Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 20 décembre 2009

The Proposition

   Voilà un western anglo-australien (signé John Hillcoat) qui a puisé dans les grands classiques. Tant au niveau du scénario que des décors, on sent l'influence des films de Sergio Leone (même s'il manque l'aspect parodique), mais aussi de la mythologie des frères James (Franck et Jesse)... et de Apocalypse now, notamment en raison du rôle joué par l'aîné de la fratrie Burns, excellemment incarné par Danny Huston (qu'on a vu dans Wolferine, Le Royaume et Le Nombre 23), qui, à l'évidence, s'inspire de la composition de Marlon Brando dans le chef-d'oeuvre de Coppola.

   A côté de cela, on a un héros (joué par Guy Pearce, vu récemment dans Démineurs) qui est un mélange de Clint Eastwood jeune et de Viggo Mortensen, un méchant soldat qui a des airs de John Malkovich et un officier rugueux au grand coeur qui se la joue (bien) Russel Crowe. Au beau milieu de ces sauvages excités de la gâchette se trouve la trop rare Emily Watson. Les Aborigènes sont au second plan et servent de faire-valoir dans ce film à l'image de l'ancien monde, dominé par les Blancs.

   C'est que les moeurs sont rugueuses, à l'époque ! On tue, on pille, on viole... et on rend la justice d'une manière qui pourrait choquer nos contemporains. Certaines scènes sont donc d'une grande violence... et diablement bien fichues ! Mais, heureusement, le film est plus subtil que cela. Il ajoute à ces moments d'action un vrai recul sur la nature de la violence, sa justification. A cet égard, il est significatif que les deux pires crapules de l'histoire semblent être du côté du "bien" : il s'agit de l'un des seconds du capitaine Stanley et du ponte local (brillamment interprété par David Wenham, qu'on avait remarqué dans Le Seigneur des anneaux et Australia).

   Mettez par dessus une musique qui déchire (signée Nick Cave, qui a écrit le scénario) et une couche de paysages magnifiques... et vous obtenez un excellent film d'action, propre à réchauffer le public en cette froideur hivernale !

23:58 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema

vendredi, 18 décembre 2009

Max et les maximonstres

   Ce n'est pas un dessin animé, mais un "vrai" film, dans lequel un petit garçon va se retrouver au beau milieu d'un groupe de grosses bébêtes pelucheuses.

   La première partie nous présente l'environnement du gamin, solitaire par nécessité. On veut clairement nous faire comprendre qu'il vit mal la situation familiale, qu'il y a incompréhension entre lui et sa mère mais aussi entre lui et sa sœur plus âgée.

   Le cœur du film est occupé par les aventures dans le monde imaginaire dans lequel Max se réfugie. Il y rencontre donc ces fameux monstres, effrayants mais plutôt gentils... quoique... Avec eux, il se constitue une bande de copains. Certaines scènes sont donc une réplique de ce que l'on peut voir dans une cour de récréation... à ceci près que les protagonistes (sauf un) sont de grosses boules de poils à cornes. C'est souvent amusant.

    L'animation est d'une grande qualité. Pour les plus anciens (et les jeunes cinéphiles), il n'est pas anodin de préciser que les studios fondés par Jim Henson, créateur de Dark Crystal et du Muppet show, ont apporté leur savoir-faire à ce film tourné dans le sud de l'Australie.

   Cependant, ce n'est pas une réussite complète. Le scénario est parfois un peu léger et l'intrigue connaît quelques moments de vide. A cela s'ajoute une volonté évidente de bâtir un conte moral, très utile certes pour les parents soucieux d'éduquer au mieux leur progéniture, mais cela gâche un peu l'intérêt du film.

22:57 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema

mardi, 15 décembre 2009

Le Vilain

   Il m'a fallu un peu de temps pour me décider à aller voir le film de Dupontel, lui qu'on a pourtant surtout vu comme acteur ces dernières années, que ce soit dans Président, Jacquou le Croquant (trop brièvement), L'ennemi intime, Chrysalis (à côté duquel la critique est passée... c'est pourtant un très bon film), Cortex (un polar à recommander) et, anecdotiquement, dans Louise Michel... Ce mardi soir, à Rodez, c'était la dernière séance. Il y avait quand même du monde dans la petite salle.

   Le scénario n'est pas d'une inventivité folle : une vieille maman va essayer de ramener son garnement de fils dans le droit chemin. A ce propos, la séquence qui voit Catherine Frot (excellente) découvrir la véritable nature du fiston adoré qu'elle n'avait pas revu depuis vingt ans vaut son pesant de cacahuètes. Par contre, avant, le film peine à démarrer. Comme le ton est volontairement décalé, il faut une dizaine de minutes environ pour s'y acclimater.

   Tous les acteurs sont épatants. Aux deux protagonistes j'ajouterais Nicolas Marié, impayable en docteur alcoolique sur le retour (il était aussi très bien dans Micmacs à tire-larigot), et Bouli Lanners (déjà remarqué dans Louise Michel), génial en promoteur immobilier véreux (pléonasme ?).

   Certains moments sont de petits bijoux d'humour sardonique, comme ceux qui voient le "fils prodigue" faire soigner ses blessures, ou encore la tentative d'assassinat de la mère (qui se termine de manière très surprenante, flingue à la clé !). La tortue est aussi un des ressorts du comique, en forme de fil rouge, jamais décevante.

   On passe un bon moment, d'environ 1h25. C'est une comédie doucement déjantée et pas vulgaire.

   Pour en savoir plus sur Albert Dupontel, on peut se rendre sur son site et consulter notamment son blog, où il répond aux questions des internautes.

22:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema

lundi, 14 décembre 2009

Stéphane Guillon a-t-il son bac S ?

   C'est juste une question en passant... parce qu'il nous a gratifiés d'une belle bourde historico-cinématographique, ce matin. Muriel Cousin, sa compagne, qui relit ses sketches, paraît-il (et qui serait passée par hypokhâgne et Sciences Po, tout de même) n'y peut-être aussi vu que du feu. Mais de quoi s'agit-il ?

   Dans sa chronique consacrée à la santé de Johnny Hallyday, Guillon fait référence à l'excellent film de Robert Altman, Mash... sauf qu'il en situe l'action pendant la guerre du Vietnam (1964-1973)... au lieu de la guerre de Corée (1950-1953). Vous me direz, l'erreur est compréhensible, puisque le film, sorti en 1970, a été tourné avec d'évidentes arrière-pensées.

   Même si l'humoriste a un passé de cancre (qu'il sait habilement mettre en valeur, comme par exemple chez Mireille Dumas), cette bourde, commise par quelqu'un qui, quelques jours auparavant, défendait le maintien de l'histoire-géographie en Terminale S, fait un peu tache.