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vendredi, 20 mars 2026

Un plat qui se mange froid

   Les proverbes et autres adages populaires sont aujourd'hui souvent méprisés, mais il arrive parfois qu'ils s'appliquent miraculeusement bien à certaines situations contemporaines. J'en veux pour preuve l'actuelle campagne des municipales à Rodez, qui est sur le point de s'achever, à l'approche du second tour.

   Dimanche dernier, aucune des quatre listes en course n'a obtenu la majorité absolue, mais toutes ont dépassé 10 % des suffrages exprimés, leur laissant la possibilité de se maintenir au second tour... ou bien de fusionner entre elles. C'est ce que sont parvenues à faire les listes menées par le macroniste Stéphane Mazars (arrivé deuxième) et la socialiste Sarah Vidal (arrivée troisième, sans guère de perspective de l'emporter au second tour). D'après les informations qui circulent à droite et à gauche, il semblerait que d'autres tentatives de fusion aient échoué. Résultat : dimanche 22 mars, les électeurs ruthénois auront le choix entre trois listes : celle menée par l'actuel maire de Rodez, Christian Teyssèdre, celle résultant de la fusion Mazars-Vidal et celle de Rodez Citoyen (qui aurait refusé toutes les offres qui lui auraient été faites).

   Cette configuration a été envisagée par le sondage publié le 7 mars dernier (dans la version papier) par le quotidien aveyronnais Centre Presse :

politique,occitanie,médias,presse,journalisme,actu,actualite,actualites,actualité,actualités

   C'était la première des trois hypothèses testées (le sondage n'envisageant curieusement pas de quadrangulaire). Elle voyait la liste "fusionnée" l'emporter largement, devant la liste Teyssèdre en légère progression et la liste Rodez Citoyen en stagnation.

   Il convient toutefois de préciser que cette enquête d'opinion n'a été réalisée que sur 501 électeurs ruthénois et que, pour le premier tour, elle surestimait les résultats des listes arrivées en troisième et quatrième positions, à 20 % et 19 %, contre 18 % et 12 % dimanche dernier. Néanmoins, l'ordre d'arrivée était le bon, tout comme le fait que les deux premières soient assez largement en tête.

   Pourquoi diable parler de vengeance ? Pas à cause des tensions entre Christian Teyssèdre et deux de ses anciens adjoints (désormais rivaux), Stéphane Mazars et Sarah Vidal. Leur rupture datant de moins de six ans, le plat qui est sur le point d'être servi me semble plus tiède que froid.

   Le choix de mon titre est dû à l'intervention surprise d'un vieillard de 90 ans, le prédécesseur de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, Marc Censi. Celui-ci y a été élu quatre fois de suite, en 1983, 1989, 1995 et 2001. Lors de ce dernier scrutin, la liste de droite menée par Censi avait rencontré un adversaire coriace, une liste de gauche menée par... Christian Teyssèdre, battue de moins de 700 voix (46,5 % des voix contre 53,5 %).

   2008 a été l'année de la revanche. Officiellement, Marc Censi, âgé de 72 ans à l'époque, ne se représentait pas... mais il figurait sur l'une des quatre listes qui briguaient les suffrages des Ruthénois, celle menée par Frédéric Soulié, en... 35e (et dernière) position. Presque tout le monde était d'avis qu'aucune liste ne l'emporterait au premier tour et que, pour gagner le second, il faudrait nouer un partenariat (en clair : fusionner) avec l'une des autres listes. Pour la liste Soulié-Censi, il n'était évidemment pas question d'envisager de s'associer avec celle de Christian Teyssèdre (union de la gauche). Mais les deux autres listes (une de droite, l'autre "transcourant") semblaient "compatibles". Derrière cette stratégie, on voyait la main de Marc Censi, soupçonné de vouloir soit s'imposer en figure fédératrice au second tour, soit monnayer son soutien pour l'accès à la mairie de Rodez contre la présidence du Conseil d'agglomération. Tous ces savants calculs furent déjoués par le résultat du premier tour : une victoire nette et sans bavure de la liste Teyssèdre, qui avait recueilli 52,5 % des suffrages exprimés.

   Par la suite, le nouveau maire de Rodez n'a cessé de se comparer à son prédécesseur, dont il a d'ailleurs repris certains projets (en les mettant à sa sauce). A la lecture des communiqués et réactions publiés par l'officiellement retraité Marc Censi, on peut déduire qu'il en a été profondément agacé, d'autant que son ancien adversaire a été assez facilement réélu en 2014 (contre notamment le fils de Marc Censi) et en 2020. Cette année-là, la liste de droite lancée contre Christian Teyssèdre était menée par Serge Julien, qui figurait en troisième position sur la liste Soulié-Censi de 2008... et se trouve, aujourd'hui, en onzième position sur la liste fusionnée Mazars-Vidal. (Il était en neuvième place sur la liste Mazars, au premier tour.)

   On ne s'étonnera donc qu'à moitié de voir Marc Censi soutenir la liste fusionnée (où figure son ancien poulain), la victoire de celle-ci pouvant empêcher son rival de l'égaler en nombre de victoires au scrutin municipal (quatre pour Censi, contre trois, pour l'instant, pour Teyssèdre).

   Il est toutefois des personnes (à Rodez... et ailleurs) pour s'étonner de ce soutien, exprimé sous la forme d'un courrier envoyé à Centre Presse. Dans quel état de santé se trouve l'ancien maire, âgé, je le rappelle, de 90 ans ? D'amicales pressions n'ont-elles pas été exercées pour qu'il plante le dernier clou du cercueil politique de Christian Teyssèdre ? D'anciens électeurs de Marc Censi digèrent mal le fait qu'il soutienne une liste de gauche, alors que celle de Christian Teyssèdre est plus ouverte à la droite locale (qui n'est pas parvenue à constituer sa propre liste).

   C'est peut-être l'une des clés de ce second tour. Officiellement, Christian Teyssèdre a très peu de réserves de voix et la liste Mazars-Vidal a toutes les chances de lui passer devant... à participation égale. Or, au premier tour, celle-ci n'a été que de 60 % (contre 71 % en 2008 et 64 % en 2014, le scrutin de 2020 ayant été perturbé par le Covid). Je pense qu'entre 5 % et 10 % d'électeurs supplémentaires pourraient se mobiliser dimanche prochain... reste à savoir pour qui. Une partie de l'électorat de droite ne s'est pas déplacée au premier tour. Si elle le fait pour le deuxième, sera-ce pour suivre l'avis de Marc Censi (encore très respecté à Rodez), ou bien pour soutenir l'actuel maire, qui n'a pas à rougir de son bilan ?

   D'autre part, il est possible qu'une partie de l'électorat des listes Mazars et Vidal du premier tour n'apprécie pas cette fusion-là. Celles et ceux qui ont voté Mazars n'ont peut-être pas envie de voir Sarah Vidal profiter de cette alliance de circonstances pour accéder à d'importantes fonctions. Celles et ceux (de gauche) qui ont voté Vidal auraient peut-être préféré une alliance avec Rodez Citoyen, qui pourrait bénéficier de reports de voix au second tour.

   Le scrutin est donc encore assez ouvert, même s'il ne faut pas se cacher que la liste Mazars part favorite pour dimanche. Ce jour-là, le niveau de la participation sera un premier indice du sens dans lequel l'histoire risque de tourner...

Un plat qui se mange froid

   Les proverbes et autres adages populaires sont aujourd'hui souvent méprisés, mais il arrive parfois qu'ils s'appliquent miraculeusement bien à certaines situations contemporaines. J'en veux pour preuve l'actuelle campagne des municipales à Rodez, qui est sur le point de s'achever, à l'approche du second tour.

   Dimanche dernier, aucune des quatre listes en course n'a obtenu la majorité absolue, mais toutes ont dépassé 10 % des suffrages exprimés, leur laissant la possibilité de se maintenir au second tour... ou bien de fusionner entre elles. C'est ce que sont parvenues à faire les listes menées par le macroniste Stéphane Mazars (arrivé deuxième) et la socialiste Sarah Vidal (arrivée troisième, sans guère de perspective de l'emporter au second tour). D'après les informations qui circulent à droite et à gauche, il semblerait que d'autres tentatives de fusion aient échoué. Résultat : dimanche 22 mars, les électeurs ruthénois auront le choix entre trois listes : celle menée par l'actuel maire de Rodez, Christian Teyssèdre, celle résultant de la fusion Mazars-Vidal et celle de Rodez Citoyen (qui aurait refusé toutes les offres qui lui auraient été faites).

   Cette configuration a été envisagée par le sondage publié le 7 mars dernier (dans la version papier) par le quotidien aveyronnais Centre Presse :

politique,occitanie,médias,presse,journalisme,actu,actualite,actualites,actualité,actualités

   C'était la première des trois hypothèses testées (le sondage n'envisageant curieusement pas de quadrangulaire). Elle voyait la liste "fusionnée" l'emporter largement, devant la liste Teyssèdre en légère progression et la liste Rodez Citoyen en stagnation.

   Il convient toutefois de préciser que cette enquête d'opinion n'a été réalisée que sur 501 électeurs ruthénois et que, pour le premier tour, elle surestimait les résultats des listes arrivées en troisième et quatrième positions, à 20 % et 19 %, contre 18 % et 12 % dimanche dernier. Néanmoins, l'ordre d'arrivée était le bon, tout comme le fait que les deux premières soient assez largement en tête.

   Pourquoi diable parler de vengeance ? Pas à cause des tensions entre Christian Teyssèdre et deux de ses anciens adjoints (désormais rivaux), Stéphane Mazars et Sarah Vidal. Leur rupture datant de moins de six ans, le plat qui est sur le point d'être servi me semble plus tiède que froid.

