mars à qui permettra de débusquer les terroristes. Spike est d'autant plus impliqué qu'il a affaire à forte partie. L'initiateur du complot est un ancien membre des forces spéciales, qui a survécu à d'étranges expériences. C'est un as du combat rapproché, qui donne beaucoup de fil à retordre à ses poursuivants... jusqu'au combat final, au cœur d'une reproduction de la Tour Eiffel.

   C'est feuilletonnesque, emballant, parfois drôle, avec une musique rythmée, souvent jazzy. La mise en images alterne des passages quasi statiques et des séquences virevoltantes, de toute beauté. J'ai passé un très bon moment.

   P.S.

   La capitale martienne est un mélange de plusieurs mégapoles, notamment Hongkong et... New York, dont on voit une copie des tours jumelles. (Le film est sorti en salles en 2001, peu de temps avant les attentats du 11 septembre.)

00:56 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films