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dimanche, 27 mai 2012

La Turquie veut l'Union européenne

   Je ne pensais pas que la consommation d'un kébab me mènerait à discuter de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. (J'en suis plutôt à essayer de gérer l'une de mes contradictions : je suis contre la viande halal... mais je m'offre, de temps à autre, le plaisir de manger un kébab... qui a de très fortes chances d'être à base de viande abattue rituellement !)

   Cette semaine, donc, au moment de régler ma commande dans un restaurant ruthénois, j'aperçus, sur le comptoir, un drôle de dépliant, rédigé en français, mêlant les drapeaux européen et turc : "La Turquie, une clé pour l'avenir de l'Europe". Il émane du Bureau du Premier ministre turc.

   La première page est illustrée par une photographie prise en décembre 2004, au Parlement européen :

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   On reconnaît sans peine Daniel Cohn-Bendit (à droite)... et Harlem Désir, à gauche (il tient une pancarte où le mot "OUI" est écrit en turc), député européen depuis 1999 et numéro 2 du PS. Soutient-il toujours l'adhésion de la Turquie aujourd'hui ? Voilà une question qui pourrait être posée à celui qui prétend prendre les rênes du premier parti de France.

   Tournons la page et commençons la lecture. Les auteurs affirment que c'est dès 1959 (soit à peine deux ans après la signature du traité de Rome, fondateur de la CEE) que la Turquie a posé clairement sa candidature. Ce n'est pas ce qui ressort de la lecture des documents communautaires, notamment de celui qui a été publié en juin 2011, et qui est consacré à l'élargissement de l'UE. Voici ce qu'on peut y lire page 5 :

"La Turquie est liée à la Communauté (CEE) par un accord d'association depuis 1963.
Elle a posé sa candidature à l'adhésion en 1987. Une union douanière a été établie
en 1995. Le Conseil européen d'Helsinki de 1999 a accordé à la Turquie le statut de
pays candidat."

   Le document a néanmoins raison quand il affirme que c'est à l'unanimité que la candidature turque a été acceptée, en 1999 : le Conseil européen se prononce sur ce type de sujet à l'unanimité. Ce sera encore le cas si la question de l'adhésion effective se pose.

   On passe ensuite à des questions économiques. La Turquie est présentée comme la 16e économie mondiale et la 6e d'Europe. D'après la Banque mondiale, en 2010, le PIB de la Turquie était le 17e mondial. Six pays européens (sept, si l'on compte la Russie... mais n'exagérons pas, hein) sont classés devant : Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne et Pays-Bas. Si l'on divise par la population, on obtient un tout autre classement, la Turquie se retrouvant 93e, avec un total trois fois plus faible que celui du Danemark. Si le pays est bien un producteur de richesses (il est considéré comme un "pays émergent" - et pas "émergeant", comme écrit dans le document), le niveau de vie de la majorité de ses habitants est assez faible. En masquant ces éléments, on cherche donc à rassurer le lecteur français.

   La même démarche est à l'oeuvre dans les paragraphes suivants. On cite la (relative) faible part du secteur agricole dans le PIB (10 %... mais en France c'est 2,5 %) et le poids du commerce et des services... mais on laisse de côté la répartition de la population active, dont le tiers environ travaille dans le secteur agricole. Voilà qui compliquerait encore plus la gestion de la PAC, en cas d'adhésion.

   On peut aussi contester l'affirmation que l'entrée de la Turquie "augmenterait les dimensions du marché intérieur européen, ainsi que la compétitivité globale de l'UE". Comme une union douanière existe déjà entre l'UE et la Turquie, l'adhésion de celle-ci ne jouerait que marginalement sur le développement du commerce. Par contre, elle pourrait rendre plus faciles les délocalisations, dont ont déjà bénéficié les pays d'Europe de l'Est depuis 2004.

   La page suivante s'ouvre sur une autre photographie, mettant en scène le Premier ministre Erdogan et le commissaire européen en charge de l'élargissement (et de la politique de voisinage), le Tchèque Stefan Füle.

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   L'accent est mis sur le caractère occidental de la Turquie, présentée comme une "démocratie laïque", une affirmation à nuancer. (Je conseille aussi une passionnante intervention de Jean-François Bayart sur France Culture, en février 2011.)

   Mensongère aussi est l'affirmation que l'adhésion turque faciliterait la lutte contre l'immigration clandestine. A l'heure actuelle, la Turquie, loin d'être un obstacle, est la principale porte d'entrée dans l'Union :

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   On rirait presque à la lecture des paragraphes faisant l'éloge du pays multiculturel... où il vaut mieux être un Turc musulman sunnite. Bien entendu, rien n'est dit du génocide arménien, ni des revendications kurdes.

