dimanche, 12 août 2012
Le retour du foulard de Myriam Soumaré
C'était ce soir, en plein journal de 20 heures, sur TF1. Un long moment fut consacré aux Jeux Olympiques, notamment aux athlètes français. Plusieurs d'entre eux furent interrogés par Anne-Claire Coudray (la future nouvelle Claire Chazal que la rédaction teste pendant l'été), dont Tony Estanguet et Myriam Soumaré :
La voici en plein écran :
Elle court pourtant tête nue (et c'est tant mieux), ce que l'on a pu vérifier dans la minute qui a suivi :
On avait déjà vu ce grand écart à l'oeuvre en 2010, à l'occasion des championnats d'Europe d'athlétisme. N'attendons toutefois pas de TF1 que le sujet soit creusé...
D'autre part, on se demande ce qui a pu justifier la mise en valeur de cette athlète, qui (contrairement à quinze autres sportives de notre pays) n'a remporté aucune médaille , puisque, si elle a réussi à se qualifier pour la finale du 200 mètres, elle n'a terminé qu'à la septième place de celle-ci. En relais, ce fut encore moins glorieux, l'équipe de France (dont Myriam Soumaré fait partie) ayant été disqualifiée au premier tour. (Certains se sont d'ailleurs étonnés de la joie manifestée par les relayeuses après leur élimination, somme toute piteuse...)
22:20 Publié dans Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, france, femme, jeux olympiques, jo
vendredi, 10 août 2012
The Dark Knight Rises
Je classe ce film dans la catégorie "risque de gros pipi" (comme Die Hard 4, par exemple) : avant de s'embarquer pour 2h40 d'action, il convient de vider consciencieusement sa vessie... et cela risque de ne pas suffire, si l'on a mangé (et surtout bu) avant la séance !
Ne faisons pas la fine bouche : on passe un bon moment, sans guère de surprise toutefois. Dès le début, on a compris que le jeune flic fan de Batman est appelé, sinon à lui succéder, du moins à l'épauler. Et la découverte, à la toute fin, de son autre prénom, confirmera l'intuition des habitués du comic.
La relation trouble qui se noue entre le "chevalier noir" et la voleuse mercenaire (Anne Hathaway, exquise), pour intéressante qu'elle soit, n'offre pas plus d'inattendu. On sent quelle décision importante la jeune femme (sorte de mélange de la Catwoman de Tim Burton et de la Chatte -noire- apparue jadis dans les aventures de Spiderman en BD) va finir par prendre. Je ne parlerai pas en détail d'une anecdote concernant le majordome de Bruce Wayne, mais sachez qu'il est question d'un restaurant en Europe et que le coup (à double détente) est vraiment téléphoné (et un peu "réchauffé" : on l'a vu récemment à l'œuvre dans un épisode de la saison 6 de la série Esprits criminels... et ce n'était pas une nouveauté).
Les méchants ne sont guère moins prévisibles, entre les corrompus et les violents, au premier rang desquels le défiguré Bane, dont l'histoire personnelle comporte néanmoins des points obscurs que le héros va devoir éclaircir. (Les scènes tournées dans la prison-puits sont très bonnes, à l'exception des tentatives de fuite : on comprend vite que l'une d'entre elles finira par aboutir.) Le véritable facteur d'incertitude est le personnage de Miranda, incarné par Marion Cotillard.
On pourra s'agacer de certains dialogues... et des voix caverneuses déformées des deux mâles dominants. On oublie vite, dans le fracas des scènes d'action, spectaculaires à souhait.
Terminons par le fond. Les scénaristes ont été suffisamment habiles pour construire une histoire susceptible de séduire aussi bien les partisans du tout-sécuritaire que les altermondialistes voire les esprits complotistes : Gotham City est un calque de New York, où les inégalités sociales sont présentées comme scandaleusement criantes et la "loi Dent" a comme un goût de Patriot Act. A chacun de se construire son interprétation.
21:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film, cinema
lundi, 06 août 2012
Rebelle
Ce nouveau Disney/Pixar est un film composite. Il mélange le conte de fées et les traditions celtiques (écossaises ici). Cela commence par quinze - vingt minutes de franche comédie. On découvre les personnages. J'aime beaucoup le roi Fergus, auquel Jacques Franz (qui double en français Robert de Niro et Mel Gibson, entre autres) prête sa voix avec talent. Les trois petits frères de la princesse courageuse (le titre anglais est Brave) sont aussi très amusants, toujours prêts à faire les 400 coups. Ce sont de précieux soutiens de leur grande soeur... tant que leur ventre n'entre pas en concurrence. Le personnage de la mère (la reine) est très réussi, élaboré même. Son apparence de frêle beauté soumise masque un caractère bien trempé. On sent qu'elle gouverne à travers son mari aimant. Je vous laisse le plaisir de découvrir la troupe de guerriers en kilt, très "colorée".
L'animation est de qualité. En tête de liste, je place l'abondante toison rouquine de l'héroïne (Mérida) et le pelage d'une ourse qui apparaît en cours de route... et qui va jouer un rôle important. Par contre, je trouve que l'on a abusé des plans panoramiques. On a un peu trop voulu nous montrer que, désormais, on sait filmer une animation comme un film de fiction avec acteurs. Du coup, sur certains plans, l'image défile trop vite. Mais le reste est bien fichu.
Assez vite, l'histoire bifurque. Le scénario sort des sentiers battus en ne faisant pas du périple de la princesse rebelle un chemin tout tracé au bout duquel elle trouverait son prince charmant, qu'elle finirait par épouser.
On s'est aventuré dans une direction plus risquée (mais qui reste dans la tradition Disney) : les relations mère-fille. Il est question d'un mariage, d'un sort jeté par une drôle de magicienne (qu'on voit hélas assez peu), d'une légende autour d'un prince ambitieux. Bien entendu, il y a une morale derrière tout cela.
L'esprit Disney est aussi présent à travers le rôle des animaux : le cheval de Mérida, les ours (et oursons !)... et d'étranges feux follets, qui sont l'une des clés de l'intrigue.
16:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film, cinema