   Le choix de mon titre est dû à l'intervention surprise d'un vieillard de 90 ans, le prédécesseur de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, Marc Censi. Celui-ci y a été élu quatre fois de suite, en 1983, 1989, 1995 et 2001. Lors de ce dernier scrutin, la liste de droite menée par Censi avait rencontré un adversaire coriace, une liste de gauche menée par... Christian Teyssèdre, battue de moins de 700 voix (46,5 % des voix contre 53,5 %).

   2008 a été l'année de la revanche. Officiellement, Marc Censi, âgé de 72 ans à l'époque, ne se représentait pas... mais il figurait sur l'une des quatre listes qui briguaient les suffrages des Ruthénois, celle menée par Frédéric Soulié, en... 35e (et dernière) position. Presque tout le monde était d'avis qu'aucune liste ne l'emporterait au premier tour et que, pour gagner le second, il faudrait nouer un partenariat (en clair : fusionner) avec l'une des autres listes. Pour la liste Soulié-Censi, il n'était évidemment pas question d'envisager de s'associer avec celle de Christian Teyssèdre (union de la gauche). Mais les deux autres listes (une de droite, l'autre "transcourant") semblaient "compatibles". Derrière cette stratégie, on voyait la main de Marc Censi, soupçonné de vouloir soit s'imposer en figure fédératrice au second tour, soit monnayer son soutien pour l'accès à la mairie de Rodez contre la présidence du Conseil d'agglomération. Tous ces savants calculs furent déjoués par le résultat du premier tour : une victoire nette et sans bavure de la liste Teyssèdre, qui avait recueilli 52,5 % des suffrages exprimés.

   Par la suite, le nouveau maire de Rodez n'a cessé de se comparer à son prédécesseur, dont il a d'ailleurs repris certains projets (en les mettant à sa sauce). A la lecture des communiqués et réactions publiés par l'officiellement retraité Marc Censi, on peut déduire qu'il en a été profondément agacé, d'autant que son ancien adversaire a été assez facilement réélu en 2014 (contre notamment le fils de Marc Censi) et en 2020. Cette année-là, la liste de droite lancée contre Christian Teyssèdre était menée par Serge Julien, qui figurait en troisième position sur la liste Soulié-Censi de 2008... et se trouve, aujourd'hui, en onzième position sur la liste fusionnée Mazars-Vidal. (Il était en neuvième place sur la liste Mazars, au premier tour.)

   On ne s'étonnera donc qu'à moitié de voir Marc Censi soutenir la liste fusionnée (où figure son ancien poulain), la victoire de celle-ci pouvant empêcher son rival de l'égaler en nombre de victoires au scrutin municipal (quatre pour Censi, contre trois, pour l'instant, pour Teyssèdre).

   Il est toutefois des personnes (à Rodez... et ailleurs) pour s'étonner de ce soutien, exprimé sous la forme d'un courrier envoyé à Centre Presse. Dans quel état de santé se trouve l'ancien maire, âgé, je le rappelle, de 90 ans ? D'amicales pressions n'ont-elles pas été exercées pour qu'il plante le dernier clou du cercueil politique de Christian Teyssèdre ? D'anciens électeurs de Marc Censi digèrent mal le fait qu'il soutienne une liste de gauche, alors que celle de Christian Teyssèdre est plus ouverte à la droite locale (qui n'est pas parvenue à constituer sa propre liste).

   C'est peut-être l'une des clés de ce second tour. Officiellement, Christian Teyssèdre a très peu de réserves de voix et la liste Mazars-Vidal a toutes les chances de lui passer devant... à participation égale. Or, au premier tour, celle-ci n'a été que de 60 % (contre 71 % en 2008 et 64 % en 2014, le scrutin de 2020 ayant été perturbé par le Covid). Je pense qu'entre 5 % et 10 % d'électeurs supplémentaires pourraient se mobiliser dimanche prochain... reste à savoir pour qui. Une partie de l'électorat de droite ne s'est pas déplacée au premier tour. Si elle le fait pour le deuxième, sera-ce pour suivre l'avis de Marc Censi (encore très respecté à Rodez), ou bien pour soutenir l'actuel maire, qui n'a pas à rougir de son bilan ?

   D'autre part, il est possible qu'une partie de l'électorat des listes Mazars et Vidal du premier tour n'apprécie pas cette fusion-là. Celles et ceux qui ont voté Mazars n'ont peut-être pas envie de voir Sarah Vidal profiter de cette alliance de circonstances pour accéder à d'importantes fonctions. Celles et ceux (de gauche) qui ont voté Vidal auraient peut-être préféré une alliance avec Rodez Citoyen, qui pourrait bénéficier de reports de voix au second tour.

   Le scrutin est donc encore assez ouvert, même s'il ne faut pas se cacher que la liste Mazars part favorite pour dimanche. Ce jour-là, le niveau de la participation sera un premier indice du sens dans lequel l'histoire risque de tourner...

Le cow-boy Marlboro

   Hier, en fin d'après-midi, dans la première partie de l'émission Zoom Zoom Zen (consacrée à la consommation de tabac chez les jeunes), le présentateur Matthieu Noël semble avoir quelque peu surpris ses interlocuteurs (collègues comme invitée) quand il a affirmé que la personne qui incarnait le cow boy dans la célèbre publicité pour les cigarettes Marlboro n'était pas fumeuse... et était morte à 90 ans.

   Eh bien, il a à la fois raison et tort. Il a raison s'il faisait référence à Robert Norris, qui fut le premier à incarner le fameux cow-boy : il est bien mort à 90 ans (en 2019), sans avoir jamais fumé.

   Mais ce ne fut pas le cas de tous ceux qui prêtèrent leur corps cette icône Marlboro. A Robert Norris succédèrent d'autres cow-boys, dont un certain Wayne McLaren, qui fut utilisé dans des publicités des années 1970... et qui est mort d'un cancer du poumon, à 51 ans, en 1992. Conscient des effets nocifs de la consommation de tabac (et des conséquences qu'elle avait eues sur sa propre santé), il avait milité pour qu'on dissuade les jeunes de se mettre à fumer.

Le cow-boy Marlboro

   Hier, en fin d'après-midi, dans la première partie de l'émission Zoom Zoom Zen (consacrée à la consommation de tabac chez les jeunes), le présentateur Matthieu Noël semble avoir quelque peu surpris ses interlocuteurs (collègues comme invitée) quand il a affirmé que la personne qui incarnait le cow boy dans la célèbre publicité pour les cigarettes Marlboro n'était pas fumeuse... et était morte à 90 ans.

   Eh bien, il a à la fois raison et tort. Il a raison s'il faisait référence à Robert Norris, qui fut le premier à incarner le fameux cow-boy : il est bien mort à 90 ans (en 2019), sans avoir jamais fumé.

   Mais ce ne fut pas le cas de tous ceux qui prêtèrent leur corps cette icône Marlboro. A Robert Norris succédèrent d'autres cow-boys, dont un certain Wayne McLaren, qui fut utilisé dans des publicités des années 1970... et qui est mort d'un cancer du poumon, à 51 ans, en 1992. Conscient des effets nocifs de la consommation de tabac (et des conséquences qu'elle avait eues sur sa propre santé), il avait milité pour qu'on dissuade les jeunes de se mettre à fumer.

dimanche, 15 mars 2026

Victoire des listes "teyssèdriennes" à Rodez

   J'ai choisi ce titre un brin provocateur pour ébaucher le bilan du premier tour des élections municipales dans le chef-lieu de l'Aveyron. Christian Teyssèdre (ex-PS, ex-macroniste) a été élu maire une première fois en 2008, puis réélu en 2014 et en 2020. En 2008, il menait une liste d'union de la gauche... dont on retrouve certains éléments, dix-huit ans plus tard... sur les quatre listes en concurrence aujourd'hui (et qui pourront se maintenir au second tour).

   A tout seigneur, tout honneur : commençons par la liste officiellement estampillée Teyssèdre qui, selon le ministère de l'Intérieur, serait arrivée en tête, de justesse (à 52 voix près). De l'équipe victorieuse en 2008 ne restent que l'actuel maire et sa fidèle adjointe, Monique Bultel-Herment. S'ajoutent celles et ceux qui ont intégré le groupe lors de la campagne  de 2014 : Francis Fournié (qui, en 2008, était présent sur une liste concurrente, celle menée par Jean-Louis Chauzy), Nathalie Sépart et Laure Colin. En 2020, ont rejoint l'équipe du maire Frédéric Rubio, Christophe Lauras, Céline Alauzet, Nadia Abbou, Jean-François Bouges, Régine Taussat, Alain Raunat, Benjamin Gombert et Marie-France Sounillac. Si j'ai bien compté, 14 des 35 membres de l'actuelle liste sont des "anciens". 

   Christian Teyssèdre a donc renouvelé plus de la moitié de son groupe... et il a un peu pioché à droite, tout comme en 2020. Ainsi, quatre des membres de sa liste figuraient en 2014 sur celle de son principal concurrent, Yves Censi (fils de Marc Censi, prédécesseur de C. Teyssèdre à la mairie de Rodez) : Nathalie Auguy-Périé, Régine Taussat, Eric Mazzetti et Jean-Marc Molinier. C'est donc une liste gauche-droite que mène le maire sortant... ce qui a d'ailleurs peut-être empêché la constitution d'une liste rivale LR-UDI, Teyssèdre étant même soutenu par certaines personnalités départementales de droite. Cependant, son résultat du premier tour (35 %, soit 3 082 voix) n'est pas si bon que cela. C'est certes plus que les 2 378 de 2020 (l'épidémie de Covid expliquant la faible participation), mais c'est moins qu'en 2014 (3 857 voix) et surtout moins qu'en 2008 (5 243 voix). Le second tour nous dira si, pour Christian Teyssèdre, ce n'était pas la campagne de trop.

