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vendredi, 31 juillet 2026

Spider-Man : Brand New Day

   Disney-Marvel a attendu plus de quatre ans avant de sortir la suite de l'épisode précédent (No Way Home). On se doute que la production a voulu "chiader" le travail sur cette franchise ultra-profitable.

   Le début m'a pourtant déçu, trop dans la nostalgie d'un monde disparu... mais, très vite, on a droit à une première scène d'action. Celle -ci, tout comme les suivantes, est très bien conçue, avec du mouvement, des effets spéciaux (un peu trop d'ailleurs...) et une pincée d'humour. Même si j'ai parfois eu l'impression de me trouver dans un jeu vidéo, j'ai goûté ces séquences pleines d'adrénaline.

   Un autre intérêt du film est la relation renouvelée entre Peter Parker et sa MJ d'amour, qui l'a oublié. C'est vraiment bien traité, de manière mature (moins adolescente en tout cas que dans l'épisode précédent). On sent la volonté de montrer que les personnages ont un peu mûri. L'alchimie entre Tom Holland et Zendaya est évidente... et s'explique encore mieux depuis que je sais qu'ils sont en couple. En tout cas, ils sont bien meilleurs que dans L'Odyssée de Nolan (Zendaya y étant particulièrement transparente). Du coup, je conseille aux producteurs de plancher sur un autre type de scénario susceptible de réunir les deux acteurs : ils sont visiblement plus performants ensemble qu'individuellement.

   De plus, le scénario est vraiment élaboré, puisqu'après nous avoir servi le business as usual du Spider-Man redevenu un inconnu, on lui fait rencontrer un mystérieux adversaire, diaboliquement habile. Dans le même temps, Parker est confronté à l'évolution de son corps, un élément susceptible de connaître des développements ultérieurs. Enfin se pose la question du rôle du Damage Control, une entreprise travaillant pour le gouvernement états-unien et s'intéressant aux individus dotés de capacités hors du commun... Aux vieux fans de comics, cela rappellera un arc narratif des X-Men... auquel fait aussi allusion un personnage révélé tardivement, dont le nom sonne comme une résurrection...

   Du côté de la nostalgie, il y a aussi cette formidable scène de baston entre Spidey et une bande de ninjas acrobates, qui a un petit goût de Matrix et de Tigre et dragon. Cerise sur le gâteau, on retrouve la délicieuse Florence Pugh, la nouvelle Veuve noire, qui dirige ses activités depuis... un bain public (privatisé). J'ai beaucoup aimé, tout comme l'aspect feuilletonnesque des péripéties. Au final, ce film-ci me convient davantage que le précédent, qui ciblait davantage le public adolescent. Les créateurs semblent avoir fait le pari que les fans avaient grandi et qu'ils étaient prêts pour une histoire (et une ambiance) un peu plus évoluée.

   P.S.

   Le générique de fin se conclut évidemment par une scène bonus.

23:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Charlie et les kangourous

   L'un des (petits) filons du cinéma consiste en des œuvres associant des humains (adultes, mais surtout enfants) et des animaux (sauvages, la plupart du temps) : lions, jaguars, tigres, manchot, dinosaures, morpions pubiens... Il y a quelques mois, on a eu droit à un fennec et à des autruches, dans L'Enfant du désert, inspiré d'une histoire vraie.

   C'est le cas dans ce long-métrage, dont les héros sont investis dans la protection des kangourous, en particulier les jeunes, appelés Joey en Australie. En cas de décès de la mère, leur espérance de vie est inférieure à un mois... mais, en général, la majorité de la population ne s'en souciait guère jusqu'à il y a peu, parce que le kangourou n'est pas une espèce protégée et qu'il prolifère au pays de Crocodile Dundee.

   L'introduction nous présente les deux protagonistes qui, à l'origine, ne se connaissent pas. Charlie est une jeune Aborigène, que l'on voit courir dans l'outback, du côté d'Alice Springs (dans le Territoire du Nord), au milieu des kangourous. Cette scène m'a saisi, par la beauté des paysages et celle des animaux, la plupart de ceux qui sont filmés étant authentiques, les outils numériques ayant été mis à contribution pour faire interagir l'adulte Roger (prononcer Rodjeur) avec les humains.

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   Chris, lui, est un présentateur météo de Sydney, sur la côte est. Au départ, on nous le dépeint comme un bobo narcissique, un poil méprisant, dont la carrière subit un contrecoup après sa tentative de sauvetage d'un dauphin... dans des circonstances que je laisse à chacun le plaisir de découvrir.

   (Celles et ceux qui suivent l'actualité, souvent macabre, remarqueront que l'on voit Chris évoluer dans un lieu désormais célèbre de la région de Sydney : Bondi Beach, où, en décembre 2025, s'est déroulé un massacre antisémite. Le film a bien entendu été tourné avant. Il est sorti en Australie en septembre dernier, à peine trois mois avant la tuerie...)

   Grillé dans la plupart des médias, Chris entreprend un périple vers l'intérieur du pays, en espérant rebondir. Mais son passage chez chez les "bouseux" ne va pas se dérouler comme prévu. D'abord condescendant, il va petit à petit s'acclimater, notamment parce que, sous ses dehors prétentieux, c'est un homme qui a du cœur. 

   C'est ce qui va le rapprocher de Charlie, une pré-adolescente caractérielle, qui a tendance à sécher l'école depuis que son père est décédé. Elle s'implique de plus en plus dans la préservation des jeunes kangourous, pensant par là perpétuer la mémoire de son père. Dans le rôle, il faut signaler la bonne performance d'une novice, Lily Whiteley, qui crève l'écran.

   Les autres personnages qui retiennent l'attention sont... les kangourous. Les plus jeunes sont absolument adorables... enfin, moi, je craque... pas vous ?

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  Il y a aussi beaucoup de drôlerie dans la manière dont Chris va à la fois se faire accepter des habitants du village et devenir peu à peu un expert en gestion des kangourous... à l'exception de Roger, un mâle dominant qui, à plusieurs reprises, lui fait bien sentir qui est le patron !

   Pour construire une comédie "familiale", les scénaristes ont quelque peu modifié l'histoire d'origine : le vrai Chris n'était pas présentateur météo, mais guide touristique, et le personnage de Charlie a été inventé. Ces retouches ne nuisent en rien à l'intrigue, correctement ficelée.

   J'ai notamment bien aimé les développements autour de la jeune fille. Elle doit faire le deuil de son père, sortir de sa coquille qui la fait fuir les garçons et les filles de son âge (qui pratiquent le Footie, le populaire football australien). De son côté, en murissant, Chris pourrait jouer le rôle de "tonton" ou de père de substitution, à condition qu'il fasse passer les aspects authentiques de la vie avant les paillettes de la renommée.

   C'est une belle histoire, visible par tous, avec de belles images et de beaux sentiments. Sans être une œuvre d'exception, ce genre de film fait du bien par les temps qui courent.

15:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films