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samedi, 23 mai 2020

Haut les masques !

   Soucieux de favoriser l'emploi local, je me suis décidé à acheter des masques de couturières, en tissu. Je les ai trouvés à Rodez, en centre-ville, à proximité du bureau de Poste et de la Maison du livre. La boutique s'appelle Au Fil à coudre.

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   En voici un, vendu cinq euros... et réversible, selon la couturière. En théorie, donc, un côté peut servir le matin, l'autre l'après-midi. Je suis toutefois dubitatif. Si l'on retourne le masque l'après-midi, on risque de mettre en contact avec son visage une partie qui a récupéré (et, normalement, filtré) les effluves extérieurs. Néanmoins, le masque pouvant subir une dizaine de lavages, il évite d'utiliser autant de masques jetables, fabriqués en Chine. Cela m'amène à dresser un petit bilan comparatif :

 

   LES PLUS DU MASQUE EN TISSU

- Il est plus joli que les masques "chirurgicaux".

- Il sent meilleur.

- Il est plus doux au toucher (sur le visage).

- Il est réutilisable (après lavage).

- Il est "made in France" et même "made in Aveyron" (..."made in Rodez").

 

LES MOINS DU MASQUE EN TISSU

- Il épouse moins bien la forme du visage que les masques jetables.

- Etant plus épais, il est plus pénible à porter en période de chaleur.

- Le doute subsiste quant à son efficacité à filtrer les particules contaminées les plus fines.

 

Je compte continuer à utiliser les deux types de masques... d'autant que, la semaine prochaine, les habitants des communes de Rodez Agglomération vont bénéficier d'un masque lavable gratuit.

mardi, 21 avril 2020

Con (pas) finement

   Les situations de crise sont révélatrices de la nature humaine. On y remarque davantage le civisme, l'entraide, mais aussi le haine, le fanatisme, la bêtise.

   Concernant la pandémie de covid-19, j'ai été frappé par deux attitudes extrêmes, aussi nuisibles l'une que l'autre. La première est l'égoïsme de personnes qui ne se sentent pas concernées (menacées) par le virus. Ces personnes sortent de chez elles aussi souvent qu'elles le veulent. Certaines sont même parties en vacances pendant la période de confinement. A l'opposé, on trouve des personnes qui estiment que tout le monde devrait rester claquemuré chez soi et que tous ceux qui sortent (en particulier dans leur quartier), quel que soit leur motif, sont des traîtres. J'aimerais savoir quels sont, parmi ces intransigeants, ceux qui disposent d'un bout de terrain ou d'un jardin à côté de leur domicile...

   Cela n'est pas sans conséquences. Aussi étrange et scandaleux cela puisse-t-il paraître, depuis plusieurs semaines, des infirmières se font régulièrement insulter voire menacer de mort. Cette attitude n'est hélas pas totalement une nouveauté, mais, jusqu'à présent, c'était plutôt sur son lieu de travail que le personnel médical se faisait agresser.

   Ce comportement touche désormais d'autres catégories. Les joggeurs sont devenus des cibles faciles de la vindicte populaire. Mais le plus étonnant pour moi fut ce que m'a récemment raconté une employée d'un commerce ruthénois. Elle m'a affirmé que, chaque jour, elle se faisait insulter au moins une fois par des personnes qui l'accusent de propager la maladie en continuant à travailler. Pire, il est arrivé qu'on lui balance une poubelle ou un sac-poubelle (rempli). Dans son quartier de résidence, l'ambiance doit être hyper-sympa !

   PS

   Pour se détendre, je suggère de regarder les vidéos de Caroline Estremo, infirmière aux urgences de Purpan (à Toulouse). Il y a quelques années, sa gouaille et son charme ont "fait le buzz" comme on dit. Depuis, elle s'est lancée dans le "seule en scène".

jeudi, 09 avril 2020

Les Cités d'or confinées !

   Pour la deuxième fois en quelques mois, la chaîne France 4 reprogramme la saison 3 de la série d'animation Les Mystérieuses Cités d'or (en attendant l'arrivée de la quatrième et dernière saison, qui serait proche). C'est l'occasion de (re)voir en famille (ou seul.e, à deux...) des épisodes d'assez bonne facture, avec, à chaque fois, un petit documentaire à la fin.

