samedi, 12 mai 2012
Premier "Groland" de l'ère Hollande
La fine équipe s'en est donné à coeur joie ce samedi (sadi, pour les initiés). Dès le début de l'émission, on sentait que le résultat du second tour de l'élection présidentielle française n'était pas pour déplaire au présentateur du JT :
Le premier sujet développé était sportif : la "régate des emmerdes" est une manière ludique d'analyser le scrutin du 6 mai... et ce qui attend "Régime minceur", vainqueur de "Bolloré-Fouquet's":
Il a aussi été question du positionnement des médias durant le dernier quinquennat. On se demande longtemps ce qui peut inquiéter Michael Kael :
Toujours prête à rendre service, l'équipe de Groland a proposé un moyen imparable d'éviter que des invités ne s'incrustent lors d'une soirée, surtout s'il est question de politique :
De retour à l'actualité "sérieuse", l'émission s'est intéressée au rejet de la loi sur le harcèlement (par le Conseil constitutionnel), à travers un reportage "engagé" de Francis Kuntz :
Les faits de société ne sont donc pas absents de ce journal très politique. C'est ainsi qu'il a été question des effets révolutionnaires d'une pizza :
Mais, très vite, on est revenu au "président normal". Celui-ci commence à déteindre sur son voisin grolandais, qui doit (ré)apprendre quelques gestes de la vie quotidienne, avec plus ou moins de réussite :
Le show-biz est lui aussi contaminé par la "normalitude", à travers Albert Dupontel, venu en pote expliquer comment on peut être un artiste pété de thunes et un actif "normal" :
Mais l'actualité n'est pas toujours aussi joyeuse. Certains de nos compatriotes souffrent dans leur vie quotidienne, faite d'humiliations et de renoncements. La solution ? Peut-être celle-ci :
L'équipe de Groland s'en est aussi pris à la vision apocalyptique que certains adorateurs du président déchu ont tenté de transmettre, imaginant, par exemple, que France Inter est devenu un vecteur de la propagande islamiste :
J-E Moustic, toujours caustique, en a remis une couche, en présentant un fait divers qualifié de "sarkozyste" :
L'émission s'est achevée par une série de brèves, dont une exclusivité : le nom de la nouvelle correspondante de TF1 à Tulle :
23:07 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, sarkozy, france, humour, médias
jeudi, 10 mai 2012
Toujours cette obsession...
Google est décidément un moteur de recherche très utilisé... y compris par les cons. Certains d'entre eux ont une véritable obsession antisémite, au point de leur faire systématiquement chercher si telle ou telle personnalité connue est juive. Du coup, quand l'internaute moyen est en quête d'information sur une vedette du moment ou un homme de pouvoir, il n'a pas le temps de terminer d'écrire sa requête que Google lui propose plusieurs propositions pour l'achever... parmi lesquelles figure presque toujours la mention "juif" ou "juive".
J'en ai déjà parlé en octobre 2011 mais cela m'a à nouveau sauté aux yeux lors de la campagne des élections présidentielles. Voici ce que j'ai pu voir en effectuant une recherche sur François Hollande :
Rebelote quand je me suis intéressé au cas de sa compagne, Valérie Trierweiler :
C'est d'autant plus ridicule que le nouveau président de la République est le fils de "Normands pur sucre", son père Georges ayant même milité à l'extrême-droite, dans la mouvance de Jean-Louis Tixier-Vignancour, dont on ne peut pas dire qu'il se signalait par une grande affection pour les juifs.
Concernant Valérie Trierweiler, on peut penser que c'est son patronyme, à consonnance germanique, qui a éveillé les "soupçons" des antisémites... sauf que c'est le nom de son ancien mari (le second), Denis (qui a lui aussi travaillé pour Paris Match). Elle est née Valérie Massonneau, dans une famille angevine. Attention toutefois : elle a des ancêtres banquiers, mais leurs descendants vivent de manière beaucoup plus modeste !
23:18 Publié dans Politique, Presse, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, politique, société, presse, médias
mardi, 08 mai 2012
Le 6 mai en caricatures
L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo (qui n'est pas forcément ma tasse de thé), a laissé carte blanche à ses dessinateurs le soir du second tour de l'élection. Cela nous donne une floppée de caricatures plus ou moins inspirées.
Trois thèmes principaux émergent : la victoire d'un mou (François Hollande), l'éjection du "petit" (Nicolas Sarkozy) et la menace FN.
Sans surprise, le nouveau président est représenté comme un type sans relief. Deux dessinateurs ne peuvent s'empêcher de réutiliser l'image de Flanby (qui a un aspect ambivalent, comme je l'ai déjà écrit). Voici (selon moi) le meilleur des deux dessins (dû à Jul) :
Notons que sa supposée mollesse est mise en relation avec son ancienne compagne :
Un des dessins retourne toutefois l'image de François Hollande :
Le trait d'humour (appuyé...) mis à part, on peut y voir le désir de maintes personnes de la gauche radicale de voir le candidat de leur camp (pas forcément de leur coeur) la jouer virilement, bref prendre le dessus sur son adversaire... à la manière d'un Sarkozy.
