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jeudi, 12 septembre 2019

Le Gangster, le flic et l'assassin

   La version traduite du titre de ce polar sud-coréen fait référence au film de Sergio Leone Le Bon, la brute et le truand. Sur le fond, il y a quelques similitudes (notamment concernant le fait qu'aucun personnage n'est ni tout blanc ni tout noir), de la truculence, mais c'est quand même une oeuvre dans le ton des films asiatiques d'action, assez violente, crue et rythmée.

   Le scénario se nourrit des oppositions, entre flics de quartier et enquêteurs de la criminelle, entre policier intègre et policier ripoux, entre mafieux installé et crapule qui aimerait bien prendre sa place... Mais l'intervention d'un tueur en série, du genre incontrôlable, va rebattre les cartes. Le chef mafieux et le policier intègre vont unir leurs efforts pour empêcher le tueur sadique de sévir.

   Sans surprise, les deux hommes que tout oppose au départ vont peu à peu se rapprocher l'un de l'autre. Le policier intègre qui s'ingéniait à perturber le fonctionnement des "petits commerces" du mafieux se met à éprouver du respect pour lui. Le truand impitoyable, qui n'aime rien tant qu'écraser ses adversaires sous ses poings, se met à faire preuve de délicatesse, allant jusqu'à offrir son parapluie à une adolescente attendant le bus sous la pluie.

   Même si ce n'est guère original, c'est parfois cocasse. Mais on est pris sur son siège d'abord par le suspense, la traque du méchant qui se révèle particulièrement retors... et chanceux. Le scénario n'abuse heureusement pas trop de ce genre de ficelles, si bien, qu'après moult bastons et quelques poursuites plutôt bien filmées, on arrive à une conclusion astucieuse, sur fond de juridisme.

   C'est du bon cinéma de genre, assez divertissant, avec de superbes plans nocturnes.

20:07 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

mercredi, 11 septembre 2019

Tragique 11 septembre...

   ... pour l'équipe américaine (masculine) de basket-ball. Celle-ci vient de se faire sortir par la France en quart de finale de la coupe du monde organisée en Chine :

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   Aux connaisseurs le score indique que les attaquants ne furent pas à la fête durant cette partie... et donc que la victoire française est (au moins en partie) due à une défense très agressive.

   Immanquablement, les commentateurs vont évoquer les adversaires du jour des Bleus en les qualifiant d'équipe B (voire C) des Etats-Unis, tant le nombre de vedettes absentes est important. Cette équipe n'en avait pas moins remporté tous ses matchs jusqu'à présent.

   Elle avait tout de même connu deux alertes, une avant le début de la compétition, l'autre au premier tour. En août dernier, en match de préparation, l'équipe entraînée par Gregg Popovich s'était déjà inclinée (à l'issue d'un match certes sans enjeu) en Australie (94-98). Signalons que l'équipe des Kangourous est elle aussi présente en quarts de finale, contre la République tchèque. Elle est pour l'instant invaincue, ce dont les Français sont pleinement conscients, puisqu'il y a à peine deux jours, ils ont été battus (de justesse) par ces mêmes Australiens (98-100).

   Depuis le début de la compétition, si les Etats-Unis l'avaient toujours emporté, ce n'était en général pas avec les marges faramineuses de leurs aînés (40-50 points d'écart). Ils avaient même frôlé le pire contre la Turquie, en match de poule  (avec une victoire sur le fil du rasoir : 93-92, après prolongation).

   Cette défaite américaine est un événement. Cela faisait treize ans que les vedettes de la NBA n'avaient pas été vaincues en compétition officielle. A l'époque (en 2006), en demi-finale, c'est la Grèce qui avait créé la surprise, avant de s'incliner devant l'Espagne de Pau Gasol en finale.

