Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 19 juin 2011

Bourran, quartier d'avenir ?

   Vendredi, le quotidien aveyronnais Centre Presse proposait un supplément consacré à ce "nouveau quartier" de Rodez, à l'occasion des vingt ans de l'inauguration du pont qui le relie au vieux centre ruthénois :

société,presse,médias

   L'intérêt de cette "une" n'est pas uniquement d'observer la modification du paysage induite par la construction de ce que l'on nomme parfois improprement le "viaduc" (il s'appelle le Pont de l'Europe, en réalité). On remarque aussi combien les abords du pont, côté centre-ville, ont été transformés.

   A l'intérieur du supplément, on trouve d'autres photographies anciennes, fort intéressantes, ainsi qu'un entretien avec l'initiateur du projet, l'ancien maire Marc Censi, qui révèle à cette occasion que, si l'Union européenne s'est montrée particulièrement généreuse, le piston semble aussi hélas avoir joué en faveur de la réalisation du projet.

   Mais c'est un autre article qui a attiré mon attention. Son contenu a dû faire bondir plus d'un Ruthénois :

société,presse,médias

   Eh oui ! L'urbaniste a été primé (en 1996 et 1998) pour la manière dont ce nouveau quartier a été organisé !

   Il est vrai que, vu du dessus, tout à l'air parfaitement en ordre :

société,presse,médias

   J'ai retouché cette vue de Google Earth, en entourant grossièrement en marron la colline ruthénoise, en délimitant en vert le quartier de Bourran et en mettant en valeur le pont, à l'aide de rouge.

   Voici ce que cela donne quand on "zoome" sur Bourran :

société,presse,médias

   Notez que l'image satellite date du 1er janvier 2008, ce qui explique la faiblesse de la circulation et l'aspect clairsemé des parkings. Et puis, quinze ans se sont passés. N'importe quel Ruthénois pourra vous que, jusqu'à une époque récente, circuler et se garer dans ce quartier étaient des exercices de haute voltige, nécessitant une patience d'ange.

   L'ouverture du nouvel hôpital n'avait pas arrangé les choses... encore que... certains automobilistes peu scrupuleux ont décidé de profiter du parking de l'établissement (en haut à gauche de l'image précédente) à des fins autres que médicales.

   Depuis, un peu d'ordre a été mis à tout cela. Davantage de zones de stationnement ont été délimitées et une navette régulière reliant le quartier au centre-ville a été mise en place.

   Mais tout cela s'est fait bien après 1998 ! A cette époque, c'était plutôt le bordel. On pourrait aussi parler de l'aménagement du point de vue des plus anciens habitants du quartier. Combien de ceux qui, jusqu'au début du XXIe siècle, avaient une vue magnifique de chez eux, se retrouvent aujourd'hui avec une brochette de béton en guise de perspective ? On a donc sans doute un peu vite congratulé les "metteurs en espace"...

samedi, 18 juin 2011

Limitless

   "Sans limite(s)", en français... Le distributeur aurait quand même pu traduire le titre ! Il est question des limites (morales, juridiques) que les hommes d'affaires ne respectent pas et de celles du corps humain, que l'on tente de repousser.

   Le film est fondé sur le postulat suivant : dans le monde des affaires, si l'on veut réussir, aujourd'hui, il est indispensable d'avoir un "petit plus". Certains prennent de la coke, d'autres des amphet'... d'autres sont les rois de la combine.

   Ici, l'intrigue tourne autour d'une pilule miracle, qui décuple les facultés cérébrales. Le héros (Eddie), à la base, est un type assez sympa, mais qui est en train de rater sa vie : il n'a pas de boulot, ne parvient pas à écrire le roman qui doit le propulser en haut de l'affiche, vit comme un gros dégueu dans son appart et, cerise sur le gâteau, se fait plaquer par sa copine, un joli petit canon qui en a marre de financer un trentenaire velléitaire.

   Débarque le deus ex machina : l'ancien beau-frère du héros (eh oui, il a été marié... pas une réussite non plus, ça). Celui-ci a l'air d'avoir fait son trou et, pris de pitié, file une pilule à Eddie.

   Les premiers effets, pour spectaculaires qu'ils soient, ne le conduisent pas à sortir de l'ordinaire. Le héros se met à ranger son appart, faire la vaisselle et écrire son bouquin. Il améliore ses relations avec la fille de son proprio... et, accessoirement, la met dans son pieu. Les scénaristes n'ont pas cédé à la facilité qui aurait consisté à faire du héros un méga gros beauf, fier de la supériorité que lui confère son nouveau pouvoir. La voix-off, un peu trop didactique, est là pour nous indiquer qu'il est super content de mieux comprendre les choses. (Pour ceux qui sont un peu longs à la détente, on a eu la gentillesse de coloriser en bleu pétant les yeux d'Eddie quand il est en état second.)