   Plus intéressante est la partie consacrée au rôle stratégique du pays dans l'approvisionnement des membres de l'Union en hydrocarbures. Elle est illustrée par une carte :

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   Si elle a l'avantage de présenter une vue large du problème, elle laisse de côté le concurrent russe (à peine évoqué dans le texte d'accompagnement) et mélange l'existant et le projet : les Européens aimeraient diminuer leur dépendance à l'égard du gaz russe grâce au projet Nabucco :

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   Ce projet est à mon avis vital pour l'UE, dont les dirigeants n'ont pas suffisamment compris le danger que représenterait une position hégémonique de la Russie dans nos approvisionnements énergétiques. Mais, a-t-on besoin d'aller jusqu'à l'adhésion de la Turquie pour le mener à bien ? Non.

   La brochure se termine par le rappel du poids démographique de la Turquie... un peu sous-estimé pour le coup : 72 millions d'habitants, contre près de 75 millions selon l'INED. Ce n'est pas dit dans le document, mais ce poids démographique donnerait à la Turquie, en cas d'adhésion, la même place que l'Allemagne dans les institutions européennes. Le texte se contente de faire allusion à la jeunesse de la population, à la force de travail, véritable aubaine pour les entreprises en quête de délocalisation de proximité...

Le PS et les gonzesses

   La presse se savoure souvent davantage avec le recul. On ne le prend pas suffisamment. Cela m'est arrivé involontairement aujourd'hui, en triant des journaux à jeter. Je suis tombé sur un article du Monde du 5 mai dernier, intitulé "Ces femmes qui pourraient être ministres si François Hollande est élu". La version papier de l'article est illustrée par une photographie de groupe :

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   Tout l'intérêt, trois semaines plus tard, est de voir si les prévisions du journaliste se sont vérifiées. Force est de constater que plusieurs des femmes présentes ici sont entrées dans le premier gouvernement Ayrault :

- Marisol Touraine (habillée de rouge, presque au centre de l'image)

- Aurélie Filippetti (assise en haut, à droite, contre la fenêtre)

- Najat Vallaud-Belkacem (debout au fond, derrière M. Touraine)

- George Pau-Langevin (la première debout, à gauche)

- Delphine Batho (assise derrière la table ronde, avec l'écharpe blanche)

- Fleur Pellerin (debout à côté de N. Vallaud-Belkacem)

   Ajoutons à cet aréopage Valérie Fourneyron, qui ne figure pas sur la photographie, mais était, d'après l'article, pressentie pour le portefeuille des Sports.

   Les autres n'ont pas été retenues :

- Laurianne Deniaud (au premier rang , à gauche)

- Laurence Dumont (sans doute debout derrière elle, à côté de G. Pau-Langevin)

- Charlotte Brun (assise derrière, à côté de D. Baltho)

- Safia Otokoré (deuxième assise en partant de la droite)

- Marie-Hélène Aubert ? (assise à l'extrême-droite)

   Sur les onze (et même douze) femmes, seules deux ne figuraient pas sur l'organigramme de l'équipe de campagne du candidat Hollande (L. Dumont et C. Brun, qui font toutefois partie de l'équipe des secrétaires nationaux du PS).

   On remarque cependant que la présence sur cet organigramme n'explique pas la nomination au gouvernement, puisque plusieurs ministres femmes n'y figurent pas :

- Cécile Duflot (ce qui est logique, puisqu'elle soutenait Eva Joly)

- Nicole Bricq (une des bonnes surprises de cette équipe)

- Geneviève Fioraso

- Michèle Delaunay

- Dominique Bertinotti

- Yamina Benguigui (une contrepublicité vivante pour la chirurgie esthétique)

   Mais cela ne représente que 6 des 17 ministres. Donc, 65 % des ministres femmes figuraient sur l'organigramme. Chez les hommes, rares aussi sont les ministres qui en étaient absents. Il s'agit de :

- Laurent Fabius

- Arnaud Montebourg

- Pascal Canfin (connais pô çui-là)

- Frédéric Cuvillier

   ... soit 4 sur 18 (en incluant le Premier ministre). Donc 78 % des ministres hommes figuraient sur l'organigramme de campagne.

   On peut en conclure que François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont allés davantage "taper" à l'extérieur du premier cercle pour composer la partie féminine du gouvernement. Et pourtant, environ 50 % des femmes qui figuraient sur l'organigramme de campagne n'ont pas été nommées.

   Cela nous ramène à l'article du Monde, qui n'a pas toujours vu juste. Les journalistes avaient fini par comprendre que le futur président n'allait pas nommer Premier ministre son ancienne rivale (de surcroît bien implantée dans l'appareil du PS), mais ils l'imaginaient quand même à la tête d'un grand portefeuille...