   Je signale cette rediffusion en raison d'un télescopage imprévu entre l'intrigue d'un épisode et l'actualité la plus brûlante :

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   Sur l'image ci-dessus, les trois héros de l'histoire (Tao, Esteban et Zia) portent des foulards (ainsi que des lunettes) pour se protéger d'émanations toxiques... mais ce n'est aucunement lié à une pandémie ! Cerise sur le gâteau, l'épisode s'intitule "Quand le masque tombe"... (Il est suivi de la dernière partie d'un mini-documentaire consacré aux fabricants de sabres et de couteaux japonais.)

mercredi, 08 avril 2020

Plaisir coupable

   Au sein de mes journées confinées, les repas constituent des moments privilégiés (avec le séjour en salle de bains et la marche quasi quotidienne). La belle saison est arrivée et, avec elle, l'envie de savourer des "fruits d'été". S'il faut encore attendre les abricots, pêches et figues, dans les commerces alimentaires, il est déjà possible de trouver des fraises et des melons.

   J'entends d'ici les érudits protester contre l'inclusion du melon dans la catégorie "fruits" : en tant que cucurbitacée, il est plutôt à classer dans la catégorie "légumes". Mais (chez moi en tout cas), il se consomme comme un fruit.

   Récemment, lors de mon passage dans une grande surface de l'agglomération ruthénoise, j'ai eu la grande surprise de constater la présence de "melons charentais" dans les rayons :

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   Un peu naïf, j'ai pensé que cette dénomination correspondait à une appellation. Il en existe d'ailleurs plusieurs (toutes des IGP) dans cette catégorie de produits. En Midi-Languedoc, on connaît l'IGP Melon du Quercy, dont la production s'étend sur une partie des départements du Lot, du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne (ce dernier en Nouvelle-Aquitaine) :

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   Un peu plus au nord, on trouve le Melon du Haut Poitou, tandis que dans le Sud-Est, le Melon de Cavaillon serait sur le point de décrocher la précieuse appellation. J'ajoute pour terminer qu'outremer, le Melon de Guadeloupe bénéficie aussi de cette reconnaissance et protection.

   Tel n'est pas le cas du melon charentais. De retour à mon domicile, pris de curiosité, j'ai regardé plus attentivement l'étiquette (ce que vous pouvez faire en cliquant sur la photographie placée en début de note). En petits caractères figure la mention "Cultivé sous le soleil du sud marocain". Bigre !

   A l'issue de quelques recherches, j'ai découvert que les agriculteurs marocains ne se sont pas lancés tout seuls dans la culture intensive (et l'exportation) de "melons charentais". Ils ont été épaulés par une firme transnationale, Syngenta (ex-Novartis, aujourd'hui propriété d'un groupe chinois...), qui a successivement lancé Novitus, une variété de melon charentais vert (en 2014) et Salomon, une nouvelle variété de melon charentais jaune (en 2019). Pour être honnête, je me dois de signaler que, la même année (2019) a vu le lancement de deux autres variétés plutôt destinées à la culture sous serre en Europe : Sagranor et Oberus.

   Quoi qu'il en soit, après avoir laissé mon melon d'origine marocaine mûrir quelques jours, j'en ai commencé la dégustation. C'était délicieux !

vendredi, 03 avril 2020

Survivre en milieu confiné (2)

   Quand on vit en appartement, sans jardin, et qu'on supporte de moins en moins le télétravail (en particulier les heures passées devant un écran à lire et écrire des courriels, concevoir et télécharger des pièces jointes), la période de confinement peut se révéler particulièrement pénible.

   Quoi qu'en disent certains personnels de santé (et les donneurs de leçon confortablement installés dans leur propriété jouxtant un bout de terrain), la (courte) sortie quotidienne est vitale. C'est la seule occasion de la journée de faire vraiment de l'exercice, en plein air, tout en effectuant de menus achats.