   Son principal concurrent est Stéphane Mazars, actuellement député (Ensemble) de la première circonscription de l'Aveyron... et qui figurait sur les listes Teyssèdre de 2008 et 2014 ! Il a d'ailleurs emmené avec lui deux anciens conseillers municipaux "teyssèdriens" : Pierre Bessière (promo 2014) Olivier Nicolas (un ex de 2020, lui). Figure aussi sur sa liste Serge Julien qui, en 2020, a mené une liste divers droite. (En 2008, il était même présent sur la liste Soulié, soutenue par l'ancien maire Marc Censi.) Il s'agit donc là aussi d'une liste "en même temps" (gauche et droite), à ceci près que, contrairement à Christian Teyssèdre, Stéphane Mazars est resté macroniste. Au vu des résultats du premier tour, c'est le seul qui semble en mesure de battre le maire sortant... et il était d'ailleurs donné favori du second tour par le seul sondage publié lors de la campagne électorale... qui semble n'avoir toutefois testé que des triangulaires, pas de quadrangulaire. Celle-ci (si toutes les listes se maintiennent) pourrait permettre à Christian Teyssèdre de gagner son pari.

   Son avenir dépend donc de ses anciens colistiers, notamment de Sarah Vidal, dont la liste de gauche (soutenue par la présidente du Conseil régional d'Occitanie, Carole Delga) arrive troisième, mais avec seulement 18,5 % des voix. Sa liste compte quatre anciens conseillers municipaux "teyssèdriens" : Sarah Vidal et l'historien local Jean-Michel Cosson ont été de l'aventure en 2008, 2014 et 2020 avec le maire sortant. S'ajoutent Arnaud Combet (élu en 2014 et 2020) et Mathilde Faux (en 2020). Sur cette liste assez diversifiée apparaissent deux profils un peu différents : David Olier (qui fut déjà candidat, en 2014, mais sur la liste Serieys, du Front de Gauche, ancêtre de La France Insoumise) et Fabien Austruy (lui aussi candidat en 2014, mai sur la liste -de droite- conduite par Yves Censi).

   Il nous reste à voir "le petit Poucet" de cette campagne ruthénoise, la liste Rodez Citoyen, arrivée bonne quatrième de ce premier tour, avec 12 % des voix, en net recul par rapport à 2014, la liste alors menée par Matthieu Lebrun (placé en n°7 aujourd'hui) ayant recueilli presque un quart des suffrages exprimés... mais dans un contexte de faible participation.

   C'est la plus à gauche des quatre listes (et celle où l'on trouve peut-être le moins de "notables")... et, comme les autres, elle compte en son sein d'anciens colistiers de Christian Teyssèdre, tous présents uniquement en 2008 : Chantal Combelles, Jean-Jacques Civadier et Pierre Raynal. Dès 2014, ils ont formé une opposition de gauche au maire de Rodez, d'abord sur la liste Bérardi (dont cinq membres de 2014 figurent sur la liste conduite par Florent Monteillet), puis sur la liste Lebrun (dont je crois que huit membres encadrent F. Monteillet aujourd'hui). 

   Il reste que, pour l'instant, c'est Stéphane Mazars qui semble avoir le vent en poupe (il a peu de retard à rattraper sur le maire de Rodez). Mais, si les autres listes se maintiennent au second tour, un réflexe légitimiste d'une partie de l'électorat pourrait permettre à Christian Teyssèdre (qui a un bon bilan) de l'emporter. D'un point de vue tactique, si deux listes parviennent à fusionner, elles pourraient former la nouvelle équipe gagnante. A la place de Sarah Vidal, je demanderais le poste de Première adjointe...

Victoire des listes "teyssèdriennes" à Rodez

   J'ai choisi ce titre un brin provocateur pour ébaucher le bilan du premier tour des élections municipales dans le chef-lieu de l'Aveyron. Christian Teyssèdre (ex-PS, ex-macroniste) a été élu maire une première fois en 2008, puis réélu en 2014 et en 2020. En 2008, il menait une liste d'union de la gauche... dont on retrouve certains éléments, dix-huit ans plus tard... sur les quatre listes en concurrence aujourd'hui (et qui pourront se maintenir au second tour).

   A tout seigneur, tout honneur : commençons par la liste officiellement estampillée Teyssèdre qui, selon le ministère de l'Intérieur, serait arrivée en tête, de justesse (à 52 voix près). De l'équipe victorieuse en 2008 ne restent que l'actuel maire et sa fidèle adjointe, Monique Bultel-Herment. S'ajoutent celles et ceux qui ont intégré le groupe lors de la campagne  de 2014 : Francis Fournié (qui, en 2008, était présent sur une liste concurrente, celle menée par Jean-Louis Chauzy), Nathalie Sépart et Laure Colin. En 2020, ont rejoint l'équipe du maire Frédéric Rubio, Christophe Lauras, Céline Alauzet, Nadia Abbou, Jean-François Bouges, Régine Taussat, Alain Raunat, Benjamin Gombert et Marie-France Sounillac. Si j'ai bien compté, 14 des 35 membres de l'actuelle liste sont des "anciens". 

   Christian Teyssèdre a donc renouvelé plus de la moitié de son groupe... et il a un peu pioché à droite, tout comme en 2020. Ainsi, quatre des membres de sa liste figuraient en 2014 sur celle de son principal concurrent, Yves Censi (fils de Marc Censi, prédécesseur de C. Teyssèdre à la mairie de Rodez) : Nathalie Auguy-Périé, Régine Taussat, Eric Mazzetti et Jean-Marc Molinier. C'est donc une liste gauche-droite que mène le maire sortant... ce qui a d'ailleurs peut-être empêché la constitution d'une liste rivale LR-UDI, Teyssèdre étant même soutenu par certaines personnalités départementales de droite. Cependant, son résultat du premier tour (35 %, soit 3 082 voix) n'est pas si bon que cela. C'est certes plus que les 2 378 de 2020 (l'épidémie de Covid expliquant la faible participation), mais c'est moins qu'en 2014 (3 857 voix) et surtout moins qu'en 2008 (5 243 voix). Le second tour nous dira si, pour Christian Teyssèdre, ce n'était pas la campagne de trop.

   Son principal concurrent est Stéphane Mazars, actuellement député (Ensemble) de la première circonscription de l'Aveyron... et qui figurait sur les listes Teyssèdre de 2008 et 2014 ! Il a d'ailleurs emmené avec lui deux anciens conseillers municipaux "teyssèdriens" : Pierre Bessière (promo 2014) Olivier Nicolas (un ex de 2020, lui). Figure aussi sur sa liste Serge Julien qui, en 2020, a mené une liste divers droite. (En 2008, il était même présent sur la liste Soulié, soutenue par l'ancien maire Marc Censi.) Il s'agit donc là aussi d'une liste "en même temps" (gauche et droite), à ceci près que, contrairement à Christian Teyssèdre, Stéphane Mazars est resté macroniste. Au vu des résultats du premier tour, c'est le seul qui semble en mesure de battre le maire sortant... et il était d'ailleurs donné favori du second tour par le seul sondage publié lors de la campagne électorale... qui semble n'avoir toutefois testé que des triangulaires, pas de quadrangulaire. Celle-ci (si toutes les listes se maintiennent) pourrait permettre à Christian Teyssèdre de gagner son pari.

   Son avenir dépend donc de ses anciens colistiers, notamment de Sarah Vidal, dont la liste de gauche (soutenue par la présidente du Conseil régional d'Occitanie, Carole Delga) arrive troisième, mais avec seulement 18,5 % des voix. Sa liste compte quatre anciens conseillers municipaux "teyssèdriens" : Sarah Vidal et l'historien local Jean-Michel Cosson ont été de l'aventure en 2008, 2014 et 2020 avec le maire sortant. S'ajoutent Arnaud Combet (élu en 2014 et 2020) et Mathilde Faux (en 2020). Sur cette liste assez diversifiée apparaissent deux profils un peu différents : David Olier (qui fut déjà candidat, en 2014, mais sur la liste Serieys, du Front de Gauche, ancêtre de La France Insoumise) et Fabien Austruy (lui aussi candidat en 2014, mai sur la liste -de droite- conduite par Yves Censi).

   Il nous reste à voir "le petit Poucet" de cette campagne ruthénoise, la liste Rodez Citoyen, arrivée bonne quatrième de ce premier tour, avec 12 % des voix, en net recul par rapport à 2014, la liste alors menée par Matthieu Lebrun (placé en n°7 aujourd'hui) ayant recueilli presque un quart des suffrages exprimés... mais dans un contexte de faible participation.

   C'est la plus à gauche des quatre listes (et celle où l'on trouve peut-être le moins de "notables")... et, comme les autres, elle compte en son sein d'anciens colistiers de Christian Teyssèdre, tous présents uniquement en 2008 : Chantal Combelles, Jean-Jacques Civadier et Pierre Raynal. Dès 2014, ils ont formé une opposition de gauche au maire de Rodez, d'abord sur la liste Bérardi (dont cinq membres de 2014 figurent sur la liste conduite par Florent Monteillet), puis sur la liste Lebrun (dont je crois que huit membres encadrent F. Monteillet aujourd'hui). 

   Il reste que, pour l'instant, c'est Stéphane Mazars qui semble avoir le vent en poupe (il a peu de retard à rattraper sur le maire de Rodez). Mais, si les autres listes se maintiennent au second tour, un réflexe légitimiste d'une partie de l'électorat pourrait permettre à Christian Teyssèdre (qui a un bon bilan) de l'emporter. D'un point de vue tactique, si deux listes parviennent à fusionner, elles pourraient former la nouvelle équipe gagnante. A la place de Sarah Vidal, je demanderais le poste de Première adjointe...

samedi, 24 janvier 2026

Meurtres à... Millau

   Cinq ans après Crime dans le Larzac, France 3 consacre un autre de ses polars du samedi soir à l'Aveyron... et à la Lozère, puisque c'est à Sainte-Enimie (aujourd'hui village de la commune nouvelle Gorges du Tarn Causses) qu'est découvert un cadavre, au début de l'épisode diffusé ce samedi soir.