   Parmi les autres favorites du journal, on distingue deux élues de grandes villes (Adeline Hazan à Reims et Anne Hidalgo à Paris), à qui on assigne sans doute un destin plutôt municipal. L'autre catégorie des recalées est composée d'anciennes ministres de Lionel Jospin, Elisabeth Guigou et Catherine Trautmann. Hollande a poussé le soin jusqu'à renouveler les figures féminines. On lui en sait gré...

samedi, 26 mai 2012

Aloïs Nebel

   Ce film d'animation tchèque a suscité l'intérêt compte tenu du procédé utilisé : la rotoscopie, déjà à l’œuvre dans A Scanner darkly et, plus récemment, Valse avec Bachir. Cela donne un somptueux noir et blanc, sombre à l'image de l'histoire, même si cette adaptation d'une bande dessinée (célèbre en République tchèque) ménage des moments lumineux dans cet univers crépusculaire.

   Le héros, Aloïs Nebel, est un employé des chemins de fer, à la gare de Bily Potok (village connu pour être le plus pluvieux du pays... on en a l'illustration dans le film !). C'est un taiseux, solitaire et complexé, particulièrement maniaque : il connaît par cœur les horaires et parcours des trains (qu'il se prend même à réciter, pour se calmer les nerfs... on comprend pourquoi par la suite) et considère comme une mission sacrée de régulièrement fermer à bloc le robinet d'eau potable de l'évier extérieur de la gare, que tant de gens laissent couler.

   Les trains occupent donc une place importante dans ce film. Ce sont les trains (électriques) de 1989, au moment de l'effondrement du régime communiste tchécoslovaque (en douceur : on a parlé de "Révolution de velours")... et de ceux de 1945, à vapeur, qui obsèdent le héros. Les moments qui mettent en scène ces derniers sont particulièrement évocateurs. La machine fait presque figure de monstre... et pour cause : le départ d'un train, des années auparavant, a été le théâtre d'un drame, qu'Aloïs revit, sans qu'on en découvre pourtant toutes les implications.

   Du coup, on se pose des questions. Les spectateurs occidentaux auront tendance à penser à une tragédie en particulier, mais c'est une fausse piste. Il faut avoir en tête le contexte tchécoslovaque. L'histoire n'en devient que plus étrange, avec cet homme entre deux âges, qui prend des risques inouïs pour, en 1989, passer d'Allemagne en Tchécoslovaquie... alors que des millions de gens ont en tête exactement l'inverse à cette date !

   Une des clés est une vieille photographie, sur laquelle figurent une femme et trois hommes. Au moins l'un des quatre est mort.

   A ce drame vécu à 44 ans d'écart s'ajoute la vie quotidienne laborieuse d'Aloïs Nebel (dont le nom signifie brouillard en allemand). A la gare, il côtoie un gros blaireau, qui trafique avec les troupes d'occupation soviétiques, sur le point de partir. Il s'est pris de sympathie pour un chat, qu'il a inclus dans la mécanique de ses gestes quotidiens. Son arrestation (temporaire) et la perte de son poste vont le conduire à Prague, où il va faire des rencontres déterminantes, avant de rentrer dans sa région d'origine, pour le dénouement de l'histoire.

   C'est vraiment un très bon film, exigeant certes, mais d'une grande beauté plastique et plein d'humanité.

11:21 Publié dans Cinéma, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film

vendredi, 25 mai 2012

La Terre outragée

   Cette terre est celle d'Ukraine, de la région de Prypiat, ville-modèle située à proximité de Tchernobyl. L'histoire se déroule en deux temps : la catastrophe de 1986 et son environnement, puis la vie des survivants dix ans plus tard, entrecoupée de retours en arrière.

   On serait presque étonné de voir qu'avant l'accident de la centrale nucléaire, cette partie de l'URSS vivait plutôt bien. On avait du boulot, on pouvait s'y amuser (il était même prévu d'inaugurer la grande roue du parc d'attraction). On s'y mariait aussi (avec photo devant la statue de Lénine, dont la centrale portait aussi le nom) : d'après la réalisatrice, Michale Boganim, 16 unions ont été célébrées ce jour-là à Prypiat !

   On suit l'une des noces, la mariée étant l'héroïne (Olga Kurylenko, très bien), devenue dix ans plus tard guide bilingue pour les francophones que le frisson nucléaire excite... parce que, aujourd'hui encore, le site se visite ! Dans la deuxième partie du film, la réalisatrice excelle à restituer le mal-être de ceux qui ont perdu un être aimé, ou dont la vie passée a été rayée de la carte.

   La mariée voit, dès avant la nuit de noces, son conjoint la quitter pour aller d'urgence éteindre un incendie : il est pompier, et la forêt en feu est en réalité la centrale nucléaire. On cache donc aux "civils" (dont beaucoup travaillent à Tchernobyl) ce qu'il se passe réellement. Pourtant, des signes auraient pu les alerter, comme ces végétaux morts subitement ou ces poissons retrouvés ventre à l'air dans la rivière.