   Ceci dit, en coupe du monde, même après l'arrivée des vedettes de NBA (dans les années 1990), les résultats de l'équipe nationale n'ont pas toujours été au niveau des attentes. Si les Etats-Unis ont remporté la compétition à trois reprises (en 1994, 2010 et 2014), ils ne sont pas arrivés au bout en 1998 (battus par la Russie en demi-finale), 2002 (éliminés par la Serbie-Monténégro en quart, après avoir été déjà battus par l'Argentine en phase de poules) et 2006. Il semble que la coupe du monde soit prise moins au sérieux que les JO. Rappelons tout de même que le fiasco de 2002 s'était déroulé... aux Etats-Unis (donc à domicile).

   Aux Jeux olympiques d'été, les résultats des équipes composées de vedettes de la NBA sont plus probants : depuis 1992, ils ont remporté la médaille d'or à chaque édition, sauf en 2004, à Athènes. En phase de poules, les Etats-Unis avaient subi la loi de la Lituanie et de Porto Rico, avant de se faire battre en demi-finale par l'Argentine de Ginobili, futur vainqueur de la compétition.

   Je suis prêt à parier que la gifle administrée par l'équipe de France va inciter nos amis d'outre-Atlantique à envoyer une équipe plus fringante l'an prochain à Tokyo, d'autant que, parmi les sponsors des vedettes de NBA figurent des annonceurs très impliqués dans le succès des Jeux olympiques d'été...

   Quoi qu'il en soit, bravo aux joueurs français et bon vent pour la suite !

samedi, 07 septembre 2019

Wedding Nightmare

   Le distributeur français a eu la flemme de traduire le titre de ce film de genre. Pourtant, "Cauchemar nuptial" (ou bien "Cauchemar de mariage"), ça aurait eu de la gueule. D'autant que les auteurs sont d'illustres inconnus. L'actrice principale, Samara Weaving, vue notamment dans 3 Billboards, est surtout connue pour être la nièce d'Hugo (l'inoubliable interprète de l'agent Smith dans Matrix ainsi que d'Elrond dans Le Seigneur des anneaux). Quelques visages familiers apparaissent au niveau des seconds rôles, en particulier celui d'Andie MacDowell... sauf qu'ici, au lieu de 4 Mariages et un enterrement, ce serait plutôt Un Mariage et 4 enterrements. J'ai du mal à imaginer que le choix de cette actrice pour incarner la mère du futur marié soit une coïncidence. (Quoi qu'il en soit, elle est très bien dans le rôle.)

   Cela commence par une séquence assez enlevée, située dans le passé, mais qui annonce ce qui pend au nez de l'héroïne, qui s'apprête à épouser le rejeton d'une richissime famille... dont la plupart des membres sont complètement barrés... les employés compris !

   La suite retombe dans la chronique d'un mariage annoncé, sur un fond faussement sirupeux, puisqu'on sait qu'il va se passer des trucs, tout comme les membres de la famille du marié. Seule la ravissante Grace ne se rend compte de rien. Mais, très vite, on sent que, sous la robe en dentelle bat le coeur d'une guerrière, qui ne va pas se laisser faire par une bande de tarés.

   Petit à petit, l'intrigue s'emballe, notamment avec une très belle scène de cuisine, avant que Grace ne trouve un peu de répit dans une cabane sombre, entre un gamin casse-couilles et une appréciable épaisseur de compost humain... (On sent quand même venir le coup du clou.)

   Je trouve que la rébellion de Grace est très bien mise en scène. Celle-ci bénéficie de l'aide de quelques (rares) membres de sa nouvelle belle-famille, ainsi que de la maladresse (involontaire) d'une de ses belles-soeurs, cocaïnomane et prompte à la gâchette.

   Au fur et à mesure que l'histoire progresse, on découvre que cette famille a un secret, lié à un pacte très ancien, dont on se demande longtemps s'il s'agit d'une tradition farfelue ou bien si cela cache quelque chose de plus démoniaque.

   Le film parvient encore à surprendre dans le dernier quart d'heure. On  croyait avoir tout vu... avant que l'on nous serve de nouvelles giclées de sauce tomate. Vous l'aurez compris : ce faux film d'horreur est une comédie jouissive, qui jongle malicieusement avec les clichés.

19:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films