   Le choix de ce village est sans doute dû aux légendes qui circulent localement à propos de la fameuse Enimie... ainsi qu'aux magnifiques vues aériennes qu'il est possible de tourner sur place, dans les gorges du Tarn. Les téléspectateurs lozériens seront donc sans doute ravis de l'habillage visuel de cet épisode, tandis que les Aveyronnais devront se contenter de vues (certes superbes) du célèbre viaduc, le centre de la commune de Millau étant à peine montré. (Au passage, il convient de préciser à celles et ceux qui ne connaissent pas la région que, lorsqu'on quitte Sainte-Enimie pour rejoindre quelqu'un au pied du viaduc, on ne lui dit pas -comme dans l'épisode- « à tout de suite », mais plutôt « à tout à l'heure », puisqu'une heure de trajet sépare les deux endroits. Les gorges les plus proches de Millau sont celles de la Dourbie, un affluent du Tarn.)

   Aux qualités "paysagères" de cet épisode s'ajoute une intrigue fouillée, mystérieuse, qui mêle trois événements dramatiques s'étant déroulés à trois périodes différentes. Cela maintient l'intérêt, davantage en tout cas que la qualité de l'interprétation. Je me réjouissais à l'idée de retrouver Jean-Pierre Darroussin mais, à plus de soixante-dix ans, celui-ci n'est pas très crédible en gendarme de terrain.

   L'autre point faible de cet épisode est le versant familial de l'intrigue, bourré de maladresses et de clichés.

   Ce n'est donc ni totalement réussi, ni totalement raté. A chacun de voir si cela mérite le détour.

Meurtres à... Millau

   Cinq ans après Crime dans le Larzac, France 3 consacre un autre de ses polars du samedi soir à l'Aveyron... et à la Lozère, puisque c'est à Sainte-Enimie (aujourd'hui village de la commune nouvelle Gorges du Tarn Causses) qu'est découvert un cadavre, au début de l'épisode diffusé ce samedi soir.

   Le choix de ce village est sans doute dû aux légendes qui circulent localement à propos de la fameuse Enimie... ainsi qu'aux magnifiques vues aériennes qu'il est possible de tourner sur place, dans les gorges du Tarn. Les téléspectateurs lozériens seront donc sans doute ravis de l'habillage visuel de cet épisode, tandis que les Aveyronnais devront se contenter de vues (certes superbes) du célèbre viaduc, le centre de la commune de Millau étant à peine montré. (Au passage, il convient de préciser à celles et ceux qui ne connaissent pas la région que, lorsqu'on quitte Sainte-Enimie pour rejoindre quelqu'un au pied du viaduc, on ne lui dit pas -comme dans l'épisode- « à tout de suite », mais plutôt « à tout à l'heure », puisqu'une heure de trajet sépare les deux endroits. Les gorges les plus proches de Millau sont celles de la Dourbie, un affluent du Tarn.)

   Aux qualités "paysagères" de cet épisode s'ajoute une intrigue fouillée, mystérieuse, qui mêle trois événements dramatiques s'étant déroulés à trois périodes différentes. Cela maintient l'intérêt, davantage en tout cas que la qualité de l'interprétation. Je me réjouissais à l'idée de retrouver Jean-Pierre Darroussin mais, à plus de soixante-dix ans, celui-ci n'est pas très crédible en gendarme de terrain.

   L'autre point faible de cet épisode est le versant familial de l'intrigue, bourré de maladresses et de clichés.

   Ce n'est donc ni totalement réussi, ni totalement raté. A chacun de voir si cela mérite le détour.

dimanche, 18 janvier 2026

La bite de Mars

   Cet après-midi, en voiture, j'écoutais la radio quand je suis tombé sur l'émission Allons-y voir !, animée par l'historien Patrick Boucheron, sur France Culture. Je ne suis pas particulièrement fan de ce programme (dont je trouve le présentateur un peu pontifiant), mais, sur la radio publique, il est encadré par Une Histoire particulière et Les Grandes Traversées, dont je recommande l'écoute (le second débutant une série sur Al Capone).

   Aujourd'hui, Patrick Boucheron a consacré une partie de son émission à l'analyse d'un tableau de Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus (conservé au Musée des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, ville où le peintre est mort, en exil).

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   Cette œuvre fait partie de celles (de divers auteurs) qui évoquent la relation tumultueuse entre le dieu de la guerre et la déesse de l'amour physique et de la beauté. Le problème était de représenter cette "intensité physique" en respectant les codes moraux de l'époque...

   Ainsi, alors que Mars est en train de se faire déshabiller (et désarmer), par Vénus, des nymphes et ce petit coquin de Cupidon, la déesse l'entreprend et l'on remarque qu'elle a posé sa main gauche sur le haut de la cuisse droite du dieu guerrier. Tout individu de sexe masculin est conscient que cette proximité entre la main (présumée) douce et le pénis divin, ajoutée à la nudité sublime de la déesse, provoque sans doute une "vive émotion" chez Mars, émotion masquée par la présence de l'une deux colombes, placée pile au bon endroit.

   Pour dire les choses plus clairement, ce cher Mars a sans doute le gourdin, une situation évoquée métaphoriquement par deux objets inclus sur le tableau : la grande lance, que le dieu tient levée, bien droite... et  le gros tube qui pend le long du corps de Cupidon, masquant l'entrecuisse de celui-ci.

   Ah, qu'il est bon de se cultiver !

La bite de Mars

   Cet après-midi, en voiture, j'écoutais la radio quand je suis tombé sur l'émission Allons-y voir !, animée par l'historien Patrick Boucheron, sur France Culture. Je ne suis pas particulièrement fan de ce programme (dont je trouve le présentateur un peu pontifiant), mais, sur la radio publique, il est encadré par Une Histoire particulière et Les Grandes Traversées, dont je recommande l'écoute (le second débutant une série sur Al Capone).

   Aujourd'hui, Patrick Boucheron a consacré une partie de son émission à l'analyse d'un tableau de Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus (conservé au Musée des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, ville où le peintre est mort, en exil).

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   Cette œuvre fait partie de celles (de divers auteurs) qui évoquent la relation tumultueuse entre le dieu de la guerre et la déesse de l'amour physique et de la beauté. Le problème était de représenter cette "intensité physique" en respectant les codes moraux de l'époque...

   Ainsi, alors que Mars est en train de se faire déshabiller (et désarmer), par Vénus, des nymphes et ce petit coquin de Cupidon, la déesse l'entreprend et l'on remarque qu'elle a posé sa main gauche sur le haut de la cuisse droite du dieu guerrier. Tout individu de sexe masculin est conscient que cette proximité entre la main (présumée) douce et le pénis divin, ajoutée à la nudité sublime de la déesse, provoque sans doute une "vive émotion" chez Mars, émotion masquée par la présence de l'une deux colombes, placée pile au bon endroit.

   Pour dire les choses plus clairement, ce cher Mars a sans doute le gourdin, une situation évoquée métaphoriquement par deux objets inclus sur le tableau : la grande lance, que le dieu tient levée, bien droite... et  le gros tube qui pend le long du corps de Cupidon, masquant l'entrecuisse de celui-ci.

   Ah, qu'il est bon de se cultiver !

dimanche, 11 janvier 2026

Meurtre à l'ambassade

   Fort heureusement, ce titre n'annonce pas un énième épisode de la médiocre collection diffusée le samedi soir sur France 3, mais un nouveau volet d'une série américano-britannique, « La Reine du crime présente ».

   Il y a un an et demi, nous avions découvert Miranda Green, fleuriste hypermnésique (et passionnée d'intrigues policières) dans Invitation à un meurtre. Cette fois-ci, la jeune femme est conviée en Égypte, toujours en 1934.

   Le tout début de l'histoire nous indique qu'il ne sera pas question d'un, mais de deux meurtres, le lien entre les deux demeurant longtemps obscur. C'est l'un des intérêts de ce téléfilm : son intrigue mystérieuse, qui baigne dans une ambiance géopolitique. En effet, à cette époque, l’Égypte est officiellement indépendante, mais encore sous la coupe du Royaume-Uni. Les auteurs d'OSS 117 diraient que Le Caire semble être un vrai « nid d'espions »... On peut même y croiser des nazis (Hitler étant chancelier d'Allemagne depuis janvier 1933).

   Le principal point faible de ce téléfilm est l'interprétation de certains personnages secondaires : de la première victime à l'un des employés de l'ambassade, les maladresses d'interprétation ne manquent pas, même s'il faut reconnaître que Mischa Barton s'en sort très bien dans la peau du personnage principal.

   J'ai donc été séduit par cette ambiance à la Agatha Christie, qui fait écho à plusieurs de ses romans (Mort sur le Nil, bien sûr, mais aussi Meurtre en Mésopotamie et Rendez-vous avec la mort). La photographie est très soignée et plusieurs scènes rappellent visuellement l'adaptation en série télévisée des enquêtes d'Hercule Poirot. Je recommande de voir cet épisode plutôt en version originale sous-titrée.

Meurtre à l'ambassade

   Fort heureusement, ce titre n'annonce pas un énième épisode de la médiocre collection diffusée le samedi soir sur France 3, mais un nouveau volet d'une série américano-britannique, « La Reine du crime présente ».

   Il y a un an et demi, nous avions découvert Miranda Green, fleuriste hypermnésique (et passionnée d'intrigues policières) dans Invitation à un meurtre. Cette fois-ci, la jeune femme est conviée en Égypte, toujours en 1934.

