dimanche, 25 octobre 2026
Clayface
D'abord vendu comme film d'horreur, ce long-métrage se révèle plus étoffé que prévu, puisque son action se déroule à... Gotham City. La mention au générique de début de DC Comics aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Il est vrai que, depuis sept-huit ans, du côté du monde des super-héros, les meilleures surprises sont plutôt venues de DC que de Marvel, avec Joker (mais surtout pas sa suite, Folie à deux), Birds of Prey et The Batman. Toutefois, ici, il n'est pas (encore) question de l'homme chauve-souris, mais l'esprit du Joker plane sur le destin du héros, Matt Hagen.
Dans un premier temps, Tom Rhys Harries prête son physique avantageux (celui d'un beau blond musclé, au sourire éclatant) au personnage principal, jeune homme issu d'un quartier populaire, sur le point de devenir la nouvelle coqueluche d'Hollywood. Les projets de tournage s'enchaînent, l'argent coule à flots... et les filles tombent comme des mouches. Ce début, très tape-à-l’œil (limite complaisant avec ce qu'il montre), est rompu par un événement traumatique, que je ne vais pas raconter. Sachez juste que Matt perd sa belle gueule, au cours d'une scène qui ne nous épargne aucun détail. (Cœurs sensibles s'abstenir.) A la qualité de l'interprétation et des effets spéciaux (bluffants tout au long du film) s'ajoute une dénonciation salutaire du lynchage médiatique.
La seconde partie voit le héros faire une connaissance déterminante, celle de Caitlyn Corr, une brillante scientifique, dont les travaux ne sont pas reconnus à leur juste valeur... quand ils ne sont pas pillés. Naomi Ackie (vue dans The Young Lady, Blink Twice et Mickey 17) est parfaite dans le rôle.
Entre elle et Harries, l'alchimie fonctionne. Entre leurs personnages naît un doux et étrange compagnonnage, ces deux talentueux francs-tireurs se venant en aide mutuellement.
C'est alors que les effets spéciaux se font les plus impressionnants. Matt subit plusieurs transformations, certaines temporaires, d'autres devenant permanentes. Il devient une sorte d'humain augmenté et décide d'utiliser ce nouveau pouvoir pour se venger.
La troisième partie est plus attendue... et elle arrive d'ailleurs assez tardivement, le film prenant (à raison) le temps de dérouler son histoire. Elle est rythmée, assez gore... mais pas si marquée que cela par les giclées de sang. L'horreur est plutôt chirurgicale ou mutagène. Je laisse à chacun(e) le plaisir de découvrir comment le réalisateur James Watkins met cela en scène. La plus brillante des séquences est selon moi celle de la boîte de nuit, avec une utilisation astucieuse du montage et une excellente direction d'acteurs.
On se demande comment tout cela va finir. L'intrigue semble louvoyer entre deux fins possibles... en sachant que la production envisage une suite.
15:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