Sans surprise, le sortant essuie une volée de bois vert. On remarque l'insistance mise sur sa petite taille. Cela devient intéressant quand un deuxième sens est sous-entendu :
Bien évidemment, ici, il est question de sa mort politique, puisqu'il a annoncé vouloir prendre du recul. (Mais va-t-il réellement renoncer à toute action politique ? J'en doute. Le premier signe sera sa participation -ou non- aux séances du Conseil constitutionnel, dont il devient membre de droit en tant qu'ancien président... ça va devenir sympa si VGE et J. Chirac font aussi acte de présence !). Quant à l'épitaphe, si elle comporte une part de vérité au premier degré (Pompidou exclu, il est le président qui est resté le moins longtemps en fonction), elle est aussi une allusion transparente à sa taille.
Je trouve que c'est Luz qui a visé le plus juste :
Le côté bling bling, ami des riches de Nicolas Sarkozy lui a coûté cher, y compris à droite. Finalement, son discours le plus digne a été celui du soir du 6 mai 2012. Je reste convaincu que la fonction l'a amélioré (tout comme elle va grandir le vainqueur du 6 mai) et que le travail du gouvernement Fillon n'a pas été que mauvais, même si le bilan est "globalement négatif". Sur la vidéo, vous noterez le manque de discipline des militants UMP, déjà perceptible lors du meeting de Toulouse, en avril dernier.
Le dernier angle d'attaque des caricatures est la dénonciation du Front national, de ses chefs, de ses idées et de ses électeurs. On s'aperçoit en fait que les dessinateurs ont été marqués par les tentatives de récupération du vote FN :
Cette volonté de placer l'homme politique de droite dans une position inconfortable, associée au rapport sexuel, m'a rappelé une caricature de Cabu, qui doit dater de la fin des années 1980, représentant Valéry Giscard-d'Estaing en train de prodiguer une caresse buccale à Jean-Marie Le Pen. La fille de celui-ci ne bénéficie pas d'un traitement plus favorable :
Il est d'ailleurs question de quatre femmes dans ces caricatures, dont trois réelles. Outre Ségolène Royal (évoquée plus haut) et Marine Le Pen (de manière très disgracieuse), les dessinateurs ont surtout représenté Carla Bruni-Sarkozy, jamais de manière négative. Il y a comme une petite tendresse de ces gauchistes pour l'ancien mannequin nymphomane, supposée vaguement de gauche, rafistolée par la chirurgie esthétique.
Il en manque une (de femme), celle qui n'existe pas physiquement, mais qui s'incarne très souvent. Nooon, ce nest pas la Vierge Marie... mais son équivalent laïc : Marianne (Marie-Anne) :
Elle a aussi inspiré Christian Creseveur, un blogueur dont j'avais déjà relevé le talent à propos des tentatives de récupération de Jeanne d'Arc à l'occasion de la célébration du 600e anniversaire de sa naissance :
Cette Marianne-là a bien évidemment un air de ressemblance avec la nouvelle Première Dame : Valérie Trierweiler.
Mais c'est une autre Marianne, inconnue du grand public, qui a crevé l'écran ce dimanche : une manifestante de Rennes. Je l'avais remarquée à la télévision et je l'ai retrouvée sur une photographie de Damien Meyer, de l'AFP (un petit coquin qui a eu du nez), publiée aussi bien dans Le Parisien que Le Nouvel Observateur :
Pour la petite histoire, sachez que d'autres photographies de la manifestante ont été prises, aussi bien par Damien Meyer...
... que par François Destoc, pour Le Télégramme :
Cela m'amène à la question suivante : si, en dépit du bonnet phrygien, cette jeune femme n'avait pas été dotée d'une aussi belle poitrine (de surcroît mise en valeur par le décolleté), aurait-elle été l'objet d'une telle attention ? Le doute m'habite...
17:15 Publié dans Politique, Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection présidentielle, presidentielle, présidentielle, presse, médias, photo, photos
lundi, 07 mai 2012
Certains y ont cru jusqu'au bout
Il y a moins de quatre mois apparaissait un nouveau site d'information, atlantico, rapidement classé à droite par les spécialistes. Il ne se revendique toutefois d'aucun parti. Si, en général, il ne produit guère d'information brute, certains de ses contributeurs apportent de temps à autre un éclairage intéressant, moins consensuel dirons-nous.
Bon, ça, c'était avant la campagne des présidentielles. Force est de reconnaître que, depuis plusieurs semaines, le site est devenu farouchement anti-gauche... au point que, jusqu'à hier soir, les articles les plus mis en valeur pointaient les risques d'une surprise au second tour de l'élection (en faveur du président sortant, bien entendu). L'un d'entre eux, Le modèle qui trouve Nicolas Sarkozy gagnant à 50,2%, a été rédigé par un prof de Panthéon-Assas (haut lieu du progressisme universitaire)... économiste de spécialité !
L'autre article-phare de ces derniers jours s'intitule Pourquoi l'élection n'est pas jouée. Il a été écrit par un physicien, spécialiste du désordre (qui risque d'avoir du boulot avec l'UMP dans les semaines qui viennent...). Cet éminent scientifique (membre du CNRS, attention, hein) développe le concept de "sociophysique", qu'il fonde principalement... sur l'analyse de sondages. Autant je peux partager les réflexions sur la volatilité d'une partie de l'électorat, la part du hasard dans les revirements de votes, autant je trouve que cet article-là s'apparente plus à une prophétie auto-réalisatice.
Cet après-midi, si ces textes ont disparu de la liste des plus lus, l'un d'entre eux figure encore en tête de celle des plus partagés :
13:29 Publié dans Politique, Presse, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élection présidentielle, présidentielle, presidentielle




