   Bien que je pratique une marche assez sportive, je n'en jette pas moins un coup d'oeil à droite, à gauche. C'est ainsi que j'ai récemment remarqué un changement de devanture, au 64bis de la rue Béteille, à Rodez :

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   Ce restaurant a ouvert il y a quelques semaines me semble-t-il. Il est tenu par la même personne qui a ouvert l'épicerie un peu plus haut dans la rue. Auparavant, les lieux étaient occupés par un bar, qui semblait lié à un commerce "oriental" proche :

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   Quoi qu'il en soit, si le nouvel établissement est spécialisé en nourriture portugaise, il ne l'est pas en grammaire française ! (A moins que ce ne soit une "boulette" de l'imprimeur.)

mercredi, 25 mars 2020

La nouvelle attestation de déplacement

   Dans le cadre du renforcement du confinement de la population, le gouvernement a mis en ligne les nouvelles versions des attestations à présenter aux forces de l'ordre lors d'un contrôle.

   Comme le site "beugue" un peu (sans doute en raison de la grande affluence), je propose en téléchargement une version de l'attestation de déplacement dérogatoire (pas la professionnelle), qui inclut notamment les limites au déplacement quotidien autorisé : une heure maximum, dans un rayon d'un kilomètre autour du domicile :

attestation-deplacement 2.pdf

   Je pense que ces mesures sont nécessaires. Si l'on se fie à la courbe de l'évolution du nombre de victimes quotidiennes, nous n'avons pas encore atteint le pic, même si nous en sommes proches. Je pense que le confinement ne durera pas moins de quatre semaines.

   Bon courage à toutes et à tous !

mercredi, 18 mars 2020

Survivre en milieu confiné

   Purée, ce qu'il a fait beau, aujourd'hui, à Rodez ! C'est le printemps, un poil en avance, avec son soleil éclatant, ses prés verdoyants, ses oiseaux gazouillant... et les humains derrière leurs écrans.

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   Je fais partie de celles et ceux qui sont passés au télétravail, une nouvelle forme d'esclavage qui consiste à faire en sorte que des salariés se flinguent les yeux chez eux, sur leurs propres écrans d'ordinateur, en travaillant pour autrui.

   Certains y ont vu une occasion de changer de rythme de vie. Mouais, bof... En ce qui me concerne, le changement se traduit par 8 à 10 heures passées derrière l'écran, soit à lire ou préparer des documents, soit à "communiquer" à distance.

   Au tout début (dimanche-lundi), on a pu entendre, ici ou là, que la cohabitation forcée des couples pourrait déboucher, dans neuf mois, sur un mini baby boom. Le premier problème est que, si les deux membres du couple sont amenés se croiser plus que d'habitude, c'est souvent sous le regard de leur progéniture... C'est dans ces moments-là qu'on regrette d'avoir prévu "petit" pour le logement familial. Bref, plus qu'un surcroît de galipettes, le confinement pourrait provoquer à terme une explosion du nombre de divorces ou de séparations. C'est d'ailleurs ce qui se produit actuellement en Chine.

   Du coup, aller chercher le pain est devenu l'un des actes les plus importants de la journée (après un séjour prolongé -et solitaire- dans la salle de bains). Chaque jour, je profite de ce moment exaltant pour marcher un peu, histoire de me vider la tête. Conformément aux prescriptions gouvernementales, j'ai sur moi la fameuse attestation (téléchargeable ici) pour justifier mon déplacement. (Dans ce cas, il faut cocher "déplacements pour effectuer des achats de première nécessité".)

attestation_de_deplacement_derogatoire.pdf

   Aujourd'hui, j'ai d'ailleurs été contrôlé par des policiers, qui ont fait s'arrêter (à un endroit stratégique de Rodez) les piétons comme les automobilistes. L'un d'entre eux m'a confirmé qu'il n'était pas nécessaire d'imprimer chaque jour une nouvelle attestation, si notre déplacement a le même motif. Il faut par contre modifier la date sur le papier, par exemple en utilisant du "blanco".

   Mais le plus beau restait à venir. L'un des policiers qui pratiquait le contrôle m'a révélé que, un peu plus tôt dans la journée, lui et son collègue sont intervenus auprès... d'un groupe de boulistes. Les mecs étaient sortis prendre l'air et se côtoyaient sans vergogne ! Ah ben, bravo !