   Il finit quand même par se rendre compte qu'il pourrait gagner un max de thunes autrement. Il abuse du produit miracle et mène la grande vie. Il va cependant manquer de prudence.

   C'est alors qu'à la comédie fantastique se superpose un thriller. C'est que la réserve de pilules est très convoitée. Cela devient donc inquiétant, trépidant, d'autant plus que le film est construit sur un retour en arrière : le héros nous est montré au tout début débout sur le rebord du balcon de son magnifique appartement, alors qu'un groupe de personnes visiblement peu amicales tente d'entrer par la force.

   La réalisation est épatante, dans la première moitié du film. Dès le générique, on nous place dans cet effet d'abyme visuel... de manière un peu trop tape-à-l'oeil ceci dit. Mais la suite est truffée d'effets sympas. (J'ai notamment en tête un plafond qui se transforme en gigantesque grille de lettres, dans l'appartement du héros.)

   On pourra ergoter sur certaines facilités scénaristiques : les "trous noirs" dont souffre le héros ne sont pas suffisamment exploités (peut-être dans un numéro 2 ?) et une scène est vraiment maladroite, celle qui voit la dernière pilule s'échapper des mains de l'un des personnages pour rouler vers une grille... On peut aussi tiquer sur l'apologie de l'argent facile, mais cela reste un chouette moment à passer.

12:41 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema, cinéma

mercredi, 15 juin 2011

Pirates des Caraïbes 4 : la fontaine de jouvence (3D)

   On ne reprend pas tout à fait les mêmes et on recommence ! Johnny Depp est toujours là, cabotinant, bondissant et pérorant, spectacle réjouissant. Fort heureusement, on a giclé le couple Orlando Bloom - Keira Knightley (pénible dans le troisième volet), remplacé par Penelope Cruz, pétulante à souhaits. (Elle a aussi pour vocation de faire oublier Calypso.) Geoffrey Rush fait des heures sup' en pirate devenu corsaire de Sa Majesté. Enfin, faute de Davy Jones, on a du Barbe Noire... très vilain lui aussi.

   Pour éviter que les gesticulations de Jack Sparrow ne finissent par lasser, on a introduit une romance entre un religieux et une sirène. Attention, y a eu du casting : le pasteur est bâti comme un athlète et, pour incarner la sirène, on a choisi un petit canon de chez nous, Astrid Berges-Frisbey, que l'on a vue notamment dans Un Barrage contre le Pacifique. (Elle est aussi à l'affiche du remake de La Fille du puisatier...) Cette partie parfois un peu "nunuche" passe finalement bien.

   La 3D ne se justifie guère. Elle joue un rôle plus important dans les scènes de navire, lors de l'attaque des sirènes, ainsi qu'autour de la fameuse fontaine. Le problème est que les lunettes assombrissent un peu l'image. Cela ne constituait pas un inconvénient pour visionner Avatar ou divers films d'animation aux couleurs chatoyantes mais là, parfois, j'ai été un peu agacé.

   Côté action, cela dépote. J'ai particulièrement aimé la séquence de tribunal et la poursuite par laquelle elle se termine. C'est remarquable. Après, peut-être est-on blasé, mais les scènes de navire m'ont moins "transporté". Cela reste très agréable à suivre.

   Je regrette toutefois que le personnage de Penelope Cruz ne soit pas plus à son avantage. On a visiblement voulu restaurer le statut de vedette incontournable de Depp, menacé dans le troisième épisode. Du coup, la brune pétillante sert trop souvent de faire-valoir.

   Un aspect inattendu du scénario est l'intervention de la religion. Si l'on part du principe que l'action se déroule au XVIIIe siècle, cela n'est pas incongru. D'un côté, il y a ces incorrigibles culs-bénis d'Espagnols. De l'autre, on trouve le pasteur qui en pince pour la sirène. S'il a fait vœu de chasteté, on sent bien que cela risque de ne pas durer...

   Cela donne un film foisonnant, de pur divertissement... que, paradoxalement, on semble avoir eu du mal à achever. Tout le monde (du moins ceux qui ne sont pas morts dans l'un des affrontements entre humains et sirènes) se retrouve au même endroit et on ne sait plus trop où les scénaristes nous mènent. C'est finalement une énième pirouette de Jack Sparrow qui va dénouer l'intrigue. J'adore la rupture du moment romantique placé en toute fin !

   Ah, oui, ne partez pas trop vite : après le générique, on retrouve l'un des personnages, sur une plage... en compagnie d'un objet déjà vu durant le film !

13:44 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, cinema