   Le tout début de l'histoire nous indique qu'il ne sera pas question d'un, mais de deux meurtres, le lien entre les deux demeurant longtemps obscur. C'est l'un des intérêts de ce téléfilm : son intrigue mystérieuse, qui baigne dans une ambiance géopolitique. En effet, à cette époque, l’Égypte est officiellement indépendante, mais encore sous la coupe du Royaume-Uni. Les auteurs d'OSS 117 diraient que Le Caire semble être un vrai « nid d'espions »... On peut même y croiser des nazis (Hitler étant chancelier d'Allemagne depuis janvier 1933).

   Le principal point faible de ce téléfilm est l'interprétation de certains personnages secondaires : de la première victime à l'un des employés de l'ambassade, les maladresses d'interprétation ne manquent pas, même s'il faut reconnaître que Mischa Barton s'en sort très bien dans la peau du personnage principal.

   J'ai donc été séduit par cette ambiance à la Agatha Christie, qui fait écho à plusieurs de ses romans (Mort sur le Nil, bien sûr, mais aussi Meurtre en Mésopotamie et Rendez-vous avec la mort). La photographie est très soignée et plusieurs scènes rappellent visuellement l'adaptation en série télévisée des enquêtes d'Hercule Poirot. Je recommande de voir cet épisode plutôt en version originale sous-titrée.

vendredi, 09 janvier 2026

César et Dalida

   Ce vendredi soir, France 2 nous propose un épisode inédit de la série César Wagner, avec notamment Gil Alma et Olivia Côte. On retrouve avec plaisir l'ambiance un peu décalée de ces enquêtes en terre alsacienne, ici, autour d'une salle de spectacle où doit aussi se dérouler le gala annuel de la police, organisé cette fois-ci par la pétulante médecin-légiste.

   L'assassinat d'une chanteuse préparant un numéro rendant hommage à Dalida (artiste que le capitaine Wagner affectionne, soit dit en passant) conduit les policiers à enquêter au sein de la troupe. Wagner doit surmonter sa crainte des allergies... et prendre soin d'une envahissante mais sympathique chienne, Mirza :

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   Cela n'a rien d'éblouissant, mais les intrigues sont correctement construites et je trouve les personnages secondaires toujours aussi savoureux. La musique est sympa... et le cabot vraiment adorable.

César et Dalida

   Ce vendredi soir, France 2 nous propose un épisode inédit de la série César Wagner, avec notamment Gil Alma et Olivia Côte. On retrouve avec plaisir l'ambiance un peu décalée de ces enquêtes en terre alsacienne, ici, autour d'une salle de spectacle où doit aussi se dérouler le gala annuel de la police, organisé cette fois-ci par la pétulante médecin-légiste.

   L'assassinat d'une chanteuse préparant un numéro rendant hommage à Dalida (artiste que le capitaine Wagner affectionne, soit dit en passant) conduit les policiers à enquêter au sein de la troupe. Wagner doit surmonter sa crainte des allergies... et prendre soin d'une envahissante mais sympathique chienne, Mirza :

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   Cela n'a rien d'éblouissant, mais les intrigues sont correctement construites et je trouve les personnages secondaires toujours aussi savoureux. La musique est sympa... et le cabot vraiment adorable.

jeudi, 08 janvier 2026

Boglands

   C'est le titre d'une mini-série dont Arte vient de commencer la diffusion (les six épisodes étant tous déjà accessibles sur le site de la chaîne de télévision franco-allemande). L'intrigue se déroule dans une Irlande rurale, proche du littoral, où l'on parle plus le gaélique que l'anglais. (La version française, plutôt bien faite, conviendra néanmoins parfaitement à celles et ceux que l'écoute d'une langue aux sonorités inhabituelles déconcerte.)

   De manière désormais assez classique, la découverte d'un cadavre dans une tourbière fait ressurgir les secrets du passé et chamboule les relations entre les habitants de la région. La première originalité est que le premier épisode met du temps pour nous amener à cet événement. Certains spectateurs ont déploré ce délai, moi j'ai plutôt apprécié, parce que les auteurs plantent bien le décor et nous font découvrir une multitude de personnages, au moins le tiers d'entre eux finissant tour à tour par devenir suspect.

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   Une autre originalité tient à la personnalité du lieutenant de police local, Conall, que l'on croise sans d'abord connaître sa fonction... et l'on est bien surpris ensuite. Ce jeune homme plutôt taiseux fait un peu office de shérif et de juge de paix dans ce canton rural, où il emploie parfois des méthodes peu conventionnelles... On comprend assez vite qu'il est devenu policier en raison de ce qui est arrivé à sa mère, quinze ans plus tôt.

   Une fois le cadavre découvert commence une enquête particulièrement prenante. Conall ne peut y participer officiellement, mais il va effectuer des recherches de son côté. Il n'est pas le seul dans ce cas, puisque débarque une journaliste-podcasteuse en apparence superficielle, mais qui va elle aussi remuer ciel et terre pour faire éclater la vérité... et ainsi faire exploser le nombre de visites sur son site !

   Au drame qui s'est déroulé quinze ans plus tôt s'ajoute, pour Conall, la rapide détérioration de la santé de son père, tandis qu'il sent qu'il doit se méfier de certaines des personnes auxquelles, jusqu'à présent, il accordait une pleine confiance. Chacun a ses petits secrets, que l'enquête va peu à peu mettre au jour.

   L'aspect policier est bien traité. On nous propose une belle galerie de suspects, l'incertitude planant jusqu'au dernier épisode, durant lequel surviennent les ultimes révélations. 

   Même si je trouve que, six épisodes, c'est un peu long, la série est bien menée, sans cliquant et elle aborde divers sujets de société. J'ai vraiment eu du mal à trouver de manière certaine qui était responsable du meurtre !

Boglands

   C'est le titre d'une mini-série dont Arte vient de commencer la diffusion (les six épisodes étant tous déjà accessibles sur le site de la chaîne de télévision franco-allemande). L'intrigue se déroule dans une Irlande rurale, proche du littoral, où l'on parle plus le gaélique que l'anglais. (La version française, plutôt bien faite, conviendra néanmoins parfaitement à celles et ceux que l'écoute d'une langue aux sonorités inhabituelles déconcerte.)

   De manière désormais assez classique, la découverte d'un cadavre dans une tourbière fait ressurgir les secrets du passé et chamboule les relations entre les habitants de la région. La première originalité est que le premier épisode met du temps pour nous amener à cet événement. Certains spectateurs ont déploré ce délai, moi j'ai plutôt apprécié, parce que les auteurs plantent bien le décor et nous font découvrir une multitude de personnages, au moins le tiers d'entre eux finissant tour à tour par devenir suspect.

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   Une autre originalité tient à la personnalité du lieutenant de police local, Conall, que l'on croise sans d'abord connaître sa fonction... et l'on est bien surpris ensuite. Ce jeune homme plutôt taiseux fait un peu office de shérif et de juge de paix dans ce canton rural, où il emploie parfois des méthodes peu conventionnelles... On comprend assez vite qu'il est devenu policier en raison de ce qui est arrivé à sa mère, quinze ans plus tôt.

   Une fois le cadavre découvert commence une enquête particulièrement prenante. Conall ne peut y participer officiellement, mais il va effectuer des recherches de son côté. Il n'est pas le seul dans ce cas, puisque débarque une journaliste-podcasteuse en apparence superficielle, mais qui va elle aussi remuer ciel et terre pour faire éclater la vérité... et ainsi faire exploser le nombre de visites sur son site !

   Au drame qui s'est déroulé quinze ans plus tôt s'ajoute, pour Conall, la rapide détérioration de la santé de son père, tandis qu'il sent qu'il doit se méfier de certaines des personnes auxquelles, jusqu'à présent, il accordait une pleine confiance. Chacun a ses petits secrets, que l'enquête va peu à peu mettre au jour.

   L'aspect policier est bien traité. On nous propose une belle galerie de suspects, l'incertitude planant jusqu'au dernier épisode, durant lequel surviennent les ultimes révélations. 

   Même si je trouve que, six épisodes, c'est un peu long, la série est bien menée, sans cliquant et elle aborde divers sujets de société. J'ai vraiment eu du mal à trouver de manière certaine qui était responsable du meurtre !

samedi, 03 janvier 2026

2026 commence bien

   Ne boudons pas notre plaisir. Voir cette nouvelle année débuter par l'arrestation d'un dictateur met de bonne humeur, quand bien même la méthode serait contestable.

   Commençons par quelques rappels. En 2013, Nicolas Maduro a succédé à Hugo Chavez (décédé) à la tête du Venezuela, d'abord comme président par intérim, position à laquelle il ne pouvait alors prétendre, puisqu'il était vice-président et que la Constitution (chaviste) du Venezuela précisait que l'intérim devait être exercé par le président de l'Assemblée nationale (un peu comme le président du Sénat en France).

   A cette première incartade ont succédé une série de fraudes électorales, notamment aux trois élections présidentielles "remportées" par Nicolas Maduro (en 2013, 2018 et 2024). A la suite de la dernière mascarade électorale (et des violences qui l'ont accompagnée), c'est le chef de l'OEA (Organisation des États Américains) qui a demandé à la CPI (Cour Pénale Internationale) de lancer un mandat d'arrêt contre Maduro. On attend toujours la réponse de l'institution (qui a été plus rapide à s'en prendre à Benyamin Netanyahou...).

   On en arrive à ce samedi, qui a vu les forces spéciales états-uniennes opérer très facilement au Venezuela, peut-être grâce à des complicités internes. La majorité des habitants de ce pays en a sans doute marre du dictateur et de la clique de profiteurs qui l'entoure. On sait déjà que, du côté de la diaspora vénézuélienne (un tiers de la population a fui ce pays qui part à vau-l'eau), c'est la joie qui domine.