   Pathétique est le parcours de l'ingénieur, qui pense très tôt à mettre sa famille à l'abri, et qui reste, à ses risques et périls, s'efforçant de croire que son action sert à quelque chose. Des années plus tard, son fils part à sa recherche, et à celle de son ancien logis, désormais situé en zone interdite.

   C'est là qu'il croise à nouveau la jeune veuve, qui fait le guide pour des Occidentaux assez dignes dans leur comportement. Ils croisent de nouveaux arrivants (venus d'Asie centrale) et des rescapés de la catastrophe, certains étant retournés vivre dans la zone (il y en a même qui ont refusé de partir). Au-delà du fait divers, au-delà de la politique, c'est un film sur le déchirement. C'est bien joué, pas franchement joyeux, mais riche en réflexion et émotions.

mercredi, 23 mai 2012

Trouvé !

   En cette fin d'après-midi, j'ai effectué de menus achats. Me trouvant avenue Durand de Gros (à Rodez), j'ai eu le regard attiré par quelque chose de brillant, sur le trottoir. Je me suis approché et j'ai ramassé ceci :

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   "10 bani" ? Kezaco ?

   En retournant la pièce de monnaie, j'ai compris qu'elle venait de Roumanie (elle est issue de la dernière série, émise en 2005) :

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   Au centre de l'avers (le côté face) se trouve une copie des armoiries de la Roumanie, articulées autour de l'aigle croisée d'or.

   Chacun sait que la Roumanie, qui n'a intégré l'Union européenne qu'en 2007, n'est pas membre de la zone euro (pas plus que de l'espace Schengen d'ailleurs). La réforme de la monnaie nationale de 2005 est sans doute à considérer dans la perspective de l'adhésion.

   Toujours est-il que, depuis une dizaine d'années, les Aveyronnais qui habitent en ville se sont aperçus que des Européens de l'Est ont choisi notre pays comme destination migratoire. Un Roumain a sans doute perdu cette piécette, qui vaut approximativement deux centimes d'euro.

mardi, 22 mai 2012

Les 10 ans de l'euro (en poche)

   Je viens de récupérer une drôle de pièce de 2 euros :

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   Il s'agit d'une pièce commémorative, française, puisque la titulature nationale varie en fonction du pays. On peut ainsi tomber sur d'autres pièces du même type :

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   Le paradoxe est que les deux seules références européennes sont la représentation stylisée du symbole de l'euro (au centre) et les douze étoiles du drapeau (sur le pourtour).

   Les autres éléments dessinés ont valeur générale, pas spécifiquement européenne. Sous le nom de l'autorité émettrice, on trouve des bâtiments que l'on suppose d'habitation, en présence semble-t-il de végétation. Juste à côté a été placé un groupe de quatre personnes, deux adultes et deux enfants des deux sexes : la famille modèle occidentale.

   On passe ensuite à un bateau (pour l'activité commerciale et les transports), puis à une sorte de gratte-ciel devant lequel un oeil avisé finira par distinguer un curieux symbole :

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   Il s'agit de nouveau de l'euro... et nous sommes à Francfort, devant le siège de la BCE (Banque Centrale Européenne) :

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   L'Euro Tower est suivie de deux imposantes éoliennes (ben oui, on soutient les énergies renouvelables, mon gars !) et d'une usine, de la cheminée de laquelle s'échappe ce qui semble être une fumée... sans doute non polluante, vu qu'il y a les éoliennes juste à côté ! Tout est question de contexte...

    Les esprits curieux auront remarqué qu'au coeur de la pièce, le symbole monétaire est placé sur un globe terrestre. Les optimistes béats y verront une référence au poids mondial acquis par l'euro, les sceptiques la confirmation de l'adhésion des élites communautaires à la mondialisation libérale.

   Et si l'on retourne la pièce, que voit-on ? Ceci :

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   Le côté pile des pièces comporte autant d'approximations qu'en 2008 : des pays non membres de la zone euro (à commencer par le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède) sont représentés... et cela s'étend aux pays européens non membres de l'Union, comme la Norvège, mais aussi ceux de l'ex-Yougoslavie (sachant que la Slovénie est elle bien dans la zone euro).

   Notons que la pièce française a été émise à environ 10 millions d'exemplaires, beaucoup moins que la version allemande (30 millions), ce qui est logique, mais aussi étonnamment moins que la version italienne (15 millions)... et que la version autrichienne, émise à 11,3 millions d'exemplaires. A ceux que le "tirage" autrichien stupéfie, précisons que le créateur du dessin utilisé sur la pièce commémorative (qui a remporté un concours arbitré par les internautes) est un certain Helmut Andexlonger... qui est autrichien. On semble avoir pensé que nombre des habitants de ce petit pays seront tentés de thésauriser l'oeuvre de leur compatriote !

20:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, société, europe