mercredi, 29 juillet 2026
La Fille dans les nuages
Le titre de cette animation franco-belge est à double sens. L'héroïne, Providence, une jeune fille de onze ans, a tendance à vivre "dans son monde" (de lectures), sans toujours faire attention à son environnement immédiat... et l'on finit par la voir, au propre, "dans les nuages", puisqu'elle acquiert la faculté de voler.
L'intrigue mêle donc le fantastique à une quête personnelle, d'inspiration écologiste, le tout sur fond d'histoire familiale triste : la gamine est orpheline et vit chez son oncle, lui-même handicapé moteur... mais redoutablement ingénieux. Grégoire Ludig prête sa voix à ce tonton Jason, sorte de Géo Trouvetou hyper-protecteur, dont les inventions contribuent à améliorer son quotidien... à condition qu'elles fonctionnent.
C'est donc souvent drôle... mais aussi agaçant. J'ai trouvé plutôt maladroite la caractérisation du personnage principal. Certes, on en a fait quelqu'un de spontané et généreux, mais d'une imprudence et d'une inconscience folles : hors de chez elle, elle ne fait guère attention à ce qu'il se passe sur le trottoir et sur la route, bouscule une vieille dame, renverse la marchandise d'un commerçant, "oublie" de payer, traverse sans regarder... Cela n'a l'air de rien, mais, les adultes qui accompagnent leurs (petits-)enfants à ce genre de séance ne s'attendent pas à ce qu'on leur serve un anti-manuel de savoir-vivre... Les idées généreuses de l'héroïne n'excusent pas tout. (On est loin du niveau de Zootopie, qui allie la virtuosité de l'animation à un propos civique autrement plus abouti.)
Fort heureusement, elle est accompagnée d'un personnage comique, le cochon d'Inde Airbag (doublé par Jamel Debbouze), adepte de la malbouffe (mais bio). C'est une source récurrente de gags, surtout à partir du moment où il est doué de parole.
Cette transformation (comme celle de Providence) vient de l'usage d'une plume magique, qui joue un rôle crucial dans l'histoire (que je laisse à chacun le plaisir de découvrir).
Une menace terrible pèse sur le monde. La solution semble se trouver quelque part en Afrique orientale, où nos héros parisiens décident de se rendre, en ordre dispersé. Cela prend la forme d'un film d'aventures, entremêlant création littéraire et réalité fantastique. L'animation est de qualité. C'est vraiment joli à regarder, même si c'est parfois (à cause de l'héroïne) un peu agaçant.
10:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