   Voici une source supplémentaire de réjouissance : la vision du dictateur déchu, trouvée sur le compte de Donald Trump, sur TruthSocial :

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   Bonne année... et bonne santé !

2026 commence bien

   Ne boudons pas notre plaisir. Voir cette nouvelle année débuter par l'arrestation d'un dictateur met de bonne humeur, quand bien même la méthode serait contestable.

   Commençons par quelques rappels. En 2013, Nicolas Maduro a succédé à Hugo Chavez (décédé) à la tête du Venezuela, d'abord comme président par intérim, position à laquelle il ne pouvait alors prétendre, puisqu'il était vice-président et que la Constitution (chaviste) du Venezuela précisait que l'intérim devait être exercé par le président de l'Assemblée nationale (un peu comme le président du Sénat en France).

   A cette première incartade ont succédé une série de fraudes électorales, notamment aux trois élections présidentielles "remportées" par Nicolas Maduro (en 2013, 2018 et 2024). A la suite de la dernière mascarade électorale (et des violences qui l'ont accompagnée), c'est le chef de l'OEA (Organisation des États Américains) qui a demandé à la CPI (Cour Pénale Internationale) de lancer un mandat d'arrêt contre Maduro. On attend toujours la réponse de l'institution (qui a été plus rapide à s'en prendre à Benyamin Netanyahou...).

   On en arrive à ce samedi, qui a vu les forces spéciales états-uniennes opérer très facilement au Venezuela, peut-être grâce à des complicités internes. La majorité des habitants de ce pays en a sans doute marre du dictateur et de la clique de profiteurs qui l'entoure. On sait déjà que, du côté de la diaspora vénézuélienne (un tiers de la population a fui ce pays qui part à vau-l'eau), c'est la joie qui domine.

   Voici une source supplémentaire de réjouissance : la vision du dictateur déchu, trouvée sur le compte de Donald Trump, sur TruthSocial :

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   Bonne année... et bonne santé !

jeudi, 25 décembre 2025

La carte de Poutine

   Le dictateur russe a récemment mis en scène une conférence de presse, durant laquelle il a dressé son bilan de l'année 2025. Sans surprise, les demi-vérités et les mensonges éhontés ont pullulé. Mais le plus intéressant se trouvait à l'arrière-plan, en grand : la carte "officielle" du territoire russe, selon les autorités du pays :

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   Le diable se nichant dans les détails, c'est en observant l'extrême-ouest du territoire qu'on s'apercevait que cette carte est un outil de propagande :

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   Outre la Crimée (dont l'annexion sauvage n'est pas reconnue par la communauté internationale), sont représentés comme faisant partie intégrante de la Russie les territoires ukrainiens actuellement occupés par l'armée russe, ainsi (semble-t-il) que ceux (non conquis) revendiqués par Poutine dans les négociations actuelles.

   Curieusement, sur Google Maps, le respect des frontières reconnues est à géométrie variable :

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   Ainsi, la Crimée est séparée du reste de l'Ukraine, mais pas le Donbass. Du côté de la Géorgie, l'annexion déguisée de l'Abkhazie par la Russie en 2008 n'est pas reconnue (pas plus que la pseudo-indépendance de l'Ossétie du Sud, située un peu plus à l'est).

   Pour terminer, allons faire un tour sur le continent américain. Comme, en tant qu'internaute, je suis localisé en Europe, la filiale d'Alphabet ménage la chèvre et le chou, attribuant deux désignations au golfe que Donald Trump a décidé de renommer :

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La carte de Poutine

   Le dictateur russe a récemment mis en scène une conférence de presse, durant laquelle il a dressé son bilan de l'année 2025. Sans surprise, les demi-vérités et les mensonges éhontés ont pullulé. Mais le plus intéressant se trouvait à l'arrière-plan, en grand : la carte "officielle" du territoire russe, selon les autorités du pays :

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   Le diable se nichant dans les détails, c'est en observant l'extrême-ouest du territoire qu'on s'apercevait que cette carte est un outil de propagande :

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   Outre la Crimée (dont l'annexion sauvage n'est pas reconnue par la communauté internationale), sont représentés comme faisant partie intégrante de la Russie les territoires ukrainiens actuellement occupés par l'armée russe, ainsi (semble-t-il) que ceux (non conquis) revendiqués par Poutine dans les négociations actuelles.

   Curieusement, sur Google Maps, le respect des frontières reconnues est à géométrie variable :

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   Ainsi, la Crimée est séparée du reste de l'Ukraine, mais pas le Donbass. Du côté de la Géorgie, l'annexion déguisée de l'Abkhazie par la Russie en 2008 n'est pas reconnue (pas plus que la pseudo-indépendance de l'Ossétie du Sud, située un peu plus à l'est).

   Pour terminer, allons faire un tour sur le continent américain. Comme, en tant qu'internaute, je suis localisé en Europe, la filiale d'Alphabet ménage la chèvre et le chou, attribuant deux désignations au golfe que Donald Trump a décidé de renommer :

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samedi, 22 novembre 2025

Bron, saison 4

   Cela faisait plus d'un an que je patientais, depuis la diffusion par Arte de la troisième saison de cette passionnante série scandinave. L'automne est venu, avec une double bonne nouvelle : la mise en ligne de l'intégralité des épisodes (incluant la quatrième et dernière saison), à la fois par Arte (sans publicité) et M6+ (avec publicité). Le tout est disponible, au choix, en version française ou originale sous-titrée.

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   On retrouve avec plaisir le duo binational d'enquêteurs. A ma gauche se trouve le Danois Henrik, qu'on avait laissé aux prises avec sa consommation de drogues et sa difficile gestion de la disparition de sa femme et de ses filles. A ma droite se trouve Saga, la Suédoise, la bosseuse acharnée, un peu autiste, qui a été accusée du meurtre de sa mère.

   La saison commence donc par un épisode carcéral, la policière (inculpée) côtoyant des individus qui n'éprouvent pas pour elle des sentiments très amicaux. Dans le même temps, Henrik commence à travailler sur une nouvelle affaire délicate, en duo avec un nouveau partenaire, un flic certes expérimenté, mais bourré de préjugés (sexistes, homophobes, racistes...).

   Quand Saga finit par rejoindre l'équipe, l'affaire s'est complexifiée, avec d'autres cadavres. Le scénario est toujours aussi bien écrit, plusieurs fils narratifs en apparence sans lien finissant par se rejoindre. C'est de nouveau un événement du passé qui explique ce qui ressemble à une vengeance. Cela nous vaut, au cours de l'un des épisodes, un retour en arrière, à une époque où Henrik ne travaillait pas encore avec Saga. En parallèle avec l'enquête, celle-ci commence à suivre une psychothérapie assez originale ma fois, tandis qu'Henrik s'est inscrit à un groupe de parole sur la dépendance aux drogues.

   Contrairement aux autres saisons (composées de dix épisodes), celle-ci n'en compte que huit, mais les auteurs réussissent le tour de force de boucler tous les arcs narratifs, y compris ceux commencés les années précédentes. Ainsi, on va enfin savoir ce qu'il est advenu de l'épouse et des filles d'Henrik et Saga va clore son chapitre familial, concernant sa défunte mère et le suicide de sa sœur. Quant à l'enquête criminelle, elle réserve de grosses surprises (même quand on croit que tout est terminé). Comme à leur habitude, les scénaristes ont mêlé des aspects sociétaux à l'élucidation des meurtres : immigration, homophobie, trafic de drogues, handicap, violences conjugales, emprise, vie carcérale... C'est vraiment très riche, assez subtil... et parfois savoureux, le comique pouvant rapidement succéder au sordide, notamment quand Saga, la policière... sagace (mais sans filtre) fait une remarque au père d'un bébé à propos de la couleur de ses yeux.

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   Incontestablement, l'écriture du personnage de cette policière atypique et son interprétation tout en nuances par Sofia Helin sont des atouts majeurs de la série. (Je recommande d'ailleurs de la visionner en version originale sous-titrée, pour profiter du ton des dialogues, Saga Noren alternant les monosyllabes et les réponses hyper-argumentées, débités rapidement. Cela déconcerte presque toujours ses interlocuteurs.) Quant aux (déjà) fans, ils découvriront, au cours de la saison, comment la policière est devenue propriétaire de son emblématique voiture (qu'elle seule a le droit de conduire). Indice : elle ne l'a ni achetée, ni volée.

   Dernier point : l'habillage des épisodes est de grande qualité. Les vues du pont (entre Suède et Danemark) et des villes sont superbes. Les scènes nocturnes sont filmées avec un grand soin et la musique est parfaitement intégrée à l'intrigue. (Pour écouter Hollow Talk, le titre mis à contribution pour les génériques de début et de fin, rendez-vous ici.)

   Je suis tellement emballé par cette série, tellement déçu qu'elle soit achevée (en 2018, pour les téléspectateurs scandinaves), que j'en viens à espérer sa réapparition, avec des personnages qui auront entre temps évolué.

Bron, saison 4

   Cela faisait plus d'un an que je patientais, depuis la diffusion par Arte de la troisième saison de cette passionnante série scandinave. L'automne est venu, avec une double bonne nouvelle : la mise en ligne de l'intégralité des épisodes (incluant la quatrième et dernière saison), à la fois par Arte (sans publicité) et M6+ (avec publicité). Le tout est disponible, au choix, en version française ou originale sous-titrée.

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   On retrouve avec plaisir le duo binational d'enquêteurs. A ma gauche se trouve le Danois Henrik, qu'on avait laissé aux prises avec sa consommation de drogues et sa difficile gestion de la disparition de sa femme et de ses filles. A ma droite se trouve Saga, la Suédoise, la bosseuse acharnée, un peu autiste, qui a été accusée du meurtre de sa mère.

