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samedi, 04 juin 2011

Première Chinoise à Paris

   Rassurez-vous, je ne vais pas faire semblant de me lancer dans l'exégèse tennistique. J'ai juste quelques remarques à faire à propos de la première victoire d'une Asiatique au tournoi de Roland-Garros... et de son suivi médiatique.

   La première chose est de rappeler que la gagnante, Li Na, a un profil atypique : elle se destinait d'abord au badminton et, plus tard, a interrompu le tennis pour reprendre ses études. (Au passage, je remarque que les parcours originaux semblent plus fréquents chez les championnes que chez les champions.)

   La deuxième chose à rappeler aux profanes est que l'arrivée de cette joueuse au haut niveau n'est pas une surprise. Depuis l'année 2006, sur le circuit, elle est connue comme une adversaire redoutable sur surface rapide : elle a atteint deux fois les demi-finales à Wimbledon (en 2006 et 2010), deux fois les huitièmes et une fois les quarts à l'US Open ; elle a obtenu ses meilleurs résultats en Australie (demi-finaliste en 2010, finaliste en 2011). Signalons de surcroît qu'elle ne fut pas loin de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Pékin : après avoir éliminé Venus Williams en quarts de finale, elle a été battue par Dinara Safina puis Vera Zvonareva pour la médaille de bronze.

   Cette année, Li Na n'a pas croisé ses bêtes noires sur sa route : Serena Williams était absente, tout comme Dinara Safina ; Kim Clijsters et Vera Zvonareva ont été éliminées prématurément. Elle a quand même dû affronter Maria Sharapova (qui l'avait battue plusieurs fois en Grand Chelem), au cours d'une deuxième semaine brillante : elle a aussi éliminé la Tchèque Petra Kvitova (une étoile montante du tennis féminin, qui a déjà gagné trois tournois cette année) et la Biélorusse Victoria Azarenka, présentée par beaucoup comme une future numéro 1.

   Je dis tout cela mais... je n'ai pas regardé la finale ! J'ai quand même suivi l'évolution du score à la radio et sur la Toile. Deux sites proposaient un suivi "à chaud" des échanges : lemonde.fr et voila.fr. Or, voilà-t-y pas que je remarque qu'il s'agit exactement des mêmes textes ! En voici un exemple, avec d'abord une capture d'écran du monde.fr :

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   ... et maintenant l'équivalent, en temps réel, sur voila.fr :

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   L'habillage étant légèrement différent, la similitude n'en est pas moins frappante ! Le plus drôle est que les deux sites n'étaient pas mis à jour en même temps. Au début, c'était plutôt voila.fr qui était en avance, alors qu'à la fin du match, les modifications survenaient d'abord sur lemonde.fr !

   Alors, qui copie qui ? Le service live de voila.fr étant le plus ancien, je me suis d'abord dit que lemonde.fr s'était rapproché de lui. Autre possibilité : que les deux sites utilisent la même source d'information.

La défense Lincoln

   Le titre est bien choisi : le héros est un avocat pas très scrupuleux, beau gosse qui présente bien ,et son cabinet de travail est... sa voiture, une Ford Lincoln à l'arrière de laquelle il gère ses rendez-vous, pendant que conduit son homme à tout faire.

   Le gars est un vrai renard, mais il va découvrir aussi rusé que lui. C'est donc l'histoire d'un avocat qui se retrouve piégé. Je ne vous dis pas comment. L'un des ressorts de l'intrigue est de comprendre la machination qui est construite autour de lui. Le suspens porte sur la résolution de l'affaire : va-t-il s'en sortir ? Comment ?

   L'autre aspect concerne la vie privée du héros, divorcé d'une charmante procureure, papa pas très présent, alcoolique sur les bords... et sans doute (ancien) coureur de jupons. Une rédemption serait-elle à l’œuvre ? (Ouais, on est à Hollywood, man.)

   Je recommande ce film, qui risque hélas de disparaître rapidement des écrans. C'est un bon polar, bien filmé, avec une musique pas dégueu (un mélange de soul et de rap, et des paroles en adéquation avec le film, pour ce que j'ai pu en comprendre). Les acteurs sont très bons... mais aucun n'est une vedette de premier plan. Matthew McConaughey s'est surtout fait connaître par ses rôles de beau gosse. (Le film s'appuie dessus, d'ailleurs.) Marisa Tomei a trop souvent été confinée au second plan, alors qu'elle mérite mieux. Ajoutez à cela des pros des seconds rôles (William H Macy et Bob Gunton) et un jeune qui tarde à éclater (Ryan Philippe, remarqué dans Mémoire de nos pères), et vous obtenez un très bon cocktail.

   On nous ménage de l'incertitude jusque dans le dernier quart d'heure... et, si la fin n'est pas d'une moralité au-dessus de tout soupçon, elle est très américaine : elle concilie droit et pognon !

15:43 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema, cinéma