   La saison commence donc par un épisode carcéral, la policière (inculpée) côtoyant des individus qui n'éprouvent pas pour elle des sentiments très amicaux. Dans le même temps, Henrik commence à travailler sur une nouvelle affaire délicate, en duo avec un nouveau partenaire, un flic certes expérimenté, mais bourré de préjugés (sexistes, homophobes, racistes...).

   Quand Saga finit par rejoindre l'équipe, l'affaire s'est complexifiée, avec d'autres cadavres. Le scénario est toujours aussi bien écrit, plusieurs fils narratifs en apparence sans lien finissant par se rejoindre. C'est de nouveau un événement du passé qui explique ce qui ressemble à une vengeance. Cela nous vaut, au cours de l'un des épisodes, un retour en arrière, à une époque où Henrik ne travaillait pas encore avec Saga. En parallèle avec l'enquête, celle-ci commence à suivre une psychothérapie assez originale ma fois, tandis qu'Henrik s'est inscrit à un groupe de parole sur la dépendance aux drogues.

   Contrairement aux autres saisons (composées de dix épisodes), celle-ci n'en compte que huit, mais les auteurs réussissent le tour de force de boucler tous les arcs narratifs, y compris ceux commencés les années précédentes. Ainsi, on va enfin savoir ce qu'il est advenu de l'épouse et des filles d'Henrik et Saga va clore son chapitre familial, concernant sa défunte mère et le suicide de sa sœur. Quant à l'enquête criminelle, elle réserve de grosses surprises (même quand on croit que tout est terminé). Comme à leur habitude, les scénaristes ont mêlé des aspects sociétaux à l'élucidation des meurtres : immigration, homophobie, trafic de drogues, handicap, violences conjugales, emprise, vie carcérale... C'est vraiment très riche, assez subtil... et parfois savoureux, le comique pouvant rapidement succéder au sordide, notamment quand Saga, la policière... sagace (mais sans filtre) fait une remarque au père d'un bébé à propos de la couleur de ses yeux.

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   Incontestablement, l'écriture du personnage de cette policière atypique et son interprétation tout en nuances par Sofia Helin sont des atouts majeurs de la série. (Je recommande d'ailleurs de la visionner en version originale sous-titrée, pour profiter du ton des dialogues, Saga Noren alternant les monosyllabes et les réponses hyper-argumentées, débités rapidement. Cela déconcerte presque toujours ses interlocuteurs.) Quant aux (déjà) fans, ils découvriront, au cours de la saison, comment la policière est devenue propriétaire de son emblématique voiture (qu'elle seule a le droit de conduire). Indice : elle ne l'a ni achetée, ni volée.

   Dernier point : l'habillage des épisodes est de grande qualité. Les vues du pont (entre Suède et Danemark) et des villes sont superbes. Les scènes nocturnes sont filmées avec un grand soin et la musique est parfaitement intégrée à l'intrigue. (Pour écouter Hollow Talk, le titre mis à contribution pour les génériques de début et de fin, rendez-vous ici.)

   Je suis tellement emballé par cette série, tellement déçu qu'elle soit achevée (en 2018, pour les téléspectateurs scandinaves), que j'en viens à espérer sa réapparition, avec des personnages qui auront entre temps évolué.

dimanche, 16 novembre 2025

Vera, nouvelle salve

   L'année dernière, France 3 nous avait laissés sur notre faim, en interrompant la diffusion de la treizième saison des Enquêtes de Vera après le premier épisode. Ce dimanche, nous avons droit au suivant et, dimanche prochain, sera diffusé le troisième... en espérant que les deux épisodes finaux (ceux constituant la saison 14) lui succèderont dans un avenir proche.

   Intitulée La Seconde Fille, cette enquête inédite nous emmène principalement dans l'agglomération de Newcastle, où le corps d'une jeune femme atteinte d'un cancer est découvert à proximité d'un chemin de randonnée. Absente des réseaux sociaux, la victime logeait chez une bienfaitrice, gérante d'un réseau de cafés. Au fur et à mesure que les policiers progressent dans leur enquête, ils vont de surprise en surprise, la liste des suspects ne cessant de s'allonger. Toutefois, pour qui observe bien le jeu des comédiens (et écoute attentivement les détails concernant la scène de crime), l'identité de la personne responsable de la mort n'est pas trop difficile à trouver. C'est une rareté dans cette série, qui, en général, sait ménager le suspens. L'intrigue n'en est pas moins prenante, tant les secrets sont nombreux.

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   Comme à l'accoutumée, l'épisode est émaillé d'humour. Vera est toujours un peu soupe-au-lait, ne ménageant pas son équipe. A l'occasion, elle fait aussi preuve d'une grande empathie... quand elle ne pense pas à ses propres problèmes. Dans ces aventures-ci, elle souffre d'une sévère rage de dents que, dans un premier temps, elle s'évertue à soulager à l'aide d'antidouleurs (« painkillers », dans la version originale). Elle a principalement recours à du paracétamol, présenté dans un emballage différent de ce que nous connaissons en France.

   Vous noterez qu'à ses côtés, la nouvelle DC (enquêtrice) n'a pas de main gauche. Ce n'est pas un trucage numérique. La comédienne Rhiannon Clements est née avec un bras gauche incomplet, ce qui ne l'empêche pas de faire carrière. Vous verrez que, dans l'épisode, elle se débrouille très bien avec le matériel dont elle a la charge... En somme, cette policière n'est pas manchot !

Vera, nouvelle salve

   L'année dernière, France 3 nous avait laissés sur notre faim, en interrompant la diffusion de la treizième saison des Enquêtes de Vera après le premier épisode. Ce dimanche, nous avons droit au suivant et, dimanche prochain, sera diffusé le troisième... en espérant que les deux épisodes finaux (ceux constituant la saison 14) lui succèderont dans un avenir proche.

   Intitulée La Seconde Fille, cette enquête inédite nous emmène principalement dans l'agglomération de Newcastle, où le corps d'une jeune femme atteinte d'un cancer est découvert à proximité d'un chemin de randonnée. Absente des réseaux sociaux, la victime logeait chez une bienfaitrice, gérante d'un réseau de cafés. Au fur et à mesure que les policiers progressent dans leur enquête, ils vont de surprise en surprise, la liste des suspects ne cessant de s'allonger. Toutefois, pour qui observe bien le jeu des comédiens (et écoute attentivement les détails concernant la scène de crime), l'identité de la personne responsable de la mort n'est pas trop difficile à trouver. C'est une rareté dans cette série, qui, en général, sait ménager le suspens. L'intrigue n'en est pas moins prenante, tant les secrets sont nombreux.

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   Comme à l'accoutumée, l'épisode est émaillé d'humour. Vera est toujours un peu soupe-au-lait, ne ménageant pas son équipe. A l'occasion, elle fait aussi preuve d'une grande empathie... quand elle ne pense pas à ses propres problèmes. Dans ces aventures-ci, elle souffre d'une sévère rage de dents que, dans un premier temps, elle s'évertue à soulager à l'aide d'antidouleurs (« painkillers », dans la version originale). Elle a principalement recours à du paracétamol, présenté dans un emballage différent de ce que nous connaissons en France.

   Vous noterez qu'à ses côtés, la nouvelle DC (enquêtrice) n'a pas de main gauche. Ce n'est pas un trucage numérique. La comédienne Rhiannon Clements est née avec un bras gauche incomplet, ce qui ne l'empêche pas de faire carrière. Vous verrez que, dans l'épisode, elle se débrouille très bien avec le matériel dont elle a la charge... En somme, cette policière n'est pas manchot !

jeudi, 23 octobre 2025

Le retour d'Astrid et Raphaëlle

   Ce vendredi, environ un an après la diffusion de la cinquième saison, France 2 nous propose le début de la sixième, à travers la première partie d'un épisode double, intitulée « La mort de Raphaëlle ». Comme l'intrigue est la suite immédiate du dernier épisode de la saison 5 (« Un mariage et quatre enterrements »), je conseille de d'abord revoir celui-ci, qui est lui aussi disponible en ligne.

   Cette sixième saison démarre de manière originale, les policiers déplaçant leur bureau d'enquête... dans une chambre d'hôpital. J'ajoute que la fin de l'épisode contient un retournement scénaristique assez savoureux.

   Ce n'est que la semaine prochaine que sera diffusé le dénouement, avec la seconde partie, intitulée « Le pensionnat ». Je note que cette entame de saison est placée sous le signe du paranormal, les scénaristes s'évertuant à ménager toutes les opinions...

   L'épisode 3 (« Le bol maudit ») est pour moi un ton au-dessous. Je dirais que son intrigue est marquée par ce qu'on appelle parfois la "repentance coloniale". Le scénario est un peu pataud, les bonnes intentions étant comme surlignées au marqueur.

   J'ai trouvé le quatrième épisode (« La Théorie du tout ») mieux écrit, même s'il y a quelques faiblesses. L'insertion des mathématiques dans l'intrigue nous sort de l'ordinaire... et fait intervenir le fiancé japonais d'Astrid, autour duquel est bâti un fil narratif secondaire. (La présence récurrente de ce personnage est peut-être liée au grand succès que rencontre la série au pays du soleil levant.)

   Je me suis pour l'instant arrêté au cinquième épisode (sur huit), intitulé « Coup(s) de théâtre ». Il s'inspire clairement de l'affaire Jubillar, pour ensuite prendre un autre chemin. Il nous replonge aussi dans la période du covid-19. Je l'ai trouvé particulièrement réussi notamment en raison de l'insertion de scènes de procès, Astrid (désormais lieutenante) étant amenée à témoigner.

   Comme je n'ai pas encore vu les trois derniers épisodes de la saison, je ne sais pas comment les scénaristes ont choisi de la conclure. Mais on sait déjà qu'il va y avoir du changement au niveau du poste du commissaire, ainsi que dans la vie privée d'Astrid. Dans le rôle de celle-ci, Sara Mortensen est toujours aussi impressionnante.

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   Je ne peux pas achever ce billet sans mentionner une autre personne de talent, qui contribue grandement au succès (mérité) de cette série : Erwann Kermovant. Ses compositions, souvent légères, voire primesautières, renforcent l'habillage de douce étrangeté qui colle si bien à l'intrigue des épisodes.

Le retour d'Astrid et Raphaëlle

   Ce vendredi, environ un an après la diffusion de la cinquième saison, France 2 nous propose le début de la sixième, à travers la première partie d'un épisode double, intitulée « La mort de Raphaëlle ». Comme l'intrigue est la suite immédiate du dernier épisode de la saison 5 (« Un mariage et quatre enterrements »), je conseille de d'abord revoir celui-ci, qui est lui aussi disponible en ligne.

   Cette sixième saison démarre de manière originale, les policiers déplaçant leur bureau d'enquête... dans une chambre d'hôpital. J'ajoute que la fin de l'épisode contient un retournement scénaristique assez savoureux.

   Ce n'est que la semaine prochaine que sera diffusé le dénouement, avec la seconde partie, intitulée « Le pensionnat ». Je note que cette entame de saison est placée sous le signe du paranormal, les scénaristes s'évertuant à ménager toutes les opinions...

   L'épisode 3 (« Le bol maudit ») est pour moi un ton au-dessous. Je dirais que son intrigue est marquée par ce qu'on appelle parfois la "repentance coloniale". Le scénario est un peu pataud, les bonnes intentions étant comme surlignées au marqueur.

   J'ai trouvé le quatrième épisode (« La Théorie du tout ») mieux écrit, même s'il y a quelques faiblesses. L'insertion des mathématiques dans l'intrigue nous sort de l'ordinaire... et fait intervenir le fiancé japonais d'Astrid, autour duquel est bâti un fil narratif secondaire. (La présence récurrente de ce personnage est peut-être liée au grand succès que rencontre la série au pays du soleil levant.)

   Je me suis pour l'instant arrêté au cinquième épisode (sur huit), intitulé « Coup(s) de théâtre ». Il s'inspire clairement de l'affaire Jubillar, pour ensuite prendre un autre chemin. Il nous replonge aussi dans la période du covid-19. Je l'ai trouvé particulièrement réussi notamment en raison de l'insertion de scènes de procès, Astrid (désormais lieutenante) étant amenée à témoigner.

   Comme je n'ai pas encore vu les trois derniers épisodes de la saison, je ne sais pas comment les scénaristes ont choisi de la conclure. Mais on sait déjà qu'il va y avoir du changement au niveau du poste du commissaire, ainsi que dans la vie privée d'Astrid. Dans le rôle de celle-ci, Sara Mortensen est toujours aussi impressionnante.

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   Je ne peux pas achever ce billet sans mentionner une autre personne de talent, qui contribue grandement au succès (mérité) de cette série : Erwann Kermovant. Ses compositions, souvent légères, voire primesautières, renforcent l'habillage de douce étrangeté qui colle si bien à l'intrigue des épisodes.

mercredi, 15 octobre 2025

Le pire portrait ?

   L'hebdomadaire états-unien Time Magazine a fait sa dernière Une avec le président des Etats-Unis, pris en contreplongée :

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   Cela peut être perçu à la fois comme une glorification et une critique... et c'est ainsi que Donald Trump lui-même l'a compris, qualifiant (avec le sens de la mesure qui le caractérise) cette photographie de « pire de tous les temps » (worst of all time). En effet, l'angle de la prise de vue ne permet pas d'ignorer le cou de poulet du président des Etats-Unis, ainsi représenté en vieillard (certes puissant). De plus, ses cheveux (désormais blancs) sont à peine visibles.

   En réalité, la critique la plus mordante ne porte sans doute pas sur l'âge du capitaine (79 ans depuis juin dernier), mais sur sa posture martiale, qui, à celles et ceux qui ont déjà vu de vieilles images de propagande, fait immanquablement penser à un ancien dirigeant européen :

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   Ce célèbre tableau d'Alfredo Ambrosi glorifie Benito Mussolini, en 1930. Dans la même veine (fasciste), on trouve plusieurs affiches, comme celle-ci de 1932 :

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   ... ou celle-ci, datant de 1941 :

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   Mussolini se faisait très souvent représenter le menton levé, en contreplongée. Aujourd'hui, les postures du dictateur italien nous semblent bravaches, souvent ridicules, mais à l'époque, cela ne faisait pas rire.

   Je n'ai rien lu ni entendu concernant cette Une de Time la rattachant à cette iconographie. Pourtant, je suis persuadé que, du côté des journalistes, plus d'une personne a songé à ce rapprochement.

Le pire portrait ?

   L'hebdomadaire états-unien Time Magazine a fait sa dernière Une avec le président des Etats-Unis, pris en contreplongée :

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   Cela peut être perçu à la fois comme une glorification et une critique... et c'est ainsi que Donald Trump lui-même l'a compris, qualifiant (avec le sens de la mesure qui le caractérise) cette photographie de « pire de tous les temps » (worst of all time). En effet, l'angle de la prise de vue ne permet pas d'ignorer le cou de poulet du président des Etats-Unis, ainsi représenté en vieillard (certes puissant). De plus, ses cheveux (désormais blancs) sont à peine visibles.

   En réalité, la critique la plus mordante ne porte sans doute pas sur l'âge du capitaine (79 ans depuis juin dernier), mais sur sa posture martiale, qui, à celles et ceux qui ont déjà vu de vieilles images de propagande, fait immanquablement penser à un ancien dirigeant européen :

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   Ce célèbre tableau d'Alfredo Ambrosi glorifie Benito Mussolini, en 1930. Dans la même veine (fasciste), on trouve plusieurs affiches, comme celle-ci de 1932 :

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   ... ou celle-ci, datant de 1941 :

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   Mussolini se faisait très souvent représenter le menton levé, en contreplongée. Aujourd'hui, les postures du dictateur italien nous semblent bravaches, souvent ridicules, mais à l'époque, cela ne faisait pas rire.

   Je n'ai rien lu ni entendu concernant cette Une de Time la rattachant à cette iconographie. Pourtant, je suis persuadé que, du côté des journalistes, plus d'une personne a songé à ce rapprochement.

dimanche, 14 septembre 2025

Brokenwood so Frenchy

   Un peu moins d'un an après la diffusion de la saison 9, France 3 a lancé la dixième saison, la semaine dernière, avec Brokenwoodosaurus, dans lequel certains habitants de cette petite ville néo-zélandaise se déchirent autour de ce qui semble être les fossiles d'un dinosaure.

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   Ce dimanche soir (14 septembre), l'épisode inédit s'intitule Le Jour des morts. Un meurtre est commis alors qu'on se prépare à célébrer une fête d'origine mexicaine. Le boulanger de la commune est retrouvé mort... et il s'appelle French. Cela donne un double sens à l'enseigne de son commerce, sur lequel il joue pour donner une bonne réputation  à ses produits :

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   L'aspect "français" est renforcé par la présence de petites tours Eiffel, à gauche et à droite de l'inscription... et par la marque de la voiture conduite par l'épouse du boulanger !

   Ce genre de détails ironiques est la marque de fabrique de cette série policière bon enfant, où l'on peut croiser une médecin-légiste (d'origine russe) un peu "frappée", un inspecteur maori peu causant, un maire homosexuel fan de puzzles, un vendeur de boissons ambulant (pas très futé) surnommé Frodon, les tenanciers (plus ou moins honnêtes) d'un bar-restaurant, un avocat grandiloquent, une retraitée un peu trop curieuse, des pépés portés sur la boisson... Ces personnages hauts en couleur donnent une saveur particulière à des intrigues en général bien troussées, le tout sur fond de musique country néo-zélandaise. Bref, j'adore !

   En deuxième partie de soirée, la chaîne publique rediffuse des épisodes anciens. Je recommande particulièrement Du Berceau au tombeau, le premier de la saison 8 (vu pour la première fois en octobre 2023). C'est l'un des plus cocasses de la série.

Brokenwood so Frenchy

   Un peu moins d'un an après la diffusion de la saison 9, France 3 a lancé la dixième saison, la semaine dernière, avec Brokenwoodosaurus, dans lequel certains habitants de cette petite ville néo-zélandaise se déchirent autour de ce qui semble être les fossiles d'un dinosaure.

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   Ce dimanche soir (14 septembre), l'épisode inédit s'intitule Le Jour des morts. Un meurtre est commis alors qu'on se prépare à célébrer une fête d'origine mexicaine. Le boulanger de la commune est retrouvé mort... et il s'appelle French. Cela donne un double sens à l'enseigne de son commerce, sur lequel il joue pour donner une bonne réputation  à ses produits :

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   L'aspect "français" est renforcé par la présence de petites tours Eiffel, à gauche et à droite de l'inscription... et par la marque de la voiture conduite par l'épouse du boulanger !

   Ce genre de détails ironiques est la marque de fabrique de cette série policière bon enfant, où l'on peut croiser une médecin-légiste (d'origine russe) un peu "frappée", un inspecteur maori peu causant, un maire homosexuel fan de puzzles, un vendeur de boissons ambulant (pas très futé) surnommé Frodon, les tenanciers (plus ou moins honnêtes) d'un bar-restaurant, un avocat grandiloquent, une retraitée un peu trop curieuse, des pépés portés sur la boisson... Ces personnages hauts en couleur donnent une saveur particulière à des intrigues en général bien troussées, le tout sur fond de musique country néo-zélandaise. Bref, j'adore !

   En deuxième partie de soirée, la chaîne publique rediffuse des épisodes anciens. Je recommande particulièrement Du Berceau au tombeau, le premier de la saison 8 (vu pour la première fois en octobre 2023). C'est l'un des plus cocasses de la série.